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  1. #50
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    Faten Hayed :


    Vendredi 29 Janvier 2010 -- « Je n’aurais jamais pensé trouver un musée d’une telle qualité dans le Sud algérien. On ne cesse de dire que le Sahara est un musée à ciel ouvert, mais dans une aussi petite ville, il est aussi possible de trouver un joyau », confie Jean-Michel, membre d’une association marseillaise en visite chaque année dans la région. « Les oiseaux empaillés sont la preuve qu’il existait bien une faune riche et diversifiée dans le grand erg occidental d’Afrique. » Créé en 1942 par le géologue franco-russe Nicolas Menchikoff, le musée était au départ une station scientifique qui avait pour vocation la recherche, l’hébergement d’animaux et les analyses des premiers échantillons extraits de la faune et de la flore locales. La station était réservée à trois disciplines : la botanique, la zoologie et la géologie. « Dans les années 60 et 70, le lieu était considéré comme une référence pour les scientifiques algériens et étrangers, c’est ainsi que plusieurs travaux ont été lancés autour du palmier-dattier, la lutte contre les micro-espèces nuisibles et l’amélioration des sols des palmiers », explique Salim Tidjani, géologue et guide occasionnel de la localité de Rahmounia, connue pour ses gravures rupestres (à 20 km de Béni Abbès). On ne peut passer dans la ville sans remarquer le musée, d’une architecture rudimentaire. D’emblée, on est guidé vers la première section « Préhistoire du Sahara ». Les vitrines exposent des fragments intacts des roches déterrées des vieilles grottes, des cristaux en parfait état, mais aussi des morceaux d’ustensiles fabriqués par les premiers habitants du Sahara. Sur les murs sont accrochés des tableaux explicatifs sur la région et les emplacements précis des travaux lancés à l’époque par Menchikoff. Au bout de l’allée, à même le sol, des gravures rupestres représentant des personnages avec des animaux, probablement une scène de chasse, sont ainsi exposées aux yeux du visiteur. Selon le gardien du musée, « la température ambiante a été étudiée pour la préservation de chaque objet logé dans le musée ».

    Dans la seconde galerie sont principalement présentés des coquillages en forme de cône, la base est plate et légèrement trouée. Vraisemblablement des mollusques gastéropodes puisque la coquille conique présente une ouverture en forme de fente. Dans une autre vitrine, on remarque des fragments de cristaux, de grès, de marbre… liés à la diversité géologique du Sud algérien. Gazelles, oiseaux, œufs d’autruche, nids de faucon de Barbarie, hérons, corbeaux, fennecs, hyènes rayées, chats gantés, porc-épic, vipères à cornes, poissons des sables, scorpions, dhobs (lézard proche de l’uromastyx) et autres rongeurs de la région sont disposés dans la plus grande pièce du musée, dédiée à la riche collection d’animaux empaillés qui attire beaucoup de curieux. D’autre part, le musée possède une belle collection d’insectes et de papillons d’Amérique du Sud, acquise lors d’échanges internationaux. « Dans les musées d’Alger, je m’ennuie ! Ici, pas du tout ! Moi qui suis attirée par l’artisanat, je ne peux qu’être satisfaite de voir un espace consacré à l’ancien savoir-faire des artisans », s’enthousiasme Farida, une Algéroise venue pour le festival des Nuits de la Saoura et qui découvre pour la première fois le musée de Béni Abbès. « Les fragments de poteries sont d’une couleur éclatante, c’est incroyable de penser qu’ils datent de plus de deux siècles ! » En effet, des bijoux en argent, des morceaux de vaisselle, des ustensiles, des poteries et des cuves de germe et d’huile sont entassés sur les étagères, afin de donner un aperçu de la vie des habitants mais aussi de leurs traditions, comme cet ensemble de tasses et de plats en terre cuite. De leur ingéniosité, aussi, puisqu’il y a encore un modèle unique de piège servant à capturer des gazelles et des serrures de l’époque. Malheureusement, le zoo du musée, sur plus de 200 m2, est quasiment désert. On n’y trouve qu’une tortue âgée de 104 ans, ramenée, dit-on, de la région de Kidal par une sœur catholique et quelques dhobs qui n’attirent pas grand monde. Les autres cages sont vides et abandonnées au sable et aux branches sèches venues des palmeraies du vieux ksar.

