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  1. #1
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    1er Festival national de la chanson amazighe à Tamanrasset


    Samedi 27 Décembre 2008 -- Chaleur et nostalgie à la place du 1er Novembre, jeudi dernier dans la ville de Tamanrasset, à l’occasion de l’ouverture du Festival national de la chanson amazighe. Le premier du genre en Algérie, après ceux de Béjaïa (chanson kabyle), de Khenchela (chanson chaouie) et d’Illizi (chanson targuie) organisés dans un cadre régional mais pour un même objectif : faire découvrir le patrimoine culturel amazigh et promouvoir, ainsi, et la chanson et la culture amazighes. Celui prévu à Ghardaïa (chanson mozabite) n’a pu avoir lieu en raison des inondations mais cela n’a pas empêché le déroulement de ce qui devait suivre, c’est-à-dire le Festival national.

    L’initiateur de cette manifestation culturelle et artistique est le ministère de la Culture qui a réussi à convaincre le gouvernement pour son institutionnalisation. Une enveloppe financière de l’ordre de 22 millions de dinars lui a été consacrée, selon les déclarations de M. Bekbaki Farid, commissaire de ce festival. L’initiative est louable et mérite un grand encouragement, car, non seulement elle permet aux habitants de la grande wilaya de Tamanrasset, jeunes et moins jeunes venus en grand nombre assister à l’événement, de se défouler, mais elle est aussi une bonne occasion de se rappeler ô combien notre Algérie est belle dans sa diversité culturelle et artistique.

    L’événement rassemble les Amazighs de toute l’Algérie, avec leurs parlers, leurs chants, leurs musiques et toutes leurs richesses culturelles. Le Festival national de la chanson amazighe a commencé, donc, jeudi dernier, dans la wilaya touristique de Tamanrasset pour une durée d’une semaine. La manifestation prend la forme d’une compétition culturelle entre 13 wilayas qui parlent la langue berbère. Chacune participe avec une troupe musicale et des chanteurs amateurs. A la fin de l’événement, quatre prix seront distribués dont un sera dédié à la wilaya de Ghardaïa pour une aide à la prise en charge des inondations.

    Le Festival national, considéré comme une véritable fête locale, est rehaussée par la présence de chanteurs professionnels, à leur tête Lounis Aït Menguelet, attendu par ses nombreux fans pour la clôture de la manifestation, le 31 décembre prochain. Un rendez-vous à ne pas manquer. Il est à souligner que des conférences ayant pour thème l’amazighité, ses origines et son développement sont au menu du programme tracé par le ministère de la Culture, relayé par ses représentants au niveau de la wilaya. Des chercheurs universitaires et des spécialistes du domaine sont conviés à y prendre part. Il est aussi programmé des galas artistiques en marge des représentations des troupes en compétition, au grand plaisir des jeunes qui y trouvent leur compte. «Notre grand souhait est de réussir ce festival pour en faire un événement international à l’avenir», tient à affirmer le premier représentant de cette manifestation.

  2. #2
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    Karima Mokrani :


    Dimanche 28 Décembre 2008 -- Laissez s’exprimer la jeunesse ! Elle en a gros sur le cœur. Laissez la dire ses maux et ses frustrations dans ce monde qui lui tourne le dos ! L’être dans le non-être… Les jeunes de Tamanrasset revendiquent leur liberté. Ils la réclament haut et fort. Une revendication somme toute légitime pour une jeunesse en mal de loisirs mais aussi de perspectives. L’organisation du Festival national de la chanson et de la musique amazighes dans cette grande wilaya touristique du pays est absolument à encourager. Les jeunes s’éclatent, se déchaînent. Les visages tristes rayonnent sous l’effet d’une musique qui flatte l’oreille et fait vibrer tout le corps. Joie, bonne humeur, bonheur… et une exaltation intérieure que l’on ne peut ressentir que par moments en ces temps de grand stress. La joie de découvrir et de redécouvrir la beauté de son pays dans sa diversité culturelle et artistique.

    La soirée de vendredi dernier était un régal. Katchou, le chanteur de la musique chaouie, a bien su servir son public pour lequel l’esplanade du théâtre communal s’est avérée trop exiguë pour permettre à tous d’y assister. La foule était tellement nombreuse que les agents de police ont dû se déployer en force pour mettre de l’ordre aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de cet espace abritant la manifestation. Plusieurs fois, des accrochages verbaux entre la police et les jeunes ont failli dégénérer. Les deux troupes musicales «El Djorf» de Tébessa et «Ithrane» de Bordj Bou Arréridj, qui se sont produites durant la même soirée, n’ont pas manqué, non plus, de génie et de créativité pour provoquer l’euphorie dans le public. Pas seulement chez les jeunes mais aussi chez des adultes venus également en grand nombre y assister et vivre l’événement. La présence féminine à ce spectacle musical est aussi à admirer. Les femmes ont bien marqué l’événement, avec leurs danses, leurs applaudissements et leurs youyous. Les habitants de Tamanrasset aiment s’amuser. Ils aiment chanter, ils aiment danser. Ils sourient avec les yeux, le regard chargé de mots et d’émotion. «Ils naissent avec !» s’étonne un invité du festival, à la vue d’enfants en bas âge danser «comme des fous», avec des mouvements qui ne laissent pas indifférent. Les enfants sont les maîtres de la scène.

