Jeudi 31 mai 2007 -- L’Algérie enregistre annuellement 3 000 enfants abandonnés, selon la Forem qui précise que ce chiffre demeure une estimation en l’absence de statistiques officielles. La fondation Khiati déplore l’absence de politique de communication ou de prévention et de placements de ces enfants dans des familles d’accueil en vue de les adopter plus tard.
Concernant la maltraitance, la Forem estime le nombre des victimes de maltraitance à 10 000 enfants qui subissent des agressions physiques. Ce chiffre, signale cette organisation, ne représente que les cas documentés, donc il est largement sous- estimé, indiquant que les agressions sexuelles sont en augmentation et les enlèvements aussi, soit 120 agressions sexuelles en 2006.
Le travail des enfants n’est pas en reste, puisque plus de 300 000 enfants ont été exploités en 2005 et 320 000 renvoyés de l’école avant l’âge de 16 ans, dont 100 000 ne terminent pas les six premières années primaires. La Forem relève également que près de 16 % des enfants n’étaient pas scolarisés en 2004.
S’agissant des enfants traumatisés par la violence, l’on compte près de 1 million. Victimes de la tragédie nationale, plus de 25 % d’entre aux ont touché à la drogue, dont 5 % la consomment régulièrement. Cette ONG fait état de l’existence d’un nombre allant de 15 000 à 20 000 enfants qui vivent dans la rue, en rupture totale avec leurs parents.
L’organisation note, cependant, que ces enfants en danger moral ne bénéficient que de peu d’intérêt de la part des pouvoirs publics. A l’occasion de la Journée mondiale de l’enfant, la Forem à tenu à mettre en valeur un nombre de dossiers à prendre en charge par les pouvoirs publics en faveur des enfants dont la situation est peu considérée.
Il s’agit particulièrement de l’absence remarquable des structures officielles qui prennent en charge spécifiquement les enfants.
+ Reply to Thread
Results 1 to 7 of 49
-
31st May 2007 07:53 #1
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 288,898
4 000 enfants abandonnés chaque année en Algérie
-
26th November 2007 19:46 #2
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 288,898
Lundi 26 Novembre 2007 -- Quelque 3 000 enfants seraient abandonnés, chaque année, en Algérie. La sauvegarde de ces enfants privés de famille et d’affection est conçue dans le cadre de la kafala. Cette institution a vu le jour au début des années 90, après ratification, par notre pays, de la Convention internationale sur les droits de l’enfant, qui a été adoptée le 20 novembre 1989. Pour commémorer le traité des Nations unies, l’Association algérienne enfance et familles d’accueil bénévole (Aaefab) a organisé, hier, au siège de l’institut des hautes études financières (Alger), un séminaire sur “l’amélioration des conditions de la kafala”, en collaboration avec l’Unicef et le Centre d’information et de documentation sur les droits de l’enfant et de la femme (Ciddef).
Dans son intervention, la représentante du bureau d’Alger de l’Unicef, Doria Mérabtine, s’est appuyée sur l’article 20 et ses alinéas 1, 2 et 3, pour toucher du doigt “la responsabilité” de l’État dans la protection de l’enfant abandonné. Selon elle, la kafala, contrairement aux orphelinats et autres institutions, a permis à des milliers d’enfants algériens privés d’affection familiale d’intégrer une famille. “Aujourd’hui, débattre de l’amélioration de la kafala, c’est affirmer cette détermination pour que ce lieu affectif prenne tout son sens”, a encore soutenu Mme Mérabtine, en insistant sur l’importance des droits de l’enfant pour son organisme.
Les différentes interventions, émanant des responsables de l’Aaefab, du Ciddef et des associations de parents adoptifs vivant en France, ainsi que de la représentante du ministère de la Solidarité nationale, ont abondé dans le même sens et montré que la kafala, une institution encore jeune, est toujours en construction. Pour preuve, certains aménagements s’avèrent aujourd’hui nécessaires dans l’intérêt de l’enfant et de sa famille d’accueil, tels que l’inscription du “mekfoul” (l’enfant) sur le livret de famille avec mention du jugement de kafala.
