Jeudi 25 Mars 2010 -- La wilaya d'Alger a refuser de délivrer à la Ligue Algérienne de Défense des Droits de l'Homme l'autorisation de tenir son 3ème congrès prévu aujourd'hui et demain à la mutuelle de construction de Zeralda. Le refus de la wilaya, communiqué à la veille de l'ouverture de la manifestation, oblige l'association à rapatrier son congrès à la maison des syndicats à Bachdjarah, a indiqué son président Mostepha Bouchachi. Ce congrès est placé sous le thème « Agissons ensemble pour la levée de l'état d'urgence ».
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25th March 2010 14:26 #1
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Le congrès de la LADDH prévu à Zeralda interdit
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26th March 2010 01:06 #2
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Vendredi 26 Mars 2010 -- La Ligue algérienne de défense des droits de l’homme, (LADDH), a brossé un tableau noir sur la situation des droits de l’homme et les libertés en Algérie, et a accusé le pouvoir en place d’imposer des barrières pour l’exercice de droits et des libertés. Dans le même sillage, la LADDH a mis en garde contre «une éminente explosion sociale, à cause de l’absence des organismes et des partis qui expriment les revendications de la société, car les autorités refusent d’octroyer des agréments aux partis et associations». Dans ce cadre, le wali d’Alger a refusé l’attribution d’une autorisation à la Ligue, la permettant de tenir son 3e congrès au niveau de la Mutuelle des travailleurs du bâtiment de Zéralda, à l’ouest d’Alger. Ce qui a obligé ses responsables à transférer les travaux du congrès à une autre salle sise à l’Hussein Dey. Les travaux du congrès de deux jours se sont caractérisés par un jugement sévère porté contre le pouvoir en place, l’accusant de répression et d’interdiction d’exercice des droits et libertés les plus élémentaires.
Dans son allocution d’ouverture, le président de la Ligue, Me. Mustapaha Bouchachi, a indiqué que la situation des droits de l’homme «s’est dégradée depuis 1999», faisant allusion à l’accession du président Bouteflika au pouvoir, accusant ceux qui étaient derrière l’arrêt du processus électoral (en 1992) de «mensonge, car l’état d’urgence n’a pas été décrété dans le but de la protection de la République, comme ils avaient tenté de nous faire croire, mais bien au contraire, ils avaient imposé plus de barrières contre les partis politiques et les associations». À cet égard, Me. Bouchachi s’est interrogé sur les motifs du refus d’attribution des accréditations aux partis politiques, depuis 19990. Selon le même interlocuteur, le pouvoir veille à ce que de grandes tranches de la société ne soient pas encadrées, ajoutant que sa ligue milite par des voies pacifiques, mais le pouvoir refuse le militantisme pacifique.
Par ailleurs, Me. Bouchachi n’a pas ménagé de critiques Farouk Ksentini, le président de la Commission consultative nationale de défense des droits de l’homme, en le qualifiant de «chargé d’une mission auprès l’administration», poursuivant que «Zerhouni voudrait gérer l’Algérie avec une mentalité remontant à 22 siècles en arrière». Il y a lieu de relever que plusieurs représentants des ambassades étrangères accréditées en Algérie ont assisté aux travaux du congrès de la LADDH, à titre d’exemple l’ambassadeur espagnol, Gabriel Busquets, qui a déclaré que son pays porte un intérêt particulier à la situation des droits de l’homme en Algérie.