    À l’inverse de Katchou, Djamel Allem avait du mal à captiver le public. Malgré la beauté de ses textes et de sa musique, ce chanteur kabyle qui s’est produit le deuxième jour du festival, soit le jeudi 25 décembre, ne s’attendait pas à la réaction du public. Un public qui n’était sûrement pas le sien puisqu’il réclamait sans cesse Katchou. Le public voulait danser, chanter, s’éclater. Il voulait de la musique rythmée. Djamel Allem n’a pu répondre à cette demande. La compétition entre les troupes musicales lauréates des concours régionaux qui se sont déroulés dans les wilayas de Béjaïa, Khenchela et Illizi, ajoutées à Ghardaïa qui n’a pu organiser son concours à cause des inondations mais qui se présente tout de même à travers l’une de ses meilleures troupes, devait commencer vendredi mais a été reportée à hier pour cause de problèmes techniques. Un concert du grand chanteur Lounis Aït Menguelet est prévu pour mercredi, la veille du Nouvel An, pour clôturer cette manifestation culturelle. Une manifestation qui, rappelons-le, est initiée par le ministère de la Culture qui ambitionne d’en faire un événement international à l’avenir. La richesse du patrimoine culturel amazigh mérite bien d’être reconnue et préservée.

  3. #3
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    Karima Mokrani :


    Lundi 29 decembre 2008 -- Apprécier la musique, comprendre le sens des mots, aller dans les profondeurs de la chanson et y mettre toute son âme, la place est à la sérénité. Elle est à la sagesse. Le public de Tamanrasset se plaît dans son rôle d’observateur de ces troupes folkloriques qui défilent sur la scène. Quatre troupes pour ouvrir la compétition : trois de Khenchela et une autre d’Oum El Bouaghi. La salle de spectacle de la maison de la Culture est pleine. Des hommes et des femmes de tous les profils y prennent place. Les sages se concentrent. La compétition a donc commencé samedi dernier, avec un jour de retard pour cause de problèmes techniques.

    Le Festival de la chanson et de la musique amazighes suit son cours sans obstruction mais l’absence de la ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi, ne laisse pas indifférent. La ministre a-t-elle boycotté la manifestation qu’elle a initiée elle-même ? C’est la question qui revient sur toutes les lèvres. En fait, la réponse est simple : la ministre est en déplacement officiel en Egypte. Et dire qu’il s’agit du premier festival national qui rassemble les Amazighs de toute l’Algérie pour la promotion de la chanson et de la musique amazighes et, bien sûr, avec elles, toute la culture et l’identité amazighes ! N’y a-t-il pas là une grande contradiction entre les déclarations et les faits ? Heureusement que le public est là. Un public chaleureux… débordant d’énergie… et plein d’émotion.

    La troisième soirée du festival était une grande fête, l’excitation à son extrême. Le public est enragé ! Des artistes amateurs de Tizi Ouzou et de Boumerdès le mettent en euphorie. L’ambiance est tout simplement magnifique. Chanter, danser… et rien que le chant et la danse. Et n’importe comment ! Personne ne critique, personne ne juge. Un voyage musical dans les profondeurs de l’âme… Laisser faire ! Laisser aller ! La joie est au rendez-vous… et avec elle tout ce qui est beauté et créativité dans l’homme. Un régal pour ces habitants de Tamanrasset que le silence et l’étendue du désert initient grandement aux voyages dans l’âme. Ce vide qui n’est jamais vide arrache l’homme à son existence matérialiste. Ce qui est bas est bas. La grandeur est dans l’âme. Elle est dans l’être. Voyager dans les profondeurs de son âme, reconnaître son appartenance à ce grand univers, à cette nature qui est nous-mêmes, c’est un grand moment de joie.

