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  1. #1
    Al-khiyal is offline Super Moderator
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    95 % des 81 000 associations agréées sont absentes du terrain


    Samedi 14 juin 2008 -- Jusqu’à maintenant, plus de 81 000 associations ont été agréées. Cette déclaration est du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales qui répondait à une interpellation d’un sénateur sur un supposé refus de l’administration de donner des agréments aux associations. M. Zerhouni a démenti l’information non sans préciser que celles des demandes qui ont été rejetées sont incomplètes ou que leur objet social ne répond pas à l’activité de la société civile. Le ministre de l’Intérieur a également indiqué jeudi devant le sénat, lors de la traditionnelle séance des questions orales, que 95% des associations agréées «n’ont jamais présenté le rapport officiel sur leurs activités, tel que prévu par la loi». Et M. Zerhouni d’ajouter : «Elles n’ont jamais présenté le rapport financier.» Toutefois, il ne précisera pas si ces associations ont été poursuivies par l’administration pour manquement ou violation de la loi sur les associations. Partant de tous ces éléments, il a informé les sénateurs présents que la loi sur les associations sera revue. Des dispositions plus sévères seront introduites. «Le pays a besoin d’associations crédibles qui s’engagent à travailler avec les communes et les wilayas pour améliorer le quotidien des citoyens.» Il s’appuiera sur les récentes émeutes qui ont secoué Oran, Ghardaïa et Chlef et où le mouvement associatif n’a pas joué son rôle. Ce n’est pas la première fois que le premier responsable de la sécurité du pays et des collectivités locales s’exprime sur cette question.

    A diverses occasions et souvent en réponse aux questions des journalistes, en marge des travaux du Parlement, il indiquait la nécessité de revoir la législation en la matière. Tout comme d’ailleurs pour les partis politiques. Le ministre a affirmé aussi, en guise d’arguments supplémentaires pour justifier la nécessité de revoir la loi, que certaines associations sollicitent des autorisations pour récupérer des dons envoyés par certains pays que «l’on retrouve ensuite sur le marché». Et M. Zerhouni de préciser : «Après avoir obtenu l’agrément pour participer à des activités culturelles, une association a demandé une autorisation au ministère de l’Intérieur pour la réception d’un don en provenance d’Allemagne sans payer les taxes douanières. Il s’est avéré qu’elle a réceptionné des ordinateurs.» Yazid Zerhouni a également été interpellé par un autre sénateur sur la rémunération des élus locaux qui n’ont pas bénéficié des augmentations. Il a affirmé qu’un projet de loi sur le salaire des élus locaux a été soumis au gouvernement. Il suit son cheminement normal. Non sans préciser que la question demeure cependant sensible. Plusieurs voix se sont élevées pour exiger que les élus locaux soient prémunis de la corruption et de la malversation à travers une meilleure rémunération.

  2. #2
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    Samedi 14 juin 2008 -- Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, M. Noureddine Yazid Zerhouni, a affirmé, jeudi à Alger, la nécessité de réviser la loi sur les associations. «Il est impératif de réviser les modalités d’accréditation des associations et de définir leur champ d’intervention pour pouvoir atteindre les objectifs escomptés en la matière», a indiqué M. Zerhouni dans sa réponse à une question d’un membre du Conseil de la nation lors d’une séance plénière consacrée aux questions orales. Le ministère de l’Intérieur, a-t-il dit, formulera «prochainement» une proposition au gouvernement sur un projet de révision de la loi sur les associations, ajoutant que «le pays a besoin d’associations crédibles qui s’engagent à travailler avec les communes et les wilayas pour améliorer le quotidien des citoyens». «95 % des 81 000 associations agréées n’ont jamais présenté le rapport officiel sur leurs activités tel que prévu par la loi», a indiqué le ministre qui a ajouté que la majorité d’entre elles «n’ont jamais présenté leur rapport financier». Le ministre a ajouté que les associations qui ne «respectent pas leur engagement» répondront devant la justice, une étape prévue par la loi avant une possible dissolution. Une expérience de 15 ans d’activité associative a démontré qu’«à l’exception de certaines associations, la majorité reste absente», a-t-il indiqué. Et d’évoquer les récents évènements enregistrés dans les wilayas de Ghardaïa (Berriane), Chlef et Oran. Après avoir rappelé que la wilaya de Chlef compte 1 721 associations, Ghardaïa où le nombre d’habitants ne dépasse pas 300 000 en compte 1 867 et Oran 3 348 associations dont 622 sportives, il s’est interrogé sur l’absence de ces associations lors de ces évènements. Une absence, a-t-il fait remarquer, qui s’est fait ressentir lors des «incidents» qu’à connus la wilaya d’Oran après la défaite d’une équipe de football.

  3. #3
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    Samedi 14 juin 2008 -- Le ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales Noureddine Yazid Zerhouni, parlant du mouvement associatif, semble décidé à donner un grand coup dans la fourmilière. Une démarche somme toute attendue, si l'on se réfère aux critiques émises par le ministre envers les associations, au lendemain des événements qui ont secoué les villes d'Oran, Chlef et Berriane. Zerhouni qui répondait, jeudi, à une question d'un membre du Conseil de la Nation lors d'une séance plénière consacrée aux questions orales, a affirmé la nécessité de réviser la loi sur les associations. Il a annoncé que son département formulera prochainement une proposition au gouvernement sur un projet de révision de cette loi.

    Tout en soulignant qu'il est impératif de réviser les modalités d'accréditation des associations et définir leur champ d'intervention pour pouvoir atteindre les objectifs escomptés en la matière, le ministre a indiqué que le pays a besoin d'associations crédibles qui s'engagent à travailler avec les communes et les wilayas pour améliorer le quotidien des citoyens. Dans ce contexte, le ministre a affirmé que 95% des associations agréées n'ont jamais présenté le rapport officiel sur leurs activités tel que prévu par la loi. Pire encore, ajoute le même responsable, la majorité de ces associations n'ont jamais présenté leur rapport financier.

