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  1. #29
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    ...Cet avocat dénonce le mutisme des victimes et de leurs familles qui préfèrent se préserver sous une «culture traditionnelle»...

  2. #30
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    Mardi 5 février 2008 -- Plus de 13 000 enfants et femmes ont été victimes de violence en tous genres en 2007 en Algérie. La violence physique est la plus fréquente. Mais le plus inquiétant est que la violence commise par l’école prend de l’ampleur. Il est nécessaire, selon la Forem, de recruter les enseignants sur la base d’un test psychologique.

    En 2007, les statistiques de la police judicaire révèlent que 8 277 femmes sont victimes de tous genres de violence à l’échelle nationale, soit près de 700 cas mensuellement. Les statistiques cumulées de la police de la Gendarmerie nationale font état de plus de 10 000 femmes victimes de la violence.

    Ces données ne reflètent pas la réalité dans la mesure où ce ne sont pas toutes les femmes qui osent déposer plainte. C’est encore la violence physique qui est la plus répandue avec 5 315 cas en une année, suivie de la maltraitance avec 2 511 cas.

    La violence sexuelle est, quant à elle, en troisième position avec 256 cas alors que le harcèlement sexuel concerne 174 cas. Les mêmes services ont également enregistré, pour la même période, 20 meurtres avec préméditation. Ces données ont été communiquées hier par la commissaire principale de police, Mme Messoudène Khaira, qui participait à la table ronde sur le thème de la violence conjugale et celle à l’encontre des enfants.

    Les statistiques révèlent également que 73 % des cas de violence sont commis à l’extérieur de la famille. Pour les cas commis au sein de la famille, c’est l’époux qui en est l’auteur avec 14 % des cas, suivi du frère, puis des enfants, des amants et enfin du père.

    Alger, Oran et Annaba détiennent la palme d’or en matière de violence. Quelle explication ? Le phénomène est tout simplement urbain. De l’avis de M. Mekki, directeur exécutif de la Forem, plus on va vers les villes du Sud moins il y a de la violence.

    Le mode de vie de la ville, toujours selon l’expert, impose des comportements violents et cela est dû au stress et au rejet de l’autre. Ces chiffres comparés avec ceux d’autres villes du même niveau de développement que les nôtres sont presque identiques.

    Il illustre son analyse avec des statistiques qui montrent qu’à Tamanrasset, à Adrar ou ailleurs dans le Sud, le taux de violence ne dépasse nullement 0,3 %. Pour le même expert, ce phénomène peut être maitrisé dans les années à venir dans la mesure où le niveau d’instruction est élevé.

    29 % des cas de violence sont commis par des analphabètes, affirme-t-il. Mais, contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas seulement les alcooliques ou les consommateurs de drogues qui sont auteurs de violence. La commissaire principale de la police judiciaire parle des professeurs et même d’handicapés moteurs ! Une école… violente En baisse par rapport à 2006, le phénomène reste tout de même inquiétant.

    Les chiffres montrent que 4 875 enfants étaient victimes de tous types de violence pendant 2007, soit plus de 400 mensuellement. La violence physique détient également la palme d’or avec 2 803 cas, suivie de la violence sexuelle (1 546), de la maltraitance (356) et du détournement de mineurs (146).

    Pour la même période, 25 enfants ont été assassinés, et dans la majorité des cas, par leurs amis, également mineurs. Mais le commissaire Messoudène souligne qu’il y a eu des cas où l’enfant était mort suite à une violence sexuelle.

    Mais ce qui commence à prendre sérieusement de l’ampleur, c’est la violence constitutionnelle à l’école. M. Meki de la Forem parle d’une centaine d’enfants qui en ont été victimes. Il souligne la nécessité de revoir les critères de recrutement des enseignants sur la base d’un test pratique et psychologique.

  3. #31
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    February 7, 2008 -- An Algerian government study found that one woman out of 10 is beaten on a daily basis and that most violence against women happens in the home, press reports said Wednesday.

    The report, published in the London-based newspaper Asharq Al-Awsat, said that most married women were beaten by their husbands, while divorcees and widows were abused by their brothers.

    The study was conducted by the Algerian Ministry for Family Affairs and the Status of Women on a random sample of 2,000 families.

    The definition of violence included physical and verbal abuse, banishment from the home, and intimidation through threats.

    The ministry announced a rehabilitation plan for victims of physical and psychological abuse as well as a social awareness campaign to combat the phenomenon.

    It called on schools and mosques to take part, and created a coalition between the parliament, city councils and trade unions.

    The ministry said it would launch an extended campaign that aims to change people's perspectives on women and draft new laws to protect women’s rights and grant them more freedom and equality.

