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  1. #1
    Al-khiyal is offline Super Moderator
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    Quelle prise en charge pour les enfants victimes du terrorisme ?


    Mercredi 30 Avril 2008 -- «Nous n’avons pas de données précises sur la prise en charge des enfants victimes du terrorisme.» Cette étonnante, frustrante et révoltante déclaration émane d’un responsable au ministère de la Solidarité nationale.

    Comment peut-on, à ce point, marginaliser cette frange très sensible de la société, et permettre sa mise à l’écart sans lui garantir un suivi régulier et pointilleux. En Occident, des campagnes médiatiques très agressives sont menées pour sensibiliser les parents afin de ne pas laisser leurs enfants regarder les programmes violents à la télévision, lesquels provoquent chez ces êtres fragiles des réactions agressives. Que doit-on faire pour ces gamins qui ont vécu des atrocités ?

    «Il y avait quatre centres spécialisés pour les accueillir. Cela fait quelques années, les enfants victimes du terrorisme sont maintenant des jeunes hommes. D’ailleurs, je crois savoir qu’un de ces centresa été converti en foyer pour orphelins.

    Cela dit, ces enfants bénéficient en priorité des aides sociales, comme le trousseau scolaire, l’accès aux camps de vacances, etc., et pour ceux qui en ont besoin d’un suivi psychologique», poursuit le responsable. Ce dernier, pour justifier le manque de données sur le suivi de ces enfants, explique que la politique du ministère était de favoriser leur prise en charge par leurs proches parents. «Il est préférable qu’ils évoluent auprès de leurs proches : oncles, tantes… »

    Mais, en l’absence de données chiffrées, de transparence et de visibilité, il est impossible de connaître la réalité du terrain. En dehors de l’enveloppe consacrée par le ministère à l’indemnisation des familles victimes de la tragédie nationale, 15 milliards de dinars, entre 2005 et 2007, (pour ce qui est des enveloppes, les chiffres sont toujours présents ?!), le reste est complètement opaque.

    Combien d’enfants ont enduré l’indescriptible ? Devant l’inexistence de données officielles, les voies de la spéculation sont grandes ouvertes. Selon une étude psychologique sur les enfants victimes du terrorisme, réalisée en 2006 par le Dr Oukaci Lounis, maître de conférences à l’université de Constantine, ils seraient plus de 40 000 à l’échelle nationale. Un chiffre effarant. Une tragédie d’une telle ampleur ne mérite-t-elle pas une attention particulière des pouvoirs publics ?

    Pourquoi n’a-t-on pas créé une structure spécialisée pour la prise en charge de ce pan entier de la société ? Il s’agit presque d’une génération entière. «Un suivi psychologique est assuré pour ceux qui en ont besoin», disait le responsable du ministère de la Solidarité. Pourtant, il est évident que tout enfant ou adulte ayant vécu une situation dramatique doit avoir un suivi psychologique des années durant. Ils ont tous besoin d’une assistance matérielle, psychologique, et pourquoi pas de la reconnaissance de la part de toute la société. Ils sont des martyrs vivants. La société entière doit les prendre sous son aile protectrice et bienveillante. Sinon, le pire est à craindre.

    Toujours selon l’étude susmentionnée, sur un échantillon d’enfants victimes de la tragédie nationale, «quatre concepts caractérisent leur personnalité : l’angoisse de la mort, 100%, l’angoisse d’un avenir sans lendemain, 85%, l’envie de se venger, 75%, et la haine envers la société, 100%». La recherche concernait également un certain nombre d’enfants âgés entre 8 et 13 ans en 2006. Les enfants d’hier sont les hommes de demain. Même si, il faut le reconnaître, il y a des mouvements associatifs qui s’escriment à leur offrir un suivi régulier et une prise en charge selon leurs capacités, rien ne prouve que les responsables aient pris connaissance du danger de ce phénomène.

    Si les harraga, les femmes battues, les enfants abandonnés ou nés sous X, la délinquance juvénile et la consommation de la drogue (loin de minimiser l’importance de ces fléaux) sont des thèmes de conférences récurrents, qui font aussitôt la une des quotidiens nationaux, il n’est pas tolérable d’oublier ces enfants traumatisés.

