Festival international de musique andalouse et des musiques anciennes :
Un lieu de rencontre, d’éclairage universel
par Samira Hadj Amar
Dimanche 14 Décembre 2008 -- La troisième édition du Festival international de musique andalouse et des musiques anciennes aura lieu cette année du 15 au 25 décembre à la salle Ibn-Zeydoun (OREF). Un événement placé sous le signe du rapprochement et de l’échange entre musiques du Moyen- Orient et musiques occidentales. «Un lieu de rencontre, d’éclairage et notamment de reconnaissance», a confié Rachid Guerbas, commissaire du festival lors d’une conférence de presse animée hier matin au cercle Frantz-Fanon de l’OREF. A ce propos, huit pays étrangers, dont la Syrie, la Libye, l’Iran, le Maroc et le Portugal, prendront part, aux côtés de l’ensemble national et d’associations régionales, telles que Awtar de Tlemcen, Dar El-Gharnata, El-Fen elassil de Koléa. Pour M. Rachid Guerbas, ce rendez-vous est très attendu par les amateurs de musique andalouse et demeure une occasion incontournable pour les jeunes associations de passer de l’amateurisme au professionnalisme. Une expérience qui, à coup sûr, nous dit-on, propulsera ces jeunes sur les scènes internationales. Ce rendez-vous est également l’occasion de rencontrer plusieurs invités autour de nombreuses thématiques qui touchent à la musique andalouse et à ses influences. Ils sont musiciens, artistes, philosophes ou encore historiens. Il s'agit, à chaque fois, de créer des évènements autour de cultures et de savoirs et d'engager un échange libre avec le public. Au programme de cette nouvelle édition, «Lutherie d’aujourd’hui, lutherie de demain». Une rencontre animée par le luthier et musicien Tarek Bachir et qui consiste à débattre le devenir de notre facture instrumentale, d’attirer l’attention la relance et la sauvegarde du métier de luthier. Un coup de cœur pour le musicien portugais Pedro Jóia. Un artiste qui a entamé son activité de concertiste dès l’âge de 18 ans. Au cours des années suivantes, il s'est produit dans plus de 20 pays, soit dans le rôle de soliste, soit dans des groupements plus élargis. Actuellement, Pedro Jóia se produit dans des concerts, en tant que soliste, ayant pour base l'interprétation d'œuvres pour guitare, composées par des compositeurs portugais et dont l’objectif est de promouvoir l’art de la guitare portugaise. Récemment, Pedro Jóia a remporté le prestigieux Prix Carlos Paredes, décerné à des travaux de musique instrumentale, ayant pour sujet la musique portugaise.
Programme Salle Ibn-Zeydoun
Lundi 15 décembre : Ensemble régional de Constantine
Mardi 16 décembre : Nabil Kassis (Syrie) et Abbas Righi (Constantine)
Mercredi 17 décembre : Pedro Joia et Awtar de Tlemcen
Jeudi 18 décembre : Michel Randria et Dar El- Gharnata
Vendredi 19 décembre : Djivani (Arménie) et El-fan elassil (Koléa)
Samedi 20 décembre : Capella de minister (Espagne)
Dimanche 21 décembre : Maqam (Constantine) et Varashan Ensemble (Iran)
Lundi 22 décembre : Eljawq el-qayrawani (Tunisie)
Mardi 23 décembre : Chabab El-Andalous (Maroc)
Mercredi 24 décembre : Ensemble régional d’Alger (soliste Fayçal Benkrizi) et ensemble libyen (H. Laâribi)
Jeudi 25 décembre : Ensemble national algérien de musique andalouse
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14th December 2008 09:00 #1
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3e Festival international de musique andalouse et des musiques anciennes
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27th December 2008 14:11 #2
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Sara Kharfi :
Samedi 27 Décembre 2008 -- Le tomber de rideau sur la 3e édition du Festival international de musique andalouse et des musiques anciennes a eu lieu, jeudi dernier, à la salle Ibn-Zeydoun (Oref), avec un concert de l’Ensemble national de musique andalouse sous la direction du maestro Rachid Guerbas. Massivement présent, le public a apprécié, jeudi dernier, pour la dernière soirée de la 3e édition du Festival national de musique andalouse et des musiques anciennes, un concert de grande facture proposé par l’Ensemble national algérien qui était composé, pour l’occasion, des trois écoles algériennes du genre, à savoir El Gharnatiya de Tlemcen, Malouf de Constantine et Sanaâ d’Alger.
Après une partie introductive où le maestro Rachid Guerbas – également commissaire du festival — a expliqué à l’assistance les différents modes et articulations d’une nouba andalouse, un hommage a été rendu à deux figures emblématiques du genre : Boudali Safir et Hassen Ben Choubane, qui ont milité et consacré leur vie pour porter cette musique et l’exporter au-delà des frontières. La place a été cédée ensuite aux vingt musiciens (des trois écoles) et aux quatre solistes, notamment Nacer Eddine Chaouli, Mohamed Ben Miloud, Fateh Rouana et Farah Baba Ammi, pour un concert haut en variations rythmiques et en prouesses vocales. Le programme de l’Ensemble national algérien a été entamé par une touchiyya inédite, composée par le chef d’orchestre lui-même. La nouba Hssine, ainsi que d’autres morceaux rares et peu courants, ont été également revisités pour le grand plaisir du public qui a eu droit à un show sensationnel.
Organisée du 15 au 25 décembre dernier, la 3e édition du Festival national de musique andalouse et des musiques anciennes, qui tend à promouvoir le genre et à encourager les jeunes à s’initier à cette musique, a vu la participation de plusieurs associations algériennes, mais également étrangères, venant de plusieurs pays, notamment de Syrie, Turquie, Tunisie, Maroc, Libye, Espagne, Portugal, Madagascar, Arménie et Algérie ; elle s’est donc terminée avec un goût de conquête, compte tenu des différents galas d’artistes chevronnés et de la présence importante du public. L’objectif des organisateurs, selon le directeur du festival, Samir Zeghmi, est de permettre aux jeunes praticiens de cette musique de “nouer des contacts et surtout de voir comment travaillent les professionnels. Après tout, c’est un travail à temps plein qui demande rigueur et ouverture”. M. Zeghmi ajoute : “Nous espérons que ces musiciens s’ouvrent sur les autres cultures et surtout qu’ils comprennent que nous faisons partie d’un tout.”
En revanche, le public a souvent été absent lors des différentes conférences, organisées le matin (10h30) depuis le début du festival, à la salle Frantz-Fanon (Oref), bien qu’elles aient été animées par des professionnels et des spécialistes. À cela, notre interlocuteur argumente : “C’est un problème d’horaire. On va essayer, pour les prochaines éditions, de programmer ces conférences plus tard dans la journée. En fait, on a eu un problème logistique là-dessus puisque les artistes arrivent généralement la veille de leurs concerts pour repartir le lendemain.” Alger retiendra de ces onze soirées la générosité des artistes étrangers, les prestations des jeunes talents issus d’associations algériennes lauréates de concours nationaux, une organisation cohérente et un concert en apothéose pour la clôture. En fait, la démarche de professionnalisation de cette musique, vers laquelle tend le festival, et que l’organisation fait sienne, commence à prendre forme.







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