De l’avis de Nadia Aït Zaï, directrice du Ciddef, l’expérience et le vécu des familles adoptives sont essentiels pour le législateur, pour l’amélioration de la kafala. Cela, d’autant que des initiatives de rapprochement et d’échanges entre les familles adoptives sont lancées, à l’exemple des “kafala-cafés” engagés par l’Aaefab. L’avocate a également informé des limites du code de la famille qui demeure, selon elle, “un texte qui ne parle pas de puissance parentale”.
Par ailleurs, elle a alerté sur les “entraves” causées par “certaines administrations algériennes”, qui “ne prennent pas en compte la loi sur la kafala”. Me Aït Zaï a, en outre, invité l’assistance à réfléchir sur la disposition permettant aux familles d’accueil de restituer l’enfant à l’institution étatique. Cette façon de faire “déstabilise l’enfant”, a-t-elle remarqué. Abordant le cas des résidents étrangers établis en Algérie, la responsable du Ciddef a laissé entendre que la question de la nationalité “semble devenir un obstacle” pour ces derniers, alors que la loi le leur permet, en ajoutant : “Les pouvoirs publics commencent à remettre en cause cet aspect-là”.
L’autre problème rencontré par les familles établies, particulièrement en France, se rapporte à la difficulté d’acquérir le visa pour l’enfant mekfoul, auprès du consulat de France, ainsi que la non-reconnaissance de la kafala par les autorités françaises. Danielle Housset, présidente d’honneur de la fédération Enfance, familles et adoption (EFA) ne l’entend pas de cette oreille. Même si la kafala diffère de l’adoption, elle a déclaré : “On ne peut comparer la kafala qu’à l’adoption.” Alors, pourquoi continue-t-on de part et d’autre à mettre les bâtons dans les roues des familles d’accueil ?
-
26th November 2007 20:28 #3
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 288,898
Lundi 26 novembre 2007 -- La colère parfois dissimule toute l’émotion qui se dégage à l’écoute des paroles sorties du cœur, des cris de détresse emprunts d’affection et d’amour. Les témoignages des parents sur leurs enfants adoptés sont tellement poignants que l’on se demande pourquoi les législateurs algériens font-ils des lois qui desservent ceux qui les utilisent.
C’est en cette question même où résident toutes les entraves et obstacles rencontrés par les familles qui ont adopté des enfants, dans le cadre de la kafala. Lors d’un séminaire organisé hier à Alger par l’Association algérienne pour enfance et familles d’accueil bénévoles (AAEFAB), en collaboration avec l’Unicef et le Cidef, nombreux étaient les parents, que le destin a naturellement inscrits parmi les militants des droits pour les enfants adoptés, à faire valoir ces droits.
«J’appréhende la rentrée scolaire», «comment inscrire mon enfant sur mon livret de famille ?», «dois-je dire la vérité à mon fils ?», «mon enfant n’est pas un x», ce sont là quelques préoccupations exprimées par les familles sur un registre de doléances de l’AAEFAB, lues hier par une parente. Inscrire son enfant sur son livret de famille est en effet la préoccupation majeure des parents adoptifs. «Nous espérons au moins un carnet de famille où la mention «kafil» est admise, afin que nos enfants y soient inscrits.
La mention existe bien pour quatre épouses, pourquoi ne pas faire de même pour les enfants adoptés ?», a déploré Mme Guissoum, chargée de l’accueil des familles des enfants kafils. Mère adoptive, l’intervenante a manifesté toute sa peine à accepter et gérer les réactions de l’administration lorsqu’il s’agit de retirer l’extrait de naissance de l’enfant makful. «Nos enfants ont un guichet spécial au service de l’état civil et celui-ci est désigné du doigt avec mépris et humiliation», raconte-t-elle.
Les enfants nés sous x ne peuvent-ils pas ainsi avoir une identité et une filiation comme tous les autres ? Mme Hamza, qui a représenté le ministère de la Solidarité nationale à ce séminaire, a toutefois affirmé que ce département a formulé plusieurs propositions d’amendements des textes réglementaires régissant cette frange de la société, afin de leur permettre une meilleure intégration sociale, notamment l’introduction de la mention makful dans le livret de famille, mais ces propositions n’ont pas été prises en compte.
Autrement dit, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales ainsi que celui de la Justice refusent d’adopter cette proposition, acquise pourtant avant 1994. C’est à cette date que le ministère de l’Intérieur a effectivement mis fin à ce droit par une circulaire ministérielle. A ce jour, aucune nouvelle disposition n’est venue soulager la souffrance des familles et le traumatisme des enfants. La peine de se sentir abandonné ne suffit-elle pas, pour que ces enfants soient condamnés à vivre dans l’isolement identitaire, surtout quand on sait que les enfants kafil n’ont pas, non plus, droit à l’héritage familial ?
