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  1. #1
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    4e Festival international de la chanson de Djemila, du 23 juillet au 1er août 2008


    Samedi 12 Juillet 2008 -- Le 4e Festival international de la chanson arabe, organisé annuellement sur le site archéologique de Djemila (50 km au nord-est de Sétif), se déroulera du 23 juillet au 1er août 2008, on annoncé jeudi les services de la wilaya. Une commission chargée de la préparation de cet événement culturel, présidée par le wali, est déjà à pied d’œuvre et s’attelle à mettre au point les derniers détails relatifs, notamment à la préparation du site, l’accueil, l’hébergement et le transport, ont ajouté les mêmes sources. Sur le site romain, dans la ville de Djemila, autant qu’au niveau de tous les axes routiers qui y mènent, des travaux d’embellissement et de réhabilitation des chaussées sont en cours, ont également indiqué les services de la wilaya, précisant que la liaison Sétif-Djemila, par le chemin de wilaya n°117, sera entièrement éclairée au moyen de générateurs mobiles. La scène, dressée non loin de l’Arc de Caracalla, sur la grande esplanade centrale de l’antique Cuicul qui sera abondamment illuminée pour la circonstance, devrait accueillir, pour la 4e édition de ce festival qui gagne en notoriété, de nombreux artistes algériens, maghrébins et moyen orientaux comme Khaled, Fella Ababsa, Wael Kfouri, Georges Wasouf, Lotfi Bouchenak et Diana Haddad. Un public très nombreux est attendu tout au long de la semaine du festival, autant que le transport, ont précisé les services de la wilaya, qui sera entièrement gratuit.

  2. #2
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    Jeudi 24 juillet 2008 -- Chapoi : Djemila, cette ville qui est située à 50 km de la capitale des Hauts plateaux, est depuis quatre ans et à chaque été bonifiée à la faveur du festival international éponyme. Contrée opulente servant de grenier à grain, Djemila qui fut construite en 98 par l'empereur romain Nerva qui avait pour nom Cuicul. C'est pendant le règne de l'empereur Caracalla que la Cité s'agrandit en se dotant même d'une basilique chrétienne. Comme s'ils étaient à " la recherche du temps perdu", les organisateurs - qui sont les mêmes depuis 2006, l'ONCI et le commissariat du festival - ont choisi d'ouvrir le bal du festival avec un ballet libanais portant le nom de l'empereur romain, Caracalla. Grand habitué de nos scène pour avoir participé activement lors du festival international de la jeunesse et aussi à la seconde édition du rendez-vous de Djemila, Caracalla l'un des ballet arabes les plus connus sur la scène du monde revient cette fois ci pour donner à un public qui inscrit déjà cette fête dans ses sorties estivales, un avant goût de ce que va être cette rencontre qui s'étalera jusqu'au premier août. Après le théâtre romain de Timgad où vient de se clôturer le festival annuel de la chanson internationale, c'est autour de Djemila d'être ressuscitée le temps d'un été qui permettra aux population limitrophes de se déplacer jusque dans la Cité antique par une route complètement bitumé, et littéralement éclairé de lampadaires et de fanions. Ce n'est pas touts les jours qu'un festival qui regroupera certaines stars arabes de la chanson se tient dans cet endroit fermé tout au long de l'année, c'est donc une occasion inouïe pour les sétifiens d'aller à la rencontre chaque soir de l'une de leur vedette préférée. Car des vedettes il en y aura à gogo dans cette contrée fertile qui garde encore les traces d'une histoire et d'une opulence incontestées.

