Dimanche 21 septembre 2008 -- Ce festival institué par décret en 2005 verra la participation de 30 concurrents venus de plusieurs wilayas du pays. Mme Khalida Toumi, ministre de la Culture, assurera dans l’allocution d’ouverture que ce festival, devenu une véritable « tradition », permettra la réhabilitation d’un pan important du patrimoine musical national. Le même objectif fut assigné aux 39 autres festivals institués par le ministère de la Culture. De la musique chaâbi de haute facture, espère-t-on, sera offerte à l’occasion de ce mois de Ramadhan par les quelques concurrents retenus par le jury. Pas moins de 215 candidats ont concouru, dont 62 ont été retenus pour les demi-finales qui se sont déroulées en juillet dernier. Les phases éliminatoires ont commencé au mois d’avril à travers plusieurs wilayas, la demi-finale s’est déroulée fin juillet 2008. La cérémonie de remise de prix aux lauréats du concours aura lieu le 25 septembre. Abdelkader Bendamache, toujours très attaché à une musique qui le passionne et à laquelle il se voue depuis longtemps, veillera, cette fois encore, au grain. Le public, quelque peu hésitant les premiers jours, occupera à coup sûr les bancs de l’ex-Opéra sans rechigner. Un quatuor d’artistes s’est donné la main sur la scène du théâtre national vendredi. Une touchia maya a été interprétée par l’orchestre du festival, sous la houlette de Mokdad Zerouk, avant que ne monte sur scène Aouidat Karim d’Alger qui a interprété une chanson du patrimoine. Degui Brahim a chanté Ya Azizen et Benhenda Hmida Nahmed Rabi El Krim, alors que Difli Tarek de Constantine s’efforcera d’interpréter Koul Ennour. Cette édition sera par ailleurs l’occasion de rendre hommage à l’interprète Mohamed El Badji, cheikh El Baz, pour les intimes.
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21st September 2008 23:59 #1
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3e Festival national de la musique chaâbi au TNA :
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22nd September 2008 19:00 #2
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Lundi 22 septembre 2008 -- Le 3e festival de la musique chaâbie, organisé par le ministère de la Culture du 19 au 25 septembre 2008, et auquel ont pris part 30 concurrents, s'est ouvert vendredi soir au Théâtre Mahieddine-Bachtarzi d'Alger. La cérémonie d'ouverture de cette manifestation artistique, institutionnalisée par arrêté du 13 juillet 2005, a eu lieu en présence de Mme Khalida Toumi, ministre de la Culture. Dans une brève allocution, la ministre a mis en exergue l'importance de ce festival qui " est devenu une tradition " ayant lieu chaque mois de ramadan et qui demeure "une preuve de réussite de notre ambitieux projet de réhabilitation, de promotion et de développement du patrimoine musical national". La ministre a aussi souligné l'intérêt accordé par le ministère de la Culture à ce genre musical "qui représente notre patrimoine artistique " et " qui est porteur de nombreuses hautes valeurs telles que le nationalisme, la foi, la fraternité et la solidarité ".
Toujours, selon Mme Toumi, "parmi les objectifs que nous souhaitons voir se concrétiser figurent la revitalisation du patrimoine de nos ancêtres, sa promotion et la découverte et l'encouragement des jeunes talents afin que l'on redonne à cet art sa place naturelle dans la société". La ministre de la Culture a, à cette occasion, rendu hommage aux pionniers de la musique chaâbie. " Aujourd'hui, l'Algérie a commencé à retrouver sa place culturelle grâce aux efforts de l'Etat et particulièrement du président de la République qui accorde un intérêt personnel à la culture", a conclu Mme Khalida Toumi en rappelant au passage qu'à ce jour il a été institutionnalisé pas moins de 39 festivals nationaux portant sur tous les arts et qui se déroulent dans toutes les wilayas. La cérémonie a été ouverte par une "touichia maya" interprétée par l'orchestre du festival national de la chanson chaâbie, sous la direction de Zerrouk Mokdad.