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27th March 2010 01:11 #3
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Farid Abdeladim :
Samedi 27 Mars 2010 -- La Ligue algérienne des droits de l’homme (LADDH), aile de Me Ali Yahia Abdenour, a tenu son 3e congrès, ce week-end, contre vents et marées. Prévu à la mutuelle des travailleurs des matériaux de construction, la MINATEC de Zéralda, le congrès a eu lieu finalement au siège de la maison des Syndicats, dans la localité d’El-Harrach, et ce pour cause de refus des instances de la wilaya d’Alger de délivrer l’autorisation pour la tenue de cette échéance dans ladite salle. Un refus non motivé est parvenu à la ligue la veille même (dans la soirée de mercredi, ndlr) de la tenue du congrès, selon les organisateurs. Cependant, la direction de la LADDH aurait anticipé en se préparant prématurément à l’organisation de son congrès à la maison des Syndicats. De ce fait, le 3e congrès ne risque-t-il pas de ne pas être validé par les services de l’administration relevant du ministère de l’Intérieur ? Les représentants de la LADDH ne semblent pas s’en soucier outre mesure, tant que, jugent-ils, la mission de défendre les droits de l’homme est avant tout un engagement militant.
L’ouverture de la session du 3e congrès a été rehaussée par la présence, notamment, des ambassadeurs de Grande-Bretagne et du Canada, de représentants d’organisations de défense des droits de l’homme européens et tunisiens, ainsi que du secrétaire général du Front des forces socialistes. Cette session a vu la participation de 154 congressistes. Le président sortant, Me Mustapha Bouchachi, qui a ouvert les travaux par une allocution, ne pouvait pas faire l’impasse sur l’interdiction de ce congrès par l’administration. «Le régime ne veut plus de militantisme pacifique. Il a peur de notre influence sur la société civile», a-t-il commenté, avant de dresser un tableau des plus sombres sur le respect des droits de l’homme en Algérie. Lui emboîtant le pas, le doyen des défenseurs algériens des droits de l’homme, Me Ali Yahia Abednour, président d’honneur de la LADDH, a jugé que le pouvoir «n’a pas compris que l’Algérie de 2010, n’est pas celle d’il y a quelques années», et que «le peuple ne veut plus être un sujet, mais un citoyen. Le peuple veut sa souveraineté». Me Ali Yahia a regretté le non-respect par les pouvoirs publics de la loi et de la Constitution, mais aussi des conventions internationales que l’Algérie a ratifiées. À signaler, par ailleurs, que le 3e congrès, dont la clôture des travaux est prévue dans l’après d’hier, devrait connaître la reconduction, sans surprise, de Me Bouchachi à la tête de la ligue, ainsi que l’élection d’un nouveau bureau national.
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27th March 2010 01:41 #4
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Hafida Ameyar :
Samedi 27 Mars 2010 -- La Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), présidée par Mustapha Bouchachi, a finalement organisé son troisième congrès, les 25 et 26 mars derniers, à Alger. Placé sous le thème “Agissons pour la levée de l'état d'urgence”, celui-ci ne s’est pas tenu, comme prévu, à la Mutuelle des matériaux de construction de Zéralda, mais à la Maison des syndicats, à la Glacière (Hussein-Dey). Jeudi, lors d’un point de presse, le porte-parole du congrès, Aïssa Rahmoune, a révélé que ce n’est qu’à moins de 24 heures du congrès que le refus des autorités de la wilaya d’Alger a été signifié “sans aucun motif”. “On avait élaboré deux plans, A et B. Avec l’interdiction de tenir le congrès à la Mutuelle de Zéralda, on a alors utilisé le plan B, c’est-à-dire le siège de la Maison des syndicats”, a-t-il précisé. M. Rahmoune n’a pu échapper à la question de la crise qui secoue la LADDH, divisée en deux ailes, celle de Hocine Zehouane, élu en septembre 2005, et celle de Mustapha Bouchachi. En réalité, la crise de légitimité s’est installée, à partir de novembre 2007, à la suite de l'élection de Me Bouchachi à la présidence de la Ligue, par un conseil national d'urgence, en présence de Me Ali Yahia Abdennour. Depuis cette date, les deux parties en conflit se rejettent la responsabilité et se disputent le droit de représenter la Ligue. Le 3e congrès de la LADDH, aile Bouchachi, a réuni quelque 154 délégués. Il a vu la présence du FFS, de la Ligue tunisienne des droits de l’homme, du Conseil national tunisien du respect des droits de l’homme, du réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme et de la Fédération internationale des droits de l’homme, ainsi que des représentants du corps diplomatique en Algérie (France, États-Unis, Suède et Canada) et le délégué de l’Union européenne, également ambassadeur d’Espagne à Alger.
