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  1. #1
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    Journées du film européen à la salle Ibn Zeïdoun du 3 au 11 février 2009


    Dimanche 1 Février 2009 -- La salle Ibn Zeïdoun de l’Office national de Riad El Feth accueillera du 3 au 11 février les Journées du film européen organisées par l’ambassade d’Espagne et l’Institut Cervantès d’Alger. À cette occasion, un riche éventail composé de 15 productions cinématographiques de plus d’une dizaine de pays européens sera à l’affiche. Parmi les pays qui seront représentés dans cette manifestation, on compte la France, l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne, la Belgique, la Grèce, la Hongrie, le Portugal, la Suède, la Tchéquie et la Roumanie.

    Les films au programme, de longs métrages récents, s’inscrivent dans différents genres tels que la comédie, le drame, la tragicomédie ou encore la fiction, traitant tous de divers sujets. Chaque film relate l’histoire, les traditions ou les croyances de son pays. Ces œuvres inédites ont été choisies avec en perspective l’éveil de l’intérêt du public algérien. L’ouverture de ces journées cinématographiques sera assurée par le Portugal avec l’œuvre de Marco Martins intitulée Alice. Ce long métrage a été lauréat du prix des Jeunes regards dans la section Quinzaine des réalisateurs du Festival international du film de Cannes en 2005. Le film de 1h35mn relate l’histoire d’un homme en quête de sa fille, Alice, disparue depuis 193 jours. Cette recherche le poussera à placer des caméras de surveillance dans la rue dans l’espoir de trouver une piste qui le mènera peut-être à Alice.

    La deuxième journée sera marquée par la projection du film En la ciudad de Sylvia (Dans la ville de Sylvia), œuvre dans le genre drame-fiction du réalisateur espagnol José Luis Guérin. Dans ce film de 90mn, le réalisateur transporte le spectateur dans l’envers du décor d’une ville au cœur de l’Espagne et le plonge dans son intimité à travers le personnage de Sylvia. À l’affiche il y a aussi The Sun Street Boys du réalisateur hongrois György Szomjas qui raconte l’un des moments les plus symboliques de la révolution hongroise en 1956 qui n’est autre que le combat livré par les «gars de Pest». Une bande de jeunes qui ont osé défier le destin en résistant aux Panzers considérés comme une puissance mondiale.

    Parmi les autres productions cinématographiques au programme on cite la comédie dramatique Paris avec l’actrice Juliette Binoche du réalisateur français Cédric Klapish, Philanthropique de Nae Caranfil (Roumanie), le Bonheur de Bohdan Slama (République tchèque), Pom le poulain d’Olivier Ringer (Wallonie-Bruxelles). Les projections auront lieu quotidiennement à la salle Ibn Zeïdoun à raison de 2 à 3 séances par jour et cela jusqu’à la clôture de l’événement avec le film Penses-y (Grèce).

  2. #2
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    Wafia Sifouane :


    Lundi 2 Février 2009 -- Après deux ans d’absence, le Festival du film européen, organisé par la commission de la délégation européenne revient à Alger sous une autre appellation : journées du film européen. Il se tiendra du 3 au 11 février à la salle Ibn Zeïdoun de Riadh El Feth. Avec au total 16 productions cinématographiques récentes de 12 pays européens, «cet événement intervient dans le cadre des activités culturelles de la Commission européenne. À travers ces journées, nous essayerons d’ouvrir une fenêtre sur les productions récentes et permettre au public algérien de les apprécier dans toute leur diversité», a déclaré l’ambassadrice et chef de délégation de la Commission européenne en Algérie, Laura Baeza, dans un point de presse animé hier matin au Cercle Frantz Fanon de Riadh El Feth. «Le cinéma est le meilleur moyen de relater les chroniques de la vie», ajoutera la diplomate, soulignant que la reconduite de cet événement est due à l’engouement affiché par le public algérien, dont le nombre a dépassé les 10 000 spectateurs lors des précédentes éditions.

    Concernant les perspectives dans le cadre de cette manifestation, Mme Baeza dira que «dorénavant, nous allons essayer de décentraliser ces journées du film européen, car on ne peut plus se contenter de les organiser seulement dans la capitale pour promouvoir la culture». Par ailleurs, dans le cadre de la promotion des dialogues interculturels, l’ambassadrice a annoncé le lancement d’un nouveau programme, Médias Mondus, qui vise à intensifier les créations et permettre des échanges entre artistes des deux rives de la Méditerranée.

