Dimanche 27 juillet 2008 -- Sidi Bel Abbès vibre au rythme du Festival de la danse populaire. Toute la ville vit dans la joie et l’ambiance. Vendredi dernier, les groupes ont animé des défilés dans la wilaya de Aïn Témouchent. Les deux groupes venus de France et du Mali ont égayé les Témouchentois. Pendant une semaine, les citoyens peuvent assister à des spectacles de danse professionnelle en soirée sous un chapiteau ancien, à des rencontres avec les danseurs, à une chorégraphie déambulatoire en plein air, suivi d’un bal spectacle sur le parvis du théâtre de Verdure et le stade de la ville. La journée de vendredi dernier a été marquée également par un concours entre les groupes polonais, marocains, bulgares, de Tamanrasset et de Bouira. De leur côté, le Sénégal, les locaux représentés par Illizi, Béchar, Khenchela, etc. ont effectué un grand défilé. Une danse composée d’une multitude de corps qui dessineront des mouvements linéaires, des courbes au cœur du paysage urbain avec les compagnies de différentes régions du pays et autres internationales.
Ce festival, indiquent des spécialistes, est en définitive un événement de rencontres et de convivialité ayant pour but de valoriser les arts et les artistes populaires tout en pensant à tous les chanteurs, musiciens, danseurs, anonymes et méconnus, qui ont continué à célébrer leur art. Au sujet de la danse populaire, un Français nous explique que la rareté des informations sur la danse populaire ancienne, l’inconsistance de la plupart des histoires de la danse quant à tout ce qui précède l’avènement du ballet, le manque d’exigence méthodologique dans la plupart des recherches ethnologiques conduites aujourd’hui, obligent à un regard critique averti. Cette critique s’applique par ailleurs à toute source écrite, descriptions et observations diverses, œuvres littéraires, manuels de danse, recueils et notations musicales, etc.). Seul un progrès dans la recherche permettra d’élucider les mystères de la danse et d’expliquer l’énigme.
Cette édition, qu’abrite la ville de la Mekkera, est marquée par des conférences et expositions… où l’accent a été mis sur toute une histoire de cet art, puisque, aujourd’hui plus que jamais, des artistes de différents horizons précisent que les danses traditionnelles ou populaires sur scène et les festivals de folklore sont devenus des expressions vivantes de profonds changements culturels et sociaux de notre société. Lors des conférences, on a souligné que la danse populaire a subi d’importantes modifications liées aux spécificités sociales et économiques de chaque nation…. Les groupes, les organisateurs de festivals et le public peuvent comprendre les démarches intellectuelles qui mènent aux différentes formes d’expression de la danse populaire sur scène. Cette grande manifestation culturelle est également l’occasion de rapprocher les peuples, car la culture, comme l’a souligné la ministre de la Culture, est un moyen d’inculquer la culture de la paix.
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27th July 2008 19:37 #1
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Sidi Bel Abbès : 4ème édition du Festival international de la danse populaire
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29th July 2008 18:46 #2
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Mardi 29 Juillet 2008 -- La quatrième édition du Festival des danses populaires, qu’abrite la wilaya de Sidi Bel Abbès, constitue un événement culturel dont la clôture, aujourd’hui, n’est pas faite pour plaire à la population. Et pour cause ! Des milliers de visiteurs, qui étaient au rendez-vous, ont su profiter tout au long du festival des activités prévues, notamment des spectacles de danses, des expositions, des conférences et des défilés. Des scènes explosives, impressionnantes et festives se sont enchaînées dans le stade ou dans le théâtre de Verdure. Les mordus de cet art n’ont pas manqué de suivre bon nombre de compétitions.
Des performances de haut niveau ont ébloui les spectateurs. Les groupes de Tunisie et du Mali ont marqué des points samedi dernier, suivis par une série de défilés organisée par les danseurs tchèques, jordaniens, marocains, bulgares et des locaux… Pour dimanche dernier, la Syrie et l’Egypte ont donné le maximum pour représenter comme il se doit leurs pays respectifs. Les Serbes, les Palestiniens, les Grecs et les Algériens en ont laissé plus d’un ahuri devant de grandioses spectacles. Les nuits où chaque groupe a tenté de démontrer ses performances avec de jeunes danseurs talentueux et des tableaux à vous couper le souffle par la qualité d’exécution sur scène ont été autant de moments de fête.