    Placée sous le haut patronage du Président de la République et sous l'égide de Mme la ministre de la Culture, cette grande rencontre artistique mettra à l'affiche plusieurs noms de la chanson arabe. C'est ainsi qu'après la cavalcade artistique de Caracalla dirigée par Abdelhalim Caracalla un Ekyrielle d'auteurs à l'image de la grande vedette libanaise Marouane Khouri, Rouayda Attia la Syrienne, Md Zyadi et Naziha Achmaoui, Farès Karamdu du Maroc, la Tunisienne Nabiha Kraoli et d'autres grandes stars, dont on attend les confirmations comme Georges Wassouf et Warda el Djazaïria... Plusieurs chanteurs algériens de renommée internationale se produiront également à l'issue de cette quatrième édition. C'est ainsi que le revenant Houari Dauphin qui avait fait un passage explosif lors de la première édition, sera là avec Zakia Mohamed, Nacerdine Horra, Naïma Dziria, cheb Khalas, cheb Anouar et autres interprètes de la chanson sétifienne. Un plateau de choix qui aura nécessité, une préparation minutieuse à tous les niveaux, humains et matériels, avec des dispositions strictes tendant, comme d'habitude, à préserver ce site romain. Pas moins de 2.000 chaises ont été déjà installées sur cette immense esplanade qui prend place au pied de l'arc de Caracalla, dans une ville qui s'est mise sur son trente et afin de rappeler le temps d'un festival, un certain faste qui l'avait caractérisé dans les temps anciens.

  3. #3
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    Samedi 26 Juillet 2008 -- Très attendu par des centaines de mordus de la chanson arabe, le Festival international de la chanson de Djemila est bel et bien parti. C’est la célèbre troupe libanaise, Caracalla, qui a donné le coup d’envoi de la manifestation mercredi soir dernier, après plusieurs semaines de préparatifs dans la wilaya de Sétif, plus particulièrement dans le site archéologique de Djemila. Des préparatifs menés par une commission présidée par le wali mais aussi par une équipe de l’ONCI (Office national pour la culture et l’information), notamment pour préparer l’accueil, l’hébergement et le transport.

    Sur le site romain, autant qu’au niveau de tous les axes routiers qui y mènent, des travaux d’embellissement et de réhabilitation des chaussées ont été entrepris pour mettre en valeur cette manifestation. La liaison Sétif-Djemila, par le chemin de wilaya n°117, a d’ailleurs entièrement été éclairée au moyen de générateurs mobiles pour plus de sécurité. La scène, dressée non loin de l’arc de Caracalla, sur la grande esplanade centrale de l’antique Cuicul, a été bien illuminée, pour accueillir les artistes programmés pour cette 4e édition. Jusqu’au 1er août prochain, en présence de plus de 2 000 spectateurs prévus chaque soir, plusieurs artistes arabes défileront pour embaumer des centaines de cœurs avides d’évasion.

    A l’affiche de cette rencontre internationale, des stars arabes : le chanteur libanais Merouane Khouri, la Syrienne Rouayda Attia, Med Zyadi et Naziha Achmaoui, Farès Karamadou du Maroc, la Tunisienne Nabiha Kraoli, mais aussi des vedettes algériennes : Houari Dauphin, Zakia Mohamed, Nasseredine Hora, Naïma Dziria, Cheb Khalas et cheb Anouar… La star la plus attendue, après plusieurs années d’absence, n’est autre que Ouarda El Djazaïria qui animera la soirée de la clôture du festival. Ce soir, il y aura sur la scène antique de Djemila Fouad Zebadi, Nazha Achmaoui, Sofiane (kabyle), Samir Staïfi, Anissa Chebouba et cheb Anouar. Demain soir, ce sera le tour de Rouwayda Attia, de Bakkakchi, de cheb Khalas et de Lamia.

