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  1. #36
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    Nacima Chabani :


    Mardi 14 Avril 2009 -- L’exposition a été étrennée, dimanche en fin d’après-midi, dans une des magnifiques ailes du musée du Bardo. Intitulée « La dinanderie, un art de vivre citadin », cette exposition donne un large aperçu sur la richesse et la diversité de la dinanderie algérienne entre le XIXe et le xxe Siècle. La directrice du musée national du Bardo, Fatima Azzoug, estime que cette exposition n’a pas la prétention de vouloir exhiber toutes les facettes de la dinanderie algérienne mais de mettre en évidence, d’une part, un patrimoine matériel vivant, d’autre part, de tisser des liens entre l’institution muséale et les collectionneurs. Ces derniers contribuent, à leur manière, à la préservation et à la sauvegarde de notre patrimoine. Plus de quatre-vingt pièces ethnographiques classées par thématique dans des vitrines, se laissent voir avec un réel ravissement. Cette collection appartient, en fait, à Mohamed Saddek Messikh. Un fervent collectionneur privé qui a toujours mis au service de la culture ses imposantes collections d’une valeur inestimable. La plupart de ces pièces usuelles renvoient à un passé lointain où la population de l’époque, algéroise, constantinoise ou encore tlemcienne, s’en servait dans la vie courante avec un réel plaisir. Parmi ces objets travaillés avec précision et ingéniosité, nous retrouvons des bassines de bain « tassa », des écuelles « setla », de petits seaux à puiser « kolla », un seau de hammam « mahbas el hammam », une aiguière « wadhaya », des coupes pour ablutions, des écuelles prophylactiques, des pyxides « tefaye », un fait-tout « tadjine », un plat à dessert « tebsi », une assiette à couvercle « tabsi achawat », des cafetières à manche « djezoua », des encensoirs « bekhara », des moulins « rihiwa ».

    Le visiteur est comme ensorcelé par les lignes élancées et souples et le décor sombre et complexe de ces objets, renfermant des siècles d’histoire. Pour l’attachée de conservation,Farida Bakouri, la vaste gamme d’ustensiles représente un patrimoine mobilier et un art de vivre commun aux maghrébins dont la similitude de leur mode d’existence et leurs besoins matériels requièrent les mêmes ustensiles de cuisine et de ménage. « Le travail du cuivre en Afrique du Nord s’est généralisé à la faveur de l’arrivée des Ottomans (XVIe) suite à l’annexion de l’Algérie et la Tunisie comme provinces de leur empire. L’usage du cuivre s’est répandu à partir de constantinople où dans les palais des sultans et les demeures des notables on utilisait d’innombrables ustensiles dans les cuisines lors des cérémonies ». Par ailleurs, il est important de mentionner que le musée national du Bardo possède une collection de dinanderie comptant environ trois cents pièces. Chaque année, le musée essaie d’acquérir de nouvelles pièces ethnographiques datant d’avant 1960. « La dinanderie, un art de vivre citadin » est un voyage auquel, Mohamed Saddek Messikh convie plus d’un. Ce collectionneur averti nous fait remonter dans le temps et l’espace, pour découvrir la diversité des modes et des traditions citadines et rurales algériennes. Un détour du côté du musée national du Bardo s’impose.

  2. #37
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    Dimanche 24 Mai 2009 -- L’annonce en a été faite par les responsables de la culture, en marge de la célébration simultanée du Mois du patrimoine et de la Journée internationale des musées qui coïncide avec le 18 mai de chaque année et qui a été consacrée à la sensibilisation en faveur d’un tourisme durable, responsable et éthique : un musée régional en construction dans la ville de Djelfa viendra bientôt enrichir le patrimoine muséal et culturel de la région. En effet, en plus du musée communal et de l’annexe du Musée du moudjahid, la population de Djelfa et celle des wilayas limitrophes pourront bientôt profiter des avantages de cette nouvelle infrastructure culturelle et scientifique qui répondra aux normes modernes en vigueur dans le domaine. Spacieux, ce projet futuriste, qui fournira un nombre très important de documents historiques et autres pièces racontant l’héritage culturel de la capitale des Hauts-Plateaux, sera directement relié à Internet, offrant aux utilisateurs, les chercheurs et les étudiants essentiellement, l’opportunité de disposer d’une banque de données considérable qui les aidera dans leurs multiples investigations, participant du coup à la sauvegarde de la mémoire collective de toute la région.