Certains parents sont obligés de vendre leurs biens à leurs enfants afin que ceux-là ne soient pas privés, par la suite, de ces biens. Car, la donation pour les makfouline est également interdite par la législation algérienne. Pis encore, cette dernière, selon Me Nadia Aït Zaï, permet aux parents kafils de renoncer à l’enfant, si son éducation s’avère difficile, notamment pour ce qui est des enfants handicapés. Il s’agit là d’une aberration dénoncée par les familles qui militent pour les droits des enfants privés de famille. «L’enfant n’est pas une marchandise. La justice doit mettre des barrières pour empêcher ce genre de dépassements», défend Aït Zaï.
Par ailleurs, les entraves administratives relatives aux enfants makfouline sont signalées chez les parents de nationalité algérienne et résidant en France. Préférant s’adresser à leur pays d’origine pour adopter un enfant, les Algériens résidant à l’étranger, en France particulièrement, vivent un véritable cauchemar. Les autorités consulaires françaises font vivre aux kafils des périodes d’attente de visas, dépassant parfois les limites de la patience. Les familles invitent ainsi celles-ci à traiter les dossiers d’adoption avec une meilleure souplesse, sachant que la législation algérienne délègue toute la responsabilité de la protection de l’enfant à son kafil. Une sortie du territoire d’un makful ne nécessite pas, de ce fait, une autorisation de la justice ou de la direction de l’action sociale.
-
4th December 2007 20:20 #4
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 288,898

Mardi 4 Décembre 2007 -- Agissant de concert avec le ministère de la Solidarité nationale dans le cadre d’adoption des enfants abandonnés, les services de la Direction de l’action sociale (DAS) à Oran ont enregistré plus de 120 placements au profit de familles de confession musulmane, apprend-on auprès de la responsable du bureau des catégories particulières de la DAS.
Selon Mme Doukara, une enquête préliminaire minutieusement menée par leurs services auprès des couples adoptifs à Oran s’effectue selon des règles très strictes établies d’après une procédure qui englobe tous les aspects légaux de l’adoption ou de la kafala.
Concernant les démarches de la kafala à l’étranger, notre interlocutrice met en exergue le rôle prépondérant des services consulaires habilités à procéder aux procédures de l’enquête préliminaire. Les services compétents en la matière attachés au consulat du lieu de résidence du couple demandeur passent au crible les conditions dans lesquelles sera finalement orienté l’enfant adopté.
“Cette mesure tend à protéger l’enfant adopté contre les mauvais traitements dont il pourrait l’objet. Mais dans la plupart des cas de demande d’adoption, les conditions pour un épanouissement de l’enfant sont réunies. C’est une réussite à 100 %”, affirme notre interlocutrice.
Actuellement, plus de 20 dossiers de demande de kafala pour l’étranger (en instance de traitement) ont été transmis au niveau du ministère de tutelle. Six demandes ont été satisfaites puisque six enfants ont été définitivement adoptés par des familles algériennes installées en France.
“Le dernier mot revient à la commission ministérielle avec laquelle nous travaillons en synergie dans le traitement des dossiers d’adoption”, observe Mme Doukara. Sur ce chapitre, les services de la DAS étudient actuellement plus de 80 dossiers de kafala.
Dans le même contexte, 32 autres dossiers de demandeurs d’adoption à l’échelle locale sont en instance de finalisation. “Il existe une forte demande d’adoption que nous ne pouvons satisfaire qui nous parviennent d’Oran et même d’autres wilayas de l’Ouest”, affirme Mme Doukara.
Par ailleurs, 151 enfants en bas âge, dont 90% ont été abandonnés, sont actuellement admis à la pouponnière de Saint-Hubert. Sur ce plan, nous apprenons que 18 bébés abandonnés ont été repris par leur mère biologique.
Au chapitre des gardes judiciaires concernant les enfants mineurs en danger, une dizaine d’enfants handicapés âgés entre 1 mois et 5 ans sont placés à la pouponnière de Saint-Hubert, souligne notre interlocutrice. Ces placements par ordonnance judiciaire émanant du juge des mineurs interviennent dans le cadre de la protection de l’enfance menacée. Des dispositions en matière de suivi et de prise en charge matérielle et psychologique sont élaborées à l’endroit de cette population particulièrement fragilisée de la société.