  4. #4
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    Dimanche 27 juillet 2008 -- Après le coup d’envoi qui a été donné par le ballet Caracalla, le groupe Kahina (qui a marqué le festival avec la musique chaoui), Cheb Walid et Houari Dauphin (avec leurs musiques «new raï»), les sétifiens ont apprécié, avant-hier lors de la 4e édition du Festival arabe de Djemila, le charme et le romantisme du chanteur libanais Marwan Khoury. Ainsi, cet artiste venu du pays du Cèdre a envoûté le public en l’entraînant à travers ses plus belles chansons. D’ailleurs, les spectateurs, en particulier les jeunes, n’ont pas hésité à reprendre en choeur les tubes de cet artiste qui se produit pour la première fois sur la scène de l’antique Cuicul et qui paraissait ravi d’entendre des centaines de voix l’accompagner dans des chansons comme Kasr Ech-chawk, Ya Rab, Khaïna ou encore Ana oua elleïl. Une grande partie du répertoire de Marwan Khoury résonna ainsi durant plus d’une heure sur la grande esplanade de l’empereur Septime Sévère. Le chanteur n’hésitait jamais à répondre avec le sourire aux sollicitations de l’assistance et à entonner, à la grande joie de son public, d’autres succès comme Khalik, Andi sho’our ou Awlak. L’artiste libanais ne fut cependant pas le seul à enchanter les nombreux spectateurs qui ont pris d’assaut le site de Djemila. La chanteuse algérienne, Zakia Mohamed, lui avait auparavant «damé le pion» grâce à sa présence et à sa voix, en interprétant de nombreux morceaux puisés de son riche répertoire. Egale à elle-même, belle et souriante, Zakia Mohamed a conféré un surcroît de beauté et de douceur à la 4e édition du Festival qui débuta par les chants et la musique sahariens, oeuvres de la troupe Mahboub.

    L’importance de ce Festival

    Le wali de Sétif, accompagné du directeur de l’Office national de la culture et de l’information (ONCI), avait rappelé, lors d’un point de presse improvisé sur le lieu de résidence des journalistes accrédités pour la couverture du Festival, la «portée arabe» de ce dernier. Outre de constituer un grand rendez-vous culturel dédié à la musique et à la chanson arabes, le Festival de Djemila est «une passerelle de fraternité entre tous les peuples du monde arabe», a ajouté le wali, rappelant que la seconde édition de cette manifestation internationale, baptisée «Djemila-Baalabek» et organisée en 2006 au plus fort de l’agression perpétrée par Israël contre les peuples libanais et palestinien, a «cimenté, à partir de Djemila, la solidarité entre tous les peuples arabes».

    D’autres activités !

    En marge de cette manifestation, la direction de la culture de la wilaya de Sétif s’emploie à faire en sorte que la 4e édition du Festival arabe de Djemila ne se confine pas aux seules soirées artistiques sur le site archéologique de l’antique Cuicul, a indiqué hier le responsable du secteur, M. Mohamed Zetili. L’organisation d’expositions et d’activités culturelles diverses dans une kheïma géante dressée au centre de la ville de Djemila et conçue comme un «espace de proximité pour les habitants de la région et pour les visiteurs», ainsi que la mise sur pied, le jour même de l’ouverture du Festival, de journées culturelles sous le signe «Cuicula ou le cheminement de la mémoire», tentent en effet de faire rayonner cette grande manifestation «bien au-delà de la scène et des lampions braqués sur les artistes qui s’y succèdent», a-t-il ajouté. Ces journées culturelles, prévues durant les dix jours du Festival arabe de Djemila, ont été marquées, à leur ouverture mercredi dernier, par l’organisation d’une table ronde animée par des responsables centraux du ministère de la Culture, dont Mme Rachida Zadem, directrice de la protection légale des biens culturels et de la valorisation du patrimoine culturel, M. Mourad Betrouni, directeur de la préservation et de la restauration du patrimoine, ainsi que par M. Mohamed Dahmani, directeur général de l’Office national de gestion et d’exploitation des biens culturels (OGEBC). La loi du 15 juin 1998 relative à la protection du patrimoine culturel, sa portée, ses objectifs et les résultats engendrés depuis sa promulgation, ont constitué l’essentiel des interventions de ces spécialistes qui ont salué l’initiative de ces journées culturelles. Une manifestation de nature, ont-ils souligné, à «dynamiser l’activité culturelle» et à «booster le tourisme et l’activité économique dans toute la région».

