Dimanche 18 Mars 2007 -- L’Algérie abrite pendant quatre jours une session de formation sous-régionale sur la sensibilisation aux droits de l'homme en Afrique du Nord. Placée sous le patronage du ministère délégué, chargé de la Famille et de la Condition féminine, cette rencontre à laquelle participent plusieurs pays voisins et africains, sera une opportunité pour les uns et les autres d’échanger les expériences menées dans le cadre de la lutte pour les droits de l’Homme.
L’Algérie, qui s’apprête à mettre en place deux stratégies nationales, une pour la défense des droits de l’enfance et l’autre pour la lutte contre la discrimination et la violence à l’égard de la femme, deux projets initiés par le ministère délégué, chargé de la Famille et de la Condition féminine, profitera d’étaler l’expérience algérienne dans le domaine des droits de l’homme, mais aussi de tirer profit du vécu des autres pays de l’Afrique. L’importance de cette formation a été rehaussée par la présence aux travaux, de la commissaire aux affaires politiques de la commission de l'Union africaine, Mme Julia Dolly Joiner. Insistant sur le rôle de l’éducation dans la promotion des droits de l’Homme, la représentante de l’Union africaine a souligné que cette rencontre d’Alger, devrait aboutir à la mise en place d’un programme ou d’une stratégie africaine pour la défense des droits de l’homme, en se basant essentiellement sur l’éducation. Par ailleurs, elle invite les pays africains à prendre en considération le concept du genre dans tous les programmes de l’éducation. C’est sur ce point précis qu’intervient également la ministre déléguée, Mme Nouara Saâdia Djaâfar, qui partant d’un diagnostic général qui fait l’Etat d’une discrimination entre les deux sexes au sein de la famille, accentue sur la nécessité d’intégrer, dans les programmes éducatifs, la notion des droits de l’homme. “Avant même de rejoindre les bancs de l’école, l’esprit de l’enfant est déjà alimenté de l’idée d’existence d’une différence entre le garçon et la fille. C’est une culture fausse cultivée à l’intérieur même de la famille”, a souligné la ministre. C’est pourquoi, estime-t-elle, l’éducation scolaire a un rôle primordial dans la promotion des droits à l’égalité, mais aussi le respect de la différence de l’autre. Tout en valorisant la place acquise par la femme algérienne dans les différents domaines de la société, Mme Nouara Djaâfar estime toutefois que “celleci n’a pas encore atteint tous ses objectifs, notamment celui d’investir en force les institutions de l’Etat, par sa participation en politique”. Il faut dire que ce dernier chapitre constitue ces derniers mois le cheval de bataille des différentes formations politiques algériennes, qui jugent incontournable de placer la femme au-devant de la lutte pour les droits de l’homme. Car, dans les autres secteurs économiques et sociaux, la femme algérienne s’est déjà imposée et a fait ses preuves.
Échanger les expériences de chaque pays semble être un atout en plus pour les défenseurs des droits de l’homme. Lors de son intervention à cette rencontre, le secrétaire général à la commission nationale de l'Unesco, M. Tahar Berchiche, a rappelé les méfaits de la mondialisation, qui, selon lui, continue de “creuser le fossé entre les pauvres et les riches”. “La mondialisation rime avec marginalisation. Il est temps de donner un visage humain à celle-ci”, dit-il en proposant aux pays africains la mise en place d’une législation efficace qui protège et qui défend les droits de l’homme dans ce continent. M. Berbiche insiste particulièrement sur le rôle de la formation dans cette lutte. “Il est important de dispenser des formations en droit de l’homme à tous les acteurs de la société qui contribuent à la promotion de ces valeurs, comme les juristes, la police, les journalistes…”, fait-il savoir. Les recommandations qui seront issues des travaux des ateliers de cette formation, seront proposées à l’Union africaine afin que les Etats membres y prennent connaissance et aussi les mettre en application.
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18th March 2007 12:27 #1
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Formation sur les droits de l'homme à Alger
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18th March 2007 13:02 #2
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22nd March 2007 01:32 #3
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The African Union and the Algerian Ministry of Family and the Status of Women held a Sub-Regional Workshop on human rights education for North Africa in Algiers, between March 17th and 20th. At its conclusion, delegates agreed that the concept of human rights should be taught to children by integrating it within school texts. They also announced that "human rights education should not be confined to schools, and should take place at all levels and cover all population groups, particularly housewives."
To this end, they advocated the encouragement and promotion of the existing human rights movement. In a statement issued in Algiers, participants proposed stepping up efforts to promote women’s rights and expressed their desire to see their recommendations and action plan adopted by international bodies.
During the four-day meeting, three working groups consisting of delegates from a number of countries focused on three major human rights issues: implementing the UN World Programme for Human Rights Education at the local level, a strategy for security and the consolidation of peace through human rights education, and the formation of partnerships at the local level for promoting women’s rights through education.
Emile Ognimba, Director of Political Affairs for the Commission of the African Union, believes that the meeting provided an opportunity to tackle a number of important challenges, including domestic violence. Ognimba also stated that the AU is trying to implement the World Programme for Human Rights Education across the continent. He congratulated the countries of the Maghreb "for what has been achieved with regard to women’s rights", though he stressed that much work remains to be done.
Larbi Touati, an Algerian education official, said there are two ways to integrate the concept of human rights into the educational system: "the first involves making human rights a subject in its own right, and the second seeks to integrate human rights education into all other subjects, particularly related ones such as civic education, Islamic studies, history, geography and also modern languages. Algeria has opted for the latter approach", he added. He announced that this decision had been taken in 2003 when educational reforms were being drafted.
"To achieve this goal, teachers have received training on reforms, including the issue of human rights, but there has not been enough", he said.
In Touati’s view, this initiative "is not set in stone, in the sense that if there are some ideas which have not been addressed, the programmes will be updated as necessary to take account of new developments." He did, however, add that "updating may happen by 2008 or 2009 after a programme evaluation has been conducted." He also pointed out that this integrated approach is recommended by many other countries and Arab educational, cultural and scientific organisations.







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