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Thread: Serkadji prison

  1. #1
    Al-khiyal is offline Super Moderator
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    Serkadji prison


    About 250 prisoners in Serkadji went on a hunger strike last week that lasted two days to contest the isolation of six prisoners in an underground prison cell after being undressed and beaten for non respect of the rules of procedure.

    All started on Monday May 14th, when altercations arose between a prisoner group called “special cases”, i.e. indicted with terrorism related charges. Sources reported that the department head ordered four prisoners to undress themselves but they refused which provoked his anger and he ordered 8 guards to beat and undress them, according to the testimonies of eyewitness prisoners, which led to a state of alert qualified as the most dangerous one since the 2002 fire which costed 23 prisoners their lives.

    The 250 “special case prisoners” went on a hunger strike which lasted two days as a mark of solidarity. Tensions remained until Friday May 18th, when prisoners started cleaning their rooms, in compliance with the rules of procedure, but the department head ordered them not to clean the room. Tension between the two parties reached its nadir and the detention department head ordered the removal of two other prisoners to the underground cells and then their transfer to El Harrach prison.

    El Khabar inquired about the penal situation of the detainees and has been told that they have not been tried yet. Moreover, we tried to get in touch with penitentiary sector officials, and a source told us “the fact that prisoners have been beaten and undressed is a wrong scenario, I know that a prisoner has insulted a guardian, which means that the detainee is the aggressor not the aggressed, in case of abuses committed by the prison agents the penitentiary administration will take the sanctions as it has already done in the past”.

    On another side, the prisoner advocates request the opening of an inquiry in this regard.


  2. #2
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    Dimanche 12 Août 2007 -- 5h du matin. Kada accompagné d’une vieille dame, sa mère est déjà là. Originaires du quartier populaire d’El-Hamri dans la ville d’Oran, ils ont pris la route d’Alger à minuit dans la nuit de mardi à mercredi. La course contre la montre est dès lors engagée. Ils doivent être à Alger à l’aube. Objectif : “Il faut faire partie du premier groupe de parents devant rendre visite à leurs proches détenus à la prison de Serkadji”.

    “L’été est là. Il commence à faire chaud. Il vaut mieux être parmi les premiers, rendre visite à son proche et rentrer chez soi avant la tombée de la nuit”, raconte notre interlocuteur. Le frère de Kada est détenu à la prison de Serkadji depuis plus d’une année. Son affaire est toujours en instruction. Il est poursuivi pour des faits qui lui ont été reprochés, lors d’un séjour dans la capitale. Kada et sa vieille mère, une septuagénaire, font le déplacement (un mercredi sur deux). Durant près d’une vingtaine de minutes, ils discutent avec leur proche. Et pourtant, la réglementation pénitentiaire autorise une visite familiale une fois par semaine.

    Mais, pour la famille de Kada, la question se pose autrement. “Le déplacement vers la capitale nous revient cher. Nous déboursons au total près de 10 000 DA, tous frais compris. Face à cette situation, nous avons opté pour une visite chaque quinzaine. Mon frère a compris la situation et très souvent, ils nous demandent de faire l’impasse sur certaines visites. Il est très dur pour nous de ne pas venir ou ne pas permettre à El Hadja de voir son fils”, nous explique ce citoyen oranais.

    “Avoir un proche détenu, c’est épouvantable”

    La cour séparant l’entrée officielle de la porte principale ressemble à une vaste antichambre. C’est au niveau de cette dernière que se croisent tous les regards et se rencontrent toutes les familles des détenus. Quelques personnes, seules ou accompagnées d’enfants, attendent leur tour. On parle de tout et de rien. Mais il n’en demeure pas moins que le sujet dominant reste la justice. “Y aura-t-il une grâce ? Les juges seront-ils cléments ? Les transferts vers d’autres prisons seront-ils suspendus ?” Autant de questions qu’on se pose.

    Nous sommes à la maison d’arrêt de Serkadji de Bab- Djedid. Il est 09h30 du matin. La vingtaine de personnes composant la première vague s’apprête à quitter Serkadji. Pendant une quinzaine de minutes, ils ont vu et discuté avec leurs proches. Certains souriants, d’autres les yeux larmoyants. La scène pleine d’émotion se répète durant toute la journée et pendant toute la semaine. La prison de Serkadji est loin de livrer tous ses secrets. Un proche derrière les barreaux, et la vie bascule. Regard des autres qui accusent, emploi du temps contrarié… Il faut tenir, malgré tout. Pour soi comme pour celui qui est en prison. Aujourd’hui encore, la prison reste un sujet tabou.

