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  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Samedi 13 septembre 2008 -- Annaba, sous les nuits chaudes du ramadhan, a accueilli la 3è édition du festival de la chanson citadine qui s'est ouverte dans la soirée du mercredi dernier, au TRA, dans une salle pleine et une ambiance joyeuse et qui remet l'histoire d'une culture bien à sa place. La cérémonie d'ouverture s'est déroulée en présence du wali, M. El-Ghazi, de nombreux artistes et invités. Dans leurs interventions respectives, le directeur de la Culture M. Boudiba et le représentant de la ministre de la Culture M. Largen ont souligné que ce festival est destiné à prendre des dimensions culturelles plus importantes à la dimension de la ville et des traditions culturelles de notre patrimoine, d'une part par sa qualité et d'autre part par la richesse et la mise en exergue des potentialités qui constituent un thème d'expression pour sa valorisation.

    Ainsi dans un beau décor et une ambiance familiale, le public annabi est séduit par le talent des célèbres chanteurs Hamdi Benani, Abderrahmane El-Kobi et Cheikh Ghaffour qui ont interprété des morceaux tirés de malouf, du chaâbi et de l'andalou (ghanati), à la grande joie des mélomanes qui les ont longuement applaudis. Hamdi Benani qui est resté jeune dans la voix et dans le texte, a accroché le public. Autant dire aussi que le chanteur El-Kobi, avec l'interprétation de la chanson chaâbi, évoquant dans ses chansons les regrettés Hadj Anka, Dahmane Harrachi, Guerrouabi, a été à la hauteur de sa réputation.

    Quant à Cheikh Ghaffour, tout simplement, il reste le maître de cette culture. La 2e soirée a été marquée par le passage sur scène de l'association Gharnata, Hassiba Amrouche et Abdelmadjid Meskoud toujours égal à lui-même. Tous ont fait vibrer le théâtre. Une des caractéristiques de ce début du festival est la forte présence féminine et la bonne organisation, le tout agrémenté par une superbe exposition à l'entrée de la salle du TRA.

  2. #2
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    Dimanche 14 septembre 2008 -- Le théâtre régional Azzedine Medjoubi de Annaba a abrité ce week-end l’ouverture de la troisième édition du festival national de la musique et de la chanson citadines qui s’est déroulé en présence d’un représentant du ministère de la Culture et des autorités locales. C’est la vedette locale Hamdi Bennani qui a ouvert le bal de ce rendez-vous qui tombe à pic en cette période ramadanesque où les gens sont tentés de sortir.L’honneur était donc revenu à cette vedette du malouf, que l’on surnomme “ l’ange blanc ” ou encore “ l’homme à la guitare généreuse ” qui a su comme à son habitude émerveiller un public qui n’a pas toujours l’occasion d’aller à sa rencontre. Durant une même soirée d’autres noms comme Cheikhs Abderrahmane Kobbi et El Hadj Mohamed Ghaffour se sont relayés sur la scène redonnant ainsi au chaâbi et à l’andalou leur caractère de sacré profane qui leur est dévolu. Les honneurs ont été accordés à deux anciens artistes, en l’occurrence El Hadj Mahieddine Boussaâda et Amar Ouhadda qui pour l’occasion ont été distingués pour leur “contribution à la promotion de la culture ” et aux “ efforts qu’ils ont déployés tout au long de leur carrière professionnelle pour le développement et la préservation du patrimoine culturel national en général ”. Cette manifestation qui s’étalera jusqu’au 18 septembre prochain, verra le passage sur scène de nombreuses associations, chanteurs et troupes qui donneront, sans doute, un cachet authentique et éminemment culturel aux veillées de Ramadhan à Annaba. Intervenant lors de la cérémonie d’ouverture de ce rendez-vous, le représentant du ministre de la Culture a mis l’accent sur les efforts accomplis pour le développement et la promotion de la culture, en faisant état de l’institutionnalisation de 93 festivals dans le pays. Il a annoncé, dans ce cadre, la tenue d’une exposition maghrébine des arts plastiques en novembre prochain à Annaba.

