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  1. #1
    gn4dz is offline Registered User
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    Soutien à Meryem Mehdi :
    Rassemblement mardi devant le siège de British Gas à Alger

    La solidarité avec Meryem Mehdi s’organise. Un comité de soutien aux travailleurs algériens vient d’être mis en place. Créé hier, ce comité, composé de syndicalistes (membres du Snapap et de l’intersyndicale de la Fonction publique) de médecins et de députés, aura pour mission de défendre les droits des travailleurs algériens, en général, et de Meryem Mehdi, licenciée le 8 novembre dernier par la compagnie britannique British Gas, en particulier. Aussitôt mis sur pied, ce comité entame son travail en organisant mardi un rassemblement devant la direction générale de British Gas à Alger. « Meryem Mehdi a été licenciée abusivement. Nous n’allons pas nous taire sur ce dépassement et nous allons la soutenir jusqu’à l’obtention de ses droits », affirme Nassira Ghozlane, membre du Snapap et dudit comité. Selon notre interlocutrice, plusieurs actions de soutien à Meryem Mehdi seront organisées en Algérie et en France pour exiger sa réintégration. Coordinatrice d’administration et des opérations au niveau de British Gas, Meryem Mehdi a été licenciée le 8 novembre dernier. Jugeant abusif son licenciement, la jeune femme a entamé une grève de la faim, depuis l 9 décembre dernier. Prise en charge par le Snapap, la jeune femme est, aujourd’hui, dans un état de santé très dégradé.

    Par M. M.

    Source : El Watan :: 20 décembre 2009 :: Soutien à Meryem Mehdi : Rassemblement mardi devant le siège de British Gas à Alger

  2. #2
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Zineb Benzita :


    Dimanche 20 Décembre 2009 -- Meriem Mehdi poursuit son combat contre le géant britannique British Gas. Victime, selon elle, d’un «licenciement abusif» de la part cette compagnie implantée en Algérie, Mme Mehdi, 41 ans, se dit déterminée à poursuivre sa grève de la faim jusqu’à sa réintégration dans son poste à Hassi Messaoud. Une grève qu’elle a entamée il y a 12 jours. « Je suis victime d’un licenciement abusif de la part de British Gas. Les responsables de cette compagnie refusent ma réintégration pour des raisons que je ne connais pas », a affirmé dimanche à TSA, Meriem Mehdi, qui se trouve à la maison des syndicats indépendants à Alger. Selon Mme Medhdi, British Gas n’est pas la seule compagnie étrangère qui pratique la discrimination à l’égard des travailleurs algériens en Algérie. «Toutes les compagnies étrangères maltraitent les employés algériens, notamment les groupes pétroliers», soutient-elle. Meriem Mehdi a été licenciée le 12 novembre dernier après un désaccord avec son employeur sur l’organisation de son travail. « Avant, je travaillais selon le système dit 4X4. C’est-à-dire, je travaillais quatre semaines d’affilée et je me reposais les quatre semaines suivantes. Le système était bon pour moi », explique-t-elle. Mais l’employeur a décidé « unilatéralement » d’opter le travail hebdomadaire avec le week-end «normal», ajoute-t-elle. « J’ai refusé le nouveau système de travail qui est appliqué aux résidents à Hassi Messaoud. Cela m’a coûté mon poste».

  3. #3
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    Mardi 22 Décembre 2009 -- En grève de la faim depuis 13 jours, Meryem Mehdi, une jeune femme algérienne licenciée le 8 novembre dernier par l’entreprise britannique British Gas, est dans un état de santé très dégradé. Elle souffre d’hypoglycémie et d’hypotension et a dû être évacuée en urgence, hier, vers l’hôpital Zmirli. C’est ce qu’a indiqué le comité de soutien aux travailleurs algériens dans un communiqué rendu public hier. Ce comité, qui s’apprête à organiser, aujourd’hui, un rassemblement devant la direction de British Gas à Alger pour exiger la réintégration de Meryem Mehdi, affirme avoir saisi le Haut-Commissariat des Nations unies des droits de l’homme sur ce cas. « Le comité des femmes de Snapap s’est entretenu aujourd’hui (hier ndlr) avec les responsables de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) que préside Mustapha Bouchachi. Nous leur avons demandé d’intervenir auprès des instances internationales des droits de l’homme pour mettre fin à cette situation », affirme-t-on dans le même document. Réagissant à cette situation, British Gas affirme que la jeune femme « a bénéficié d’un traitement juste ». « BG Algérie opère en toute clarté selon ses principes d’affaires et nous pensons fermement que dans ce cas, Mme Meryem Mehdi a été traitée d’une manière juste et appropriée », souligne l’entreprise britannique dans un communiqué. L’entreprise ajoute aussi que « ce cas sera traité par la justice algérienne, selon la décision de l’inspection du travail ».