  3. #38
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    Dimanche 19 Juillet 2009 -- Evènement rare dans le paysage culturel oranais depuis quelques années, l'ouverture d'une galerie d'art, à la fois espace de décoration, de conseil déco, de peinture et de mobilier contemporain. Le «Carré Harmony» crée sa mode depuis quelques jours. Habitué au cycle des librairies qui se transforment en fast-foods et à la déculturation de la dernière décennie, Oran vient d'accueillir dans la fausse discrétion l'ouverture d'un espace multivocations, art design, ambiances et déco, dédié à la peinture mais aussi à l'esthétique du «goût» contre le mauvais goût que les fortunes du marché libre et du capitalisme de bazar arrivent à peine à masquer sous la course aux chinoiseries en matière d'ameublement.

    Le Carré Harmony a été créé par Nadya Zahraoui, une jeune Algérienne partisane de la promotion active, pour creuser le filon peu investi de l'esthétique high et art plastique et celui du mobilier haut de gamme. Le projet est mené par une promotrice qui a su rentabiliser ses formations européennes diverses et son expérience (licence en traduction de trois langues : arabe, français et anglais, et l'espagnol comme langue complémentaire. Une bonne formation dans le transport maritime de marchandise et le commerce international. Et, depuis bientôt 2 ans, une formation dans une école française comme décoratrice d'intérieur). Ce projet se veut une alternative à la «culture bibelots» et celle des paysages kitch des importations massives. L'idée de cet espace «mixte» ? Par «goût d'indépendance, envie de création de quelque chose d'original qui soit en relation avec mes goûts, ma vision de la vie et ma pratique de l'art», explique Nadya Zahraoui. Pour elle, le CV de son espace est simple. «Au plan art et déco, je propose des produits de marque (mobilier et accessoires) et, surtout, pas de n'importe quel style. Généralement, quand on est marchand de mobilier, on ne pense pas faire dans tel ou tel style particulier. On achète de tout, pourvu que cela ne soit pas cher, pour vendre beaucoup et en même temps avoir de la bonne marge, c'est-à-dire le plus de bénéfice possible. Au Carré Harmony, on va pour acheter du contemporain et rien que cela ! Autre originalité du projet, toujours au plan art et déco, le Carré Harmony fait aussi fonction de conseil. C'est, en quelque sorte, un service de paysagiste qu'on propose... Notre rapport au client ne vise pas seulement à lui fourguer coûte que coûte, de façon mercantiliste, tel ou tel produit : on le conseille en fonction de ses goûts, des caractéristiques de son lieu de vie ou de travail, de son environnement, etc. L'autre aspect qui fait l'originalité du Carré Harmony, c'est bien sûr l'Espace Arts plastiques. «Il n'était pas envisageable que nous proposions des mobiliers de marque et en même temps des tableaux reproduits en série industrielle, c'est-à-dire du toc...».

