Mardi 28 Avril 2009 -- Pour la réalisation de ce reportage on a fait usage d’un téléphone portable, et on a contacté deux APC, un bureau de poste et un taxi pour connaître combien de temps que passe un citoyen pour faire un document ou bien attendre un taxi, le résultat était qu’en 2009 et au moment où plusieurs pays ont adopté un système gouvernemental électronique, l’Algérien attend plus d’une heure pour faire un extrait de naissance.
Une heure et 12 minutes pour faire un acte de naissance à Hussein Dey
Neuf heure et 50 minutes à la salle du service de l’état civil de l’APC de Hussein Dey, une foule de citoyens, des longues queues interminables, on a compté le nombre de citoyens qui s’y sont rendus durant la matinée, et on a trouvé qu’il y avait 65 citoyens, et ce nombre peut augmenter jusqu’à 100 dans ce service. À ce moment là, une femme dépassant la cinquantaine est rentrée, on a vu l’heure et il était dix heures et trois minutes. La dame a pris la dernière place de la queue dans l’un des guichets du service pour faire un extrait de naissance ou une fiche familiale. À onze heures et dix minutes, la dame a récupéré l’extrait de naissance, mais une autre queue l’attendait pour la légalisation, et qui a duré 14 minutes devant ce guichet, et donc le temps consommé par cette dame au niveau de ce service est de une heure et 12 minutes pour faire un extrait de naissance.
Une journée entière au niveau des archives de l’APC d’Alger centre
En moins d’une heure, on s’est retrouvé au cœur d’Alger, au niveau de l’APC d’Alger centre, et l’une de nos connaissances nous a conseillé de visiter le service des archives chargé de la délivrance des actes de naissances ou le n° 12. La spécificité de ce service, c’est que tous les Algérois nés avant l’indépendance ont été enregistrés au niveau de cette APC, d’où l’impressionnante pression qu’elle subie, assumée par le personnel et les citoyens. Le système de travail de son fonctionnement est de demander un acte de naissance la matinée et le récupérer dans l’après midi. Tous ceux qui s’y rendent préfèrent déposer leurs demandes et partir pour régler leurs affaires puis revenir des heures après pour récupérer leurs documents.
« Le piston » … monnaie courante
Les années précédentes, tout le monde parlait de « piston » qui généralement frappait ave force dans les coulisses, mais il s’est transformé en une pratique flagrante. Alors qu’on errait dans les salles du service d’état civil et les bureaux de poste, on a vu comment des personnes sont pistonnées par des agents de ces services pour faire leurs papiers sans passer par la queue. À l’APC de Hussein Dey, une personne a grillé la queue de l’un des guichets, après avoir saluer l’un des employés, il lui remit un livret de famille et lui chuchota dans son oreille, certainement il lui parlait des papiers qu’il voulait faire, et l’employé lui dit : « Reviens dans un moment ».
Un mois et demi pour faire un passeport alors qu’il était prêt depuis 35 jours
Un citoyen venu de l’une des daïras de la capitale pour prolonger la période de validité de son passeport, c'est-à-dire que normalement les procédures administratives doivent être allégées par rapport au renouvellement d’un passeport. Mais malgré cela, le citoyen concerné n’a pas pu retirer son passeport qui n’est prolongé qu’après 45 jours. Le comble, c’est que le document a été signé dix jours après l’avoir déposé pour un prolongement, et on sait que la signature du wali délégué est la dernière étape de l’opération du retrait d’un nouveau passeport ou son prolongement, cela veut dire que ce document est resté dans les casiers de cette administration pendant 35 jours au lieu de le remettre à son propriétaire.
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28th April 2009 11:25 #1
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Des heures d’attente pour faire un extrait de naissance







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