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  1. #1
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    Le festival «Alger jazz meeting» du 2 au 4 décembre 2008


    Jeudi 27 novembre 2008 -- Trois concerts de jazz seront organisés du 2 au 4 décembre tous les soirs à partir de 19 h à la salle Ibn Zeydoun avec d’illustres jazzmen. Après le concert assuré ce jeudi par Amsallem Jazz Trio qui invite le pair de Miles Davis au saxo, le tonitruant Franck Margitza à la salle Ibn Zeydoun devenue depuis quelques temps un cocon mythique du jazz sous toutes ses formes, la semaine prochaine donnera lieu à quelques perles du genre sur quelques dates bien senties. Le premier concert qui bercera les mélomanes à avec les sonorités du jazz oriental est pour mardi 2 décembre 2008 avec le groupe, Daxar. Un groupe fondé par Moulay Aït Si Ahmed. Ce dernier s’est entouré de très bons musiciens et amis. Plus qu’un groupe Daxar est un projet original qui s’articule autour d’un noyau dur de musiciens, évoluant depuis longtemps, ensemble ou en parallèle, dans diverses formations (Gnawa Diffusion, Gaâda Diwan de Béchar, Thalweg) et qui, riche de la diversité de leur culture musicale (aussi occidentale qu’orientale) prennent aujourd’hui plaisir à tisser de nouvelles nappes instrumentales. Le groupe travaille actuellement sur le premier album, à paraître en fin 2008, avec des invités tels que Florence Touiar, Manu Le Houezec, Mohamed Dilmi, Hassan Idbassaid et d’autres belles voix de la scène maghrébo-orientalo-parisienne.

    La soirée de mercredi 3 décembre sera marquée par le concert de Yappa, un groupe de musique instrumentale sur le mode world-jazz formé de quatre musiciens, trois guitaristes et un percussionniste. Le répertoire de la formation pioche autant dans le jazz et le blues que dans les musiques latinos ou africaines. Lancé au début des années 2000, Yappa s’efforce de créer «la musique d’un road movie imaginaire». Il essaie d’ailleurs de procurer à son public un moment d’évasion rythmé et guidé par ses compositions. Yappa possède à son actif trois albums : le Live Station acoustique (en 2002) qui contient 13 titres, l’album studio Chroniques d’Endoo (2005), composé de 12 titres, et Can I talk to you (en 2007). Ce dernier CD comprend 7 nouvelles compositions inédites et présente la particularité d’avoir été enregistré en live lors de concerts donnés en Slovénie, en Croatie et en Bosnie, en août 2007.

    Un deuxième concert exceptionnel sera animé la même soirée à partir de 21 h avec le fameux Frederic Monino. Depuis sa participation à l’Orchestre national de jazz de Laurent Cugny en 1993, Frédéric Monino est actif sur la scène française et européenne, parcourant le circuit des salles et festivals. Il multiplie les collaborations artistiques comme accompagnateur, des musiques méditerranéennes à la musique brésilienne, du jazz à la musique contemporaine, des musiques traditionnelles à la chanson française, des musiques improvisées au flamenco. Il développe une carrière de leader, couronnée par un premier album remarqué : First Meeting, préfacé par Alain Raemackers et Steve Swallow (2001 Harmonia Mundi). Il sort en 2006 son deuxième album en leader salué unanimement par la critique, Around Jaco en hommage au bassiste Jaco Pastorius avec Lionel Suarez (accordéon), Stéphane Huchard (batterie), invités : François Jeanneau et Thomas Depourquery (saxophones), Olivier Ker Ourio (harmonica), Louis Winsberg (guitares), Franck Tortiller (vibraphone). Notes de pochette : Laurent Cugny et Ingrid Pastorius. Enfin, la clôture de ces trois jours de concerts sera marquée, le jeudi 4 décembre, par la prestation à partir de 19h30 d’Indjez et à partir de 21 h d’AJT & Guests. Une soirée qui résumera à elle seule les différents voyages à travers les moments phares du répertoire jazz.

  2. #2
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    Wafia Sifouane :


    Dimanche 30 Novembre 2008 -- La salle Ibn Zeïdoun, à Riadh El Feth, accueillera durant deux jours un mini festival totalement dédié à la musique jazz. Du 2 au 4 décembre, une belle sélection d’artistes et de formations se succédera sur la scène pour le plus grand plaisir des accros de ce genre musical. La manifestation est organisée conjointement par la direction de l’Office Riadh El Feth (OREF) et l’Association du rayonnement culturel à Alger. «La musique jazz est en train de conquérir un large public algérois. Elle a réussi à s’imposer et à inspirer plusieurs artistes algériens, et c’est pour cela que nous avons jugé nécessaire d’instaurer un festival consacré au jazz», nous déclare le directeur général de l’OREF, M. Fellahi. Cette initiative qui entend répondre à une demande, voire encourager les musiciens en leur offrant l’opportunité de se produire sur scène, accuse cependant quelques manques, telle l’organisation d’activités parallèles, à l’image des master-class ou des rencontres sur le thème. Une absence due à l’organisation hâtive du festival, nous confiera M. Fellahi, qui ajoute que ces petites insuffisances sont à mettre sur le compte de la primeur. «Ce n’est que la première édition du festival “Alger jazz meeting”. On espère que les prochaines seront plus riches mais aussi d’une durée plus longue», dira-t-il.

