Lundi 15 Décembre 2008 -- Ses parents ont procédé aux funérailles et la levée du corps du domicile mortuaire accompagnée par une foule nombreuse. Ils ont inhumé Morsli Houari Lafi alors que celui-ci était bien vivant ! “Quand je lis mon nom et mon prénom sur ma tombe, je deviens complètement fou !" C’est en ces termes qu’un homme a exprimé la dure situation dans laquelle il s’est retrouvé. Ces paroles ne sont pas prononcées par un aliéné mais plutôt par un jeune homme de 38 ans, en pleine possession de ses facultés mentales, répondant au nom de Morsli Houari Lafi. Il est originaire de la wilaya de Tissemsilt et travaillait à Alger en qualité de soudeur. Ce dernier dit vivre l’enfer depuis presque une année maintenant. Son histoire a commencé en octobre de l’année dernière.
Le 2 septembre, il fut arrêté au niveau de la rue Hassiba Ben-Bouali, à Alger, en possession de calmants de marque Temesta 2,5 mg. Indiquant qu’il était malade et que ces médicaments lui avaient été prescrits par un médecin, il fut emmené au commissariat du huitième arrondissement, puis mis sous mandat de dépôt à la prison de Serkadji. Les membres de sa famille n’ayant pas de nouvelles de leur fils ont entamé des recherches par le biais d’un avis diffusé à l’échelle nationale. Interrogé sur les raisons qui l’ont poussé à ne pas contacter ses parents, une fois arrêté par la police, il nous déclare qu’il ne voulait pas leur faire de la peine, d’autant qu’il pensait qu’il n’allait pas tarder à être remis en liberté.
Changement de décor. Les services de sécurité ayant découvert le corps d’un jeune homme vraisemblablement décédé de mort violente au niveau de la commune de Hydra, ses parents ont été informés de cette découverte macabre. La sœur du défunt a été conduite à la morgue pour identifier le corps qui était en décomposition. La dépouille mortelle fut alors remise à la famille Lafi, pensant qu’il s’agissait de leur fils. L’enterrement a eu lieu à Tissemsilt.
Quelques jours plus tard (novembre 2007), le détenu contacta l’un de ses amis qui s’empressa à son tour d’informer ses parents que leur fils était bel et bien vivant et incarcéré à la prison de Serkadji. Suite à cela, ses proches se sont déplacés à la prison de Serkadji où ils constatèrent que leur fils était vivant. Libéré le 5 décembre 2007, Morsli Houari Lafi est toujours considéré comme mort puisque sa carte d’identité nationale a été radiée du fichier de l’état civil. Un certificat de décès lui a été délivré le 12 mai dernier et, aussi paradoxal que cela puisse paraître, un extrait de naissance lui a été remis au début du mois en cours. “Cela fait maintenant plus de onze mois que je fais des démarches pour régulariser ma situation. Jusqu’à aujourd’hui, je suis toujours considéré comme décédé ou un mort-vivant.”
+ Reply to Thread
Results 1 to 1 of 1
-
15th December 2008 11:30 #1
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 288,898
“Un mort vivant” demande de revenir à la vie







LinkBack URL
About LinkBacks
Reply With Quote
Bangladesh
Ecuador
Morocco
Nepal
Nicaragua
Puerto Rico
Russia
Scotland
South Africa
Ukraine
Virtual Countries