Dimanche 1 Mars 2009 -- Le rapport du secrétariat d’Etat Américain sur l’Algérie a accentué ses critiques sur ce qu’il a qualifié de provocations et de pressions exercées sur la liberté d’expression et de la presse en Algérie. Il a indiqué que l’incrimination des journalistes accusés de « diffamation », ainsi que la pression exercée dans la publicité et l’impression sont toujours des facteurs qui minimisent la liberté d’expression et de la presse en Algérie.
Le Bureau de la Démocratie et des Droits de l’Homme et du Travail, appartenant au Secrétariat d’Etat Américain, a indiqué que le Gouvernement Algérien exerce une pression indirecte sur la liberté d’expression, sur les éditeurs et les journalistes, en les condamnant pour « diffamation ». Ce rapport a considéré que le Gouvernement algérien exerce des pressions sur les libertés académiques et scientifiques en réduisant les invitations des experts étrangers. Ce rapport a notamment noté qu’une pression est exercée sur la liberté des rassemblements et de manifestation, notamment, sur les rassemblements organisés par les partis de l’opposition.
Le Secrétariat d’Etat Américain a noté que la situation des Droits de l’Homme en Algérie a connu une amélioration dans plusieurs domaines. Toutefois, cette amélioration est loin de répondre aux normes américaines. Le Secrétariat d’Etat Américain a noté qu’il n’a pas reçu de rapports sur la torture ou sur des dépassements exercées par les forces de sécurité algériennes, lors du renforcement des mesures de sécurité en 2008, après la recrudescence des actes terroristes dans plusieurs régions. Dans ce rapport, on a indiqué l’arrestation et la mise hors d’état de nuire de 1000 terroristes appartenant aux groupes Islamiques armés. Le rapport en question a, notamment, noté que 162 suspects ont été abattus en 2008 contre 670 suspects en 2007.
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1st March 2009 18:35 #1
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Rapport du secrétariat d’Etat Américain sur les Droits de l’Homme en Algérie (2008)
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1st March 2009 18:55 #2
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Dimanche 1 Mars 2009 -- Le Président de la Commission Consultative pour la Protection et la Promotion des droits de l’Homme, Farouk Ksentini, qualifie le rapport annuel du secrétariat d’Etat américain sur les Droits de l’Homme « d’injuste ». Il a accusé des « parties algériennes » de donner de fausses informations sur la situation des droits de l’Homme en Algérie. Ksentini a affirmé à El Khabar que le rapport parle de tortures sans avancer de preuves et n’a pas abordé les sanctions infligées à des agents de l’ordre dans des cas limités. En ce qui concerne les disparus, le rapport indique que leur situation n’a pas été totalement réglée mais il déclare « allez demandez aux familles des disparus qui vont diront le contraire, 95% des dossiers ont été réglés.» Pour ce qui est de Boudjemaa Ghechir, le Président de la Ligue Algérienne des Droits de l’Homme, il estime que « le rapport n’a rien apporté de nouveau concernant la question de la détention provisoire et la garde à vue ». Le document du département U.S. avait indiqué que l’Algérie ne respectait pas les droits de l’Homme en particulier la détention d’individus pour une longue durée sans que ces derniers ne puissent bénéficier de procès équitables pendant des années, aussi la question de la détention provisoire qui représente encore un obstacle en Algérie surtout les conditions de détention déplorables. Ghechir donne pour exemple le cas de Malek Medjenoune « accusé d’avoir assassiné Maatoub Lounès et dont le dossier n’a pas été clos depuis de longues années ».
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2nd March 2009 22:45 #3
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ALGIERS, March 2, 2009 (AP) — The Algerian interior minister Monday denied allegations of human rights abuses contained in a U.S. State Department report and advised Washington to "sweep its own doorstep," referring to the prison at Guantanamo Bay.
The annual "Country Reports on Human Rights Practices," issued last week, raises several concerns in its section on Algeria, ranging from allegations of torture to poor prison conditions and restrictions on the press.
It is not the first time the State Department has included such criticism in its annual report, echoing comments by international human rights groups. The virulent reaction came at a time of high sensitivity in this North African nation, with presidential elections scheduled for April 9.
"We categorically deny the bulk of the negative elements in this report," Interior Minister Yazid Zerhouni told reporters after the opening of the spring parliamentary session.
"People should sweep their own doorstep," Zerhouni said. "Americans should be telling us about what is going on at Guantanamo prison."
At least nine Algerian nationals have been released from the Guantanamo Bay prison in Cuba, where hundreds of people, mostly from Arab countries, have been held without trial as alleged enemy combatants in Afghanistan or elsewhere.
Reports and photos of abuse or torture at Guantanamo, or at Abu Ghraib prison in Iraq, have badly damaged the United States' reputation in much of the Arab and Muslim world. President Barack Obama has vowed to close Guantanamo.
And some Arab countries, and several human rights groups, have complained of difficult access to Guantanamo prisoners.