    Les habitants de Tamanrasset, ces amoureux du désert, en connaissent les secrets. Voilà pourquoi ils dégagent la joie et la sérénité malgré les difficultés de leur existence matérielle. Les nombreux habitants du Nord qui se sont décidés à s’installer pour une longue durée dans ce grand sud du pays en connaissent aussi quelque chose. Le Festival de la chanson et de la musique amazighes se poursuit donc à un rythme soutenu. Quelques fausses notes sont à signaler mais elles ne sont pas de grande importance. L’essentiel est que le principe de son organisation soit acquise - le festival est institutionnalisé et une somme de 22 millions de dinars lui a été consacrée - et sa réussite possible. Une réussite qui permettra son internationalisation à l’avenir.

  4. #4
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    Karima Mokrani :


    Mardi 30 Décembre 2008 -- Les Touareg réussissent leur entrée dans la compétition. Tout est charme et magie dans leur présentation. Les hommes bleus impressionnent par leurs mouvements, leur regard derrière un voile de tête qui cache presque tout le visage, leurs tenues guerrières…Tout un ensemble qui raconte l’histoire d’un peuple qui n’est pas comme les autres. Leur musique est spirituelle, leur danse est la une libre expression d’un cœur qui s’ouvre, s’abandonne… Epoustouflant. Trop fort pour y résister. Le public est en délire. «Thamurth Imazighan» : deux mots qui reviennent avec force dans leurs chants. Deux mots ô combien lourds de sens. «Les Amazighs sont tous des frères… Nous sommes tous des Berbères», entend-on s’écrier des voix pour dire leur attachement aux origines et leur désir de préserver l’union du groupe. Joie, exaltation…et relaxation sous l’effet d’une musique bien distinguée. Tout est réuni pour emporter l’esprit dans des endroits qui offrent la quiétude, procurent le bonheur et permettent tout simplement l’évasion. Les Touareg vivent dans la satisfaction. Leur quête dans le milieu aride du désert ne sont pas vaines. Le désert apprend à être patient. A s’adapter au milieu quelles que soient les difficultés. Les femmes touareg ont leur charme. Un charme qui ne laisse pas indifférent. Désinvoltes, nonchalantes, rieuses…mais elles dégagent une force de caractère qui ne trompe pas. Voir l’une de ces femmes prendre sa guitare pour enflammer avec sa voix et sa musique toute une assistance, alors qu’elle est enceinte de plusieurs mois, est peut-être choquant mais c’est tellement beau et révélateur d’un grand sens du courage.

    Dimanche dernier, le quatrième jour du Festival national de la chanson et de la musique amazighes à Tamanrasset était pratiquement consacré à la chanson targuie. Les lieux : la salle de spectacle de la maison de la culture, qui abrite les compétitions et l’esplanade du théâtre communal qui accueille des artistes amateurs et professionnels pour des soirées artistiques. Le public était très accueillant. Force est de soulever, toutefois, quelques manques dans l’organisation de cette manifestation culturelle et artistique. Des manques que l’on ne pourrait pas attribuer aux groupes qui se sont produits sur scène. «Nous sommes venus avec notre propre matériel. Un matériel qui n’est pas au top. C’est selon nos moyens», affirme, quelque peu gêné, l’un des jeunes artistes amateurs. «Ni le ministère ni aucun autre organe officiel ne nous a aidés à avoir le bon matériel. Même pour les répétitions, nous n’avions pas où les faire. Nous étions obligés de nous rendre dans une église pour nous préparer à cet événement…Nous travaillons avec les moyens de bord dans des conditions qui laissent à désirer», affirment ses camarades. Les doléances de ces jeunes artistes amateurs de la wilaya de Tizi Ouzou, et avec eux ceux des 12 autres wilayas en compétition, sont les mêmes : «Notre problème réside dans le manque de moyens matériels mais aussi d’endroits où nous pourrions nous préparer pour ce genre de festivités. Le ministère de la Culture doit nous aider dans ce sens. Les maisons des jeunes aussi, au niveau local… Ce n’est pas du tout le cas aujourd’hui.»

  5. #5
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    Karima Mokrani :


    Mercredi 31 Décembre 2008 -- Rencontre avec les chanteurs Lounis Aït Menguellet et Djamel Allem à l’hôtel Tahat de Tamanrasset à l’occasion du 1er Festival national de la chanson et de la musique amazighes. Les deux artistes, grands défenseurs de la chanson et de la culture amazighes, affirment leur satisfaction de prendre part à cette manifestation abritée par une wilaya du Grand Sud. En fait, le choix n’est pas fortuit. «Le targui est la source de toute la culture amazighe. Nous sommes chez nous ici», affirme Djamel Allem. «Il est tout à fait normal qu’on aboutisse à l’organisation de ce Festival national. C’est inéluctable. Ce n’est pas la décision d’une seule personne mais le résultat d’un travail acharné d’un ensemble d’individus engagés dans la défense de la culture amazighe», renchérira Aït Menguellet.