    Après la responsable de la Commission européenne à Alger, des représentants de différentes ambassades sont intervenus pour parler des œuvres cinématographiques devant représenter leurs pays respectifs. Ainsi, la Pologne sera représentée par le film Katyn, décrit par son ambassadeur comme étant «une œuvre qui reflète la mémoire du peuple polonais. Le réalisateur de ce film a accompli un devoir de mémoire envers son peuple. Par le passé, il lui était interdit d’évoquer le massacre de Katyn mais dès qu’il en a eu l’occasion, il l’a fait».

    Le directeur de l’Institut Cervantès d’Alger a, quant à lui, présenté deux longs métrages espagnols, en l’occurrence, la Ville de Sylvia et 53 jours d’hiver. «Cette année, nous avons opté pour des films traitant du côté humain des personnages. Le premier est un film simple et linéaire alors que le deuxième est un peu plus complexe avec plus de personnages», dira-t-il, avant de céder la parole à l’ambassadeur de Hongrie, qui s’étalera sur la présentation du film The Sun Street Boys, un long métrage consacré à la révolution des jeunes de la rue du Sommeil en 1956.

    Interrogée au sujet de l’éclipse qu’a connu le Festival du film européen, Mme Baeza a répondu que cette absence est a été causée par l’indisponibilité d’un budget consistant permettant l’organisation de cette manifestation. Quant à la transformation du «festival» en «journées», il semble que les organisateurs ont revu à la baisse leurs prétentions.

  3. #3
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    Mardi 3 Février 2009 -- La deuxième édition des Journées du film européen organisées en Algérie par la Commission européenne s'ouvre mardi soir avec Alice du Portugais Marco Martins, qui sera le premier des 16 longs métrages projetés jusqu'au 11 février à Alger dans le cadre de ce festival. «Ces journées sont une fenêtre sur la production européenne, une occasion pour montrer que l'Europe est composée de pays de langues et de cultures différentes mais ayant tous les mêmes valeurs», a dit Laura Baeza, ambassadeur de la délégation de la Commission européenne au cours d'une conférence de presse.

    Chacun des seize pays participants ont choisi une œuvre pour montrer cette diversité, notamment avec En la ciudad de Sylvia de José Luis Guerin pour l'Espagne, Tout n'est qu'amour (Love is all) de Joram Lürsen pour les Pays-Bas, Le Bonheur (République tchèque) de Bohadan Slama, ou The Sun Street Boys de György Szomjas (Hongrie). La France est représentée par Paris de Cédric Klapisch et l'Italie par L'Abuffata de Mimo Calopresti.

    Fictions, comédies romantiques, tragédies et drames ou films familiaux, comme Les aventures de Tzatziki du Suédois Ulf Stark, le festival offre aussi "un conte de fée moderne", selon un représentant de l'ambassade de Roumanie, avec le film Philanthropique. Les productions récentes présentées lors des Journées du film européen se veulent "des chroniques de la vie", dont le cinéma est le meilleur moyen d'en"garder la trace qui devient une trace sociologique et historique", a estimé Mme Baeza.

    La première édition de ces Journées du film européen avait eu lieu en 2006. La Commission européenne organise également chaque année en Algérie au mois de mai un Festival culturel européen qui attire des milliers de spectateurs.

  4. #4
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    February 4, 2009 -- The second European Film Days festival, organised by the European Commission, opened Tuesday (February 3rd) in Algiers with the Portuguese movie Alice. Each of the 16 countries participating in the festival selected a film to highlight its diversity, organisers said.

  5. #5
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    Fella Bouredji :


    Jeudi 5 Février 2009 -- Les Journées du film européen ont débuté hier soir avec la projection du long métrage portugais de Marco Martins, Alice. Et maintenant que le coup d’envoi de l’événement a été donné, que de films à l’affiche de la salle Ibn Zeïdoun pour faire plaisir aux cinéphiles algérois ! Au programme, aujourd’hui, trois projections. La première aura lieu à 13h30. Il s’agit de Tout n’est qu’amour, réalisé par le Néerlandais Joram Lursen (2007). Une comédie romantique qui met en scène plusieurs personnages plongés dans des histoires amoureuses tumultueuses.