    En conclusion, le Dr Oukaci écrit : «Ces enfants demandent de l’aide, et que [leur énergie destructrice] soit transformée en une [énergie constructive.] A bon entendeur…

  2. #2
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    Rachida Merkouche :


    Mercredi 30 Avril 2008 -- Notre pays a été marqué par les terribles années de sang et de mort décrétée par les ennemis du peuple. Qui d’entre nous n’a pas été touché, directement ou non, par ces dix années de tragédie où la survie a pris le pas sur la vie. Les tueries commises dans certaines régions du pays restent dans toutes les mémoires, mais ce sont les rescapés de ces tueries qui peinent à poursuivre leur existence. Le traumatisme est énorme pour ces personnes qui ont survécu à un massacre ou qui ont perdu un membre de leur famille dans un assassinat.

    Qui ne se souvient de Bentalha, une localité martyre de la commune de Baraki, qui a vécu l’enfer dans la nuit du 23 septembre 1997. Près de 11 ans sont passés, et le nom de cette localité reste lié à ce massacre, même si la vie a repris ses droits. D’ailleurs, une prise en charge psychologique était nécessaire après la tragédie, pour tenter d’en atténuer les séquelles chez les familles et les victimes qui y ont survécu. Un centre avait ouvert une année plus tard (le 28 octobre 1998) à l’initiative de la FOREM (Fondation nationale pour la promotion de la santé et du développement de la recherche) qui a apporté sa contribution dans la prise en charge psychologique des victimes de Bentalha. L’urgence était à ce moment-là d’aider tous ceux qui ont vécu les affres de cette nuit à parler de ce qu’ils ont enduré afin de pouvoir se réapproprier le désir de vivre et de se projeter dans l’avenir.

    Des thérapies de groupe étaient organisées pour tous ceux qui voulaient s’exprimer et exorciser leur peur. Des femmes et des hommes disaient leur affliction, des enfants exprimaient leur inquiétude à travers des dessins où le sang et la mort étaient présents. Puis, au fil du temps, la prise en charge a pris un autre aspect. En l’absence de statistiques au sein de cette structure, on parle de 700 familles confrontées à ce drame. Il s’agissait de faire sortir ces personnes, notamment les enfants, d’un vécu insoutenable, et de leur permettre de voir d’autres horizons, à travers des sorties sur le territoire, surtout en bord de mer, et à l’étranger. «Une façon de les inciter à reprendre confiance en les autres, car ils se sont repliés sur eux-mêmes», nous dit-on.

    «Le centre a fini par acquérir une réputation, et quand la situation s’est un peu calmée, il est devenu une destination pour les étrangers qui ont commencé à procurer de l’aide», relève une psychologue qui précise que cette structure a apporté son assistance en priorité aux habitants de Bentalha, mais aussi à ceux de Baraki, de Sidi Moussa et de Houaoura. «Tous ont bénéficié d’une aide psychologique et d’une aide matérielle. Les femmes et les enfants traumatisés par le massacre affluaient vers le centre.» Le traumatisme s’est atténué, mais le contact n’a jamais été coupé.

    Les jeunes victimes ont grandi. Les enfants d’autrefois, devenus adolescents, y viennent le cœur un peu apaisé pour d’autres rendez-vous tels que le sport et la lecture. Une salle de musculation et une bibliothèque y ont été installées. D’autres, un peu plus âgés à l’époque du drame, sont devenus des parents et y ramènent leurs enfants, 2 classes (crèche et préscolaire) ayant été ouvertes. Les concepteurs du centre ont également pensé aux enfants orphelins de la tragédie qui bénéficient d’une aide à travers un bureau intitulé «kafil el yatim» créé à cet effet. Une convention signée avec le Croissant-Rouge émirati (CRE) permet à 1 000 enfants d’avoir chacun (un par famille) un kafil (parrain) qui apporte un appui financier.