  4. #4
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    Mardi 29 Décembre 2009 -- En guise de soutien à Mme Meryem Mehdi, en grève de la faim depuis le 10 décembre, le Comité national de soutien aux travailleurs algériens (CNSTA), réuni hier à la Maison des syndicats d’Alger, a décidé, entre autres actions à entreprendre, d’ester en justice British Gas (BG) pour le licenciement abusif de Meryem Mehdi ainsi que le lancement d’une campagne syndicale internationale contre cette multinationale. «Outre une action en justice qui sera incessamment intentée contre BG, nous travaillons avec nos partenaires syndicaux, arabes, français, anglais, espagnols et américains notamment, pour mener une action commune anti-British Gas», a indiqué hier M. Saïd Goussem, membre du CNES, de l’Intersyndicale des syndicats autonomes de la fonction publique et du CNSTA, lors d’une communication téléphonique avec le Jeune Indépendant. Alors qu’elle est à son 20e jour de grève de la faim illimitée, un communiqué du comité femme du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP) alerte l’opinion sur l’état clinique de la gréviste. «Aujourd’hui (hier, ndlr), Meryem n’a pas pu se lever, a des vertiges au moindre geste et sa tension artérielle est de 07/05. Elle avait des crachats rougeâtres avec vertiges, des crampes musculaires aux jambes et surtout des douleurs lombaires et des yeux très cernés», peut-on lire dans le communiqué. Des amis ainsi que des syndicalistes l’exhortent à mettre fin à son jeûne et à trouver un autre moyen pour demander ses droits, tout en l’assurant de leur total et indéfectible soutien. Meryem Mehdi affirme qu’elle poursuivra son action quitte à ce qu’elle laisse la vie, car refusant d’être spoliée de son droit légitime.

  5. #5
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    Samedi 2 Janvier 2010 -- En grève de la faim depuis le 9 décembre dernier pour dénoncer un licenciement abusif, Meryem Mehdi voit son état de santé se dégrader de jour en jour. Le comité des femmes du Syndicat national autonome du personnel de l’administration publique (Snapap), demande une assistance à personne en danger. « Pour le 22e jour de grève de la faim, on enregistre une grave détérioration de l’état de santé physique et morale de la gréviste, ainsi que son évacuation à l’hôpital dans un état comateux », souligne un communiqué dudit comité. Le même communiqué souligne que l’état de santé de Meryem Mehdi tend vers l’irréparable : « Chute de la tension artérielle, hypoglycémie, perte de poids jusqu’à 40%, trouble de l’appareil urinaire, difficulté respiratoire et fatigue extrême due à l’anémie » indique le communiqué du Snapap qui tient comme premier responsable dans le cas du décès de Meryem, « la direction générale de British Gas ».

    Pour rappel, Meryem Mehdi est en grève de la faim pour dénoncer le harcèlement et le licenciement dont elle a été victime par la compagnie British Gas à Hassi Messaoud. La gréviste conteste une « campagne d’intimidation et d’humiliation » sanctionnée par un licenciement, le 8 novembre 2009. Le comité des femmes du Snapap, qui a appelé à un rassemblement demain devant la maison de la presse Tahar Djaout, en signe de contestation de la décision de British Gas, dénonce le refus « du directeur général de British Gas à Alger d’accepter de discuter avec les représentants du comité de soutien des travailleurs algériens comme médiateur ». Ceci, et d’avertir les responsables de British Gas à Londres sur la dégradation de l’état de santé de Meryem Mehdi, âgée de 42 ans, et le refus de la direction en Algérie de lui ouvrir les portes du dialogue. Le comité du Snapap appelle les travailleurs à se mobiliser pour l’action du 3 janvier en vue de faire pression et obtenir la réintégration de la gréviste.

  6. #6
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    Dimanche 3 Janvier 2010 -- En grève de la faim depuis 23 jours pour dénoncer un licenciement abusif, Meryem Mahdi est en danger. Son état de santé s’est gravement détérioré. Elle risque la mort. Mais, cela n’inquiète guerre les autorités. Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh, n’est même pas au courant de la situation de cette Algérienne qui ne veut que reprendre son droit, après son licenciement par l’entreprise britannique, British Gas. Interrogé en marge de sa visite effectuée hier dans le centre de diagnostic, de soins et de dépistage précoce d’Alger, le ministre s’est montré étonné. Il a donné l’impression qu’il n’a pas du tout entendu parler de cette femme, dont le cas a été évoqué à plusieurs reprises par la presse nationale. « Elle doit saisir l’inspection du travail », déclare-t-il après des explications qui lui ont été fournies par des journalistes. Le ministre ignore encore que l’affaire a été traitée par l’inspection du travail qui a établi un PV de non-conciliation entre les deux parties (la direction de British Gas et Meryem Mahdi). Admise, jeudi dernier, à l’hôpital Zmirli Salim, d’Alger, la jeune femme a été transférée, vendredi soir, à l’hôpital Mustapha Pacha. « Elle est dans un état comateux. Elle souffre également d’une chute de la tension artérielle, d’hypoglycémie, de perte de poids jusqu’à 40%, de troubles de l’appareil urinaire, de difficultés respiratoires et de fatigue extrême due à l’anémie », explique le Snapap dans un communiqué rendu public, hier. Devant cette situation, le comité des femmes du Snapap, qui prend en charge la jeune femme depuis son licenciement, a saisi l’ambassade de la Grande-Bretagne en Algérie. Ce comité, explique-t-on dans ce communiqué, demande « une intervention et une assistance à personne en danger ». « Nous tenons pour responsable, en cas de décès de Meryem Mahdi, la direction générale de British Gas ainsi que les autorités algériennes », lance le syndicat.