  4. #32
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    February 26, 2008 -- The Activities for Physical Integrity, Human Rights and Women's Autonomy (AIDA) project, which targets all forms of violence against women, was presented on Monday (February 25th) at the International Women's House in Rome, Ansa reported. The presentation comprised part a debate on gender violence on the two Mediterranean coasts. The AIDA project is co-ordinated by the Mediterranean Institute (IMED) in Constantine, Algeria, and is being co-operatively implemented by the Algerian association RACHDA and the UGTA trade union.

    "The situation in Algeria seemed improved but the new climate of terrorist attacks in the country is slowing down the initiatives," IMED representative Maria Grazia Ruggerini said. The project was launched in July, 2006 and is slated for completion in June, 2009. Its main goals are to strengthen the capacity of the organisations involved and to open a safe house for women who have been victims of violence.

  5. #33
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  6. #34
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    Jeudi 6 mars 2008 -- Pour comprendre et prendre conscience de toute cette violence qui fait partie du quotidien de certaines femmes, il était important d’approcher les victimes dont certaines ont frôlé la mort. Convaincus que personne d’autres ne pouvait mieux relater cet enfer que vivent les femmes battues que celles qui l’ont subie, nous avons effectué une visite au centre d’accueil Darna à Alger. Persuadées de réintégrer un jour leur foyer ou de reconstruire une autre vie, certaines pensionnaires prennent les choses du bon côté, alors que d’autres sombrent dans la détresse et ont peur du lendemain.


    Créé en 2001 et géré depuis par l’association Rachda, le centre Darna, spécialisé à l’origine dans l’accueil des femmes victimes du terrorisme, s’est, au fil des années, transformé en un centre d’accueil pour femmes battues avec ou sans enfant :

    Jeudi 6 mars 2008 -- «Rassemblement contre la hogra et pour les droits des Algériennes» (Rachda), le nom de l'association lancée depuis plusieurs années par Khalida Toumi qui en était alors la présidente, est inscrit sur une affiche à l’entrée du centre. Rehaussée d’une photo de femme en noir et blanc pour, sans doute, mieux illustrer le drame dans lequel sombrent les victimes de violence, l’affiche porte aussi un numéro de téléphone, invitant toutes les femmes en difficulté à appeler pour demander de l’aide.

    Le centre Darna a pour mission d’«offrir aux victimes de la violence une maison d’accueil et d’hébergement temporaire, ainsi qu’un soutien médical, psychologique et juridique», afin d’épargner aux femmes en détresse morale et physique les affres de la rue.

    L’équipe pluridisciplinaire en charge de cette catégorie à savoir la directrice, l’assistante sociale, ainsi que les juristes qui assistent les femmes dans leurs démarches administratives et juridiques, en plus de leur soutien psychologique, dont elles ont sérieusement besoin pour reprendre confiance en elles et pouvoir prendre en charge leur vie.

    La capacité d’accueil du centre est de 40 personnes, mais la moyenne générale est de 30 personnes, car «nous sommes un centre de transition, dont la durée d’hébergement ne devrait pas dépasser les trois à six mois.

    A la fin de cette période, ces femmes, ayant choisi de rompre les relations avec leur conjoint et parfois même avec toute leur famille, doivent, en principe, être transférées dans un autre centre, notamment, celui de Bou Ismaïl. Ce qui n’est pas toujours le cas puisque certaines ont plus d’une année dans cette structure», précise Mme Nabila Laârbi, directrice du centre.

    Le centre comprend plusieurs chalets de deux pièces et une salle de bains. Ces petits logis abritent généralement deux femmes sans enfants.
    Le deuxième cas de figure concerne les femmes avec des enfants. Ne pouvant pas cohabiter avec des personnes étrangères, celles-ci bénéficient d’un chalet à elles seules.

    Ces femmes traînent derrière elles un passé lourd de souvenirs douloureux, des années de violence, d’humiliations, de privations… Si elles atterrissent dans ce centre, c’est parce qu’elles n’ont plus rien à perdre. «Je suis devenue la honte de toute la famille», dira l’une des pensionnaires.

    Elles ont tout abandonné, famille, maison, biens, et parfois même leurs enfants. Pour arriver jusqu’ici, certaines ont dû faire le parcours du combattant, avant d’être orientées, le plus souvent, par les services de police, la gendarmerie, certaines associations, avocats…

    Elles sont, dès l’instant où elles arrivent dans cet espace, accueillies par une assistante sociale. Celle-ci tentera de faire la lumière sur l’histoire de chacune d’elles, du début jusqu’à la fin, afin d’apporter un certain réconfort, utile devant ce genre de situation fort embarrassant. Ce travail «est indispensable à ces victimes fragilisées pour pouvoir surmonter leurs difficultés», souligne fatma-Zohra Salmi, assistante sociale au centre Darna.