    «Sur la base d’un dossier et une fois toutes les procédures juridiques accomplies, le CRE transmet à la mère ou au tuteur de l’enfant une somme tous les trimestres. A charge pour ces derniers d’informer le bienfaiteur, par le biais du bureau, du cheminement de l’enfant, notamment dans son parcours scolaire. Nous avons même des particuliers, émiratis, qui prennent des enfants en charge de la même façon et qui les suivent de loin.» Le rôle du bureau «kafil el yatim», précise notre interlocutrice, est d’établir un rapport, avec des documents et des photos (de l’enfant avec sa mère ou son tuteur) pour informer le kafil ou le CRE de l’utilisation de leur argent. Selon elle, des organismes algériens commencent à emboîter le pas à ces bienfaiteurs, comme c’est le cas du Touring Club qui prend en charge de la même manière 23 enfants.

    On tient à préciser que le centre inclut dans ce processus même les enfants dont le père est mort dans des circonstances autres que le terrorisme. «Ce bureau a beaucoup aidé sur le plan matériel et moral. D’autant plus que certaines femmes assurent ne pas avoir d’autres ressources que celles du kafil.» En plus de toutes ces actions, le centre de Bentalha poursuit sa mission de prise en charge psychologique et orthophonique des enfants et des adolescents en difficulté, notamment à la demande des établissements scolaires. La journée de l’enfance et les fêtes religieuses sont autant d’occasions célébrées par cette structure avec les enfants de Bentalha et leurs familles.

  3. #3
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    Madani Azzeddine :


    Mercredi 30 Avril 2008 -- La wilaya d’Aïn Defla, qui a beaucoup souffert du terrorisme, à l’instar de certaines autres wilayas du pays, a pris des dispositions particulières visant à la prise en charge des personnes victimes de ce phénomène, selon les orientations du gouvernement. Cependant, il semble qu’il reste beaucoup à faire dans ce domaine, puisqu’on entend, ici et là, que des enfants souffrent encore des séquelles laissées par la barbarie. Dans cette wilaya, aucun centre spécialisé n’a été désigné par les autorités locales pour s’occuper de cette catégorie «martyrisée» ; en revanche, le soutien psychologique a été assuré à plusieurs niveaux.

    Selon la présidente de l’Association des victimes du terrorisme d’Aïn Defla, il existe, actuellement, de nombreuses personnes qui ont besoin d’une prise en charge dans différents volets. Des démarches sont régulièrement effectuées auprès des services concernés pour prendre en charge les revendications des adhérents. Selon elle, les autorités locales sont toujours à l’écoute pour trouver des solutions adéquates à cette catégorie, laquelle a besoin d’un soutien spécial, en plus d’autres dispositions telles que l’envoi de ces enfants en colonie de vacances. Des enfants, filles et garçons, nécessitent, à titre d’exemple, selon notre même source, une prise en charge médicale, notamment la chirurgie esthétique pour faire disparaître les traces laissées aux cous et visages par les barbares. Des démarches sont effectuées auprès des services de la DAS et ailleurs pour que ces enfants soient soignés d’une façon efficace afin qu’ils mènent une vie ordinaire.

    Par ailleurs, dans cette wilaya, le foyer pour enfants assistés de Zougala, d’une capacité d’accueil de 70, n’est plus en activité, en raison des travaux de réfection ; ces occupants, dans la plupart sont adultes, ont été pris en charge par les autorités locales qui leur ont octroyé des logements. Un centre médico-pédagogique, situé à Ben Allel, à l’ouest de Miliana, d’une capacité d’accueil de 73 enfants, se charge d’une catégorie souffrant d’un handicap mental. Notons que certains travaux s’avèrent nécessaires dans ce centre. Selon des sources bien informées, ces enfants vont être prochainement transférés vers le nouveau centre, réalisé et équipé dernièrement. Cette nouvelle structure, située à la sortie ouest du chef-lieu de wilaya, a été visitée, il y un certain temps, par le ministre de la Solidarité. En somme, ces centres, qui activent actuellement dans cette wilaya, ont besoin de plus de moyens matériels et financiers pour assurer leur bon fonctionnement, lequel s’appuie évidement sur un encadrement spécialisé suffisant.