  7. #7
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    Soutien à Meryem Mehdi :
    Sit-in devant le siège de British Gas à Ben Aknoun

    23-12-2009

    Meryem Mehdi, cette femme qui accuse la compagnie British Gas de l’avoir licenciée abusivement, est en grève de la faim depuis 14 jours. Afin de lui apporter son soutien, et ainsi faire pression sur la compagnie britannique en vue d’une réintégration de la plaignante, le comité de femmes du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap) a tenté d’organiser un sit-in devant le siège social de British Gas, hier dans la mi-journée. Ce rassemblement avait effectivement tout de l’expédition, tant la «cible» est difficile à localiser.Le point de ralliement était l’ambassade du Canada. Toutefois, aux abords de la représentation diplomatique, nulle trace d’un quelconque bureau de la multinationale. Quelques minutes avant l’heure du rendez-vous, une dizaine de personnes se rassemblent devant un grand portail vert, mitoyen du siège de l’entreprise canadienne SNC Lavalin.

    Dans le groupe, Nacira Ghozlane, secrétaire générale du Snapap. « Nous attendons d’être au complet pour commencer notre action », explique-t-elle avant d’ajouter : « Le siège est plutôt bien caché, il se trouve à l’intérieur de la propriété Bengana, juste à côté de la résidence de l’ambassade du Canada. » Puis, au fil des minutes, l’assemblée s’épaissit. Les représentantes du comité des femmes, Meriem Maârouf du Conseil national des enseignants contractuels (CNEC), de « simples » syndicalistes ainsi que d’autres travailleurs ayant été lésés par leur employeur, à l’instar de Yacine Zaïd ou Ziani Slim, toujours en conflit avec respectivement le groupe Compass et le groupe pétrolier Weatherford. Le groupe est aussi rejoint par des députés, le Dr Khendek Mohamed, du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), et vice-président de l’Assemblée populaire nationale ainsi que par Tahar Besbas, vice-président du groupe parlementaire et secrétaire national aux affaires sociales du RCD. M. Besbas compte d’ailleurs interpeller le ministre du Travail à ce sujet.

    De même, deux membres du bureau national du Parti pour la laïcité et la démocratie (PLD), Moulay Chentouf et Naïmi Belakhdar, étaient présents. Et last but not least, Salah Eddine Sidhoum, éminent chirurgien et défenseur des droits de l’homme, a répondu à l’appel, en compagnie de son fils, avocat au barreau d’Alger, et qui est en charge du volet législatif du dossier Meryem Mehdi. Lorsque le « coup d’envoi » du sit-in est lancé, la quarantaine de contestataires, certains brandissant des pancartes, d’autres les ayant carrément accrochées sur le buste, et où l’on peut lire « BG out », « Halte à l’esclavage », pénètrent dans la résidence. Le portail en fer forgé est clos, et de sa lucarne, l’agent de sécurité lance à la troupe un « vous vous trompez, il n’y a pas de BG ici, c’est une propriété privée ».

    Désarçonnés, ils font marche arrière. Contactant au téléphone la première concernée, Mme Mehdi, Mme Ghozlane confirme l’adresse, et, se dirigeant de nouveau vers le portail, demande au planton de lui permettre d’entrer dans les locaux « juste pour déposer une lettre », promet-elle. Mais peine perdue, puisque celui-ci lui confie qu’il a « reçu des instructions ». Ne se laissant pas démonter, ils campent sur les lieux plus d’une demi-heure, scandant des slogans « hostiles », ils vilipendent et conspuent ces «colonisateurs des temps modernes». Ensuite, ils continueront leur mouvement de contestation à l’extérieur, dans la rue, où les forces de l’ordre encadrent les manifestants. Ces derniers exposent aux policiers et aux passants leurs motivations, et l’état « alarmant » dans lequel se trouve la gréviste. « Je l’ai évacuée hier à l’hôpital Zmirli », affirme M. Besbas, tandis que Mme Ghozlane explique que Meryem a fait une grave hypoglycémie, et qu’elle est sous perfusion. M. Sidhoum, qui lui a rendu visite pour s’enquérir de son état de santé, déplore avoir été très peiné par sa situation.

    Par Ghania Lassal

    Source : http://www.elwatan.com/Soutien-a-Meryem-Mehdi-Sit-in

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