Samedi 3 Mai 2008 -- Sous le haut patronage de la ministre de la Culture, Alger abritera du 14 au 19 octobre 2008 le 1er Festival international de la bande dessinée, Fibda, avec la participation de dessinateurs et scénaristes de talent et de renommée mondiale, de différentes nationalités, qui viendront concourir avec des œuvres originales et inédites. Des récompenses de valeur sous forme de trophées et en numéraires seront décernées aux lauréats par un jury international.
Au préalable, trois concours promotionnels de la bande dessinée seront lancés dès le mois de mai prochain, à savoir un concours pour la réalisation de la meilleure affiche du festival, un autre dédié aux jeunes talents âgés de 19 à 35 ans et enfin un concours espoir destiné aux 12-18 ans. Les meilleures œuvres retenues feront l’objet d’une belle récompense.
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3rd May 2008 18:34 #1
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Premier festival international de la bande dessinée, du 14 au 19 octobre à Alger
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5th May 2008 05:46 #2
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Lundi 5 Mai 2008 -- Alger abritera, du 14 au 19 octobre 2008, le premier Festival international de la bande dessinée, FIBDA, qui verra la participation de dessinateurs et scénaristes de talent et de renommée mondiale, issus de différentes nationalités, qui viendront concourir avec des œuvres originales et inédites.
Des récompenses de valeur sous forme de trophées et en numéraire seront décernées aux lauréats par un jury international. Au préalable, trois concours promotionnels de la bande dessinée seront lancés dès ce mois de mai, à savoir un concours pour la réalisation de la meilleure affiche du festival, un concours dédié aux jeunes talents âgés de 19 à 35 ans et un concours espoir destiné aux 12- 18 ans. Les meilleures œuvres retenues feront l’objet d’une belle récompense.
Pour toute information supplémentaire s’adresser au secrétariat du FIBDA 2008 :
Tél/Fax : 021 37 34 79
Mail : contact@bdalger.dz
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12th August 2008 19:56 #3
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Mardi 12 Août 2008 -- Ils sont venus, ils sont tous là, Maz, Rachid Boudjedra, Arezki Larbi, Mustapha Nedjaï, Hic, l’artiste Rachida Azedaou et bien d’autres. Ils sont issus du cinéma, de la littérature, du monde de la presse, de l’édition. Le but était de faire des bulles, énormément de bulles, mais faire mousser les bulles quand il s’agit de bande dessinée ce n’est point évident. Pourtant les choses commencent à poindre à partir d’hier au sein de la salle Saoura du Sofitel. La maîtresse de cérémonie d’»Alger, ça bulle !», l’éditrice Dalila Nadjem est la commissaire de ce festival de la bande dessinée qui a vu ses prémices officielles consacrées lors de la journée d’hier par l’installation du jury qui devait statuer sur la sélection de l’affiche officielle de ce 1er Festival international de la bande dessinée qui aura lieu du 15 au 19 octobre prochain, un rêve devenu réalité par la force de persuasion d’une ministre active. Epaulée par Abderahamne Djelfaoui, réalisateur et écrivain, en charge des questions de coordination avec Mustapha Nedjaï, plasticien et directeur du festival, Madame Dalila Nadjem dans un top général laisse la part belle à la volonté de faire de cette manifestation d’abord une réalité, mais aussi un succès par la grâce de l’organisation de plusieurs faits culturels liés au sujet. Notamment avec un invité d’honneur qu’est l’Inde, puis avec la participation étoffée de plusieurs pays comme la France, la Suisse, l’Argentine avec une grande exposition qui tourne actuellement au Japon et dont l’Algérie sera la troisième étape. L’Afrique n’est pas en reste avec une participation fulgurante de plusieurs pays, et l’engouement terrible d’une jeunesse algérienne qui a fait de la B.D. un art très usité en Algérie malgré les carences d’une édition autiste à toute forme de création du genre. Il faut dire que les talents seront stimulés par trois concours qui tenteront de rendre ses lettres de noblesses au 9e art et dirigés d’abord sur l’affiche principale, ensuite un concours en destination des artistes encore scolarisés et lycéens mais aussi un prix destiné au meilleur jeune talent. Il est aussi prévu en cas de qualité exceptionnelle d’une œuvre qu’il soit institué un prix spécial de jury. L’hommage sera rendu cette année à Sid Ali Melouah. Des master class et ateliers sont prévus ainsi que des conférences diverses. Le trophée, dont la création originale a été confié au plasticien Arezki Larbi, promet d’être typique et original. Les préparatifs vont bon train, et il est à gager que cette fête qui fait des bulles ne manquera pas de mousser de bien belle manière, pour le plaisir de lire et de regarder de belles créations.