  4. #4
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    Mohamed Medjahdi :


    Mercredi 30 Avril 2008 -- Ils sont jeunes actuellement. Ils ont vécu de pénibles situations lors de la décennie noire. Dix ans se sont écoulés et les images horribles s’affichent de temps à autre, les replongeant dans des souvenirs d’horreur. C’est le cas de Fatima d’Ouled Mimoun, âgée actuellement de 27 ans. Elle n’arrive pas encore à oublier cette incursion et ce massacre qui ont coûté la vie à ses frères. Elle avait à peine 13 ans. Mal prise en charge, elle souffre encore, et sa triste mine prouve le vécu d’un drame que personne ne pouvait l’imaginer, quand la lame des terroristes dictait sa loi. Un autre cas : celui du petit Benaïssa, fils d’un policier assassiné devant ses yeux, et qui, depuis, a perdu la raison et vit grâce aux dons et à l’affection de la société. Evoquer de tels cas, c’est remonter à travers le temps, dans une époque où des assassinats aussi lâches les uns que les autres ont marqué la wilaya de Tlemcen. Des enfants, des femmes, des militaires, des citoyens ont péri par des balles assassines ou par lame.

    Le syndrome psychotraumatique de ces années de terreur a marqué cet enfant, aujourd’hui adulte, qui revoit sans cesse les images de l’horreur incrustées dans sa mémoire. Elles reviennent comme des flashs terrifiants lors de cauchemars et à l’occasion d’un moment de fatigue ou de décontraction. Pour moins souffrir, dira un témoin oculaire, le blessé psychique évite tout ce qui peut lui rappeler l’horreur, le lieu, les gens, parfois sa proche famille, ou le simple fait de réfléchir à ce qui s’est passé.

    En effet, quand cet enfant, explique un psychiatre, fuit et agresse ceux qui le protègent, c’est à la culture ambiante de proposer des récits qui permettront aux partenaires d’apprendre à se comprendre en évitant les contresens affectueux. «Il faut l’aider, même jeune aujourd’hui, à surmonter ses échecs afin qu’il ne soit pas toujours prisonnier du passé.» Traumatisée par des actes criminels en direct, cette frange de la population est constituée de beaucoup d’enfants, surtout ceux des zones rurales. Ils étaient noyés dans l’angoisse, face aux morts quasi quotidiennes, aux assassinats ciblés perpétrés par les terroristes qui ont semé la terreur et la peur. Comment soigner toutes ces blessures qui ne se voient pas ? Un psychologue, contacté par téléphone, précise que la nécessité de la mise en œuvre d’un processus thérapeutique est indispensable, mais il ne faut pas se méprendre sur son sens. L’irréparable ne se répare pas, le traumatisme ne s’efface pas.

    Il s’agit plus modestement de permettre à cette communauté de vivre avec le traumatisme et non pas dans le traumatisme, de se libérer du passé. L’enjeu du processus thérapeutique se situe au niveau individuel, mais également collectif. Autrement dit, ces jeunes qui ont vécu la violence durant la décennie noire constituent la société de demain. L’avenir même de la société est donc en danger si ces enfants qui ont vécu des scènes horribles, qu’on n’a même pas vus dans des films de fiction, ne reçoivent aucune aide psychologique. En l’absence de centres de prise en charge, comme l’affirme une source de la wilaya, il est temps de remédier à la situation, car juste une bonne parole occupe une place centrale dans le processus thérapeutique. Donner à cet enfant un espace de parole est indispensable pour qu’il puisse dire ses blessures et leur attribuer un sens.

    Comprendre sa blessure pour pouvoir vivre avec nécessite ce détour par la parole. «Il faut agir pour une meilleure protection », nous a-t-on précisé, malgré l’inexistence de centres destinés à cet effet. Même si certaines victimes refusaient d’aborder le sujet en se contentant de dire «el irhab andah madar». Mais on peut facilement lire sur les visages innocents qui ont vécu un événement traumatique la souffrance qu’ils endurent, car, le traumatisé souffre d’obsessions, de pensées figées, toujours aussi douloureuses et inconsolables. Devant le manque de statistiques, des observateurs n’ont pas manqué de déclarer que, parmi les enfants de la décennie noire, il en existe beaucoup qui souffrent de dépression chronique, d’autres d’angoisses injustifiées, certains font des cauchemars, et d’autres se plaignent d’un sentiment d’insécurité, comme il y en a qui souffrent de phobies, et d’autres encore qui sont facilement irascibles.