    L’ouverture de ce festival sera confiée, mardi prochain, au groupe de Moulai Aït Sidi Ahmed Daxar, connu pour sa musique jazz à tendance orientale. Cette formation a joué avec plusieurs groupes algériens, à l’instar de Gnawa diffusion. Il sera suivi de l’artiste burkinabé Eugène Kounker, ayant déjà trois albums à son actif, dont le dernier, Sabanan, sorti en 2007, qui confirme ainsi son talent grandissant. Au menu de la soirée du mercredi 3 décembre figurent le groupe de musique instrumentale Yappa et l’artiste Frederic Monino, un musicien autodidacte qui a commencé à amadouer la basse à l’âge de 15 ans pour devenir plus tard l’un des bassistes virtuoses de la scène française. Quant à la clôture du festival, elle sera assurée par le groupe algérois Indjez et Ajt and Guests. Cette dernière soirée promet d’être un régal pour les fans du répertoire jazz de ces musiciens. En outre, cette première édition du festival «Alger jazz meeting» se veut une première qui ouvrira la voie à d’autres initiatives. D’autres organisateurs pourraient et devraient en prendre de la graine.

  3. #3
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    Sara Kharfi :


    Jeudi 4 Décembre 2008 -- Après deux soirées où des artistes algériens et étrangers se sont produits sur la scène d’Ibn-Zeydoun, “Alger meeting Jazz” referme ses portes ce soir, avec une découverte algérienne, le collectif Indjez, après la prestation des “agités” d’AJT. À ne pas manquer.

    La manifestation “Alger meeting Jazz” a démarré timidement mardi dernier avec un concert du groupe de jazz oriental Daxar, et celui d’Eugène Kounker qui se spécialise dans l’afro-jazz. C’est donc face à une assistance peu nombreuse que le groupe Daxar, qui tient son nom du mot kabyle “akhessar”, parce que le fondateur et leader du groupe, Moulay Aït Si Ahmed était surnommé ainsi par son père puisque véritable garnement dans sa jeunesse. Alternant le jeu à la guitare et au luth, et en compagnie de cinq autres musiciens (basse, batterie, percussions et flûte), ainsi que d’un “guest” – Hassen, un jeune chanteur marocain très talentueux – Daxar, malgré des réglages sono pas vraiment au point, a fait une belle prestation. Daxar a ainsi présenté plusieurs compositions, notamment la magnifique chanson Paris, qui est un mélange sonore magnifique composé par Hassen, et qui rappelle le style de Cheikh Sidi Bémol. Est venu ensuite le tour d’Eugène Kounker à se produire, et partager avec la salle, son jazz afro.

    La place devait être cédée hier au jazz pur et dur du groupe Yapa et de Frederic Monino. Ces artistes ont donné un avant-goût pour la dernière nuit de ce soir, d’ “Alger meeting Jazz” où un concert exceptionnel attend le public algérois avec le collectif AJT & Guests, ainsi que le jeune groupe révélation Indjez, qui pratique une forme de jazz oriental. Selon M. Fellahi, directeur de l’Oref, longtemps patron d’Ibn Zeydoun, que nous avons contacté par téléphone : “Indjez est un véritable phénomène. En fait, nous les avons découverts par le bouche à oreille. Ils avaient l’habitude de se produire dans les grands hôtels d’Alger. Et dans un de ces établissements, le groupe a laissé une très bonne impression. Donc nous sommes partis les voir et on a constaté qu’ils avaient un très bon niveau, on leur a alors proposé de faire partie du plateau artistique.” Indjez présentera au public de ce soir un programme musical fait de nouveautés.

    Appellation et mini-polémique

    En revanche, Alger jazz Meeting n’est pas un festival, tient à préciser Fellahi, qui veut faire le distinguo avec la principale manifestation du genre dans le pays, le Dimajazz, programmé traditionnellement au printemps. “On n’aspire pas à ce que ce Alger Meeting jazz soit une continuité avec le festival Dima Jazz et on ne veut aucunement que ces rencontres deviennent un festival parce qu’on ne veut pas faire de l’ombre justement à Dima Jazz. Donc le fait qu’il n’y ait pas de master-class ou de rencontres est tout à fait normal et c’est là, toute la connotation avec un festival.”

    Fellahi fait ainsi taire les rumeurs

    Concernant la délocalisation du festival Dima Jazz de Constantine vers Alger. En effet, une grande polémique est née il y a quelques mois, lorsque le Acima Jazz de cette année a été annulé. Face à la manifestation pérenne et autonome de Dima Jazz, Alger a, à présent, son tremplin jazz. Plus largement, pour M. Fellahi, “les objectifs à long terme sont de faire plusieurs concerts jazz qui s’étaleraient de 5 à 6 nuits, où on proposera des soirées thématiques. En fait, notre principal objectif est la promotion culturelle et nous avons remarqué qu’il y avait du potentiel mais nos jeunes sont retranchés.” Plus qu’une pratique courante, le jazz est une tradition auprès du public algérois grâce également aux différents concerts organisés par le Centre culturel français d’Alger. Ce soir, à partir de 19h30, le voyage continue et se termine au pays du jazz, pardon, d’Indjez. Mais ce n’est certainement qu’un au revoir.

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