Les premiers candidats de ce concours ont ensuite donné un aperçu de leur talent. Aouidat Karim d'Alger a interprété une chanson du poète Benkhlouf tandis que Degui Brahim a chanté Ya azizen. Le troisième candidat de la soirée, Benhenda H'mida de Mostaganem, a choisi d'interpréter la chanson Nahmed Rabi El Krim et Difli Tarek de Constantine a repris la très célèbre q'cida Koul ennour. Notons aussi que, parallèlement à ces soirées du festival, se tient une exposition de photographies consacrée aux grandes figures de la musique chaâbie Hadj M'hamed El-Anka, El-Hachemi Guerrouabi, Hadj M'rizek, Hadj M'nouar, Mustapha Skandrani, cheikh El-Hasnaoui, H'ssissen et Mahboub Bati. En ce qui concerne la compétition, on note la présence aux sélections préliminaires du festival de 215 candidats dont 62 ont été retenus pour les demi-finales qui se sont déroulées en juillet dernier. Enfin, il est utile de rappeler que la 3e édition de ce festival a été l'occasion de rendre hommage au moudjahid, musicien, parolier et interprète Mohamed El-Badji, El Baz pour les intimes.
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25th September 2008 23:56 #3
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Jeudi 25 septembre 2008 -- C’est aujourd’hui que se clôture la troisième édition du Festival national de la musique chaâbie après sept jours d’auditions et de spectacles qui ont rassemblé un nombre impressionnant de férus de ce genre au Théâtre national, Mahieddine Bachtarzi.Le jury composé de professionnels donnera son verdict ce soir concernant les prestations de la trentaine de candidats venus de toutes les régions du pays pour participer à cette compétition lyrique institutionnalisée par le ministère de la Culture depuis sa première édition. Il ne sera pas donc aisé pour les membres du jury d’élire sept lauréats parmi la trentaine de candidats qui se succédés sur scène en compagnie d’un orchestre tout aussi trié parmi les amateurs de quelques régions du pays. Tout au long de ce rendez-vous qu’a présenté l’ex-animateur télé, Mourad Zerrouni, les candidats ont donné le meilleur d’eux même afin de respecter à la lettre les critères artistiques d’une musique résolument populaire.Parmi les musiciens de l’orchestre, sélectionnés eux aussi parmi un tas de candidats qui s’étaient présentés des quatre coins du pays, se trouvent deux jeunes filles. Deux artistes en plein dans cet arène réservé exclusivement aux hommes, qui jouent harmonieusement avec leur Qanoun et leur violoncelle qui témoignent encore une fois que rien n’est statique dans cette forme d’expression lyrique. Autre symbole fort cette fois-ci : la présence dans l’orchestre, de cheikh Namous, un artiste qui a 88 ans mais qui continue à monter sur scène, façon aux organisateurs de dire, que point d’âge pour faire de l’art. “Nous avons exigé de chaque candidat qu’il déclame par cœur son texte” précise Abdelkader Bendamèche, commissaire depuis trois ans du festival qui ajoute “les candidats que nous avons retenu grâce à des présélections effectuées dans les villes de l’intérieur du pays, se soumettent volontiers à l’esprit de rigueur que nous avons inculqué à ce festival”.
Comme dans sa tradition depuis le début de cette rencontre qui a rendu un hommage à Fadhéla Dziria, ce festival honore cette année à titre posthume Mohamed El Badji. Les textes des chants chaâbis sont repris dans des recueils pour assurer leur pérennité. Bien mieux, ces textes sont distribués au public dans la salle afin de l’associer aux hautes valeurs et à la poésie que véhicule ce genre artistique, un des trésors de notre patrimoine culturel. Tous les soirs, pas moins de quatre candidats sont auditionnés en présence du public et des membres du jury sur la scène qui suivent attentivement la manière de rendre une poésie populaire dans son “Qanoun” authentique. C’est ainsi que Sayah Sid Ahmed de Miliana, a interprété une chanson intitulée Yal Achik du poète Ben Abbès tandis que Boumali Kamel de Souk Ahras a chanté Bark Annou (éclairs et pluie), de Abdelaziz Al Ouazani. Un autre candidat Rabhi Mohamed Redha, de Annaba cette fois-ci a choisi quand à lui d’interpréter la chanson Zoudma Fi H’mak de Abdelhadi Benani. Mais son concurrent Kherbache Abdelmadjid de Béjaïa, a repris Mendouza de Hadj M’hamed El Anka. Parallèlement à ces soirées du festival, se tiennent d’autres activités et représentations en off, qui n’entrent pas dans le cadre du concours: une rubrique intitulée El Qassid, animée par M.Haoua Abdelmoumène, une exposition de photographies consacrée aux grandes figures de la musique chaâbie telles que Hadj M’Hamed El Anka, El Hachemi Guerrouabi, Hadj M’Rizek, Hadj M’Nouar, Skandrani, Cheikh El Hasnaoui, H’ssissen et Mahboub Bati. Les heureux élus de cette compétition lyrique seront donc connus ce soir et auront à s’envoler par la suite de leurs propres ailes avec quelques sous en poche et une grande réputation pour commencer.







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