Mardi 16 Juin 2009 -- Trois ONG internationales de défense des droits de l'Homme, dans une lettre adressée, mardi 16 juin, aux ministres des Affaires étrangères européens, ont fait « part de leurs graves préoccupations quant à la situation des droits de l'Homme en Algérie ».
Dans leur document, la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH), le Réseau Euro-Méditerranéen des Droits de l'Homme (REMDH) et l'Organisation Mondiale contre la Torture (OMCT) demandent aux ministres européens de saisir l'opportunité du quatrième Conseil d'association UE-Algérie qui se tiendra prochainement « pour rappeler au plus haut niveau que la réalisation effective des droits de l'Homme est non seulement une priorité de la politique extérieure de l'UE, mais aussi une obligation internationale partagée, ainsi qu'une condition à l'approfondissement progressif des relations UE-Algérie. »
Les trois ONG évoquent notamment le dossier des « disparitions forcées » : « différents organes des traités des Nations Unies ont dénoncé le refus des autorités algériennes de mener des enquêtes et l'entrave à l'accès à la vérité pour les proches de disparus que cela constitue. », écrivent-elles. Elles critiquent la politique de réconciliation nationale qualifiée de « simple loi d'amnistie en faveur tant des groupes armés que des agents de l'Etat. »
Les trois ONG déplorent aussi le harcèlement subi par les défenseurs des droits de l'Homme et les entraves à la liberté d'expression et d'association. « Les organisations de défense des droits de l'Homme mais également les syndicats autonomes sont systématiquement confrontés à des interdictions de manifester pacifiquement », selon le document. « Les organisations de défense des droits de l'Homme mais également les syndicats qui organisent des rassemblements publics en dépit de ces restrictions réglementaires, se heurtent fréquemment aux représailles des autorités et de la justice algériennes. », ajoutent les associations.
Dans ce contexte, les trois ONG recommandent notamment de mettre fin à l'état d'urgence, en vigueur depuis 16 ans, de modifier la loi sur les associations, de mettre fin « à toute forme de répression à l'encontre des défenseurs des droits de l'Homme, des syndicalistes et des journalistes afin qu'ils puissent exercer leur profession et mener leur activité de défense des droits de l'Homme librement et sans entrave. »
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16th June 2009 13:28 #1
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Rafik Tadjer :







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