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25th September 2008 23:59 #4
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Jeudi 25 septembre 2008 -- Le Festival international de la bande dessinée, qui aura lieu en octobre prochain, vient nous lancer quelques bons indices de préparation. En effet, à partir du 28 septembre 2008, et ce jusqu’au 19 octobre prochain, le public aura la chance unique de parfaire ses connaissances en enquêtes policières. Lors d’un parcours original proposé par le Commissariat général aux relations internationales de la Communauté Wallonie-Bruxelles, en collaboration avec le Centre belge de la bande dessiné, «Filatures et Phylactères» invite le spectateur à entrer dans le récit d’une enquête policière au fil de dix chapitres qui parcourent sa totalité à partir du moment où la nuit est sereine jusqu’au dénouement final… qui n’en est sans doute pas un. Cette exposition réalisée en collaboration avec le palais de la Culture Moufdi-Zakaria et le FIBDA (Festival international de la bande dessinée d’Alger) est une très bonne occasion pour le public algérien de rendre hommage aux raconteurs d’histoires que sont les Belges qui, de Hergé à Simenon en passant par Steeman, Franquin ou Jean Hamme, ont cette particularité fantastique d’entraîner tout un chacun dans des univers fantastiques, fantaisistes ou humoristiques. Les héritiers de ces derniers se nomment Jean-Baptiste Barionian, Patrick Delperdange ou Nadine Monfils, Barbara Abel, Pascale Fonteneau ou Thomas Gunzig. Ils abordent le thème policier et comptent parmi les meilleurs créateurs. En ce qui concerne cette aventure de «Filatures et Phylactères», elle se base sur le concept simple d’une enquête classique, un criminel, un enquêteur, le triomphe de la justice. Le polar raconte notre mauvaise conscience, une voix murmure à notre oreille que la vie n’est pas rose. Pourtant l’aspect peut sembler gai, déjanté, ennuyeux, hallucinogène, angoissant ou drôle. Pour les bédéistes et scénaristes de tous bords, ce style est très prisé et les dessinateurs et scénaristes de la région de Wallonie et de Bruxelles s’y sont abreuvés largement. Et si les auteurs de BD se sont souvent lancés dans des adaptations de Jules Maigret ou d’Hercule Poirot, c’est dans la construction d’un univers personnel que le principal de la création s’est fait avec des personnages emblématiques comme Gil Jourdan de Tillieux, Ric Hochet de Tibet et Duchâteau, l’inspecteur Canardo de Sokal ou Soda de Gazzoti et Tom. Outre le fait que la bande dessinée ait créé quelques bons flics et détectives héroïques, elle a su aussi se parfaire dans l’élaboration de quelques bons pervers ou psychopathes, parfaits pour les polars et intrigues en tous genres. L’exposition «Filatures et Phylactères» est construite sur des supports de près de 4 m de large et sur 110 extraits de bande dessinées diverses extraites de 73 albums écrits par quelque 60 auteurs. Le texte de présentation des dix chapitres est illustré par Foerster qui a aussi signé l’affiche. Les textes sont de Jean Auquier, directeur du Centre belge de la bande dessinée. Une exposition à voir à tout prix.