    La seconde projection aura lieu à 15h30 et est destiné à un public jeune. Les aventures de Tzatziki, film réalisé par Ella Lemhagen (1999). C’est l’histoire de Tzatziki qui vit seul avec sa mère, chanteuse de rock. Rêvant de rencontrer son père, il va tout faire pour y parvenir. Un film qu’on dit drôle et émouvant, à regarder en famille. Le dernier film prévu pour aujourd’hui débutera à 18h. Il nous vient tout droit de Hongrie. The Sun Street Boys du réalisateur Gyôrgy Szomjas (2007). Un film qui retrace les moments forts de la révolution hongroise de 1956 qui a opposé «les gars de Pest» aux panzers.

    Pour la journée de demain, deux films sont à l’affiche. D’abord, Philanthropie du réalisateur roumain Nae Caranfil (2007). Une comédie dramatique autour d’Ovidiu, personnage principal. Petit professeur à Bucarest, il s’endette à mort pour conquérir un mannequin dont il est amoureux. Pour continuer à financer les extravagances de sa belle, il tombe entre les mains de Pepe, un parrain des temps modernes… Le second film est plus récent ; il a été réalisé en 2008 et représente la France. Paris sera projeté demain à 18h. Le public algérois pourra donc découvrir l’histoire d’un jeune homme malade et qui se demande s’il va guérir. À travers cette épreuve, il porte un regard nouveau sur ce qui l’entoure et notamment la ville où il habite…

    Après deux ans d’absence, le Festival du film européen revient donc sur la scène algéroise sous une nouvelle appellation, les Journées du film européen. Organisé par la Commission de la Délégation européenne, il se tient du 3 au 11 février à la salle Ibn Zeïdoun de Riadh El Feth, avec 16 productions cinématographiques récentes représentant 12 pays européens.

  6. #6
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    Fella Bouredji :


    Dimanche 8 Février 2009 -- Le dernier long métrage de Cédric Klapisch a été projeté vendredi soir à la salle Ibn Zeïdoun Riadh El Feth, dans le cadre des Journées du film européen. Paris, un film captivant qui a su saisir même les personnes réticentes au cinéma français. La salle Ibn Zeïdoun, à Riadh El Feth, ne débordait pas de monde mais a attiré un peu plus de cinéphiles que la veille. Après quelques mots d’un représentant de l’ambassade de France à Alger, place à la projection.

    Le film s’ouvre sur des images de Paris. Une ville ouverte et tellement éclectique. C’est alors que le film se centre sur un jeune homme au regard sombre et inquiet. Atteint d’une maladie cardiaque grave, il doit subir une transplantation sans savoir s’il survivra à l’opération chirurgicale. En attendant que l’opération soit programmée, c’est une vie intense qui débute pour le jeune homme. Il observe autour de lui. Rien n’échappe à sa sensibilité acérée par l’annonce de sa mort prochaine. Il porte un regard nouveau sur ce qui l’entoure et redonne à la vie sa valeur altérée souvent par les déceptions et les doutes. Plusieurs personnages défilent sous l’objectif de la caméra au gré de rencontres ou de liens insoupçonnables. Des maraîchers, une boulangère, une assistante sociale, un danseur, un architecte, un SDF, un historien universitaire, un mannequin, une étudiante, un clandestin camerounais… Des personnages que tout peut opposer mais qui partagent plus d’une chose en commun en plus du fait que c’est une même ville insaisissable qui accueille leur singularité : Paris.

    Ainsi, des réflexions autour de la capitale française se tissent au fil des images, mais encore, des réflexions autour de l’amitié, de l’amour, de l’immigration clandestine, du libertinage et de l’ivresse. Du rire, de l’émotion, de la gravité et de l’insolite… de quoi faire un film dont il est difficile de se lasser. Le scénario tient bien en haleine et les acteurs principaux (Juliette Binoche, Romain Duris, Fabrice Lucchini, Albert Dupontel et François Cluzet) interprètent subtilement leurs rôles. Les scènes qui se suivent nous baladent d’un personnage à un autre par des liens subtils. Sans avoir le temps de s’en apercevoir, on est déjà plongé au cœur du vécu du personnage.

    Le public algérois, beaucoup plus nombreux qu’aux premières séances des Journées du film européen semblait d’ailleurs captivé par le dernier film de Klapisch. Plusieurs films restent à l’affiche, jusqu’à mercredi prochain. Ce soir, c’est au tour de la République tchèque de présenter un long métrage. Demain, un film belge pour enfants en début d’après-midi suivi de deux autres projections, une italienne et une allemande. Mardi prochain, une fiction italienne et pour finir, mercredi prochain, deux films, le premier portugais et le deuxième grec.

