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  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Sonia Lyes :


    Mardi 26 Mai 2009 -- Le chanteur et militant berbériste Ferhat Mehenni a plaidé, mardi 26 mai à New York, lors de la huitième session de l'instance permanente des peuples autochtones de l'ONU, en faveur l'autonomie de la Kabylie. M. Mehenni est le président du Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK), non reconnu officiellement.

    «Avec l'appui de la communauté internationale et des organes des Nations Unies chargés du respect des pactes internationaux relatifs aux droits sociaux économiques et culturels, nous espérons faire ensemble pression sur le pouvoir algérien pour que le peuple kabyle puisse jouir de l'ensemble de ses droits que seule une autonomie régionale qu'il revendique à travers le MAK, lui donnera », a notamment déclaré Ferhat Mehenni, dans son discours dont tsa-algerie.com a obtenu une copie.

    « J'en appelle personnellement à toutes les consciences éclairées de par le monde pour aider ce peuple de 10 millions d'âmes qui, même en état de légitime défense, préfère une solution politique, l'autonomie régionale, à une solution militaire », a affirmé M. Mehenni.

    « La solution de l'autonomie est celle qui pourrait régler bien des conflits dans le monde dont celui de l'Afghanistan, du Kenya, de l'Irak, de la Côte d'Ivoire, de la Somalie ou, plus proche de nous, celui opposant l'Algérie à travers le Polisario au Maroc qui, depuis quelques années, propose avec sagesse une autonomie régionale pour la bande du Sahara anciennement colonie espagnole », a ajouté Ferhat Mehenni.

  2. #2
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    Massa Taselwayt, inevgawen n lherma, imceyâen n igherfan imenza, azul sghur Tamurt n Iqvayliyen. Meqqar d sin wawalen-a s teqvaylit di tejmaât n legnas yedduklen, ad nelli yissen tiwwura n tudert tagraghlant tunsivt i weghref aqvayli.

    Madame la Présidente, honorables représentants des peuples autochtones, le peuple kabyle vous salue dans sa langue pour marquer son entrée officielle au Palais des Nations Unies, en ce mardi 26 mai 2009.

    Le peuple kabyle est, depuis l’indépendance de l’Algérie (1962), le souffre-douleur du régime qui s’est imposé par la force. En stigmatisant chaque jour les Kabyles et en les désignant à l’opinion comme une grande menace sur l’unité nationale, le pouvoir algérien s’en sert comme bouc-émissaire et comme un formidable moyen de diversion politique à l’échelle du pays. La Kabylie a une forte personnalité qui lui donne une identité indissoluble dans tout ensemble politique qui ne la reconnait pas et ne la respecte pas pour ce qu’elle est.

    Ainsi, les 47 années que viennent de passer ensemble ce pouvoir et la Kabylie sont faites d’un interminable bras de fer dont les apogées sont cycliques :

    - Insurrection armée en 1963-65, révolte pacifique au « printemps amazigh » de 1980,

    - création de la première Ligue Algérienne des Droits de l’Homme en 1985,

    - Boycott scolaire durant toute l’année 1994-95

    - Révolte pacifique suite à l’assassinat du grand chanteur populaire kabyle Matoub Lounès en 1998.

    - Assassinat de 126 manifestants pacifiques kabyles par les gendarmes algériens en 2001-2003 auxquels s’ajoutent plus de 1200 handicapés à vie par balles réelles.

    - Boycott de toutes les élections présidentielles depuis 1999 dont les dernières, le 9 avril avaient donné lieu à de violents affrontements entre les citoyens kabyles (surtout dans la région de Tuvirett : Rafur, Imceddalen, Cherfa, At Hamdun, Taqervuzt, Tazmalt, At Zellal…) et les troupes dépêchées par Alger pour voter à la place des électeurs.

    - Il y a 10 jours encore, Tala Ifassen et la localité de Vouândas (Kabylie-Est) ont connu des échauffourées opposant 1600 gendarmes aux citoyens de la localité qui exigeaient le rattachement de leur localité à une circonscription administrative kabyle. Trente neuf d’entre eux viennent d’être injustement condamnés à la prison lors d’un procès expéditif dans lequel leur défense n’était pas assurée. Il faut rappeler que si le pouvoir mobilisait ne serait-ce que 800 gendarmes pour éradiquer le terrorisme islamiste, on n’en entendrait plus parler en Kabylie, et ce, en très peu de temps.

