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  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Le groupe D'zaïr en concert à El-Mougar, le 5 février 2009


    Mercredi 28 janvier 2009 -- À l'initiative de l'Office national de la culture et de l'information (ONCI), le groupe de rock D'zaïr sera au rendez-vous le 5 février prochain, à partir de 15 heures, pour un concert exceptionnel, et ce au grand bonheur de leurs fans les plus exigeants. Le groupe D'zaïr allie l'esprit rock soft à des textes en arabe dialectal. Composé de cinq jeunes garçons, Redouane Tilmati, Hichem Daou, Redouane Nehar, Hacène Khalfaoui et Hakim Laâdjel, ce groupe est influencé par le rock progressif des années 1970 et par des groupes comme Yes, Pink Floyd ou Marilion.

    La musique de D'zaïr intègre un rock électrique à des nappes de synthétiseurs et des envolées lyriques de guitares saturées, le tout mêlé à un chant mélodieux, dans un esprit authentiquement algérien. Les solos et gimmicks sont exécutés d'une main de maître, avec des breaks et des reprises qui s'enchaînent habilement dans une harmonie qui prend ses racines dans un univers rock des plus purs. Les textes inspirés du vécu quotidien s'attachent à dénoncer l'injustice, la violence et l'intolérance. Les chansons se veulent aussi le témoignage d'une Algérie bouleversée, mais surtout bouleversante.

    La musique rock algérienne est tout d'abord inscrite dans un style de rock progressif et planant, initié vers la fin des années 1960 et au début des années 1970 par divers groupes comme T34, Abranis, ou encore les Algier's. Ce rock, chanté en arabe dialectal d'Algérie, prend ses origines à la fois dans le patrimoine algérien (chaâbi, aâsri ...), de manière générale, et dans les différentes références du rock anglo-saxon, à l'instar de Pink Floyd, Dire Straits, Guns n' Roses, Metallica ou encore Nirvana, de manière plus particulière.

    C'est sous l'influence des Rolling Stones, des Pink Floyd, ou encore de Jimi Hendrix et de la vague hippie qui toucha le milieu universitaire, partout en Algérie, que le rock est né en Algérie à la fin des années 1970. Un groupe connaît un vif succès auprès des jeunes. Il s'agit des T34, appelé ainsi car ces derniers répétaient dans la chambre 34 du bâtiment T d'une des cités universitaires d'Alger (à Ben Aknoun). On peut également citer, les Abranis, qui chantent alors en kabyle et dont le succès s'étend jusqu'en Europe, notamment en France. En 1998, cheikh Sidi Bémol enregistre son premier album, dont le style inclassable sera estampillé «gourbi-rock» par le journaliste algérien Aziz Smati. La scène rock a révélé encore d'autres artistes comme Moh KG-2 ou Jimmy Ouahid, qui ajouta à sa musique des traits de blues et de reggae.

    C'est dans les universités algériennes que continuèrent à se révéler de nouveaux groupes de rock. Et au milieu des années 1990, un rock plus dur commençait à apparaître, le Death metal, avec pour figure de proue le groupe Neanderthalia. Au début des années 2000, avec le retour à la mode de la musique gnawie, le rock gnawi fait son apparition, un nouveau style mêlant guitare électrique, guitare basse et karkabou. En 2004, le rock algérien commence à trouver sa place. On retrouve de nombreuses nouvelles formations comme El-Ghachi, Djezma, Dark Wish, Good Noise, Helm, Helium, Rahdj…

  2. #2
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Wafia Sifouane :


    Mercredi 4 Février 2009 -- Les bombardements qu’a subis Ghaza et qui ont engendré plus de 1 300 morts, en majorité des civils, enfants, femmes et vieillards, n’ont pas laissé les artistes algériens indifférents. Bien au contraire. Ils ont réagi face à ce crime contre l’humanité et ont laissé leurs sensibilités s’exprimer à travers des créations artistiques toutes disciplines confondues. Et la mobilisation se maintient toujours. Les artistes poursuivent leurs actions, chacun à sa manière, à travers des initiatives personnelles ou en s’inscrivant dans des manifestations collectives organisées par des institutions ou des organisations de masse, qui, elle aussi, gardent une grande place dans leurs programmes d’animation pour Ghaza.

    Ainsi, l’Etablissement Arts et Culture de la wilaya d’Alger n’a pas tardé à rejoindre le mouvement de solidarité et s’est dépêché de réaménager son programme d’activité du mois de février en réadaptant pour la circonstance son concours pour la meilleure œuvre
    poétique. La septième édition de ce concours aura ainsi pour thème «un poème pour Ghaza». Ce concours, ouvert à toutes les tranches d’âge, et dans les trois langues, en l’occurrence, l’arabe classique et dialectal, l’amazigh en plus du français.

    Par ailleurs, artistes peintres et artisans procèdent depuis hier matin et jusqu’à jeudi prochain, à des ventes aux enchères de leurs tableaux et créations dont les bénéfices iront aux enfants de Ghaza. L’opération, qui se déroule au Palais de la culture, est organisée par ce dernier en collaboration avec le Croissant-Rouge algérien, le ministère de la PME et de l’Artisanat et l’Union nationale des arts et de la culture (UNAC). Au centre culturel de la radio Aïssa Messaoudi, c’est la plasticienne Karima Sahraoui consacre la recette de la vente des toiles de son exposition, «Cri du silence», pour les enfants de Ghaza.

    De leur côté, les membres du groupe de rock algérien Dzair se sont joints à ce mouvement de solidarité et ont décidé d’organiser un concert exclusif, jeudi prochain à 15h, à la salle El Mouggar. L’entrée est fixée à 250 DA et la recette sera entièrement versée pour la reconstruction de la ville martyre. L’association SOS culture Bab El Oued, qui a déjà organisé, en collaboration avec Chrysalide, une projection de films palestiniens à la salle du cinéma Ethakafa (ex-ABC), a décidé de reconduire cette opération, mais en solo cette fois, au niveau de son siège situé à Bab El Oued, en organisant aujourd’hui à 16h une projection du film documentaire Voter en Palestine de Jeremy Gravayat.

    Par ailleurs, le Théâtre national algérien n’a pas hésité à placer son festival de théâtre professionnel sous le thème «El Qods, capitale de la culture arabe en 2009». «Puisque on ne peux pas aller à El Qods, c’est El Qods qui viendra à nous», avait déclaré le responsable de la communication du TNA. Quant à la responsable du palais de la Culture, elle a déclaré récemment avoir placé son programme culturel de l’année 2009 sous le thème de la solidarité avec Ghaza.

    Rappelons que les artistes d’Alger et ses environs se sont, dès le début de l’agression israélienne contre Ghaza, rassemblés devant le Théâtre national algérien pour crier leur révolte. Les artistes peintres n’ont pas tardé à suivre leurs homologues avec une exposition à la galerie Omar Racim au cours de laquelle des toiles ont été réalisées sur le vif. Dernière action en date, le gala de charité organisé la semaine dernière par l’Office national de la culture et de l’information à la salle Atlas. La manifestation a connu un succès populaire. Les citoyens, sachant que la recette devait bénéficier à Ghaza, n’ont pas hésité à verser les 500 DA de droit d’entrée. Aujourd’hui, les bombardements intensifs ont cessé, mais sans faire taire les voix des artistes algériens qui, après avoir dénoncé le génocide, participent comme ils peuvent à la reconstruction de la ville de Ghaza.

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