  2. #51
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    M'SILA, Mercredi 10 Février 2010 -- Le musée national Nasreddine Etienne Dinet de Bousaâda (M'sila) a reçu en 2009 la visite d'environ 8.000 amateurs d'arts plastiques, a-t-on indiqué lundi à la direction du musée. En plus de sa collection de 11 œuvres authentiques de ce grand peintre orientaliste, le musée a organisé l'année dernière une série d'expositions de toiles d'une pléiade d'artistes plasticiens de grande renommée, selon la même source. Ce nombre croissant de visites (pas moins de 5.000 personnes avaient fréquenté le musée en 2008) "traduit l'intérêt grandissant du public local pour les arts plastiques", selon la direction du musée qui entend diversifier à l'avenir ses activités pour inclure, outre les expositions, des conférences-débats sur l'art pictural.

  3. #52
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    Mercredi 10 Février 2010 -- Oran aura son musée des arts modernes (MAM). Comme à Alger, le MAM de la deuxième ville du pays héritera des structures des galeries d'Oran, situées au centre-ville. Le projet est confié à l'Agence nationale de gestion des grands projets de la culture (ARPC), dépendante du ministère de la Culture. Cette agence a entamé mercredi les démarches pour recruter des bureaux d'études et des architectes pour l'aménagement des galeries d'Oran en musée d'arts modernes.

  4. #53
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    Mardi 23 Février 2010 -- Pour l’inauguration officielle du nouveau palais de la Culture et des Arts de Skikda, samedi 20 février, un programme culturel et artistique diversifié a été mis en œuvre. Dans une ambiance de fête marquée par des sonorités de troupes folkloriques, il a été procédé au vernissage de deux expositions. La première a mis en valeur, sur une initiative de l’association Lumières d’Algérie, des photographies traitant de la participation du cinéma dans l’écriture de l’histoire et dans la guerre de libération. La seconde a proposé une série de toiles de peinture, œuvres d’artistes locaux. La salle de conférences de ce nouveau palais a connu sa première activité avec la lecture de poèmes déclamés sous des compositions de musique classique, interprétées par l’orchestre andalou, dirigé par M. Badredine Boughandjioua, ainsi qu’un nombre d’artistes locaux, et ce en présence de la grande figure du malouf à Annaba, Dib Ayachi. Les chansons chaâbies et haouzies ont également fait partie du menu, avec les talentueux Toufik, Alilou, Abdelhamid Djelouaji, et les icônes de ces écoles artistiques, à savoir les artistes Abdelkader Chaou et Nadia Benyoucef, un duo qui a fait le bonheur du public.

    Ce nouvel espace culturel permettra, selon son directeur, M. Ahmed Bouttabane, de rassembler les amateurs de culture dans la wilaya et de promouvoir l’action créative, à la faveur des nombreuses salles d’exposition et de conférences dont est dotée cette enceinte. Celle-ci compte également une bibliothèque d’une capacité de 80 places, des espaces réservés à la chorégraphie, à l’audiovisuel, à l’apprentissage de la musique, à l’informatique, ainsi qu’un laboratoire de langues. Dans le cadre de l’organisation de la semaine du film algérien, dont l’ouverture est prévue dimanche prochain, la dernière œuvre d’Ahmed Rachedi, Mostefa Benboulaïd, sera à l’affiche. Le public aura ainsi l’occasion de rencontrer le réalisateur de ce film. Les autres films prévus sont les Portes du silence d’Amar Laskri, Indigènes de Rachid Bouchareb, Moisson d’acier de Ghouti Bendedouche, Mon colonel de Costa Gavras et Mascarades de Lyès Salem. Au cours du mois de mars prochain, le nouvel ouvrage du moudjahid Brahim Chibout, Zighoud Youcef tel que je l’ai connu, sera présenté au public lors de l’inauguration du club de la création, appelé Rencontre de l’initié, selon le directeur de la culture. Ce dernier a, par ailleurs, rappelé qu’un colloque ayant pour thème «Le rôle de la femme skikdie dans la création» se déroulera du 23 au 25 mars prochain.