    Jeudi 6 mars 2008 -- En partant des résultats des différentes enquêtes réalisées sur la violence à l’égard des femmes et en mettant de côté le nombre de femmes ayant avoué qu’elles étaient victimes de violences physiques, on sort avec un constat tout à fait déplorable, notamment en termes de prise en charge.

    Ainsi, selon le ministère de l’Emploi et de la Solidarité nationale, près de 500 000 Algériennes avouant être victimes de violences physiques répétées, ne peuvent trouver d’aide spécialisée, spécifique et continue (matérielle psychologique, juridique…) qu’auprès du centre étatique de Bou Ismaïl, et ce, en dépit des centres et cellules d’écoute mis en place par le mouvement associatif.

    Au total, on compte seulement trois centres d’accueil pour femmes victimes de violence dont deux issus du mouvement associatif. Deux sont toujours en projet, l’un dépendant du ministère de l’Emploi et de la Solidarité national et l’autre d’une ONG. Pour combler ce vide flagrant, les autorités font souvent appel aux centres d’accueil non spécialisés pour accueillir provisoirement ces femmes.

    Il s’agit principalement de centre ou foyer pour personnes âgées, du centre de redressement ou d’établissement pour l’accueil provisoire de personnes démunies (SDF et autres). Quant aux centres d’écoute dédiés aux femmes victimes de violence, ils sont en quasi-totalité à l’initiative du mouvement associatif ou des syndicats plus précisément de l’Ugta.

    Devant ce déficit confirmé, le département de Nouara Djafar compte, selon la nouvelle stratégie de lutte contre la violence à l’égard des femmes, mettre en place des structures pour l’écoute, l’accompagnement en partant des soins, de l’enregistrement de la plainte, de la présentation à la justice, jusqu’à l’orientation vers les structures d’accueil des victimes.

    On parle également de la mise en place au niveau des services de police et de la gendarmerie, des infrastructures d’accueil d’urgence et temporaire et de la prise en charge de la personne lésée ou d’une solution définitive.

  7. #35
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    «Je ne voulais pas de ce mariage. Mes parents m’y ont obligée après l’échec de mon premier mariage forcé à l’âge de 12 ans avec un autre homme», témoigne G. F., d’une voie étranglée d’émotion :

    Jeudi 6 mars 2008 -- A 53 ans, G. F., a vécu l’enfer de la violence conjugale pendant plus de 27 ans avant de décider, enfin, de quitter famille, enfants, maison et souvenirs d’une longue vie commune pleine de souffrances et d’amertume. «Je ne sais par quel miracle je m'en suis sortie après tant d’années passées avec un mari violent, et alcoolique par-dessus tout», dit-elle. Les actes de violence qu’elle a subis durant des années ont fait que sa vie quotidienne ressemble à une mise en scène digne d’un film d’horreur.

    «Pendant toutes ces années, j’étais réduite à moins que rien. Devant les agressions et les injures, je n’avais d’autre choix que de me résigner et de penser à l’avenir de mes enfants», déclare-t-elle. Ce mari, dont notre interlocutrice parle, n’est autre que son cousin avec qui elle a grandi et auquel elle a été liée officiellement à l’âge de 17 ans. Il s’agit de son deuxième mariage.

    G. F., a connu la violence dès son plus jeune âge dans sa famille puisque son père aussi était alcoolique et très violent à l’égard de sa mère notamment. Vêtue d’un tailleur de couleur noire, les cheveux longs – ou plutôt ce qu’il en reste puisque son bourreau lui en a arraché une bonne partie – attachés, G. F. en veut beaucoup à sa famille qui est restée «indifférente» à ses souffrances et ses plaintes.

    La voix étranglée par l’émotion, elle trouve la force de continuer : «plus le temps passait, plus je sombrais dans l’angoisse et le regret pour toute cette jeunesse que j’ai sacrifiée dans des travaux laborieux pour subvenir aux besoins de toute la famille, pendant que lui passait son temps dans des bars à dépenser son argent. Le soir venu, lorsqu’il rentrait, c’était pour hurler, frapper, insulter et casser tout ce qui lui tombait sous la main.»

    C’était comme dans un cauchemar. Un jour G. F., tombe gravement malade. Il s’agit d’une hernie discale a priori, facilement, soignable. Mais après un an de souffrance et de douleur, son mari ne s’est toujours pas montré disposé à la laisser consulter un médecin. «Il a fallu l’intervention de toute la famille pour qu’il accepte enfin, que je sois transportée à l’hôpital. Après cinq mois d’hospitalisation, je reviens à la maison.

    Alors que mon état de santé nécessitait au moins cinq autres mois de convalescence, le soir même de mon retour sans avoir échangé le moindre mot avec lui, il me prend par la nuque et me jette par terre et m’assomme à coups de pied pour m’abandonner dans une chambre la porte fermée agonisante. Je me réveille trois jours après à l’hôpital de Bab El-oued pour prendre conscience de la gravité de mon état.

