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  1. #1
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    Sonia Lyes :


    Lundi 7 Septembre 2009 -- Le Comité des droits de l'Homme de l'Organisation des nations unies (ONU) s'intéresse une nouvelle fois au dossier des prisons secrètes en Algérie. Selon nos informations, plusieurs organisations algériennes de défense des droits de l'Homme ont reçu récemment une correspondance des membres du Comité contenant un questionnaire sur le sujet. Cette démarche s'inscrit dans le cadre de la préparation du rapport annuel du Conseil onusien sur la situation des droits de l'Homme en Algérie. Selon nos sources, le gouvernement algérien n'a pas été destinataire du questionnaire. Ce n'est pas la première fois que l'ONU s'intéresse à ce dossier sensible. Déjà en novembre 2007 puis en mai 2008, le comité des droits de l'Homme ONU avait évoqué l'existence de ces «centres secrets». Dans ses observations finales publiées à l'issue de l'examen périodique de la situation en Algérie, le Comité s'est dit «préoccupé par les nombreuses informations non gouvernementales faisant état de l'existence de centres secrets de détention, qui se trouveraient à Houch Chnou, Oued Namous, Reggane, El-Harrach et Ouargla». Des accusations réfutées par les autorités algériennes. Le président de la Commission nationale consultative de promotion des droits de l'homme (CNCPPDH), Me Farouk Ksentini, avait qualifié les informations rapportées par le Comité des droits de l'homme de l'ONU à Genève d'«affabulations à haut débit et qui relèvent de la bouffonnerie». « Il n'y a pas en Algérie des centres de détention secrets et de pratique de la torture, ni pour les citoyens ordinaires ni pour les terroristes», avait-il indiqué. Pour sa part, dans une déclaration à TSA, un haut responsable algérien qui a requis l'anonymat s'est dit étonné par la nouvelle démarche de l'ONU surtout que les autorités algériennes n'ont pas été consultées pour donner leur version. Selon lui, l'ONU, à travers cette démarche, tente de porter atteinte à l'image et la réputation de l'Algérie.

  2. #2
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    Jeudi 17 Septembre 2009 -- Le ministre de la Justice, garde des Seaux Tayeb Belaïz n’y est pas allé avec le dos de la cuiller pour déclarer, hier à Alger, que « l’Algérie est la cible de la plusieurs parties à travers le monde », sans pour autant les citer. Réagissant au dernier rapport de l’ONU qui accablait l’Algérie en matière de droits de l’homme, le ministre a précisé que c’est la stabilité de nos institutions qui est dans le collimateur de ces parties occultes. Le rapport établi par les Nations unies a fait, rappelons-le, état de «l’existence jusqu’à aujourd’hui, de centres de torture en Algérie». Pour toute réponse, le ministre de la Justice a dit que «les centres dont on parle n’existent que dans l’imagination des auteurs de ce rapport».

  3. #3
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    Lynda Louifi :


    Samedi 26 Septembre 2009 -- Répondant aux allégations selon lesquelles il y aurait des prisons secrètes en Algérie, Me Ksentini en a nié catégoriquement l’existence, affirmant n’avoir jamais entendu parler de personnes détenues secrètement. «On veut porter atteinte à l’image de l’Algérie pour des raisons typiquement politiques», a-t-il déclaré. Par ailleurs, et lors de son intervention, Me Farouk Ksentini n’a pas manqué d’évoquer la question de la réconciliation nationale qui, selon lui, constitue une question essentielle au niveau de la CNCPPDH. «Tout a été pris en compte pour concevoir ce qu’on appelle la réconciliation nationale, afin de faire réussir cette entreprise», a souligné Me Ksentini. «Cependant, des difficultés d’ordre bureaucratique ont favorisé l’apparition de beaucoup de fléaux sociaux», a-t-il déploré. Interrogé sur la question de l’amnistie générale, Me Ksentini a indiqué qu’elle représente un enchaînement logique de la réconciliation nationale. «L’amnistie générale est une décision éminemment politique, dont le but est de ramener la paix civile. Elle concernera précisément les hors-la-loi et le segment du terrorisme», a-t-il affirmé. Me Farouk Ksentini a évoqué en outre la situation des droits de l’homme dans notre pays, le dossier de la restructuration de la commission, la place de l’Algérie dans le monde sur la question des droits de l’homme et de la défense des valeurs et principes universels auxquels notre pays, dit-il, attache une importance majeure.

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