    D'autre part et en réponse à une question relative au refus de l'octroi d'agrément pour certaines associations, Zerhouni a précisé que des réserves peuvent être émises par l'administration sur certains dossiers, notamment dans le cas où ces dossiers sont incomplets ou non valides ou encore lorsque la raison avancée par le demandeur est incompatible avec le champ d'action de la société civile.

    Chiffres à l'appui, le ministre a indiqué que dans la majorité des cas, la réponse de l'administration est positive. Il soulignera dans ce sens que le nombre d'associations n'a cessé d'augmenter depuis 1991, passant de 30.000 associations en 1992 à 58 000 en 2001, avant d'arriver à 75 000 en 2003 pour atteindre les 78 000 associations en 2005. Aujourd'hui, ajoute Zerhouni, le nombre total des associations agréées avoisine les 81 000 associations.

    «Il n'y a pas de politique qui s'oppose aux activités à caractère associatif», précise le ministre, affirmant par contre que des associations demandent des autorisations pour récupérer des dons envoyés par certains pays et qui sont ensuite revendus sur les marchés. C'est le cas, dira-t-il, d'une association qui, après avoir obtenu l'agrément pour participer à des activités culturelles, a demandé une autorisation au ministère de l'Intérieur pour la réception d'un don en provenance d'Allemagne sans payer les taxes douanières. «Il s'est avéré que celle-ci a reçu des ordinateurs impropres à l'usage», a-t-il expliqué.

    Après avoir rappelé le nombre très important d'associations que comptent les wilayas de Chlef (1 721 associations), Oran (3 348 associations dont 622 sportives) et Ghardaïa (1 867 associations pour 300 000 habitants), Zerhouni s'est interrogé sur l'absence du mouvement associatif lors des dernières émeutes. Une absence, a-t-il fait remarquer, qui s'est fait ressentir lors des «incidents» qu'a connus la wilaya d'Oran. Enfin et en réponse à une question de l'APS, en marge de la séance, sur la possibilité d'une dissolution légale des associations qui ne respectent pas leur engagement, Zerhouni a expliqué que la loi prévoit de porter l'affaire devant la justice après avoir avisé l'association pour manquement à ses engagements. Une expérience de 15 ans d'activité associative a démontré qu'à «l'exception de certaines associations, la majorité reste absente».

  4. #4
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    Mustapha Hammouche :


    Dimanche 15 Juin 2008 -- Le ministre de l’Intérieur dénonce la profusion d’associations et leur stérilité sociale. Comme il arrive qu’on soit écœuré de son propre ouvrage, il promet d’assainir la situation associative. Or, celle-ci découle de la politique d’essaimage organisationnel de ses soutiens. En passant de 30 000 en 1992 à 58 000 en 2001, le mouvement associatif n’a fait que répondre à la demande politique du nouveau pouvoir. Suggérant un troc de nature “pétrole contre soutien”, le pouvoir installé en 1999, profitant de la coïncidence de l’augmentation des recettes pétrolières, a vulgarisé l’intérêt spéculatif de l’embrigadement parapolitique.

    La démarche est simple : l’État s’est d’abord déclaré réfractaire à toute perspective de promotion sociale par les voies naturelles qui permettent une amélioration des conditions de vie des citoyens : politique du logement social, de l’emploi et des services publics et, surtout, gel des salaires et pensions sociales, régulièrement souligné par l’ancien Chef du gouvernement. Il a ensuite laissé faire la démonstration de l’intérêt social que les gens ont à s’intégrer dans le réseau associatif que l’administration peut contrôler dans ses activités, dans ses budgets et dans les privilèges auxquels les adhérents peuvent prétendre.

    Les campagnes électorales furent conçues comme une activité de démarchage des intérêts organisés, qu’ils soient formellement structurés, comme les clubs de football, ou informellement coalisés, comme les zaouïas. Quand on fait campagne dans des “cercles sportifs” et dans des sièges de congrégation, apportant le magot en même temps que la bonne parole, il faut s’attendre à ce que ces lucratives institutions et leurs animateurs fassent des émules. Il y en aura même qui penseront à créer des associations de… soutien. Au candidat, à la réconciliation nationale, au “deuxième mandat”, au “troisième mandat”…

    Sinon comment penser que les zaouïas, par nature rebelles au contrôle administratifs, “régularisent” leur situation d’association officielle avant que, conflits d’intérêt obligent, ne poussent des associations de zaouïas bis, voire ter.
    Cet engouement caractérisait, à une autre époque, la vie politique. Les sigles et les programmes les plus farfelus ont alors agrémenté la vie publique. De certaines initiatives, on ne retient d’ailleurs plus que les aspects anecdotiques et comiques. Mais avec la rigueur islamiste et la crise budgétaire de l’Algérie des années 1990, beaucoup ont renoncé à un engagement de plus en plus risqué et de moins en moins avantageux.

    Cette marchandisation du militantisme a, de son côté, réduit l’engagement politique à ce qu’il est aujourd’hui pour beaucoup de ceux qui s’y attachent : une voie de carrière et de promotion sociale. D’autant plus que depuis 1990, la preuve est faite que dans les conditions d’exercice de cette démocratie d’allégeance, la politique n’est plus le meilleur moyen de faire valoir ses convictions. Les partis qui émargent existeront toujours. Et pour cette unique fonction. L'encadrement politique de la société, travesti en mouvement associatif, prolonge cette fonction de corruption politique de groupes sociaux propre au système rentier. Dans cette situation, qui faut-il assainir ? Le système ou ses effets ?

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