    Espace à vocations croisées, le Carré Harmony a donc été «inauguré» par un vernissage dès son ouverture, il y a quelques jours, regroupant les oeuvres d'une flopée d'artistes algériens, dont Abdelkader Belkhorissat, Abdelkader Mahboub, Ahmed Hamidi, Malika Lakhdari, Mustapha Souadji. Un vernissage sous le titre «Présences vives», qui rappelle, paradoxalement, qu'Oran n'en connaît plus depuis quelque temps déjà, ou seulement dans des espaces restreints, peu médiatisés et sans effet d'appel important sur des publics hors le cercle des «intimes» et des initiés. Ce cycle d'exposition est pour deux mois, selon un calendrier que l'on explique être éclectique et ouvert à toutes les tendances. Au Carré Harmony, «c'est justement sa vocation : faire connaître nos artistes locaux et nationaux, et même, parmi eux, certains qui vivent et travaillent à l'étranger», explique Nadya. «À l'occasion de mes déplacements, j'ai rencontré quelques-uns d'entre eux qui se sont dits prêts à venir. Je ne dis pas les noms, je garde cela comme surprise. Et ce sera, au plus tard, à la rentrée prochaine. Je compte faire venir également des artistes de nationalité étrangère. Il y a déjà dans mon agenda une Italienne, qui a exposé dans de prestigieuses galeries et tout récemment à Dubaï. Son nom ? Benedita Segala... Là-dessus, je dois quand même préciser que l'Espace Arts plastiques bénéficie du soutien précieux et du parrainage d'un grand artiste de chez nous : Abdelkader Belkhorissat, directeur de l'Ecole des beaux-arts de Sidi-Bel-Abbès».

    Le Carré Harmony est sis au 46, rue Alnakib Hamri (angle Général Ferradou), Gambetta

  4. #39
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    Samedi 10 Octobre 2009 -- Moussa Mediene doit avoir deux raisons pour se féliciter. La première est d'avoir réalisé un voeu qu'il caressait depuis longtemps : ouvrir une galerie d'art à Oran. En réussissant cette entreprise, il tente de reprendre une tradition familiale. Dans les années soixante, son père détenait une librairie sous les arcades, transformée par bonheur en magasin de cartes postales et d'oeuvres d'art. Par ailleurs, un des ses frères a ouvert au début des années 90 la galerie d'art Alpha, fermée depuis un moment. Mais, pour se distinguer de ses prédécesseurs, Moussa a choisi « Lotus » pour sa galerie à lui. Elle abritera des manifestations artistiques (expositions de peinture) et commercialisera des livres d'art. Elle est sise rue Ho Chi Minh, parallèle à la rue Larbi Ben M'hidi. La seconde raison de satisfaction de notre ancien confrère est la réussite de la cérémonie d'ouverture de sa galerie. Ses amis journalistes, des professeurs d'universités et de médecine et des artistes et comédiens se sont déplacés pour assister à l'inauguration. Parmi ceux qui ont honoré son invitation, on relèvera le nouveau consul général de France, installé dans ses fonctions à peine une quinzaine de jours. On citera aussi le directeur du CCF (Centre culturel français), nommé lui aussi à Oran tout récemment. On a remarqué aussi la présence du directeur de l'Institut Cervantès. De ce point de vue là, Moussa a été bien servi. En début de soirée d'avant-hier, il y avait foule devant le lieu abritant la nouvelle galerie. Pour l'inauguration, Moussa a essayé de frapper fort. Parmi les exposants on indiquera Salah Hioun, directeur du Musée de Cherchell, un peintre qui se passe de toute présentation. Il a invité aussi le peintre Dokman, un artiste coté sur la place d'Alger. Mahjoub Benbella a compté également parmi les présents. Moussa nous a permis de découvrir un pan de l'oeuvre picturale de Mohamed Bahloul, connu à Oran et ailleurs en tant qu'expert économiste. Belkhorissat a lui aussi consenti à participer à cette exposition. On notera que Djahida Houadef d'Alger, elle aussi exposante, n'a pu faire le déplacement à Oran. Pour diversifier d'une part et pour découvrir à ses invités un autre art, Moussa a invité Medjahed Kouider, un sculpteur dont les oeuvres ont attiré l'attention. Pour Moussa, la réussite de l'exposition qu'abrite sa galerie «Lotus» se mesure par le nombre de toiles et de sculptures déjà acquises par certains visiteurs.