    L’oppression identitaire

    Le déni d’existence opposé au peuple kabyle, l’une des premières nations de ce qu’il convient d’appeler l’Algérie, fait de son identité, de sa langue, de sa culture et de son histoire un tabou. Pour le pouvoir algérien, le Kabyle ne doit avoir ni identité, ni langue, ni territoire. La Kabylie ne devrait même pas avoir de nom puisque, d’après lui, elle n’aurait pas d’existence. Le problème nodal est donc existentiel. Selon les tenants du régime algérien, elle ne devrait exister qu’une fois son identité morte, digérée par celle d’un pouvoir raciste, antikabyle.

    L’occupation militaire et l’insécurité

    Actuellement, et surtout depuis les élections présidentielles de 2004, Bouteflika, le président dont l’élection a toujours été sujette à caution, a quadrillé militairement l’espace kabyle pour prévenir une insurrection armée qui n’existe que dans sa tête. Malgré cette présence massive de militaires sur notre territoire, le ministre de l’Intérieur vient d’annoncer qu’il va y déployer des renforts de gendarmes auxquels il promet une caserne dans chaque commune de la Kabylie. A-t-on une intention génocidaire contre le peuple kabyle au sommet de l’État algérien? Nous sommes forcés de le croire dès lors que l’insécurité est savamment entretenue dans cette partie du pays où les terroristes islamistes qui y sont des étrangers se promènent en toute impunité depuis 15 ans. Les kidnappings d’entrepreneurs y sont devenus une industrie très lucrative, plus d’une vingtaine en trois ans. Les faux-barrages routiers, souvent dressés à quelques centaines de mètres de ceux, officiels, tenus par des forces conjointes de la gendarmerie et de l’armée, rackettent de pauvres citoyens dans les voitures quand ils ne donnent pas lieu à des assassinats de jeunes appelés sous les drapeaux.

    Le sabotage économique

    Les autorités algériennes sabotent l’économie de la Kabylie pour en affamer le peuple et le réduire à la mendicité. Cela en faciliterait la soumission et l’aliénation, la dépersonnalisation. Ce sabotage se réalise à travers plusieurs pratiques :

    * Obstruction à l’investissement public et privé par le refus d’agrément aux projets de création d’entreprises et d’industries viables.

    * Refus d’assiette de terrain devant servir à l’implantation de l’usine ou de l’entreprise de services

    * Refus d’accès à des devises pour l’importation de machines-outils

    * Pression fiscale inégalée ailleurs et par laquelle, d’une part le pouvoir écume la plus value dégagée afin d’éviter son réinvestissement, et d’autre part pour pousser les industriels qui y sont implantés à quitter la région pour d’autres cieux plus cléments.

    Même l’agriculture a été prise pour cible. C’est à coups d’incendies allumés par des gendarmes et des militaires que les autorités ont anéanti en l’espace de deux ans (2007-2008) plus d’un million cinq cent mille oliviers, ces arbres mythiques dont l’espèce est endémique, remontant à des millénaires et qui font l’économie, la santé et la fierté de la Kabylie.

    Ses forêts (environ 200 000 ha) sont soumises à des incendies criminels depuis plus de vingt ans sans que les autorités ne s’en inquiètent ou tentent de les éteindre. Bien au contraire, y compris lorsque les flammes lèchent les maisons, les militaires interdisent à leurs propriétaires de les éteindre. Les seules années où nos forêts n’ont pas brûlé, ce sont celles durant lesquelles la Kabylie avait chassé les gendarmes de son territoire, pendant les « événements du printemps noir 2001-2003.

    La démagogie de l’Algérie à l’ONU

    Démagogique, l’Algérie a souscrit à toutes les déclarations de l’ONU sur les droits humains et a même voté celle du 13 septembre 2007 sur les Droits des Peuples autochtones. Sur le terrain, elle en viole l’ensemble des dispositions.

    Avec l’appui de la communauté internationale et des organes des Nations Unies chargés du respect des pactes internationaux relatifs aux droits sociaux économiques et culturels, nous espérons faire ensemble pression sur le pouvoir algérien pour que le peuple kabyle puisse jouir de l’ensemble de ses droits que seule une autonomie régionale qu’il revendique à travers le MAK, lui donnera. La marche qu’il a organisée à cet effet le 20 avril dernier à Tizi-Wezzu et qui a drainé plus de 20 000 manifestants en est une preuve édifiante.

    J’en appelle personnellement à toutes les consciences éclairées de par le monde pour aider ce peuple de 10 millions d’âmes qui, même en état de légitime défense, préfère une solution politique, l’autonomie régionale, à une solution militaire.