  5. #54
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    ORAN, Mercredi 24 Février 2010 -- L'ouverture des plis pour le choix de l'entreprise de réalisation du premier "musée de la mer" à Oran aura lieu à la fin de mars, a-t-on appris de la direction de l'environnement. L'étude de ce projet, qui revêt une dimension régionale et qui sera abrité par le siège de "l'ancienne préfecture" d'Oran à haï Sidi El Houari, a été achevée et approuvée par le ministère de l'Aménagement du territoire, de l'Environnement et du Tourisme. Cette étude, qui entre dans le cadre de la coopération algéro-française, a été réalisée par un bureau d'étude français spécialisé dans l'aménagement des musées, a-t-on indiqué.

  6. #55
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    Faten Hayed :


    Vendredi 5 Mars 2010 -- Imaginez des météorites aussi grandes que la Lune ou des fossiles datant de plus de trois millions d’années. Vous n’êtes pas dans un film de science fiction, mais en plein cœur du nouveau musée de l’Ahaggar à Tamanrasset… Silence, on visite ! « Le musée que nous avons aménagé est une introduction aux richesses qui se trouvent dans le Parc national de l’Ahaggar, car le véritable musée du Sahara algérien est… à ciel ouvert ! » Ainsi Farid Ighilariz, directeur de l’Office du Parc national, commence la visite du musée inauguré mi-février lors du Festival des arts de l’Ahaggar. « Le terme de « parc » signifie « espace protégé » mais représente aussi des mesures de protection pour les 450 000 m2. Celui de l’Ahaggar est l’un des parcs les plus protégés au monde. Classé à la fois parc naturel et culturel, il renferme un patrimoine matériel et immatériel dont l’importance scientifique est hors normes. Cette particularité est à la fois rare et fragile. »

    Clair-obscur

    Le visiteur est saisi par la pénombre et la lumière tamisée. C’est dans cette ambiance intimiste que le musée ouvre ses portes et dévoile ses trésors jalousement gardés sous des vitrines étincelantes comme des diamants. Les murs, peints en noir, donnent encore plus d’intensité aux objets qui datent de… plus de trois millions d’années ! Des richesses à protéger. Et pour cela, dès l’entrée, les dix commandements du musée, mises en garde et mode d’emploi, sont présentés au visiteur. « Pour les touristes qui s’aventurent dans le parc, nous exigeons qu’ils soient accompagnés soit par un guide de l’OPNA, soit par un guide de l’agence de voyages avec laquelle ils sont venus, souligne Farid Ighilariz. Nous collaborons régulièrement avec les guides de la région. Il faut savoir qu’il n’y a pas moins de 400 personnes qui veillent à la sauvegarde de ce patrimoine. » Dans la première allée, de grandes affiches expliquent les formations des couches terrestres, et une carte très intéressante illustre les zones de cratères géants. « Depuis des millions d’années, le terrain a connu des pluies de météorites, parfois de grande dimension. Les avancées scientifiques ont permis de découvrir que grâce aux météorites, nous avons de l’eau sur terre. » Et qui dit « eau », dit « terre », plus précisément pierres et roches.

    « La partie géologique de cette région est considérée comme le paradis des géologues, car les principaux événements qu’a connus la planète se sont produits dans cette région, il y a des millions d’années. Ici se situait le pôle Sud ! Il y avait également un océan, aujourd’hui disparu. Il existe des traces de tous ces événements. » Facile d’accès, l’information ne nécessite pas forcément des connaissances scientifiques pointues. « Je suis très heureuse de me retrouver dans ce musée, car toutes les pierres qui sont exposées sont dans mon livre de géographie ! », s’extasie Imane, collégienne à Tamanrasset. Comme Imane, Mohamed Khalfi, ethnomusicologue à Berlin, découvre le musée et s’enthousiasme : « Je connais très bien la région de Tamanrasset et précisément les parcs naturels sur le massif saharien. Je reconnais que ce musée est très bien organisé et je souhaiterai voir d’autres musées de ce type ouvrir sur le terrain, c’est-à-dire au cœur des parcs que le ministère de la Culture a inscrits dans sa campagne assidue de sauvegarde du patrimoine immatériel et matériel. » Attraction principale des vitrines : une roche avec des particules d’or bien brillantes, mais aussi des grés, des pierres ponce, une lave fossilisée, des fragments de diamant et une curiosité verdâtre entourée de mousse noire fixée comme une protection. Farid Ighilariz s’empresse d’expliquer : « Vous avez ici les plus anciennes pierres au monde, des roches qui se sont formées à plus de 70 km du sol. L’échantillon que vous observez s’est détaché du manteau terrestre, il est recouvert de lave volcanique, la preuve qu’il se trouvait à côté d’un cratère volcanique. »