    Ainsi, soigner signifie modifier ou aider à modifier l’état d’une personne et ce changement, pour être efficace et durable, doit s’opérer en profondeur. Autrement dit, soigner revient à redonner la vie à celui qui souffre. Restent, cependant, le travail et la mission des responsables concernés pour sauver cette communauté qui nécessite une prise en charge même tardive. L’essentiel est d’effacer les traces du mal.

  5. #5
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    Nacer Haniche :


    Mercredi 30 Avril 2008 -- Inauguré durant l’année 2000, le centre régional d’accueil des enfants orphelins victimes du terrorisme, créé en application du décret n° 98-48 du 13 février 1999, est destiné à accueillir les enfants dont les parents ont été assassinés par les terroristes à travers les différentes localités de la wilaya durant la période sanglante des années 90. Ce centre avait été créé, initialement, dans le but de redonner goût à la vie à ces enfants, en les réinsérant dans leur milieu, leurs familles. Mais, des années après, ce foyer, où vivaient que quelques orphelins, faute de pensionnaires, a été transformé en centre psychopédagogique, dont la tâche sera désormais la prise en charge des attardés mentaux, et ce, sur décision du ministre de la Solidarité nationale, Djamel Ould Abbas, lors d’une visite qu’il avait effectuée l’année dernière dans la wilaya de Bouira. Au départ, cet établissement, d’une capacité de 80 places, était encadré par 12 éducateurs, dont 5 spécialistes, 3 psychologues (1 orthophoniste, 1 pédagogue et 1 clinicien), un médecin et un chef de service pédagogue. Les responsables de cette structure ont rappelé le nombre de 34 pensionnaires ayant, au cours de l’année 2004, pu réussir leur réintégration : huit ont suivi une formation professionnelle, sept ont réussi à surmonter leur traumatisme psychologique qui était dû à l’échec scolaire et huit autres ont pu fonder un foyer. Par ailleurs, grâce aux efforts déployés par le personnel, sur les neuf candidats présents aux examens scolaires, un seul a échoué.

    Les psychopédagogues sont parvenus à créer des conditions propices au travail, en y inculquant de bonnes habitudes avec une discipline librement consentie, surtout après l’acquisition d’une parcelle de deux hectares, limitrophe au centre, qui appartenait au ministère de l’Agriculture, servant aux handicapés mentaux, à l’aide de leurs éducateurs, dans leurs travaux agricoles, notamment l’aviculture, les cultures maraîchères, l’apiculture, etc., afin de se rendre utiles et suivre une thérapie collective. Selon les mêmes sources, les éducateurs dispensent 30 heures de cours par semaine et exploitent toutes les heures creuses pour intervenir. Une salle d’étude est ouverte en permanence. En outre, les psychologues, par d’inlassables efforts d’observation et d’écoute attentive, se tiennent constamment à la disposition de ceux qui sont en butte à la moindre difficulté. Au début, raconte le responsable du foyer, les enfants étaient méfiants et ne se confiaient pas aussi facilement. Le contact avec le psychologue se faisait au moyen du stylo et du papier. La confession était glissée sous la porte du psychologue, qui la lisait et répondait à son auteur avec tout le tact exigé en pareille circonstance pour ne pas effaroucher l’enfant. Aujourd’hui, les relations entre les psychologues et leurs sujets sont au mieux, selon le directeur du foyer. La confiance règne parfaitement, comme chez les membres d’une même famille. Depuis sa création, sur les 60 enfants que le centre avait accueillis, dont certains sont venus des wilayas limitrophes telles que Médéa et Blida, et qui avaient été accueillis dans un état critique, âgés à l’époque de moins de 10 ans et avaient assisté, pour la plupart, aux massacres de leurs parents et de leurs frères et sœurs, la majorité des pensionnaires ont réussi à combattre définitivement leur handicap psychologique et regagner leurs régions respectives. Parmi eux, certains se sont lancés, dans le cadre des dispositifs de l’ANSEJ et de l’ANGEM, dans le montage de petites entreprises ; et d’autres se sont engagés dans les services de sécurité.