Zerhouni said Algerian prisons, in contrast, were accessible. "All our prisons have been open to human rights organizations, which have come out convinced that Algeria is a country that respects the law," he said.
Despite the public criticism, Algeria works closely with U.S. services on security matters.
Zerhouni said the American report also contained "lots of positive elements on Algeria."
He did not specify which, but the report says, for instance, that the International Committee of the Red Cross, the Red Crescent and the U.N. Development Program were allowed to visit some prisons in 2008. Inmates in facilities run by Algeria's Justice Ministry were found to be held "in accordance with ICRC standard practices," the report said.
However, "the government denied other human rights observers visits to military and high-security prisons and detention centers," the report added.
It blamed al-Qaida-linked terror groups for most of the attacks and bombings that have killed hundreds of people in Algeria, but said a state of emergency — in vigor since 1992 — was "restricting some liberties."
In other criticism, the State Department pointed to "reports of abuse and torture, official impunity, abuse of pretrial detention, poor prison conditions, limited judicial independence" in Algeria in 2008.
The State Department also deplored "increased limitations of religious freedom," as well as "corruption and lack of government transparency," and "restrictions on freedom of speech, press and assembly."
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3rd March 2009 21:52 #4
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Mardi 3 Mars 2009 -- Le dernier rapport 2008 sur les droits de l'homme en Algérie, rendu public le 25 février par le département d'état américain, a soulevé l'ire du ministre de l'intérieur, M.Nouredine Yazid Zerhouni, qui conteste la majeure partie du document. «Nous démentons formellement l'essentiel des éléments négatifs dans ce rapport», a souligné M. Zerhouni, cité par l'APS. Le rapport du département d'état, très bien documenté, revient largement sur la liberté de presse, les détentions et arrestations arbitraires, les dénis de justice, l'accès à internet. Grosso modo, le département d'état US revient sur l'état des droits de l'homme en Algérie qui gagneraient à être améliorés. Le même rapport aborde également la torture et les détentions arbitraires liées à la lutte antiterroriste. Bref, un rapport qui ne donne pas que de bons points à l'Algérie en matière de droits de l'homme, particulièrement pour la liberté d'opinion, de presse et d'accès à internet, et dans la lutte contre le terrorisme.
Zerhouni, naturellement, n'apprécie pas : ''que les gens nettoient devant leurs portes», a-t-il dit. Mais, plus ''diplomate'', il estime encore que dans ce rapport, «il y a énormément d'éléments positifs» sur l'Algérie. «Je ne crois pas que l'Algérie a de leçons à recevoir de la part d'un certain nombre d'observateurs», a-t-il encore ajouté. Il ajoutera, en lançant que «c'est aux Américains de nous parler de ce qui se passe à la prison de Guantanamo». «Toutes nos prisons sont ouvertes aux organisations des droits de l'homme et qui sont reparties convaincues que l'Algérie est un Etat de droit», a encore ajouté le ministre de l'intérieur visiblement irrité par le rapport US sur les droits de l'homme en Algérie. Selon ce rapport, les services de sécurité algériens ont abattu, blessé ou arrêté en 2008, 1000 terroristes, dont 321 sont morts. Le même rapport revient sur les attentats terroristes à Alger et dans les banlieues algéroises, ainsi que sur les assassinats de civils.
Le même rapport a, en outre, fait réagir Mohamed Saïd, candidat à l'élection présidentielle. Dans un communiqué, il estime que ce rapport ''confirme si besoin en était l'absence de neutralité et d'objectivité quand il s'agit de certains alliés des USA dans le monde''. Il citera ainsi le cas de la dernière agression d'Israël contre les palestiniens à Ghaza, parlant de crimes contre l'humanité. Pour lui, les Etats-Unis ne sont pas bien placés pour parler de respect des droits de l'homme quand ils ferment les yeux sur ''les crimes contre l'humanité commis par Israël en Palestine occupée, ou bien les bombardements de civils en Afghanistan par l'aviation américaine qui sont passés sous silence''. Tout en relevant que le rapport du département d'état passe sous silence le grave scandale qui avait éclaboussé l'ancien chef d'antenne de la CIA en Algérie, accusé de viols sur des femmes algériennes qu'il droguait auparavant, il relève cependant que ce rapport, en revanche, se fait fort ''d'épingler l'Algérie sur la situation des droits de l'homme qui prévaut actuellement dans le pays. Pour Mohamed Said, ''les accusations portées, quel que soit leur degré de gravité, interpellent toutes les forces politiques vives pour s'unir afin de transformer la construction de l'Etat de droit en réalité tangible sur le terrain'' appelant ''les forces vives du pays à unir leurs efforts pour imposer le respect des libertés fondamentales, des droits de l'homme et du citoyen, et obtenir la levée de l'État d'urgence''. Le rapport US, s'il revient sur la situation globale des droits de l'homme en Algérie, n'en relève pas moins les dissonances criardes sur ce dossier, qui a toujours constitué un pain béni pour l'opposition politique et les états qui se réclament de la démocratie.







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