Exposition «Filature et Phylactères», le polar dans la BD Wallonie-Bruxelles
du 28 septembre au 19 octobre 2008 salle El-Bahia, palais de la Culture Moufdi-Zakaria, Alger
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28th September 2008 19:04 #5
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Dimanche 28 septembre 2008 -- Les amoureux de bandes dessinées (BD) auront de quoi prendre du plaisir cette semaine ! Ils n’auront qu’à aller faire un petit tour du côté de Kouba, dans la salle «Bahia» du palais de la culture, plus exactement. Pour bien savourer ce qui les attend sur place, ils n’ont qu’à se munir de leur penchant pour les images et les mots mais aussi leur soif d’ouverture de tous les imaginaires. Ils y trouveront une exposition à ne pas rater : Filatures et phylactères, qui met la lumière sur le polar dans la bande dessinée Wallonie- Bruxelles. Une exposition produite par le Commissariat général aux relations internationales de la communauté Wallonie-Bruxelles en collaboration avec le Centre belge de la bande dessinée et qui accrochera certainement leur attention, au fil de dix chapitres qui parcourent l’entièreté d’une aventure policière. L’expo met en avant la richesse de la création de BD en Wallonie et à Bruxelles. Elle constitue aussi un hommage aux raconteurs d’histoires qui, de génération en génération, en allant de Simenon à Steeman, d’Hergé à Jean Van Hamme, ont ouvert les portes de tous les imaginaires. Basé sur un canevas simple (un criminel, un enquêteur et le triomphe de la justice) un polar pour mettre en valeur notre mauvaise conscience… Filatures et phylactères, c’est aussi, agrandis sur des supports de qualité jusqu’à 4 mètres de large, 110 extraits d’œuvres de bandes dessinées extraites de 73 albums de 60 auteurs (dessinateurs et scénaristes) différents, sélectionnés parmi plusieurs générations de tous les genres et tendances qui ont fait et continuent d’entretenir le succès de la BD de Wallonie et de Bruxelles. Les textes d’introduction des dix chapitres qui composent Filatures et phylactères sont illustrés par des œuvres originales de Philipe Foerster (dessinateur des séries Starbuck, Gueule des bois et Silex files). Il est également l’auteur de l’affiche. Les textes sont signés par Jean Auquier, directeur du Centre belge de la bande dessinée dont le centre de documentation a été mis à contribution pour la recherche documentaire. La conception de cette exposition est de Jean-Noël Bloom, CGRI- Jean Auquier, CBBD. Bonne découverte…
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15th October 2008 23:59 #6
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Mercredi 15 Octobre 2008 -- C’était un rêve de gamin. Lancer un album de bande dessinée inédit en Algérie, qui plus est adapté d’un roman de Yasmina Khadra, est, pour Lazhari Labter, une aventure à la fois professionnelle et affective. Alors que s’ouvre aujourd’hui un nouveau Festival international de la bande dessinée d’Alger (FIBDA), le directeur des éditions Alpha, désormais également directeur de sa propre maison d’édition, va faire la promotion de son premier opus à bulles, Le Dingue au bistouri (voir planche page ci-contre). Un événement dans l’histoire de la BD en Algérie, absente du paysage éditorial depuis les années 1980. Le dernier festival qui lui a été consacré remonte d’ailleurs à… 1988. C’est que le neuvième art, contrairement au dessin de presse et à la caricature, n’a jamais vraiment trouvé son créneau, plombé par des années d’interdiction de territoire et trop coûteux à fabriquer pour les éditeurs. « Pourtant, nous avons une vraie culture de la bande dessinée », affirme Lazhari Labter. « Certains bédéistes algériens ont été primés en 1983 au festival de Lucca, en Italie. Mieux, certains ont contribué à former d’autres dessinateurs du monde arabe. » Les différentes tentatives de revues ou de planches le prouvent, à l’image de Naâr, une sirène à Sidi Ferruch (parue dans l’hebdomadaire Algérie Actualité en 1967 sous la plume de Mohamed Aram), de M’Quidech (la première revue de BD parue en 1969) par Maz, Slim et Aram, qui disparaîtra en 1974, puis reviendra un temps en arabe en 1978, ou des initiatives avortées du ministère de l’Environnement avec Ibtacim, du ministère des Moudjahidine avec Tariq, ou même de la Gendarmerie nationale avec Baroud.