Dans son intervention, Me Bouchachi a estimé que l’arrêt du processus électoral, en 1992, a été “fatal pour les libertés et les droits de l’homme” en Algérie. Il a également souligné que la décennie 1990 s’est distinguée par des “atteintes massives aux droits de l’homme”, des “arrestations arbitraires” et des “tortures”, pointant un doigt accusateur en direction des services de sécurité. Il a aussi abordé le problème des disparus et la nécessité de faire connaître la vérité. Pour Me Bouchachi, depuis l’année 2000, “il y a moins de tortures, mais il y en a encore”. De plus, a-t-il noté, il y a “un verrouillage du champ politique”, des “atteintes aux libertés politiques et syndicales”, sans omettre de parler des violations à la liberté de la presse. “Si nos aînés ont récupéré le territoire (algérien), notre devoir à nous est de libérer les hommes, les femmes et les jeunes”, a-t-il indiqué. Plus tard, le président sortant de la LADDH est revenu sur la crise de la Ligue, déplorant que Me Zehouane ait “refusé de se plier aux textes de la LADDH et aux choix des militants”. “Nous sommes la Ligue légitime”, a-t-il appuyé, sous des applaudissements.
Le discours du président d’honneur de la LADDH, Yahia Abdennour, a été plus virulent. L’ancien ministre sous Boumediene s’en est pris violemment contre le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, soutenant que Yazid Zerhouni “s’est acharné contre la LADDH” durant la décennie écoulée, faisant ainsi “revivre le temps de la colonisation”. Me Abdennour a, à son tour, abordé le problème des deux branches de la LADDH, rappelant que Me Bouchachi a été élu, en 2007, par “une majorité de plus de trois quarts de ses membres (du Conseil national)”. Il a ensuite attaqué le régime politique algérien, considérant que celui-ci traverse aujourd’hui “l’épreuve la plus dure depuis son installation par la violence, en 1962”. Ce membre fondateur du FFS a, en outre, fait part de ses appréhensions quant à l’avenir de la société, estimant que l’année 2010 “est à la fois celle de tous les dangers et de tous les espoirs”. L’autre intervention remarquée est celle du secrétaire général du FFS, Karim Tabbou. Réitérant son appui à l’aile Bouchachi, ce dernier a indiqué que le combat de son parti et celui de la LADDH “se confondent”, puisqu’il s’inscrit dans le cadre de “la construction d’un État démocratique et d’un Maghreb démocratique”.
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27th March 2010 17:35 #5
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Samedi 27 Mars 2010 -- La Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (LADDH) appelle à "des actions concrètes pour la levée de l'état d'urgence en Algérie", en vigueur depuis 1992, a déclaré samedi à Alger son président Me Mostefa Bouchachi, réélu la veille à l'issue d'un congrès. "La LADDH appelle les partis politiques, les organisations non gouvernementales, la presse et toute la société civile à travailler ensemble pour des actions concrètes contre l'état d'urgence", un "obstacle majeur à la promotion des droits de l'homme", a affirmé Me Bouchachi au cours d'une conférence de presse organisée à l'issue de deux jours de congrès.
Dans un "rapport sur les Droits civils et politiques" élaboré à l'issue du congrès, la LADDH estime que l'état d'urgence "instauré à l'origine pour lutter contre le terrorisme" des années 90, est progressivement apparu comme dirigé "contre le citoyen qui a pour souci de défendre ses droits". Les Algériens "subissent avec résignation la banalité de la violence politique et du terrorisme", à laquelle s'ajoute "la banalisation du crime et du grand banditisme et la délinquance de droit commun", affirme le rapport qui cite "rapts, hold up, trafic de drogue, corruption à grande échelle".