    Isolées, en rupture affective, souvent démunies financièrement, les familles des détenus préfèrent se taire. Mais par la force des choses, les gens tissent des relations. Ils finissent par se connaître et s’échangent des informations. La moindre absence d’un “habitué “ des lieux est diversement commentée. On s’interroge, on se pose des questions et on s’inquiète. “S’il n’est pas venu aujourd’hui, c’est parce que son fils est certainement sorti de prison, ou alors il a été transféré vers une autre maison d’arrêt à l’intérieur du pays. Le pauvre, comment pourra-t-il faire face à tous les frais, lui qui n’arrive même pas à réunir le minimum lorsque son fils était ici à Bab- Djedid”, commente-t-on.

    Pour ces familles venues parfois de loin - en voiture ou en train - rendre visite à l’un des leurs, ces vingt ou quinze minutes de face-à-face sont sacrées. “La semaine dernière, il y avait des embouteillages. On est arrivé trop tard. Il n’y avait plus qu’à reprendre la voiture en sens inverse, ou alors attendre son tour de l’après-midi”, raconte cette mère de famille, dont le fils est incarcéré depuis plus d’une année. La vie de ces familles est rythmée par ces brèves rencontres. “Avoir un proche -un père, un frère ou un fils - détenu, c’est épouvantable. On est puni autant que lui”, témoigne ce sexagénaire, préretraité, dont le fils de 27 ans purge une peine d’une année.

    “Je me retrouve seule, obligée de tout assumer pour deux”, indique pour sa part Samia, en charge d’un enfant en bas âge. Son époux est incarcéré depuis sept mois et elle se débrouille pour le voir”. “J’étais loin de m’imaginer un jour me retrouver à la prison de Serkadji attendre mon tour pour voir mon mari”, se plaint pour sa part Fatiha. “Maintenant, je passe ma vie dans les parloirs. A la maison, j’essaie de ne pas y penser. Je me dis que c’est comme s’il était au service militaire”, se console la mère de la petite Sarah.....

  3. #3
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    continued.....

    “Gérer le regard des autres”

    En ce début d’été, toutes les discussions se focalisent autour d’une éventuelle grâce, qu’aura à prendre le premier magistrat du pays au profit des détenus le 1er novembre prochain ou à l’occasion de la fête de l’Aïd. La grâce du 5 Juillet dernier, (fête de l’indépendance) n’a pas touché un grand nombre de prévenus. “Pour cette fois-ci, ça sera la bonne. La grâce profitera à un grand nombre de détenus”, souligne Karim, qui indique détenir l’information d’une source judiciaire fiable. Mais en attendant cette fin d’année, la priorité des familles des détenus reste la gestion de leur quotidien. “Il faut aussi gérer le regard des autres”, explique Saïd. “De toute façon, tout le monde le sait.

    La prison, ça fait partie du quotidien de nos quartiers”, explique notre interlocuteur habitant dans un quartier populaire de la capitale. “Il n’y a pas de honte à être incarcéré”, dit son ami qui l’accompagnait en la circonstance. “Les autres, il ne faut pas y faire attention. Ce qui me fait du souci, ce sont les rencontres qu’il (son frère) peut faire en prison. Vous savez que dans une même salle, on retrouve des détenus de différentes catégories. Il y a ceux qui sont poursuivis pour la consommation d’un joint comme on retrouve celui qui a commis un cambriolage ou un meurtre”, témoigne-t-on.

    Autre témoignage. Il concerne le contact qu’établissent les familles des détenus avec les fonctionnaires de la maison d’arrêt : “Leur regard envers nous (les familles des détenus) a nettement changé. On n’est plus perçues ou considérées comme ces familles de malfaiteurs ou de bandits”, rassure-t-on. “C’est à un traitement respectueux auquel nous faisons face. Il y a du respect entre nous et la nature de la relation se fait sur la base d’une réglementation que tout un chacun doit respecter vigoureusement. Les choses ont évolué positivement”, explique-t-on.