    La solution de l’autonomie est celle qui pourrait régler bien des conflits dans le monde dont celui de l’Afghanistan, du Kenya, de l’Irak, de la Côte d’Ivoire, de la Somalie ou, plus proche de nous, celui opposant l’Algérie à travers le Polisario au Maroc qui, depuis quelques années, propose avec sagesse une autonomie régionale pour la bande du Sahara anciennement colonie espagnole.

    Après avoir été à l’avant-garde de l’Algérie dans sa lutte de libération nationale, la Kabylie assume avec fierté le même rôle pour nombre de peuples du monde en bute à des problèmes de déni d’existence et d’oppression identitaire et culturelle.

    New York, Palais des Nations Unies, le 26/05/2009

    Ferhat Mehenni
    Président du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie

  3. #3
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    Jeudi 28 Mai 2009 -- La radio ‘voix d’Israël’ a diffusée la semaine passée, dans un programme en direct, une émission spéciale sur la grande Kabylie dans laquelle elle soulève la question de son autonomie revendiquée par le mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK), dirigé par le chanteur kabyle Ferhat Mehenni. Lors de l’émission, des accusations qui touchent à la sécurité générale et qui portent aussi atteinte à l’Algérie et à son armée qu’ils accusent de commettre des crimes de guerre dans cette région, la liquidation des leaders de la région de Kabylie et la tentative de créer la fitna entre les algériens. Le programme, diffusé en arabe à ouvert son espace à des voix marocaines qui représentent les médias et les associations du régime marocain qui ont accusés l’Algérie d’exercer la répression contre le peuple kabyle, selon ce qu’il ont qualifié faisant une comparaison avec l’opposition de l’Algérie à l’autonomie du Sahara occidental.

    Les présentateurs du programme ont déclaré que la population de la Kabylie dépassait les cinq millions et ont défini les limites géographiques qui selon eux, commencent aux limitent ouest de la wilaya de Sétif et s’étendent jusqu’aux limites ouest de la wilaya de Tipaza, à l’exception d’Alger, Tizi Ouzou en est la capitale est la capitale du peuple berbère qui a pour langue officielle et nationale Tamazight, et l’instauration des libertés religieuses aux juifs et chrétiens. Dans cette émission a été cité le nom d’un ancien ministre des finances d’origines kabyles. Les intervenants ont considéré la venue de l’Islam dans la région comme colonialisme et occupation et que les états musulmans qui ont régnés dans la régions comme les Hammadites et les Fatimides n’étaient que des occupants contre la volonté du « Peuple kabyle ».

    Des experts militaires israéliens invités à l’émission ont prétendus que la revendication du mouvement pour l’autonomie de la Kabylie, dirigé par Ferhat Mehenni, légales et devraient être soulevés aux institutions internationales y compris les Nations Unies afin qu’elles soient introduites dans l’ordre du jour de la conseil général, à l’instar de ce que fait l’Algérie qui soutient le Front Polisario et les mouvements de libération en Palestine. Plus grave encore, lorsque Ben Gourion Taghine, le chargé d’information du Chebek (Juifs algériens), a demandé de soulever la question du droit au retour d’Israël. De son côté, le directeur de l’institut des études Hébreux, à Tel Aviv, a déclaré que l’ambassade israélienne a reçue Ferhat Mehenni qui s’est réuni avec le conseiller politique à Paris afin d’étudier le projet de l’autonomie, en présence du Mossad et des services de renseignements américains. Dans ce sens, les sources d’Ennahar ont déclarés que les agents du Mossad se faisaient passés pour des orientaux, des chercheurs et des artistes.

    D’autres parts et selon nos sources, le mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK), dirigé par Ferhat Mehenni, se prépare pour un congrès international relatif au projet de l’annonce de l’autonomie de la Kabylie qui sera organisé aux Iles Canaris où a eu lieu le congrès international de Tamazight. Celui-ci sera organisé avec l’aide et le soutien secrets de parties officielles françaises, marocaines et juives. Ce congrès sera organisé loin de la capitale française afin d’éviter une crise diplomatique avec Alger. Selon des sources spéciales, le MAK aurait reçu un soutien financier et médiatique direct et indirect de la part des juifs d’Europe afin de concrétiser l’idée du congrès et aussi afin d’internationaliser la question.

    Des algériens résidents en Europe, qui ont fait des interventions à l’émission, ont demandé afin que cessent ces atteintes contre l’Algérie et ont traité Ferhat Mehenni de traître et de valet des juifs et des américains. Ces derniers ont fait savoir à travers l’émission que les kabyles qui sont des hommes libres qui ont combattu et chassé la France de l’Algérie et ont adopté l’Islam dans le Djurdjura ne suivront jamais ni les traîtres ni les juifs.

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