Jeudi 20 septembre 2007 -- Selon les indications du rapport, qui reprend les informations sur l'arrestation d'enseignants impliqués dans l'organisation d'une grève syndicale, la situation en Algérie est loin de respecter les normes en la matière. Le rapport évoque, à titre d'exemple, le cas du Syndicat national autonome du personnel de l'administration publique (SNAPAP) qui n'est toujours pas reconnu et indique que le droit de grève continue de subir des restrictions dans notre pays.
Il faut savoir, note le rapport, que "les grèves susceptibles de provoquer une crise économique sont notamment interdites" en Algérie. Le rapport souligne le fait que le gouvernement peut interdire une grève s'il estime qu'elle risque de provoquer une grave crise économique, disposition que l'OIT a, à maintes fois, demandé au gouvernement algérien d'abroger.
Après que le rapport ait fait référence aux libertés syndicales telles que consacrées par la loi algérienne, le document passe à la dure réalité du terrain dominée par les persécutions. Le rapport cite une mission de l'Internationale des services publics (ISP), en visite en Algérie en novembre 2006, et qui a rapportée des preuves de représailles administratives continues et constantes à l'encontre de dirigeants et membres de syndicats en Algérie.
Autre remarque : l'obstruction à la syndicalisation dans le secteur public est monnaie courante, relève-t-on. Le rapport insiste sur le cas du SNAPAP dont les dirigeants font régulièrement l'objet de harcèlements et de persécutions.
Le gouvernement a refusé, lit-on également dans le document, d'enregistrer ce syndicat autonome au statut de confédération nationale et a exigé que l'organisation lui fournisse préalablement une liste complète de ses adhérents ainsi que leurs cartes syndicales.
L'OIT souligne et à plusieurs reprises à l'attention du gouvernement, qu'une telle pratique contrevenait aux principes de la liberté d'association, vu qu'elle exposerait les membres du syndicat au risque de discrimination antisyndicale.
De ce fait, le SNAPAP, ajoute le document, n'a pas non plus pu créer de sections syndicales, notamment dans les hôpitaux. L'obstruction à la syndicalisation se fait aussi sous forme de sanctions, de menaces et de renvois, dans les administrations locales, le secteur de l'eau, les travaux publics, les douanes et la défense civile (Protection civile), toujours selon le rapport.
La tenue d'assemblées générales des syndicats affiliés est souvent empêchée, est-il remarqué. Les autorités font parfois obstruction à l'enregistrement de nouveaux syndicats en refusant simplement d'accuser réception de leur demande d'enregistrement, ajoute le document, en indiquant également que les syndicats indépendants, plus petits, ont des problèmes du fait qu'ils ne représentent généralement pas plus de 20 % des effectifs d'une entreprise et du fait que la systématisation des contrats temporaires dans le secteur public complique aussi l'adhésion à une organisation syndicale.
Selon le rapport, il y a une faible implantation syndicale dans le secteur privé et dans le secteur informel. Ces deux secteurs, lit-on, connaissent un essor considérable et sont synonymes de dégradation des conditions de travail, de non application de la réglementation du travail, d'absence de protection sociale et d'absence de libertés syndicales.
+ Reply to Thread
Results 1 to 2 of 2
-
20th September 2007 15:46 #1
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 288,898
Rapport annuel 2007 sur les violations des droits syndicaux :
-
22nd September 2007 02:12 #2
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 288,898







LinkBack URL
About LinkBacks
Reply With Quote

Bangladesh
Ecuador
Morocco
Nepal
Nicaragua
Puerto Rico
Russia
Scotland
South Africa
Ukraine
Virtual Countries