    Ceci dit, il est à signaler que les familles payent un lourd “tribut” pour aider leurs proches à améliorer l’ordinaire. Elles leur envoient des mandats mensuels, indispensables pour qu’ils puissent s’acheter, à la “cantine” de la prison, des articles de première nécessité. Kada verse 2000 DA. Fatiha donne 1500 DA à son mari. Saïd, quant à lui, ne peut pas mettre plus de 1000 DA pour son frère, qui a pris deux ans de prison ferme, et qui, pour la première fois, “n’a pas fêté El Mouloud en famille”.

    “Je viens voir mon papa”

    “La famille est la seule vraie chance de réinsertion sociale et professionnelle des détenus. Améliorer les conditions carcérales, travailler à la réinsertion des détenus n’est pas seulement l’affaire des politiciens et de l’administration pénitentiaire. Chaque citoyen peut y contribuer en comprenant ce que vivent les familles des détenus et en les soutenant dans leurs difficultés”, explique un avocat. Pour ce dernier, “le plus important est à la fois le soutien qu’on doit exprimer aux familles des détenus, mais également les moyens à mettre à la disposition des détenus pour réussir leur insertion sociale une fois la peine purgée”.

    Se taire, pleurer, se confier ou encore se cacher, chaque adulte tente de vivre à sa manière la situation. Pour les enfants, en revanche, les répercussions psychologiques sont bien plus complexes à gérer tant leurs sentiments sont difficiles à cerner. Lors des vacances scolaires, ils sont nombreux à faire le déplacement à la maison d’arrêt pour voir leurs parents. Dans la cour, ils créent une ambiance particulière. Ils rigolent et jouent, faisant oublier aux adultes pour un moment la réalité des choses.

    Nesrine, 10 ans, ne voit son père, Belkacem qu’une fois par mois. Elle vient avec sa grandmère, son oncle et sa mère, Fadhma. “Ma fille sait parfaitement où nous sommes, nous lui avons toujours dit la vérité. Mais elle refuse d’en parler. Jamais elle ne prononce le mot “prison”. Ce qui lui importe, c’est de savoir que son père est quelque part, même à 100 kilomètres de chez lui.” Sur les genoux de sa grand-mère, Nesrine attend patiemment son tour. Quand on l’interroge sur ce qui se passe ici, son visage se ferme. Elle se contente de répondre : “Je viens voir mon papa.”

    “Je ne sais pas si elle souffre, mais quand elle est impatiente de retrouver son père, elle nous le fait savoir. C’est à nous de lui expliquer le principe de la justice, ce qui est bien et ce qui vaut d’être puni.” Tous les enfants n’ont pas, comme Nesrine, la chance d’être entourés. Dès lors que le parent coupe les ponts avec son conjoint (divorcé), les jeunes mineurs en subissent les conséquences, car ils n’ont plus la possibilité de rendre visite à leur proche détenu.

    Au niveau de la maison d’arrêt de Serkadji, c’est une autre ambiance sociale qu’on y découvre. Une autre société, un autre monde marqué d’événements d’un autre genre. Enfants, jeunes, personnes âgées, femmes et hommes se croisent du matin au soir. En quittant les lieux après avoir franchi le seuil de la porte principale, ils lèvent les yeux vers le ciel. Leur prière : “Nous espérons qu’il ne s’agit là qu’un cauchemar qui sera vite évacué.”


  4. #4
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  5. #5
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    Hasna Yacoub :


    Mardi 6 Mai 2008 -- Le procès de Mebarki Hamid, le principal accusé dans la mutinerie à la prison Serkadji, du 21 et 22 février 1995, et qui s’est terminée dans un bain de sang avec la mort de 96 détenus et de 4 gardiens, s’est rouvert hier pour la troisième fois en treize ans après son report en novembre dernier à cause du retrait de la défense. Hier, et malgré un nouveau retrait des robes noires ainsi que le refus de l’accusé d’être auditionné à la barre sans ses avocats, le juge Boubetra a décidé de poursuivre le jugement de Hamid Mebarki en se basant sur la lecture des procès-verbaux liés à cette affaire. Ainsi, le procès d’une des plus grandes affaires qui a marqué les années de sang en Algérie n’aura pas permis de lever le voile sur beaucoup de zones d’ombre soulevées lors des précédents procès de l’affaire «Serkadji», et Hamid Mebarki a été condamné à la perpétuité par le tribunal après avoir bénéficié des circonstances atténuantes, le procureur général, dans son réquisitoire, ayant demandé la condamnation à mort.