  5. #40
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    Jaoudet Gassouma :


    Mercredi 4 Novembre 2009 -- Il est toujours un fait que nous avons plaisir à découvrir ; le fait d’ouvrir de nouveaux espaces aux artistes de tous bords et de tous genres. C’est ainsi que nous avons eu le loisir de découvrir un espace ensoleillé par les œuvres de quelques plasticiens, mis en valeur par sieur Kamel Djebbar, revenu de France depuis quelque temps pour se consacrer à la fabrication, tenez-vous bien, de piscines. Mais il possède en fait un grand espace qu’il a dédié à la chose artistique. C’est ce que nous avons pu constater à l’occasion d’une sympathique collation, organisée la semaine dernière pendant l’inauguration du showroom de Soleilo aquaplaisir. Au programme, donc, quelques artistes peintres et photographes. Priorité aux dames pour la présentation de Mme Zouina Bahriz pour la monstration de quelque dix-sept travaux quelque peu d’inégales valeurs mais qui montrent un talent certain, du paysage et des portraits, mais aussi et surtout, d’aptitudes à très bien représenter nos amis les animaux. Au menu donc pour Mme Bahri, qui étudie le dessin dans la maison des jeunes de Dar El-Beïda, de bonnes aquarelles, du crayon à profusion. Une visite rassérénante pour ceux qui sont stressés. Nawel Hadj Abdelhafid, elle, travaille dans la couleur et la lumière. Cette photographe, dans un quotidien indépendant, nous emmène en visite à travers ses photos dans un chemin africain. Elle fait donc un travail de portraits africains divers, où elle a profité du passage du Festival panafricain pour nous monter l’espoir à travers quelques portraits connus comme d’Amazigh Kateb, Khaled, Youssou N’dour, avec également les premiers passages sur l’esclavage et l’asservissement, pour aller ensuite vers la libération et la lumière. Nawel Hadj Abdelhafid sera probablement à Beyrouth pour un futur projet d’exposition, qui illustrera à travers la photo les similitudes entre l’Algérie et le Liban. Cinq toiles aussi, des huiles venues de Jijel, en plus de la présence de Smaïl Maakni, que l’on a vu dans quelques bonnes rencontres autour des arts plastiques, avec ses paysages touareg et kabyle, et une suite de parcours tout autant intéressante avec Nadia Cherrak, avec ses cuivres repoussés et ses compositions dessinées qui possèdent une essence intéressante. Un peu comme les six œuvres de l’excellent Mohamed Rani, qui maîtrise le portrait en pied, l’huile et l’aquarelle, et qui nous fait montre d’une très bonne appréciation de ses sujets, tant sur le traité de la couleur que sur la perspective et la composition générale. C’est donc une bien belle petite exposition, un peu menée à la va-vite. Mais il est à gager que le public, quand il le voudra, trouvera un accueil chaleureux pas très loin de la ville de Bou Ismaïl. Pour une fois que l’art trouve le loisir de se réfugier dans une zone industrielle…