    Au mur, des écrans plasma diffusent des spots pédagogiques sur l’évolution du climat, la faune, les curiosités du musée, ce qui anime la visite et apporte un maximum d’informations et de recommandations avant d’aller sur le terrain et avoir un rapport physique avec la nature. « Nous travaillons pour l’indissociabilité du patrimoine de son enveloppe naturelle, c’est pour cette raison que le musée est aussi varié et garde une vocation informative. » Plus loin, un espace est réservé à la faune et à la flore du Sahara où il existe plus de 200 espèces végétales et 300 espèces animales. La structure installée met en scène des animaux (dromadaires, fennecs, lynx, gazelles, oryx…) dans leur habitat naturel. En appoint, des explications sont données sur le climat du Sud, l’adaptation des plantes, des animaux et des populations qui y ont établi domicile. Quelques gravures sont disposées pour donner une idée des œuvres rupestres grandeur nature qui se trouvent dans le parc de l’Ahaggar. Créatures mystérieuses, scènes de chasse ou de récolte : les peintures et les éléments dessinés sont la preuve de l’activité intense des hommes à cette époque et de leur goût pour l’art et l’esthétique. « La zone des gravures rupestres est la plus surveillée, car le seul destructeur de la nature c’est l’homme, ajoute Farid. De ce fait, nous avons mis les moyens pour protéger tout ce patrimoine de manière efficace sur le terrain. » Sachez que le parc dispose de cinquante postes de contrôle, de protection et de secours, les agents sur place apportant également assistance aux gens qui s’égarent. Vous terminerez la balade dans la partie consacrée aux vestiges de la culture touareg. Bijoux, jeux pour enfants, vannerie, broderie, textile, sabre… Car depuis des siècles, les habitants du Sahara développaient aussi la fabrication des bijoux, les techniques de maniement des armes ou encore la décoration intérieure. Les récipients en terre cuite découverts dans l’Ahaggar, l’un des deux plus anciens foyers d’invention de poterie au monde ont… 10 000 ans !


    Un petit musée a été aménagé en février dernier sur le site de la tombe de Tin Hinan, première reine des Touareg, située à l’entrée de la localité d’Abalessa. Les visiteurs peuvent voir la tombe, accessible, et cet espace musée, à l’origine poste de contrôle où sont exposées des photos des vestiges trouvés et quelques affiches explicatives sur Tin Hinan.

  7. #56
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    تم، نهار أمس، فتح أول متحف للماء ببلدية توجة ببجاية، وذلك بمبادرة من جمعية جهيماب التي يرأسها الجامعي جميل عيساني وبحضور المجاهدة جميلة بوحيرد.

    وحضر عملية التدشين آلاف المواطنين وغياب شبه كلي للمسؤولين المحليين بسبب الدعوة التي وجهت للمجاهدة جميلة بوحيرد. وحسب عيساني، فإن متحف توجة للماء هو الأول من نوعه في الجزائر، وهو عبارة عن بناية كبيرة تضم طابقين فيهما عدة زوايا نشرت فيها لوحات تاريخية عن الماء في بلدية توجة منذ العهد الروماني إلى اليوم، حيث كانت مدينة ''صلداي''، بجاية حاليا، تزود بالماء عن طريق القنوات المعلقة التي تمتد على مسافة 50 كلم من توجة إلى بجاية. وحسب الوثائق المعروضة، فإن المتحف يضم قطعا أثرية مثل أعمدة القنوات المعلقة وصور عن منبع توجه الشهير. وخلال العودة إلى بجاية فضل المنظمون أخذ الطريق التي مرت منها القنوات المعلقة في العهد الروماني من المنبع الأصلي بوسط توجة إلى حي دار الناصر ببجاية.

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