Ce Festival a drainé une grande foule, et plusieurs numéros ont fort impressionné l’assistance. Ces séries de danses, qui prendront fin aujourd’hui, ont connu un succès sans précédent, et l’ensemble des groupes a été chaleureusement applaudi. Les danseurs, qui ont satisfait les spectateurs par leur prestation athlétique toute en beauté, ont réchauffé la foule au grand complet. Pour cette dernière journée, d’autres groupes et danseurs ne manqueront pas d’enflammer la ville de Sidi Bel Abbès. Des centaines de chorégraphies de tout acabit ont été présentées en compétition, un record. L’affluence a été plus grande que jamais, et, grâce aux nouveaux sites de compétition, le public a pu se promener d’une salle à l’autre. Cette quatrième édition, selon certains artistes interrogés, a été une aubaine pour s’amuser en découvrant d’autres styles et de nouvelles techniques avec des sommités du milieu, une occasion pour eux de se mêler aux professionnels.
Cette édition, note-t-on, a été marquée par plusieurs éléments. Notons, entre autres, la qualité et la quantité d’artistes professionnels venus d’un peu partout, et les autorités de la wilaya ont pris toutes les dispositions nécessaires pour le bon déroulement de cette manifestation. Cette édition, bien accomplie, a été l’occasion de découvrir d’autres cultures, comme celles de Turquie, de Syrie, de France, d’Espagne, etc. D’autre part, il faut se rendre compte que cette rencontre est un espace de découverte de la danse, qui est un langage, lequel interprète beaucoup de choses, tout en reflétant l’image et le mode de vie des peuples. Chaque jour, un programme de concerts et de danses a été présenté pour rythmer les nuits d’été à Sidi Bel Abbès. Un moyen aussi d’accueillir les pays participants, avec l’organisation de ces spectacles, expositions et conférences. Lors de la clôture, les lauréats seront primés, et toute la ville, avec des milliers d’hôtes, passera sa dernière nuit blanche sous le ciel étoilé en cette fin de juillet.
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31st July 2008 23:58 #3
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Jeudi 31 juillet 2008 -- La 4e édition du Festival international des danses populaires a pris fin mardi soir au Théâtre de verdure de Sidi Bel Abbès avec l’organisation d’un spectacle animé par une brochette de troupes folkloriques représentant le Mali, la Palestine, la France, le Sénégal et l’Egypte. La troupe Loblin de Pologne a obtenu le grand prix du festival, couronnant la meilleure œuvre présentée au cours de cette manifestation artistique. Le deuxième prix est revenu aux talentueux danseurs du groupe de Ala Abou Lelah (Egypte), tandis que le troisième prix a été décerné à la troupe Jumb-rythme du Sénégal. Le prix spécial du jury a été attribué à l’Association pour la protection de l’Imzad (Tamanrasset), qui a fait le déplacement au grand complet à Sidi Bel Abbès.
D’autre part, l’un des moments forts de cette édition a été l’hommage rendu à la troupe Mora pour « la qualité de ses spectacles et son engagement pour la défense de la cause palestinienne », souligne El Hadi Cherifa, président du jury. Lors de cette cérémonie de clôture, des temps de passage oscillant entre 10 et 15 minutes ont été accordés à chacune des troupes participantes. Ainsi, cinq heures durant, un public des plus enthousiastes a-t-il suivi avec émerveillement des spectacles offerts par les formations chorégraphiques de la Quadrille occitane de Toulouse (France), Mora (Palestine), Jump rythme (Sénégal), Oscar (Syrie), Tell (Sidi Bel Abbès) et Ala Abou Lelah (Egypte).
Par ailleurs, si cette édition a procuré des moments de réjouissance et de fête pour les uns, pour d’autres ce fut une grande déception. Avec un budget estimé à près de 2 milliards de centimes, une trentaine de troupes locales et étrangères, plus de 1000 participants, cette édition n’a pas manqué, en effet, de faire de nombreux mécontents, notamment parmi les troupes locales. Car au-delà du discours d’autosatisfaction, le festival n’arrive toujours pas à constituer ce rendez- vous culturel et artistique « incontournable et l’un des plus importants d’Algérie », comme l’avait qualifié la ministre de la Culture, Khalida Toumi, lors de son ouverture.







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