Mercredi 12 Novembre 2008 -- Il y avait du beau monde, en début de semaine dernière, à la Maison de la culture Houari-Boumediène de Sétif qui abrite depuis une semaine le Festival culturel de la musique et de la chanson sétifiennes qui verra l’entrée en lice de 21 candidats amateurs. Ces concurrents vont, en effet, se mesurer dans ce style connu pour ses rythmes cadencés et son ambiance de fête et ce, sous l’œil vigilant d’un jury composé d’artistes et non des moindres. Il s’agit de Chérif Kortby, Noubli Fadhel, Abdellah Kriou, Omar Boukhadem et Amar Kmadji. C’est dans une ambiance festive qu’a été donné le coup d’envoi de cette première édition enfin institutionnalisée et rehaussée par la présence du wali, M. Bedoui Noredine, de l’artiste du malouf Salim Fergani et de Abdelkader Bouazara, chef de l’Orchestre symphonique national.

Après l’allocution de M. Mohamed Stili, commissaire du festival qui affirme que cet heureux événement culturel et artistique vise, entre autres, à faire découvrir et promouvoir de jeunes talents de cette chanson issue du s’raoui et du patrimoine ancestral de la région, la forte assistance a beaucoup apprécié le menu alléchant proposé pour la circonstance lors de cette ouverture, et comportant au départ la formation des enseignants de musique de la ville qui ont agréablement exécuté des chansons du terroir (Fakartouni et Ya Loumima) sur des techniques polyphoniques. Le groupe Ennamri de Barika, avec son agréable touche chaouie, prendra le relais, avant de céder la scène à la bande de Hassan Salhi et à l’ambiance infernale que procurent la zorna, tabla et les karkabou.

Il faut, par ailleurs, souligner que le point fort de cette édition réside indéniablement dans la constitution de cet orchestre pilote composé de 25 instrumentistes et dix choristes sous la bonne direction de M. Youcef Zahouani. Ces artistes sétifiens accompagneront durant la seconde partie du programme de la séance inaugurale les monstres sacrés de ce style de chanson populaire, en l’occurrence Brahim Bouras, Samir Staifi et Bekakchi Khier, avant que la soirée ne se termine en apothéose avec la voix chaude de l’infatigable cheb Khalas.

Il est à noter qu’en marge de la compétition, une série d’expositions reflétant les arts traditionnels de la région a été organisée dans le hall de la maison de la culture et plusieurs galas programmés dans les villes d’El-Eulma, Aïn Azel, Beni Ourthilène et Hammam Sokhna.