    A l’ouverture du procès et pendant plus d’une heure, une guéguerre procédurale s’est déclarée entre le tribunal, le ministère public et les avocats. Dès l’ouverture de la séance, Me Mechri avait fait état de l’absence des témoins dont la demande de convocation a été formulée à maintes reprises par la défense. L’absence de témoins a d’ailleurs été l’unique cause du report de ce procès lors de la dernière session criminelle. Le procureur général rappelle alors le code de procédure pénale en déclarant qu’aucune demande n’a été formulée pour la convocation des témoins. Après débat et en se référant à l’article 273 du code de procédure pénale, le juge déclare que «le tribunal considère que les témoignages demandés ne sont pas primordiaux du moment que les procès-verbaux sont accessibles». Les avocats avaient demandé le témoignage de Laskri Djameleddine (condamné à perpétuité dans l’affaire de l’explosion de l’aéroport) et de Abdelhak Layada (présent dans la salle). Ces deux hommes faisaient partie du groupe de détenus qui ont négocié avec les autorités durant la mutinerie. Ils ont également demandé la convocation de l’ancien directeur de la prison Serkadji et de son adjoint. Après ce refus, le juge annonce la constitution du tribunal criminel et la lecture de l’arrêt de renvoi est lancée. Coup de théâtre. A la fin de la lecture de l’arrêt de renvoi et au moment où le président de séance appelle Mebarki à la barre pour son audition, les avocats demandent au juge le droit de formuler des requêtes. Commence alors la «bataille» des procédures. Le juge refuse d’accepter que les avocats fassent des requêtes orales et ces derniers insistent en affirmant qu’il ne s’agit en fait que de «remarques procédurales après la lecture de l’arrêt de renvoi».

    Me Amar explique alors au juge que la décision de la Cour suprême de renvoyer l’affaire de nouveau vers un tribunal criminel s’est basée sur le témoignage de l’ancien directeur de la prison qui avait déclaré que les quatre gardiens tués lors de la mutinerie avaient été «égorgés» alors que son client Mebarki, accusé de tentative d’homicide avec préméditation, n’est reconnu d’avoir fait introduire à la prison que des armes à feu. L’enjeu est important pour les avocats, il faut le souligner, puisque cela signifierait la suppression de ce chef d’accusation de tentative d’assassinat. Le juge insiste sur la procédure : «Vous voulez présenter votre requête dans la forme ou dans le fond ?» Le ton monte entre le président de la séance et certains défenseurs. Affronts et vexations. C’est l’intervention de Me Bouchachi qui réussira à calmer un peu les esprits. Ce dernier tentera également d’expliquer au juge que le code de procédure pénale permet à la défende de présenter des requêtes après la lecture de l’arrêt de renvoi sur le contenu de ce document. La parole est donnée au procureur général qui ne parlera que droit. «C’est un tribunal criminel et toutes les requêtes doivent être formulées par écrit. Nous ne sommes contre la convocation d’aucun témoin, il aurait fallu respecter la procédure. De plus, Mebarki n’est pas jugé pour un seul chef d’accusation, il doit répondre à d’autres charges retenues contre lui. Dans cette affaire, il n’y a pas que les quatre gardiens qui sont morts mais une centaine de détenus. C’est en l’auditionnant que l’on peut savoir s’il a fait introduire des armes à feu ou des armes blanches.» L’affrontement verbal ne se terminera qu’avec la décision des robes noires de se retirer, affirmant que leur client ne peut bénéficier d’un procès équitable sans la présence dans la salle d’audience des pièces à conviction ni des témoins. «Nous ne pouvons juger Mebarki en nous référant juste à des procès-verbaux», dira Me Tahri.

    Le juge prend acte de ce retrait et appelle Mebarki de nouveau à la barre. Ce dernier refuse d’être jugé sans sa défense. Le tribunal se retire pour délibérer. Deux heures après, il est décidé de poursuivre le procès de Mebarki Hamid. L’accusé demande de se retirer après l’insistance du juge à l’auditionner. «Prenez acte qu’il refuse de répondre aux questions du tribunal», lance M. Boubetra avant de commencer à lire les procès-verbaux de l’accusé et de ceux liés à ce procès. Dans le premier procès-verbal, Mebarki reconnaissait avoir remis les clés des cellules aux détenus mais avait nié avoir un quelconque rapport avec les assassinats des gardiens. Dans un second, les aveux semblent plus complets. Mebarki a raconté au juge d’instruction sa participation à faire introduire quatre armes à feu et deux armes blanches à l’intérieur de la prison ainsi que d’avoir donné les clés aux détenus. Il est à rappeler enfin que Mebarki Hamid est accusé de participation à homicide volontaire avec préméditation, de séquestration, de destruction de biens d’autrui et d’aide à l’évasion des prisonniers. L’ex-gardien des cellules des condamnés à mort est le seul prévenu à avoir été condamné à la réclusion à perpétuité dans cette affaire. Le premier procès, qui a eu lieu début janvier 1998 et qui a duré treize longues journées, s’était clos sur seize acquittements et neuf peines capitales, dont huit par contumace, ainsi que par des peines allant de deux à huit années de réclusion criminelle.