  7. #7
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    Wafia Sifouane :


    Lundi 9 Février 2009 -- C’est dans le cadre des Journées du film européen que le long métrage polonais Katyn a été projeté, samedi dernier, en soirée, à la salle Ibn Zeïdoun de Riadh El Feth, pour un public venu nombreux admirer ce chef-d’œuvre. L’histoire remonte à 1937. Nous sommes en Pologne, à Cracovie précisément, la capitale de Voivodie (petite Pologne), qui, en plein hiver, est envahie par les forces de l’ex-Union soviétique. La fameuse Armée rouge, qui a battu les troupes nazies, impose sa suprématie. Andrej est le plus jeune capitaine de l’armée polonaise. En compagnie de leur fille unique Nika, sa femme Anna, dévouée et folle amoureuse de son époux, accompagne Andrej à vélo, dans le froid glacial et tente de le convaincre de fuir la guerre. Mais lui, qui a prêté serment à l’armée polonaise, conscient de sa responsabilité, ne peut faire marche arrière. Désemparée, Anna rentre chez elle avec l’espoir de revoir son époux un jour. En ville, le père d’Andrej, un universitaire de renommée, est convoqué par un certain Dr Muller, représentant de l’Union soviétique, pour une éventuelle réforme dans l’université de Cracovie où il enseigne. Il ne croit pas à cette réforme mais répond à la convocation. Il sera accompagné d’autres hommes de lettres à cette université. Ils seront tous arrêtés et embarqués dans des autobus, direction la prison. Sa femme recevra plus tard une lettre lui annonçant le décès de son époux en prison suite à une maladie.

    La Pologne est infestée de soldats de l’Armée rouge. Ils sillonnent les rues à bord de chars et clamant au moyen de hauts parleurs : «Nous sommes vos amis, ne résistez pas sinon votre sort sera la mort.» Après leur reddition, les soldats de l’armée polonaise ont été tous emprisonnés. Ces milliers de jeunes soldats sont étudiants, artistes, médecins, architectes et avaient rejoint l’armée pour réaliser leur rêve de vivre dans une Pologne libre. Les années passent, Anna attend toujours Andrej et guette ces maudites listes contenant les noms des morts polonais que l’armée d’occupation placarde sur les murs. Le nom d’Andrej n’y figure pas. Pourchassée par l’armée russe, Anna fuit et rentre chez elle à Cracovie. En prison, un commandant russe pénètre dans une cellule et annonce : «Vous allez changer de camp». Les soldats polonais sont méfiants. Certains pensent qu’ils seront envoyés dans une région neutre. Pas Andrej qui, dès qu’il entend son nom, blêmit. Il est certain que ce voyage sera leur destination finale. Et il a raison. Plus de 4 500 soldats polonais disparaissent dans la forêt russe de Katyn, près de Smolensk. Parmi eux Andrej. Sous l’ordre de Staline, tous ces soldats de la résistance polonaise ont été jetés dans des fosses communes, au cœur de la forêt de Katyn, exécutés d’une balle dans la nuque et enterrés ensuite. Un crime horrible commis de sang-froid.

    À Cracovie, des rumeurs circulent sur le massacre de Katyn. La confirmation ne tardera pas à tomber, tel un couperet. Des noces funèbres sont organisées dans la forêt et les affaires des morts commencent à arriver dans des colis. Les nazis, qui occupent Cracovie, accusent les Russes, mais ceux-ci nient et affirment que ce sont les Allemands qui avaient commis les massacres. Des photos du massacre circulent. Un prisonnier arrive chez Anna pour lui annoncer le décès d’Andrej. C’est le choc. C’est l’image bouleversante de l’épouse, qui, après 5 longues années d’attente et d’espoir, voit son monde s’écrouler. En somme, Katyn n’est autre que le témoignage d’un peuple martyr, un peuple en quête de liberté et d’une patrie arrachée à lui depuis 123 ans. Le réalisateur a brillamment réussi à faire vivre à son spectateur les états d’âme de tout un peuple à travers ce film où les décors très réalistes et joignent la froideur du temps à celle de l’ennemi. Réalisé en 2007, Katyn rejoindra probablement la liste des chefs-d’œuvre cinématographiques polonais.

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