Mardi 23 octobre 2007 -- L’association Rachda, de concert avec la section syndicale féminine de l’UGTA a réussi, après un véritable chemin de croix, à faire aboutir son projet de développement et de gestion d’une maison pour femmes en détresse.
En effet, une maison-refuge sera ouverte prochainement à Constantine, et dont le rôle sera d’assister et d’aider les femmes victimes de violence masculine, à s’intégrer à la vie sociale, en leur prodiguant une aide psychologique, juridique et sociale. Ce projet, a été financé par plusieurs partenaires, dont l’institut méditerranéen IMED, l’Union européenne (UE), et le syndicat italien (fédération des retraités).
L’idée de créer une maison-refuge dans la ville des Ponts a commencé à germer, nous diront les membres de l’équipe initiatrice, à partir de l’année 2003, et c’est seulement maintenant que ce projet devient réalité. Cette maison, qui élira domicile dans la banlieue, et par mesure de sécurité dans un endroit discret accueillera, durant une période pouvant aller jusqu’à six mois, une vingtaine de femmes célibataires ou mères de famille, victimes de violences dans leur milieu familial, conjugal ou encore professionnel.
Durant leur séjour, ces femmes seront accompagnées par une équipe spécialisée, composée de psychologues, d’assistantes sociales, d’éducatrices et de juristes. Les enfants de moins de 12 ans, accompagnant leurs mères, préciseront nos interlocutrices, seront eux aussi pris en charge par des éducatrices, qui s’occuperont de leur scolarisation. Avant l’expiration du délai de séjour, les responsables de la maison-refuge offriront autant que possible à ces femmes une nouvelle chance de réintégrer leur milieu, en étant mieux armées psychologiquement.
Par ailleurs, on saura qu’une enveloppe financière consistante, octroyée par l’Union européenne, permettra aux initiatrices du projet de payer un loyer de deux ans, et d’équiper la maison pour le bien-être des femmes en détresse qui y seront accueillies. Toutefois, il faut croire que ce projet, assez ambitieux par ses objectifs nécessitera d’autres ressources financières pour son développement et sa gestion.
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Thread: SOS femmes en détresse
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24th October 2007 02:26 #15
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Constantine :
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29th October 2007 22:21 #16
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Lundi 29 Octobre 2007 -- Une femme mariée sur dix est victime de violences physiques en Algérie, selon une étude officielle rendue publique lundi. « La violence est plus répandue chez les couples: une femme sur dix subit des violences de la part d'un membre de la famille notamment le conjoint », affirme cette étude présentée à l'occasion du lancement officiel de la stratégie nationale de lutte contre la violence contre les femmes.
Les femmes divorcées et les veuves sont les plus exposées à la violence en milieu familial: 16% d'entre elles subissent des humiliations alors que 5% subissent des violences physiques, selon l'étude qui porte sur des femmes âgées de 19 à 64 ans.
Selon cette étude réalisée en 2006 par le ministère délégué chargé de la Famille et de la condition féminine, les femmes mariées subissent différentes formes de violence notamment physiques (coups et expulsion par la force), verbales (humiliations), psychologiques (menace d'expulsion...) et des rapports sexuels forcés.
La stratégie de la lutte contre la violence contre la femme (2007-2011) a pour but d'assurer une meilleure prise en charge des femmes et des enfants victimes de violence en Algérie. Elle repose sur la prévention et distingue la violence basée sur des considérations sexistes des autres types de violence sociale.
La stratégie vise à mettre en place les mécanismes idoines pour une prise en charge globale des victimes de violence et à sensibiliser la société et ses institutions que sont la famille, les médias et l'école. Treize femmes sont mortes en 2005 en Algérie après avoir été battues par leurs proches, selon des statistiques officielles publiées en novembre.
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30th October 2007 22:36 #17
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30th October 2007 23:15 #18
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1st November 2007 06:35 #19
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11th November 2007 05:12 #20
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4th December 2007 18:52 #21
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Mardi 4 Décembre 2007 -- Le film documentaire, la Violence contre les femmes de Sid Ali Mazif, a été projeté dimanche dernier à Alger. Il met à nu les souffrances et les douleurs vécues par la femme algérienne, toutes catégories d’âge et conditions sociales confondues. Durant 60 minutes, le réalisateur nous présente, à partir de témoignages de plusieurs femmes victimes de différentes sortes de violences, conjugales, physiques, sexuelles, les douleurs vécues et les séquelles de ces actes plus que condamnables.
Dès les premières images, le spectateur est confronté à une dure réalité, celle des pensionnaires du centre des femmes en détresse El Yasmine de Bousmaïl. La première partie du film documentaire montre de gros plans d’hématomes, plaies, fractures et ecchymoses. Le commentaire est constitué de témoignages, en voix off et parfois à visage découvert, de ces mères, sœurs et filles, tremblantes et souffrantes, racontant par le détail leurs drames qui ont pour acteur principal et commun l’homme : mari, frère ou père.
Le documentaire raconte l’histoire de Hassina, Kheira et Assia, des femmes d’horizons, de conditions et d’âges divers, mais que la violence dont elles sont victimes a rapprochées et que la douleur muette a unies. Car la majorité de ces femmes souffrent dans le silence imposé par leur entourage, la société et ses tabous.
Dans la 2ème partie de son documentaire, Sid Ali Mazif donne la parole à des sociologues, avocats, médecins légistes, responsables d’associations et représentants de la Sûreté nationale. Tout en soulignant que la violence contre les femmes n’est pas propre à la société algérienne, ces spécialistes expliqueront qu’elle touche «toutes les catégories sociales de femmes, qu’elles soient analphabètes ou lettrées, nées dans un milieu rural ou citadin, actives ou femmes au foyer». Ils ont indiqué aussi que «1 879 cas de violences contre les femmes ont été enregistrés durant le premier trimestre de l’année 2007, alors qu’en 2006 plus de 8 000 femmes avaient subi toutes sortes de violences».
Interrogé par l’APS, Sid Ali Mazif dira que de nombreuses femmes vivaient encore et toujours dans la peur, ce qui a rendu difficile sa tâche quand il recueillait les témoignages et saluera «le courage des femmes qui ont accepté» de témoigner à visage découvert pour briser cette omerta qui entoure la violence qu’on fait subir à des femmes qu’on est censé aimer, respecter et protéger.
Le réalisateur précisera que «ce film représente à la fois un moyen et une façon de mettre en exergue une partie de la réalité que vit la société algérienne et de tenter de comprendre pourquoi certains hommes sont violents contre les femmes dans notre société». Selon lui, la violence à l’égard des femmes est loin d’être un sujet banal et ses conséquences sont plus désastreuses que ce que l’on veut croire.
Le coup porté à une femme est tout simplement un coin enfoncé dans la cellule familiale et la société qui sont dès lors menacées de «dislocation», avec tout ce que cela implique comme fléaux sociaux, dérives et déviations. Et c’est pour «tirer la sonnette d’alarme et dénoncer la violence subie par les femmes en Algérie» que ce documentaire a été réalisé par Sid Ali Mazif qui a fait de la femme son sujet de prédilection qu’il a abordé sous différents angles à travers les documentaires qu’il a déjà réalisés.







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