Dans un autre contexte, 90 jeunes hommes dont 40 pensionnaires ayant dépassé l’âge de la majorité sont toujours accueillis au foyers pour enfants assistés (FEA) à Saint-Hubert. Dans le même temps, le foyer pour enfants assistés de Misserghine abrite près de 80 fillettes de plus de six ans, ajoute Mme Doukara.
-
9th December 2007 03:34 #5
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 288,898
Dimanche 9 Décembre 2007 -- L’Algérie compte en moyenne chaque année 3 000 enfants privés de famille provenant de «naissances anonymes» qui sont abandonnés au service de la DAS, et ce, pour de multiples raisons. Cette frange de la population, victime du rejet des mères célibataires, a droit à la vie et à l’intégration sociale. C’est dans ce cadre que le ministère de la Solidarité nationale a organisé hier un séminaire international de deux jours placé sous le thème de la réflexion autour des approches de protection sociale des enfants privés de famille au sein des établissements spécialisés. Cette réunion a vu la présence de plusieurs cadres du ministère, des représentants de l’Unicef et de Handicap international, ainsi que des membres des associations venus de Tunisie, de France et de Suisse.
Le ministre de la Solidarité nationale, Djamel Ould Abbes, a annoncé à cette occasion que dès le début de la semaine prochaine il procédera à l’installation d’un conseil national algérien pour l’accès aux origines personnelles, et ce, afin de donner la possibilité aux enfants privés de famille de rechercher leur identité et d’être reconnus par leurs parents.
Il a rappelé que, depuis 1999, l’Etat a pris en charge pas moins de 27 421 enfants privés de famille ou nés sous x. Djamel Ould Abbes a déclaré que l’enveloppe dégagée pour la prise en charge de ces enfants durant ces 9 années est de l’ordre d’un milliard deux cents millions de dinars. Le ministre explique que près de 15 422 enfants sont placés dans le cadre de la kafala et près de 2 000 sont transférés à l’étranger. La loi de la kafala, juge-t-il, est une bonne mesure pour accueillir des milliers d’enfants abandonnés, en difficulté, en danger, ou bien même des orphelins victimes du terrorisme. Le premier responsable du secteur, a précisé dans le même contexte, que pas moins de 3 000 enfants ont été repris par la mère biologique suite à une politique valorisante de sensibilisation. A ce propos, le ministre a indiqué qu’«on est au 20ème siècle, il faut faire tomber les murs du silence et casser les tabous pour pouvoir avancer», en soulignant l’importance de ce chiffre qui représente pour lui une victoire en dehors de tout jugement subjectif et condamnatoire pour l’enfant né sous x et la mère.
Néanmoins, il souligne que le regard que la société porte sur cette catégorie de la population s’est petit à petit profondément transformé vers le mieux. Par ailleurs, il a mis l’accent sur le projet de loi en faveur de l’enfant né sous x. A ce sujet, notre orateur affirme que «nous avons lancé un projet de loi sur la recherche de paternité qui est en cours de discussion». En soulignant qu’il s’agit de déterminer la paternité d’un enfant à travers les tests ADN. Désormais, poursuit-il, après la promulgation de la loi, les pères présumés et désignés par les mères seront contraints de subir les tests ADN afin de confirmer la paternité de l’enfant. Quant à la mère, ajoute-t-il, elle aura le droit d’être protégée et accueillie par les structures sociales pendant la période de grossesse jusqu’à l’allaitement. Ainsi, elle bénéficiera d’une formation dans un centre spécialisé et d’un emploi afin de lui éviter toute situation difficile.