« Nous sommes nombreux à avoir appris à lire avec des bandes dessinées, ce qu’on appelait ‘mikiyettes dans les années 1960, poursuit Lazhari. Ces petits formats venaient d’Italie, de France et étaient destinés aux pieds-noirs, mais on les trouvait dans tous les kiosques, jusque dans les petits villes et les villages ! » Alors, un festival peut-il faire renaître la BD ? “« Là n’est pas notre objectif », explique Abderahmane Djelfaoui, directeur des relations publiques du festival. « Nous voulons surtout favoriser les échanges entres les jeunes, les éditeurs. C’est clair qu’au départ, on sort un peu du néant. Mais en même temps, on s’est rendus compte en mettant sur les rails le festival, que la BD n’est pas morte. Il y a toute une génération underground de jeunes vraiment talentueux qui, sans école, sans support, sans moyens, ont envoyé des dessins d’une qualité plus qu’honorable. » Les trois concours organisés à l’occasion du FIBDA ont reçu plus de 200 inscriptions, 160 pour les jeunes talents et les scolaires et 48 pour l’affiche. 26 à 27 pays africains, européens, d’Amérique latine sont représentés.
Ceux qui croient au renouveau de la bande dessinée insistent sur le changement de contexte. « Avant, les BD circulaient sous le manteau, poursuit M. Djelfaoui. Or, ce qui fait la force de la BD, c’est la liberté. Aujourd’hui, les libertés existent. Le contexte mondial, lui aussi, a changé : avant on travaillait une BD dans son coin, aujourd’hui, le croisement des arts est devenu une nécessité. Un dessinateur doit travailler avec un coloriste, un infographe, des spécialistes du dialogue… la chaîne d’artistes et d’artisans est de plus en plus longue. » Lazhari Labter partage aussi ce point de vue : « La BD est un art à part entière : des chaires universitaires, des encyclopédies, des thèses… lui sont consacrées. L’image de la BD à lire en cachette, pour des gens un peu “dérangés”, c’est fini. » Sur le réservoir de talents dormants, Maz, dessinateur d’El Watan, est plus nuancé : « C’est vrai, il y a beaucoup de jeunes qui dessinent très bien mais ils n’ont pas la technique de base de la narration en images, que nous n’avions pas non plus dans les années 1970 mais que nous avons apprise avec nos copains cinéastes et réalisateurs. » Notre autre dessinateur, Zino, pour d’autres raisons, lui, n’y croit plus : « Organiser un festival de la BD alors que la BD n’existe pas, c’est un gag ! La bande dessinée a été cassée dans les années 1980 par des considérations d’ordre politique, au même titre que toutes les expressions artistiques, et il faudrait des années avant qu’elle retrouve son lectorat. » « Il faudrait recréer le réflexe de l’achat, ajoute-t-il, inciter les enfants dans les écoles à lire des bandes dessinées. Quant aux éditeurs, ils ne s’y aventurent pas et ce n’est pas un hasard, ils savent qu’ils s’y casseraient les dents ! »
Lazhari Labter, pour sa part, n’en démord pas : « S’il y a une réflexion menée dans ce sens et une équipe sérieuse qui se lance, la BD pourra même marcher très fort, car il y a des lecteurs de tous âges. Ce qui est extraordinaire, c’est qu’on a privé les Algériens, de 1966 à presque 2006, d’un art d’ouverture sur le monde, d’enfance, de rêve et malgré cela, ils ont continué à dessiner et à lire ! » Reste à trouver le plus important : l’argent. « Car la BD revient cher, souligne Maz. Il y a quelques années, nous avions fait des calculs. Une petite revue mensuelle revient au moins à 100 DA. La question est : est-ce que cette somme est à la portée d’un enfant ? La bande dessinée a vraiment besoin d’argent et de soutien. L’éditeur tunisien de Kaous Kouzah, par exemple, ne paie pas pratiquement pas d’impôt… » Lazhari Labter choisit de rester optimiste : « Un album coûte cher s’il est entièrement en couleur, bien sûr ! Mais en noir et blanc, qu’on imprime cent pages de roman ou cent pages de BD, c’est pratiquement la même chose. Les journaux, qui font des suppléments culturels ou télé, pourraient même les soutenir ! » Pour M. Djelfaoui du FIBDA : « nous n’avons pas d’autre alternative que de développer la bande dessinée, en pleine explosion ailleurs dans le monde. On ne peut pas vouloir un projet de société axé sur la modernité sans développer les soubassements des loisirs. Plus on développera la culture en général, plus on s’acceptera et on révélera le travail, les potentialités des jeunes et, ainsi, en faire de véritables citoyens ».
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16th October 2008 16:10 #7
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