La LADDH affirme que "malgré une amélioration sensible de la situation sécuritaire, la torture reste une pratique courante dans les commissariats". Dénonçant "l'ancrage de la fraude électorale" dans la vie politique, la LADDH fait aussi état "d'un fort sentiment de recul, voire de négation, de la liberté d'expression lié (...) au maintien de l'état d'urgence" et à "la pénalisation des délits de presse". "Les libertés d'association et de réunion connaissent depuis plus d'une décennie une régression continue et un étouffement paralysant", affirme encore le rapport, qui ajoute que l'Etat doit garantir la liberté de culte "reconnue par la constitution".
Le congrès s'était ouvert jeudi en présence notamment de l'ambassadeur d'Espagne représentant l'Union européenne, de délégués de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH), du Réseau euro-méditerranéen des droits de l'homme et d'ONG étrangères, dont une tunisienne.
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27th March 2010 18:36 #6
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Riyad Hamadi :
Samedi 27 Mars 2010 -- La polémique sur l'interdiction du congrès de la LADDH enfle. Le ministre de l'Intérieur Yazid Zerhouni a déclaré samedi à Oran que la tenue de ce congrès "passe avant tout par le réglement des problèmes internes" de la LADDH. "Il n'y a pas d'objection" à la tenue de ce congrès "sauf qu'elle (la LADDH, ndlr) doit d'abord régler ses problèmes internes. Nous respectons les juristes Mustapha Bouchachi et Hocine Zahouane, mais il faut régler les problèmes internes de la ligue", a indiqué M. Zerhouni à la presse. Il a ajouté qu’une autorisation pour la tenue du Conseil national de la LADDH a été accordée, pour permettre à la Ligue de traiter ses problèmes, tout en exprimant son insatisfaction quant aux déclarations émises qui "ne correspondent pas à la réalité".
Le président d'honneur de la LADDH, Me Ali Yahia Abdenour, a critiqué samedi dans une lettre publiée par El Watan, la décision du ministre de l'Intérieur d'interdire le congrès de cette ligue, prévue initialement à Zeralda et qui s'est tenue finalement à Bachdjarah (sud d'Alger). Me Ali Yahia a qualifié le ministère de l'Intérieur de "machine de guerre". "Le ministre de l'intérieur a fait revenir le temps du colonialisme qu'il garde dans sa tête. Si le colonialisme français n'a pas compris que l'Algérie de 1930 (...) n'est pas l'Algérie de 1937, de 1945, de 1948, encore moins celle de 1954, lui n'a pas compris que l'Algérie de 2010 n'est pas celle de 1962, de 1980 et de 1990 ni de 1999".
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27th March 2010 19:55 #7
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ALGIERS, March 27, 2010 (AFP) -- Algerian human rights activists on Saturday called for an 18-year-old state of emergency in the country to be lifted as it prevented people from exercising their rights. Algerian League for the Defence of Human Rights (LADDH) chief Mostefa Bouchachi said political parties, non-government organisations, the press and civil society should work together and press for an end to the state of emergency, "a major obstacle to the advancement of human rights." Speaking after a two-day LADDH congress which re-elected him to the body's presidency, Bouchachi urged "concrete actions" without being specific.
In a report on civic and political rights LADDH said the state of emergency was "originally imposed to fight terrorism" in the 1990s but it eventually targeted the "citizen who cares about the defence of his rights." Algerians are "resigned to the banality of political violence and terrorism", as well as the pervasiveness of crime and organised crime, said the report, citing "kidnappings, robberies, drug trafficking, and large-scale corruption". "Despite a noticeable improvement of the security situation, torture remains widespread in police stations," it added.
The report also denounced rampant electoral fraud and limitations on the freedom of expression. "The freedom of assembly has been continually cut back and hamstrung for the last 10 years," it said calling on the government to also guarantee freedom of worship as it was being recognised by the constitution. The LADDH congress which opened Thursday was attended by the Spanish ambassador whose country currently presides the European Union, among other foreign officials and rights groups.







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