Dans le même contexte, Djamel Ould Abbes affirme que l’inscription des enfants privés de famille est une initiative favorable qui facilite à de nombreuses familles l’adoption tout en avouant que cela permettra aux enfants l’intégration dans le processus du recueil légal. Il faut savoir par ailleurs qu’en Algérie, il y a 10 millions d’enfants qui représentent 30% de la population dont 20% sont âgés de moins de 5 ans. La question qui se pose est de savoir s’ils sont à l’abri de la violence. Vivent-ils réellement une enfance équilibrée ? Pour ceux qui sont placés en institution, il existe 35 Foyers pour enfants assistés (FEA) qui sont répartis à travers 27 wilayas, auxquels il faut ajouter 4 foyers pour enfants orphelins victimes du terrorisme. L’Algérie dispose de 22 foyers pour les enfants de 0 à 6 ans et de 13 pour les enfants de 6 à 18 ans. Le ministre de la Solidarité nationale annonce la création de 25 structures d’accueil d’ici 2009, tout en déplorant les lacunes et les problèmes de la non-qualification du personnel et les structures défaillantes.
-
20th February 2008 19:32 #6
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 288,898
Mercredi 20 Février 2008 -- “À Constantine, même si le nombre de nourrissons abandonnés a sensiblement baissé durant l’année 2007, il n’en reste pas moins que le phénomène est récurent”, a déclaré M. Boumenkar, directeur de l’action sociale lors d’une rencontre avec la presse. Ainsi pas moins de 102 bébés ont été abandonnés dans la capitale de l’Est durant l’année 2007, contre 121 en 2006, selon le bilan annuel des services de l’action sociale de la wilaya de Constantine.
Sur les 102 nourrissons, 71 ont été placés dans des familles d’accueil, alors que 12 ont été adoptés par des familles résidant à l’étranger, selon M. Boumenkar, qui n’a pas caché sa satisfaction quant au nombre élevé de couples demandeurs de la kafala. Ces derniers doivent, en effet, se conformer à la réglementation en vigueur en matière d’adoption. Aussi, le couple prétendant est soumis à une enquête sociale et devra présenter un dossier administratif en bonne et due forme. “C’est l’aspect financier de la chose qui nous intéresse en premier lieu. L’on doit s’assurer que le couple est capable de subvenir aux besoins de l’enfant, avant de donner un quelconque accord. L’enquête sociale peut durer longtemps, car nous recherchons l’intérêt des enfants avant tout", indique notre interlocuteur.
Lors de son intervention, le directeur de l’action sociale s’est, en outre, attardé sur le dossier des handicapés moteurs. La dernière augmentation des allocations et des pensions a amélioré le pouvoir d’achat des handicapés, selon M. Boumenkar qui précise qu’“une enveloppe estimée à 25 milliards 862 millions de centimes a été dégagée au profit de cette catégorie de la société”. Concernant les institutions spécialisées, il existe une école pour jeunes aveugles et une autre pour malentendants.
Par ailleurs, trois foyers pour enfants assistés, garçons, filles et une pouponnière, un centre spécialisé de rééducation pour délinquantes mineures, un foyer pour personnes âgées et handicapées (3e âge) et enfin Dar Errahma pour les SDF et les personnes abandonnées par leurs familles sont répartis à travers tout le territoire de la wilaya de Constantine.
En matière d’investissement, le DAS affichera clairement sa satisfaction quant à la réhabilitation et l’aménagement permanent des établissements déjà en activité ainsi que leur équipement pédagogique et technico-administratif. Ajouté à cela, un centre psychopédagogique est en cours de réalisation dans la localité de Didouche Mourad. Le taux d’avancement des travaux a atteint 90%, selon Abdelmadjid Boumenkar. Il s’agit également de la réalisation d'un autre centre du même genre à Ouled Rahmoun, dans la commune d'El-Khroub. Ces deux établissements permettront, selon l’avis du conférencier, une meilleure prise en charge des enfants assistés et des jeunes délinquants. Enfin, un centre de rééducation pour filles sera construit dans la nouvelle ville Massinissa (Khroub). Concernant le chapitre de l’insertion sociale des handicapés par le travail, le directeur de la DAS nous apprendra que 12 jeunes ont été recrutés, durant l’année 2007.
-
4th July 2008 22:59 #7
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 288,898
July 4, 2008 -- Natural disasters and a decade of terrorism have produced an ever-increasing number of orphans in Algeria. Members of this marginalised social group are often left to the care of international NGOs, while the government struggles to accommodate them in its social policy.
It is difficult to determine how many of them there are. Neither the National Solidarity Ministry nor the associations responsible for helping the orphans have precise figures. The general population census results published on June 16th do not even mention orphans.
Everyone agrees, however, that their numbers are increasing.