  6. #6
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    October 7, 2008 -- Algeria is taking new steps to assist victims of terrorism and their families. The government announced recently that it will open up vocational training to children affected by terrorism, a move advocacy NGOs welcome as a positive development.

    The new programme, overseen by the Ministry of Vocational Training, includes some 80 specialities in handicrafts and other sectors selected by a national committee of education experts. The group studied the lives of victims who were school-age children during the security crisis of the 1990s, many of whom were driven out of school.

    The resulting list of candidates was divided into three groupings: the first is victims who dropped out of elementary school, the second left secondary school, and the third, some 2.5%, were never sent to school and will have a special programme in collaboration with the National Office for Literacy.

    According to Minister of Vocational Training Elhadi Khaldi, the programme comes directly from President Abdelaziz Bouteflika, who issued orders to support children deprived of schooling during the years of the crisis, as part of a broader programme called "Rehabilitation and Illiteracy Eradication".

    The exact number of victims of terrorism remains unknown. The government has instructed governors in all provinces affected by terrorism to conduct a large-scale census to identify potential recipients and to inform them of the benefits they can claim.

    The new programme will also provide for 300 new training centres in Algeria's more remote areas, where many of the targeted young people reside. To give trainees enough time to register, the ministry postponed the start of classes until October 25th.

    NGOs defending the rights of children are reacting positively to this new programme, saying only that it should not have taken this long to begin.

    Fatma Zohra Flessi, Secretary-General of the National Organisation for the Victims of Terrorism told Magharebia that the government's plan responds directly to the needs and demands expressed by victims themselves.

    Flessi said that the plan is a good one, but that it came too late for a number of victims. "Some of them are now thirty and have never had a job and did not receive any training to help them enter the labour market." She offered the assistance of her organisation to aid the government and to ensure the success of the programme.

    Mustapha Bouaza, head of the Vocational Training and Health Committee in the People's National Assembly spoke with Magharebia about the government's reasons for undertaking this new initiative. "The Algerian state, which has suffered from terrorism in recent years, had to take the necessary measures to re-unite Algerians, help the victims of the crisis and contain the grudges existing among different categories of society," he said.

    The latter reason is more important, he said. "Integrating the youth who suffered from terrorism and others in a training centre who may be the relatives of someone who raised arms against the state will help in establishing links among them, avoiding the old grudges in the future and sparking the sensitivities of the past; something which will inevitably lead to settling of scores."

    Bouaza also urged the government to plan other measures not related to professional training, to involve society and to "promote the values of peace and reconciliation among the people so that the consequences of the security crisis may be overcome once and for all."

  7. #7
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    Mardi 18 Novembre 2008 -- Le directeur régional de l’organisation internationale pour la reforme pénale, Tahar Boumedra, a indiqué que l’Algérie a besoin d’un programme spécial pour réinsérer les enfants des terroristes qui sont nés dans les maquis à cause des conditions particulières dans lesquelles ils ont vécu dés leurs enfance ainsi que les scènes d’atrocités qui sont gravées dans leurs mémoires.

    Lors d’une déclaration à El Khabar, en marge d’une session professionnelle de l’organisation en coordination avec le ministère de la Justice, au profit des avocats pour les mineurs et les officiers de la sûreté et de la police, Boumedra a déclaré que ces programmes vont faire en sorte de les éloigner du milieu criminel et éviter de les mettre dans des établissements pénitentiaires afin d’éviter de les mélanger avec les jeunes qui ont commis des délits ou des crimes.

    Boumedra a appelé les autorités Algériennes à traiter les dossiers avec sagesse et créer des milieux éducatifs aux enfants qui sont nés dans les maquis, et éviter de les soumettre à des interrogatoires et des enquêtes sécuritaires.

    De son côté, le directeur général des établissements pénitentiaires, Mokhtar Felioune, a affirmé, en marge de la session qui durera 4 jours, que 600 enfants sont dans des pavillons réservés aux mineurs dans les prisons, à l’image de celle d’El Harrach.

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