    Les prisonniers qui ont été condamnés, avant la mutinerie, dans des affaires de terrorisme, à de très lourdes peines, ont constitué la majorité des seize prévenus qui ont assisté au deuxième procès en appel de 2001 où seul Mebarki est condamné à perpétuité. Acquittement pour les quinze autres. Lors du premier procès, la défense s’est vu refuser l’audition de témoins qui ont assisté de près aux événements de la nuit du 21 au 22 février 1995 : Lembarek Boumaarafi, reconnu coupable de l’assassinat du président Boudiaf, Abdelhak Layada, ex-chef du GIA (Groupe islamique armé) et Abdelkader Hachani, leader du FIS (dissous) en détention provisoire à Serkadji au moment de la mutinerie. Lors du deuxième procès, des zones d’ombre n’ont pas été levées. Mebarki avait soutenu que «les services de sécurité étaient avisés des détails du plan d’évasion deux mois avant qu’elle ait eu lieu». Il avait reconnu, en 2001, avoir fait une copie, à partir d’un moule sur de la pâte à modeler, de la clé qui ouvre l’une des serrures de la cellule, située dans l’aile des condamnés à mort, des quatre prisonniers qui ont échafaudé le plan d’évasion sous «la menace». Mais Mebarki reconnaît avoir fait la copie d’une clé, et les cellules des condamnés à mort, ouvertes et non cassées, en nécessitent chacune deux. Aux trousseaux des «deuxièmes clés», Mebarki ne peut pas accéder, selon les témoignages du directeur de la prison et son adjoint. L’inculpé avait également déclaré que les armes, quatre Beretta et deux grenades, lui ont été remises par le frère de Bouakaz «dans une boîte de kalbellouz», que l’évasion ne devait pas avoir lieu le jour de sa permanence et qu’il en a été le premier surpris. Il avait nié toutes les autres accusations. Treize ans après, l’affaire Serkadji refait surface mais sans donner plus d’explications.

  6. #6
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    Dimanche 8 juin 2008 -- L’information a été donnée hier par le ministre de la Justice. Ses locataires seront bientôt transférés dans la nouvelle prison de Koléa choisie parce que excentrée. Serkadji sera transformée en musée. Certainement un musée des horreurs, tant son nom est entré dans les noms communs des Algériens pour rimer avec tortures et exécutions. Surtout pendant l’époque coloniale.

  7. #7
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    Merouane Mokdad :


    Jeudi 28 Janvier 2010 -- La célèbre prison de Serkadji à Alger sera fermée. “Toutes les prisons construites en Algérie avant 1900 seront fermées. Le programme de constructions de 80 pénitenciers lancé en 2005 vise à remplacer ces anciennes prisons”, a indiqué ce matin Mokhtar Felioune, directeur général de l'administration pénitentiaire, sur la chaîne III de la radio nationale. Selon lui, les prisons de Blida, de Guelma et de Béjaïa seront également fermées. “Ces prisons sont vétustes et situées à l’intérieur des villes. Les futurs établissements pénitenciers seront construits selon les standards internationaux en dehors des tissus urbains”, a-t-il indiqué. Il a annoncé que trois prisons d’une capacité globale de 5.000 places seront livrées en mars 2010. “Ces établissements sont conçus selon les normes avec un espace de 9 mètres par détenu. Ils seront également complétés par des infrastructures destinées à la scolarisation et au sport”, a-t-il souligné. Selon lui, les organisations internationales ont félicité les autorités algériennes pour les moyens dégagés pour l'entretien des prisons. “550 millions de dinars sont consacrés pour l’achat de médicaments. Et 410 médecins sont affectés pour les prisons”, a-t-il précisé.

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