  3. #3
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    Dimanche 21 septembre 2008 -- Ce jeudi, Khalida Toumi, ministre de la Culture, était à Annaba pour présider à la clôture officielle du 3e Festival national de la musique et de la chanson citadines de Annaba. La manifestation avait été inaugurée le 10 septembre par M. Mohamed Ghazi, wali de Annaba. Elle avait mis sous les feux de la rampe de la culture nationale des artistes, entre chanteurs et musiciens, virtuoses de l’art lyrique en Algérie. De Hamdi Benali à cheikh El Ghaffour, de Meskoud à l’association El Gharnatia de Koléa, de Beihdja Rahal à Mostapha Kahli, Mohamed Mazouni, Layachi Dib, Abderrahmane Kobi, Dakhla, Ahmed Cheikh, Lidaoui, au Tunisien Lotfi Bouchenak et les autres, tous étaient venus pour animer les soirées de ce Ramadan à Annaba. Art pour art, Driss Boudiba, le directeur de la culture de Annaba, en avait profité pour convier 50 peintres à présenter leurs œuvres dans le cadre d’une exposition nationale d’œuvres picturales. Il y en avait pour toutes les couleurs et pour tous les goûts.

    A quelques heures de la cérémonie officielle de la clôture de la manifestation, artistes, organisateurs et spectateurs regrettaient déjà que cette grande fête s’achève. A ce rendez-vous se sont mêlés andalou, chaâbi, malouf et moderne. Les spectateurs étaient à chaque fois en nombre pour faire salle comble. Ils se sont émerveillés de la diversité qui leur était quotidiennement présentée. Comme ils ont admis avec enthousiasme que cet art commun du lyrique ait pu réunir sans heurt, sans friction et dans une parfaite symbiose autant de stars. Il y avait ceux qui avaient effectué un parcours de géant. D’autres un peu moins et qui veulent arriver à le faire et des jouvenceaux qui, en effectuant leurs premiers pas à Annaba, tentent de flirter dans la cour des grands de la musique et de la chanson citadines. En nombre aussi, les musiciens, hommes et femmes, pleins de sève, tout en nerfs, au coup de fil instrumental qui passe à l’oreille comme le murmure d’un ange. Il y a ceux qui au violon ou au violoncelle, à la mandole et au synchro, à la derbouka ou la flûte, ont sollicité leur instrument et archet avec une certaine douceur.

    Huit jours durant, sur les planches du théâtre Azzedine-Medjoubi, le geste artistique des musiciens et des chanteurs a été élégant, quelquefois d’une douceur absolument unique comme seules les notes de l’andalou savent en créer. Profondément travaillé pour refléter toute la beauté de la musique malouf ou bien souligné comme pour lisser toutes les aspérités de l’andalou. Geste artistique intempestif et d’une beauté impudique aussi pour préciser les contours de la musique et des chansons modernes. Ce dernier jeudi, Mohamed Mazouni en a donné un large aperçu avec ses deux superbes chansons Kifache kifachi et je n’ai pas de chance. Du haut de plus de ses 70 ans largement entamés, ce vieux routier de la chanson engagée a tenu en haleine les hommes et les femmes, les jeunes et les vieux. Au rythme d’un orchestre maîtrisant admirablement son rôle, il a chanté avec tact, goût et tendresse. Il ne cessait de dialoguer avec son auditoire sur lequel il posait le regard d’un artiste qui en a beaucoup vu.

    Celui qui a suivi la voie frayée par les anciens où l’on ne rencontre pour toute bonne morale ou doctrinaire que la chanson tirée de la dure réalité du quotidien de l’homme, la sincérité, le respect du style et l’habitude de bien faire. Mohamed Mazouni a chanté pour les aventuriers de la mer. Il a exprimé en notes et paroles musicales ce qui se passe dans la tête d’un harrag au moment de quitter le bled pour une escapade qui pourrait être fatale. Et comme pour rappeler tout ce qu’offre le Ramadan en don de soi, d’abnégation et de sacrifice, Lotfi Bouchenak a clôturé le festival par des mdihet mouchahate de la verte Tunisie. Khalida Toumi l’a écouté avec une attention soutenue, elle n’a pas entendu les cinématographes discuter entre eux du meilleur moyen de la sensibiliser sur la nécessité de remettre au goût du jour l'organisation de festivals nationaux ou internationaux d’envergure. Comme les 4es journées cinématographiques méditerranéennes de Annaba (JCMA) que M. Brahim Benghayou, le précédent wali, avait tenté de ressusciter.

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