  5. #5
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    Mercredi 30 juillet 2008 -- La jeune diva syrienne Rouayda Attia a été la grande star de la cinquième soirée du Festival de la musique arabe de Djemila (Sétif). Une heureuse découverte pour le public qui ne la connaissait pas auparavant. Il s’agit-là, en effet, de son premier spectacle en Algérie. S’inscrivant dans la pure tradition des grands maîtres du tarab, la «superstar arabe» préconise le retour aux sources quitte à tomber délibérément dans le piège de l’«imitation» des icônes incontestées de ce style comme Warda, Abdelhalim Hafedh, Feyrouz ou encore Oum Kalthoum. Sensuelle et poétique, l’étoile montante du Cham a commencé par interpréter une bonne partie de son répertoire personnel. Des complaintes langoureuses qui racontent l’amour, les souffrances de la séparation et la nostalgie des temps heureux. Des morceaux comme Leili (douce nuit), El Wadaâ (l’adieu) ou encore Khalik Hini (restons-en là !) lui valurent les applaudissements nourris des nombreuses familles présentes à l’occasion. «L’auditoire a très bien réagi à ma prestation. Il m’a énormément encouragée à donner le meilleur de moi-même. Je suis ravie», a-t-elle réagi en cédant la scène, sans omettre de mentionner qu’elle s’était laborieusement préparée pour mériter et gagner la sympathie des mélomanes algériens. «Le public au Maghreb a une oreille très fine. Il est beaucoup plus exigeant qu’au Machreq», tient-elle à souligner encore. S’agissant de la critique qui lui a été faite concernant la reprise des succès impérissables des monstres sacrés de cette discipline, Rouayda, qui s’apprête à commercialiser son nouvel album, ne voit aucun mal à revisiter ce qui a été fait pour l’éternité. «Il n’y a aucune honte à cela. Bien au contraire, c’est une référence authentique qu’on ne devrait, en aucun cas, perdre de vue», tient-elle à se défendre en appelant tous les interprètes de l’oriental à en faire une saine tradition pour la gloire de l’art vrai. Lui succédant sur scène, Lamia, la jeune prodige de l’émission Alhane wa chabab, a fait son baptême du feu face à une assistance compréhensive. Reprenant des chansons du terroir algérien, la jeune chanteuse s’est plutôt bien tirée d’affaire pour son premier live. Les coqueluches locales, Bekakchi Lkheir et cheb Khallas, feront ensuite valser les jeunes de la région, venus en masse pour leur prêter volontiers de la voix.

  6. #6
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    Mercredi 30 juillet 2008 -- Tous les ingrédients étaient pourtant réunis pour offrir une très belle soirée au public de Djemila. L’accès gratuit à l’enceinte de la ville antique a quasiment doublé l’affluence. Familles, jeunes et vieux, filles et garçons, ont effectué massivement le déplacement en donnant des couleurs aux travées clairsemées des 5 premiers jours. L’affiche était aussi alléchante avec la présence annoncée de Djamel Allam et de Massinissa qui comptent des sympathies certaines dans la région. Mais l’enthousiasme de l’assistance ne tardera pas à décliner avec les premiers ratés de l’organisation. L’interprète syrien, Majd Riad, qui a ouvert le bal aux alentours de 22 heures, a carrément squatté la scène jusqu’à 1h30 du matin. Le chanteur amateur, qui a, exclusivement et maladroitement, repris des titres de l’immortel Abdelhalim Hafedh, s’est accroché au micro malgré les sifflements insistants du public. Les organisateurs n’avaient pas jugé utile d’intervenir pour faire respecter les temps impartis à chacun. Dans les coulisses, on chuchotait que ce comédien de séries télévisées était le fils adulé d’une notabilité syrienne. Par égard pour son dignitaire de papa, on a apparemment laissé faire.

