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  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Merouane Mokdad :


    Mardi 2 Mars 2010 -- L’Algérie a décidé d’inviter plusieurs rapporteurs spéciaux des Nations Unies en charge de questions liées aux droits humains. L’annonce a été faite mardi matin sur les ondes de la chaîne 3 de la radio nationale par Benchâa Dani, directeur général des affaires politiques et de la sécurité internationale au ministère des Affaires étrangères. “Il s’agit de missions d’information. Ces rapporteurs vont constater sur place les avancées de l’Algérie. Les mandats sont choisis en fonction des priorités”, a-t-il précisé. Le premier rapporteur invité est celui en charge de la violence contre les femmes. “Nous sommes sensibles à ces questions là”, a-t-il indiqué. Le rapporteur onusien en charge des questions de santé sera le deuxième à visiter l’Algérie, suivi par ceux qui s’occupent du droit à l’éducation, du droit à l’alimentation, du droit au logement et du droit d’accès à l’eau et à l’assainissement. “Peu de pays ont accepté d’inviter un nombre aussi important de rapporteurs spéciaux de l’ONU en une année. Nous suivrons les conseils qui nous seront donnés par ces experts une fois leurs rapports établis”, a indiqué Benchâa Dani. Cela dit, il n’a pas précisé les raisons du refus d’Alger d’accepter la venue des rapporteurs spéciaux en charge des disparitions forcées, de la torture et de la détention secrète. “Nous dénonçons le comportement à caractère sélectif en matière des droits de l’homme de certains pays”, a simplement déclaré le représentant du ministère des Affaires étrangères.

  2. #2
    Tipaza is offline Registered User
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    J'espère que ces rapporteurs vont conseiller la suppression pure et simple du Code de la Famille.

  3. #3
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Fayçal Abdelghani :


    Mercredi 3 Mars 2010 -- Le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a appelé lundi dernier à Genève tous les responsables onusiens des droits de l’homme à visiter l’Algérie dans le cadre de leurs missions. Il leur a assuré l’entière coopération des autorités algériennes sur tous les dossiers relatifs aux droits de l’homme. Cette invitation a été adressée particulièrement aux détenteurs des mandats sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression, la violence contre les femmes, le droit à l’éducation, le droit à toute personne de jouir du meilleur état de santé physique et mental, le droit à l’alimentation, au logement convenable en tant qu’élément du droit, à un niveau de vie suffisant et les droits concernant l’accès à l’eau potable et à l’assainissement.

    C’est dans ce contexte que le ministre a tenu à rappeler également que les droits humains ne se limitent pas aux seuls aspects politiques mais recouvrent un ensemble de droits économiques, sociaux et culturels. Une approche que le ministre a défendue lors de son intervention visant à appeler le Conseil de l’ONU des droits de l’homme à un sérieux examen de conscience. Et c’est le sort particulièrement dramatique des populations qui vivent les affres de l’occupation étrangère que le ministre a inséré dans son discours. «Un sérieux examen de conscience s’impose sur ce que le Conseil a pu faire pour améliorer le sort dramatique des populations victimes de l’occupation étrangère et qui sont pourchassées par les forces d’occupation pour avoir simplement revendiqué le droit à l’autodétermination», a relevé Medelci. Le ministre a affirmé, à ce propos, que «ces deux pactes, comme la Charte de l’ONU réservent la place d’honneur au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes», soulignant que «la seule limite à ce droit est celle de la souveraineté, non celle qui est auto-proclamée, mais celle qui est reconnue par l’ONU».

    L’Algérie, qui a toujours pris une position ferme sur la décolonisation des pays occupés par des étrangers, plaide en effet pour «l’urgence des tâches qui constituent sa raison d’être, à savoir la prévention des violations des droits de l’homme sur le terrain et la protection des victimes». Mourad Medelci s’est, dans ce contexte, demandé si «le conseil a pleinement répondu à l’attente de ces dernières ainsi qu’aux préceptes de l’article 1er du pacte relatif aux droits civils et politiques et de l’article 1er du pacte relatif aux droits économiques, sociaux et culturels».

  4. #4
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Nordine Mzalla :


    Notre ministre des Affaires étrangères a suggéré aux délégués onusiens spécialisés dans l’évaluation du respect des droits de l’homme d’effectuer une visite en Algérie. Plus qu’une cordiale invitation protocolaire, cette proposition a valeur d’autosatisfecit. Il est vrai que depuis 1988, et malgré la crise des années tragiques, d’immenses acquis démocratiques ont rehaussé les droits de l’homme dans notre pays. On le rappelait dans les colonnes du Jeune Indépendant : au sujet de nos prisons, il n’y a pas, par exemple, de prisonnier d’opinion et la justice veille à ce que toutes les institutions, qu’elles relèvent du domaine de la sécurité ou de l’administration en général, ne piétinent pas les droits des citoyens. M. Medelci a même évoqué les droits sociaux consacrés par notre loi fondamentale en rappelant que dans certains pays ils étaient bafoués, notamment sous le joug colonial. L’allusion est claire et nos frères de Palestine ou du Sahara occidental peuvent en témoigner.

    Cependant, notre république souveraine depuis plusieurs décennies est en droit d’exiger davantage. En matière d’ordre public, il n’est pas certain que la situation soit si favorable à l’émancipation. À ne considérer que l’anarchie qui règne dans nos centres urbains ou nos campagnes, on peut dénoncer beaucoup d’atteintes à la liberté ou à la tranquillité des citoyens. De la nuisance sonore à la difficulté de circuler, une série de désagréments quotidiens ont fini par contredire ces libertés si chèrement retrouvées. C’est souvent en raison d’un déficit de civisme mais surtout à cause du laxisme des autorités dépassées par des mutations sociales rapides et imprévisibles. Du coup, les droits de l’homme ne sont plus forcément contrariés par nos gouvernants mais par les Algériens entre eux.

    D’ailleurs, il n’est pas une journée qui s’écoule sans que les pouvoirs publics soient interpellés sur des abus que commettent des particuliers au détriment de leurs semblables. C’est un peu ce qui caractérise notre époque : après avoir réclamé plus de liberté contre l’omniprésence de l’Etat dans les années 1970, voilà que les Algériens d’aujourd’hui en appellent à «plus d’Etat» pour défendre sans relâche les libertés. Les droits de l’homme ne sont jamais définitivement consacrés ; c’est à la république de les protéger en permanence.

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