    Concernant les problèmes d’organisation, Djamel Allem dira pour sa part : «Cela va s’améliorer avec le temps. L’essentiel est que le premier pas ait été fait.» Interrogé sur la chanson et les chanteurs actuels de la langue amazighe, Aït Menguellet s’est montré positif : «La chanson amazighe suit son bonhomme de chemin. Il y a du bon et du moins bon. Et c’est tout à fait normal. Nos chanteurs évoluent à leur manière.» Abondant dans ce sens, Djamel Allem revient sur la nécessité de former les jeunes artistes : «Il faut ouvrir des conservatoires, des bibliothèques, des musées…» Le chanteur estime toutefois que c’est essentiellement grâce à l’effort personnel de chaque artiste, amateur ou professionnel, que la réussite est possible : «Il faut voyager, sortir, découvrir d’autres horizons. Il faut avoir un maximum de contacts… Il faut surtout être curieux.»

    Revenant sur le statut de l’artiste qui tarde à voir le jour, les deux hommes estiment qu’il n’y a pas de volonté politique réelle à la satisfaction de cette revendication qui date de plusieurs années. C’est la même chose en ce qui concerne la carte de l’artiste pour laquelle les critères de livraison ne sont pas clairs. Pour ce qui est des droits d’auteur, le problème est encore plus grave, même si le phénomène est à une échelle mondiale : «Le piratage se fait au vu et au su de tous, mais la mission est difficile et les pays les plus forts dans ce domaine n’ont pas pu le maîtriser», a dit Aït Menguellet.

  6. #6
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    Samedi 3 Janvier 2009 -- Forte présence du public à la dernière soirée artistique du 1er Festival national de la chanson et de la musique amazighes de Tamanrasset. Lounis Aït Menguellet est à l’honneur. C’est lui qui clôture le festival. Ses fidèles se comptent par centaines de personnes, toutes ravies de passer le réveillon en compagnie de ce grand nom de la chanson kabyle. L’homme paraît encore timide et parfois même très méfiant. Même regard, même démarche, même mise… qu’il y a plus de quarante ans de chansons. Fidèle à sa guitare, sa compagne de toujours, Lounis chante l’amour, la vie, la mort… sa langue maternelle qui est le berbère… la guerre, l’exil… Il dénonce l’injustice, le crime, la lâcheté… et appelle à la sagesse. Sa voix est une voie de la raison. Les amoureux de la chanson de Lounis Aït Menguellet s’y retrouvent pleinement pour la simple raison qu’il raconte leur propre vie. Une vie à la fois simple et complexe, joyeuse et triste. Des années d’or aux chansons politiques… toute une philosophie ! Lounis aime, observe, critique, milite… à sa propre manière. Sans offenser, sans défoncer.

    La soirée de mercredi dernier, au théâtre communal de Tamanrasset, était fort agréable pour tout un public qui a su répondre à des chansons qu’il connaît déjà par cœur. Chants, danses… une véritable ambiance de fête. Un réveillon en famille à ne pas oublier. La clôture de ce 1er Festival de la chanson et de la culture amazighes par la voix de Lounis Aït Menguellet, qui est lui-même un militant engagé dans la défense de la culture amazighe, donne plus de crédit à cette manifestation culturelle, la première du genre en Algérie. Un festival relativement bien réussi, même s’il y a encore des lacunes à combler. Une chose est sûre, c’est qu’un premier pas a été franchi. C’est ce qui est le plus difficile. Le reste devrait suivre mais cela dépend de la volonté de tous. Une volonté citoyenne plus qu’une volonté politique, d’autant plus que le festival est institutionnalisé depuis 2003.

    Avant l’organisation de cette soirée artistique, des prix ont été distribués aux lauréats

    1er prix : meilleur groupe de la chanson moderne (50 000) :
    Dihia (Chaoui)
    Itran Ahaggar (Touareg)
    Eclipse (Kabyle/ Béjaïa)

    2ème prix : meilleur groupe de la chanson traditionnelle (150 000 DA) :
    Igudar (Chaoui)
    Tassili (Touareg)

    3ème prix : meilleur instrumentiste (50 000 DA)
    Kheirredine Kati (mandole/guitare) du groupe Eclipse (Kabyle)
    Djamel Ben Boucherit (nnay) du groupe Itran (Kabyle)

    4ème prix : meilleures voix (45 000 DA)
    Moncef Harrat du groupe Dihia (Chaoui)
    Mohammed Abd El Ali du groupe Tassili (Touareg)
    Djemaï Hoggas du groupe Tamza (Chaoui)

    5ème Prix : prix d’encouragement (15 000 DA)
    Fatima Belhadja

    6ème Prix d’honneur : cadeau symbolique remis par un représentant des autorités locales
    Abdellah Mesbahi du groupe Tassili (Touareg)

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