    Par petits groupes, les fans de Massinissa, victime d’un accident de circulation sans gravité sur l’axe Batna-Sétif, ont commencé à quitter les lieux en premier. Même si aucune victime n’est à déplorer, l’artiste avait annulé sa prestation. C’est aux premières heures de la matinée, qu’on a appelé Djamel Allam à se produire. Le monstre sacré de la chanson kabyle a fait contre mauvaise fortune bon cœur, mais sa voix trahissait un agacement indicible. Devant un peu plus d’une centaine de ses fans invétérés, il a commencé par rendre hommage aux regrettés Youcef Chahine et Ahmed Malek qui viennent de nous quitter pour entamer ensuite son récital. Ourtsrou, Alghali Allah, Djawhara, Gatlatou, Thella, Maradyoughal, cinq titres en tout. Allam, d’ordinaire jovial, faisait triste mine à la fin de la soirée. «C’est dommage ! Je reviendrai une autre fois à Djemila pour un vrai concert», promet-il, en annonçant l’entame incessante d’une tournée nationale et internationale pour la promotion de son dernier album Youyous des anges. Une œuvre conçue avec la participation de nombreuses icônes de la musique algérienne, dont cheb Khaled, Mohamed Lamine, feu Ahmed Malek et Akli D, notamment.

    Encore une fois, l’organisation a été incontestablement défaillante au grand dam du large public présent et des artistes algériens qui se retrouvent relégués, comme d’habitude, à jouer les seconds rôles. Il est indispensable de bien recevoir ses hôtes, mais sans humilier cependant les siens. Pour un festival qui a la légitime prétention d’acquérir une aura internationale, il est impératif de bannir cette culture du bricolage. Sans professionnalisme, on ne parviendra jamais à grand-chose.

  7. #7
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    Dimanche 3 aout 2008 -- La diva algérienne Warda a illuminé de sa présence l’antique Cuicul et charmé le public, vendredi soir, en clôture du 4e édition du Festival de la chanson arabe de Djemila. Au cours de l’ultime soirée de cette manifestation, marquée par la présence de la ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi, et d’une assistance très nombreuse, l’interprète de Aïd El-Karama a charmé le public par plusieurs de ses «standards» dont Khellik hina, Akdhab aleïk, Etouanass bik ou encore Harram’t ahibbek. Cédant aux sollicitations de l’assistance, reprenant volontiers des passages de ses «tubes» les plus connus, elle «provoquait» souvent le public lorsqu’elle estimait que celui-ci «s’endormait un peu», suscitant les acclamations d’une assistance conquise et admirative. Egale à elle-même, le port altier dans une longue robe scintillante aux tons pastels, belle et le sourire resplendissant, la diva algérienne, remarquablement accompagnée par l’orchestre de Madjed Sourour, a indéniablement conféré une dimension supplémentaire au Festival arabe de Djemila, faisant dire à un spectateur qui pense déjà à la 5e édition que «la barre est désormais placée très haut».

    A l’issue de son tour de chant, Warda a été honorée par la ministre de la Culture qui lui a remis un bouquet de roses et le trophée du festival pendant que le ciel de Djemila s’embrasait du déploiement des corolles crépitantes et multicolores d’un superbe feu d’artifice. Avant l’apparition attendue de Warda, le public, plus nombreux que d’habitude face à la grande scène dressée au pied de l’arc de l’empereur Caracalla, avait été «mis en appétit» par le chanteur populaire égyptien Hakim. Vedette incontestée du «chaâbi» (aussi étonnant que cela puisse paraître c’est aussi un style populaire égyptien) qui puise son inspiration des maximes populaires et de la vie quotidienne, notamment dans les campagnes du pays du Nil qu’on appelle communément le Fayoum. Hakim, grâce à sa présence sur scène, sa voix puissante et son orchestre où dominent les cuivres et la percussion, a su donner le ton à une soirée que le public de Djemila gardera sans doute longtemps en mémoire.

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