    Les médecins m'ont expliqué que j’avais beaucoup de fractures, dont la plus importante était celle que j’avais au niveau de la colonne vertébrale, ainsi que la détérioration de mes cordes vocales», raconte G. F., en tentant de garder un peu de sérénité et en disant : «El-hamdoullah» en dépit de tout son calvaire.

    Devant cette tragédie, le père de G. F., a décidé de porter plainte contre son gendre qui, prenant les devants, demande le divorce. Devant le juge, G. F. reste muette et lui laisse le soin d’apprécier la situation et contre toute attente, elle demande à ce qu’il ne soit pas condamné pour éviter à ses enfants de se retrouver seuls et de connaître une autre forme de misère.


    Jeudi 6 mars 2008 -- Parmi les recommandations du mouvement associatif, reprises dans la stratégie nationale de lutte contre la violence à l’égard des femmes, se distingue celle relative à la création au niveau national des cellules d’écoute, d’orientation et de soutien rattachées au ministère de la famille et de la condition féminine en collaboration avec les directions d’action sociale et de santé publique. Outre la création des centres de prise en charge des femmes et des enfants victimes de violence, ainsi qu’un numéro vert disponible 24h/24.

    Sur le plan institutionnel, il est établi de renforcer le ministère délégué chargé de la Famille et de la Condition féminine et de développer une politique nationale pour la lutte contre les fléaux sociaux. Mais, aussi, de renforcer le rôle de la société civile en vue d’œuvrer à la prise de conscience des femmes et des jeunes filles et créer un conseil national de la femme et de la famille. Sur le plan juridique, les recommandations portent, principalement sur la création de tribunaux des affaires familiales. La levée des réserves relatives à la convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. Introduire des mesures de réformes nécessaires concernant les constats médicaux des femmes survivant à la violence, ainsi que des amendements pour combler le vide juridique dans le code pénal portant sur la violence contre les femmes.


    InfoSoir : Cette structure est, à l’origine, un centre de transition, pourtant certaines pensionnaires y résident depuis plus d’un an, un commentaire ?

    Nabila Larbi : En effet, la période d’hébergement dans ce centre ne devrait pas dépasser les trois mois et au pire des cas six mois. Mais ces femmes sont en grande majorité des analphabètes, sans revenus et sans aucune qualification. Leur insertion professionnelle et leur accès à l’autonomie demandent beaucoup plus de temps qu’on ne peut l’imaginer. Elles ont besoin d’une prise en charge réelle. Nous leur proposons, dans ce cadre, des stages de formation, des cours de langue, ainsi que des travaux manuels.

    Parallèlement à ces ateliers et à nos démarches pour leur trouver du travail, nous les incitons à aller, elles aussi, de leur côté, chercher un poste d’emploi. Malheureusement, il arrive que toutes ces démarches restent vaines vu que certaines d’entre elles ont du mal à se concentrer sur l’avenir ou à construire de nouveaux projets. Leur séjour ici a permis, toutefois, à certaines de se reconstruire et à prendre un nouveau départ.

    D’où viennent-elles et dans quel état arrivent-elles chez vous ?

    Elles viennent des quatre coins du pays, leur l’âge varie de 18 à 55 ans. A leur arrivée, elles sont désorientées, fragiles et accablées par des années de violence. Leur état de santé demande une prise en charge urgente sur le plan psychologique et médical avant d’être orientées vers l’assistante sociale pour les accompagner dans les démarches juridiques et administratives indispensables pour les victimes. Ce travail sollicite le concours fréquent des spécialistes et un effort capital pour qu’elles puissent surmonter leurs difficultés.

    Vos actions en direction des femmes venues avec leurs enfants ?

    Cette catégorie demande des actions multiples, notamment pour la scolarisation de leurs enfants qui arrivent le plus souvent sans aucun papier administratif ce qui pose un réel problème pour leur inscription dans les écoles les plus proches. A noter que les garçons âgés de 12 ans et plus sont, quant à eux, transférés dans des centres spécialisés.

    Hormis le certificat médical délivré par le service de la médecine légale, la victime vient généralement sans aucun autre papier administratif. Parties dans la précipitation pour certaines, elles n’ont pas eu le réflexe d’emporter les papiers officiels. D’autres, cependant, ont été carrément privées de leur carte d’identité et livret de famille. La dernière catégorie concerne les femmes mariées avec la Fatiha qui, au moindre désaccord avec le conjoint, sont jetées à la rue sans aucune possibilité de faire valoir leurs droits.

    Quels sont les organismes ou institutions qui contribuent au financement de ce centre ?

    Nous vivons grâce aux bienfaiteurs et parfois au ministère de la Solidarité et à la bienveillance de l’APC. Mais nous entreprenons constamment des démarches auprès de certaines entreprises pour assurer un repas équilibré aux pensionnaires.

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