The solidarity ministry records 3,000 unmarried mothers every year. In a society which still does not accept the existence of unmarried mothers, most of them are tempted to abandon their children to state nurseries or leave them in hospitals or on the street.
Last March, National Solidarity Minister Djamel Ould Abbas said that steps would be taken to allow children born illegitimately to receive full civil status - in other words, to be given a family name by means of a DNA test and statements from the mother or close relative.
"We are in the process of looking into the matter with the security services, and by June we shall have a clearer idea of the number of children and their circumstances," Abbas said.
June has come and gone, however, and the ministry has given no concrete figure.
To help support government efforts to rescue abandoned children, Algérie Télécom has made two free telephone numbers available to the National Solidarity Ministry and the Ministry for Families and Women’s Affairs. But it is the charities who take on the lion’s share of the work of helping orphans.

One such organisation, SOS-Kinderdorf International, plans to open a centre in Corso (50 km east of Algiers) in September, in partnership with the National Solidarity Ministry.
The NGO began working in Algeria after the earthquake in El Asnam (now Chlef) in 1980, when it helped care for many children who were orphaned by the disaster. The NGO eventually built a village in Draria for children who had been abandoned or separated from their relatives: 62% have since been reunited with their biological families.
There are ten family houses for the more than 90 children at the Draria community 13 km from Algiers.
"It also has a youth house for the older children completing their education or training and taking their first guided steps towards independence," SOS Kinderhof says about the facility.
"The Corso centre will offer a garden for children with special needs and another for autistic children, a social day centre and a village for mothers and children," said the organisation's Gérard Aïssa Ruot. A second SOS children’s village will open its doors in Oran next year.
Still working with the solidarity ministry, the NGO will launch a project to care for orphans who have reached the age of majority and must leave the care homes. Since the majority of these young people risk ending up on the streets once they leave the orphanages, the project will help provide them with independent flats.
A pilot project has already been launched. Last year, the government sent six girls aged 15 to 21 to the children's village in Draria.
"We are preparing them to be more autonomous," explains Ruot, who thinks that this initiative clearly shows that the government is trying to change its ideas about caring for children who have no families, moving towards an approach which is better suited to the Algeria of today.

Since 2005, SOS-KDI has had a programme to help families in difficulty hold onto their children. The NGO aims to work alongside these families for three years and help them become more self-sufficient. These families receive training and support as they look for employment.
While NGOs work to assist orphans, however, many families who want to adopt children find themselves up against Algerian law and bureaucracy. In Constantine wilaya alone, 300 adoption requests are submitted each year. Only 80 to 100 are granted by the social action directorate. The government wants to be sure that the families who want to adopt children are really able to do so.
Algerian law allows kafala (care), but the adoptive family is not allowed under any circumstances to replace the biological family in the administrative or legal sense.
According to Temi Tidafi, who chairs the Algerian Association for Voluntary Foster Families, the Algerian kafala procedure is very rigorous.
In Algeria, the only authority empowered to oversee kafala procedures is the Director of Social Action, under delegated powers from the wali, Tidafi explains. The child is awarded in kafala after a social inquiry into the applicant family, which has to treat him as their own child. If the identity of the parents is unknown, and the justice minister agrees, the care-giving family may give the child their own family name. All the same, the mekfoul (adopted) child is not their legal offspring and does not have certain rights, such as that to inheritance.
In Algeria's kafala rules, a change of name is allowable on condition that the child’s parents are not known or the biological mother gives written consent for the change of name. This is not the case in other Muslim countries.
This progress in reforming Algerian law dates back to February 1992 after two years of efforts to convince the High Islamic Council of the need for a fatwa on the matter. The fatwa, which was signed in August 1991, sets a precedent for any amendments made by the government to human rights' laws.
According to Amar Haouchinie, a researcher in Islamic law, "Islam has encouraged kafala for orphans and their education. The Prophet spoke of "kafil" as entering Paradise."
But, he added: "Islam has banned adoption, which consists of taking someone else’s child as your own, or enabling him to inherit from you."
Under Algeria's kafala laws, an orphan may not enjoy everything that a biological child does, but at least he will have a roof over his head and a family to protect him.







LinkBack URL
About LinkBacks
Reply With Quote

Bangladesh
Ecuador
Morocco
Nepal
Nicaragua
Puerto Rico
Russia
Scotland
South Africa
Ukraine
Virtual Countries