    Renseignements au (0776) 19.57.08

  6. #41
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    Jeudi 5 Novembre 2009 -- Après deux ans de travaux inhérents à la restauration du musée de Cherchell, l’équipe algéro-allemande s’est réunie autour d’une conférence scientifique au Centre national de recherches préhistoriques anthropologiques et historiques, ce mardi 3 novembre. Avant d’apprécier une série de communications liées au projet de restauration du musée de Cherchell, l’assistance s’est enquise du fait que cet édifice culturel a changé récemment de statut. Erigé en musée national, la Direction de la conservation et de la restauration du patrimoine culturel, représentée par M. Mourad Bouteflika, espère que «le projet de restauration du musée de Cherchell se poursuive avec le partenaire allemand pour intégrer tous les aspects qui permettront de le mettre à niveau». Lors de cette première conférence scientifique d’archéologie algéro-allemande, accueillie dans la salle de projection du Centre national de recherches préhistoriques anthropologiques et historiques d’Alger, M. Bouteflika a précisé que «la publication de l’arrêté portant (re)classification du musée de Cherchell est en train de s’effectuer». Sa direction espère aussi que «cette (re)classification donnera lieu à une extension de l’espace du musée et donc à une réorganisation de toutes les collections qu’il contient». D’après M. Paul Hoffmann (restaurateur à Berlin) dans sa communication, près de 200 objets appartenant au musée doivent être restaurés (ils ont subi des fissures ou des cassures) et (re)stabilisés sur de nouveaux socles de marbre antisismiques. Socles aux notions esthétiques à respecter. Aussi, le traitement scientifique des sculptures, leur interprétation et leur datation constituent-ils la base du concept du nouveau musée de Iol-Césarée (l’île de sable de Césarée). Un musée appelé à être doté d’une extension selon Mme Christa Landwehr (archéologue à Freiburg), car ses huit pièces et sa cour centrale ne peuvent contenir tout le patrimoine archéologique actuel de Cherchell, là où Juba II le roi de Maurétanie, installé par l’empereur Auguste, a dû s’atteler à la création d’une résidence royale, non sans se référer selon les études – communication d’Elisabeth Faulstich (archéologue à Cottbus) – à la ville romaine d’Alexandrie. Les similitudes entre les deux cités sont nombreuses, notamment l’aspect architectural des deux phares respectifs. L’équipe mixte de ces chercheurs, composée également d’architectes, s’inscrit dans le cadre d’une convention signée en 2008 entre le ministère de la Culture, représenté par l’Office national de gestion des biens culturels et l’Institut allemand d’archéologie. Cette équipe prend également en considération la réorganisation du parcours muséal. Dans son intervention, Mme Jane Müller (archéologue à Munich), a expliqué l’apport d’une didactique exclusivement consacrée à ce musée. Le visiteur en général, les groupes d’enfants ou les groupes scolaires peuvent bénéficier d’un mode d’emploi pour une meilleure accumulation des connaissances.

  7. #42
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    Vendredi 6 Novembre 2009 -- Le musée de Cherchell a été érigé récemment en musée national, a-t-on appris auprès de la direction de la conservation et de la restauration du patrimoine culturel au ministère de la Culture. "Nous espérons que le projet de restauration au musée de Cherchell se poursuive avec le partenaire allemand pour intégrer tous les aspects qui nous permettront de mettre à niveau ce musée érigé récemment en musée national", a indiqué à l'APS le directeur de la conservation et de la restauration du patrimoine culturel, Mourad Bouteflika. "La publication de l'arrêté portant reclassification du musée de Cherchell est en train de s'effectuer et nous espérons que cette reclassification donnera lieu à une extension de l'espace du musée et donc à une réorganisation de toutes les collections qu'il contient", a-t-il ajouté, en marge de la 1re conférence scientifique d'archéologie algéro-allemande portant sur l'aboutissement des travaux de restauration du musée. Cette coopération algéro-allemande dans le domaine de la restauration du musée de Cherchell s'inscrit dans le cadre d'une convention signée en 2008 entre le ministère de la Culture, représenté par l'Office national de gestion des biens culturels et l'Institut allemand d'archéologie, a-t-on indiqué à l'ouverture de la conférence, soulignant que les travaux de restauration ont impliqué des statues datant de l'époque antique et d'autres objets préhistoriques que contenait le musée. Outre la restauration des objets du musée, ce projet algéro-allemand aspire également à "réorganiser toutes les collections qu'il contient afin de lui donner un nouveau concept muséal et une nouvelle configuration", a relevé M. Bouteflika. Les travaux de restauration menés par une équipe mixte composée d'architectes, d'archéologues et de restaurateurs se sont déroulés en deux phases, à savoir la rénovation d'une collection de plus de 300 objets et la réorganisation du parcours muséal du musée lui-même, selon les explications du chef de projet de restauration de la statuaire de Cherchell, Aïcha Merazka Hioun. La fabrication de nouveaux socles de marbre antisismiques faisait également partie du programme de restauration, dont les travaux ont débuté à la fin du mois de septembre dernier et se sont achevés en six semaines, a-t-elle ajouté.

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