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  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Mardi 10 Février 2009 -- Un colloque sur la chanson kabyle révolutionnaire, en hommage à Farid Ali, se tiendra les 17, 18 et 19 février à la maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou. La rencontre sera organisée par MAS Production sous le haut patronage de la ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi, et sous l’égide du wali de Tizi Ouzou et du Comité des activités culturelles et artistiques de la ville des Genêts. Outre un dépôt de gerbe de fleurs sur la tombe de Farid Ali à Bounouh pour la matinée de la première journée, une table ronde sera animée à 14h par Abdelkader Bendamèche et des membres de la troupe artistique du FLN 1964/1962. Abdenour Abdesselam animera une conférence portant sur “Le parcours de la chanson révolutionnaire kabyle” le 18 février à 14h au Petit théâtre. Le 19 février, Tchoko Bouhassoun donnera une conférence intitulée : “La chanson révolutionnaire à l’époque coloniale.” La rencontre sera clôturée le même jour par un spectacle avec les anciens combattants de la troupe du FLN accompagné de témoignages sur la vie de l’artiste patriote Farid Ali, disparu le 19 octobre 1981. On notera également la présence de sa famille. En marge, une exposition permanente et inédite sur l’artiste révolutionnaire se tiendra durant les trois jours du colloque.

  2. #2
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    Salah Yermèche :


    Mercredi 18 Février 2009 -- Un colloque sur la chanson patriotique a été ouvert officiellement hier à la maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou en hommage au regretté chanteur patriotique, Farid Ali, ancien membre de la troupe artistique du FLN. Cette manifestation, qui durera jusqu’à demain, a été organisée par le comité de wilaya des activités culturelles et artistiques, sous le haut patronage de la ministre de la Culture et sous l’égide du wali de Tizi Ouzou. Avant l’ouverture officielle, une forte délégation du mouvement associatif, de la Maison de la culture et de la Direction de wilaya de la culture, s’est ébranlée hier matin en un long cortège de voitures en direction de Bounouh, localité natale de l’auteur de “A yemma sebr ur etsru ma d tsar amtid erregh“ (Ô mère, ne pleure pas ! je te promets la vengeance). Arrivés en ce chef-lieu de commune, situé à quelque 55 km au sud de la ville de Tizi Ouzou, les responsables de la délégation ont procédé au dépôt de gerbes et de couronnes de fleurs sur la tombe du patriote disparu, de son vrai nom Khelifi Ali, décédé, rappelle-t-on, en octobre 1981, à l’hôpital de Boghni. Il naquit en janvier 1919 au village Ikhelfounen (Bounouh). Pendant qu’une exposition permanente d’objets, de photos et d’articles de presse se tiendra durant les trois jours de la manifestation dans le hall de la Maison de la culture, une table ronde est animée également par Abdelkader Bendamèche, l’enfant de Mostaganem, journaliste auteur et ancien animateur de l’émission “Maya Ou h’ssin” de la Chaîne III de la Radio nationale, en compagnie d’un autre grand de la radiophonie, auteur compositeur, Kamel Hamadi en l’occurrence, ainsi que d’anciens membres de la troupe artistique du FLN de l’époque de la lutte armée de Libération nationale.

  3. #3
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    Jeudi 19 Février 2009 -- Ils étaient nombreux à se déplacer, mardi dernier en milieu d’après-midi, vers la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou pour rendre hommage au pionnier de la chanson révolutionnaire, Farid Ali, à l’occasion d’un colloque consacré à ce thème initié par MAS Production avec la collaboration des autorités publiques. Une cérémonie d’inauguration à la hauteur de l’auteur de A Yemma aazizen ur tt’ru (Oh mère chérie, ne te lamente pas) en présence de sa veuve, Nna Hasna, des membres de sa famille et d’anciens compagnons et amis, d’artistes connus ou méconnus, à l’instar de l’inévitable Kamel Hamadi, de Mustapha Sahnoun, du compositeur musical de ce célèbre hymne à la révolution ainsi que Meziane Mohamed Ameziane et Si Ahmed Aredjaouni, deux anciens artistes de la région. Parmi les présents, il y avait aussi le chercheur Abdelkader Bendameche, auteur du livre la Troupe artistique du FLN 1958-1962 appelé à l’occasion de ce colloque à intervenir lors d’une table ronde qu’il va animer avec d’anciens membres de la troupe artistique du FLN et Kamel Hamadi, le grand artiste et le plus célèbre des animateurs de la Chaîne II.

    Ce colloque a été inauguré quand les organisateurs se sont dirigés vers la localité de Bounouh (daïra de Boghni) à l’extrême sud de la wilaya de Tizi Ouzou pour se recueillir sur la tombe de Farid Ali, de son vrai nom Ali Khelifi, décédé en octobre 1981, dans sa région natale. Dans le programme de cette manifestation culturelle, des conférences sur la chanson révolutionnaire sous différents aspects. «La chanson révolutionnaire à l’époque coloniale» est le thème d’une conférence qui sera animée demain par Tchiko Bouhassoun avant Mme Hassina Kherdouci qui traitera de «la poésie féminine dans la guerre de libération». Alors que le public de Tizi Ouzou aura eu droit, hier, à une conférence sur le thème de «Bref aperçu sur la chanson kabyle et révolutionnaire», deux ventes-dédicaces avec Abdelkader Bendameche pour son livre la Troupe artistique du FLN 1958-1962, et aujourd’hui, Ramdane Lasheb et son œuvre Chants féminins de la guerre de libération. Tout tourne autour de la révolution et la chanson révolutionnaire dans le programme de cette festivité y compris lors du spectacle de clôture programmé dans l’après-midi avec la participation d’amis artistes de feu Farid Ali et des grandes figures de la chanson algérienne. L’assistance aura également droit à des témoignages sur la vie et l’œuvre de l’artiste révolutionnaire qu’était Farid Ali et qui seront présentés par des membres de sa famille, ses proches et des membres de la troupe artistique du FLN.

  4. #4
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    Samedi 21 Février 2009 -- Un colloque en hommage à Farid Ali (1919-1981), auteur de « l’hymne » Ayema âzizen our tsrou, s’est tenu à la maison de la culture Mouloud Mammeri du 17 au 19 février. Il y a des voix qui portent plus loin que les armes sophistiquées ». La rhétorique est du moudjahid Ali Zamoum. Farid Ali, le maquisard de la chanson engagée était parmi les « baroudeurs » musicaux de la première heure. Il faisait partie de la prestigieuse troupe artistique du FLN, dirigée à l’époque par Mustapha Kateb. En hommage à l’auteur de l’éternelle chanson Ayema âzizen our tsrou (ô ! mère chérie ne pleure pas !), un colloque sur la chanson révolutionnaire s’est tenu à la maison de la culture Mouloud Mammeri du 17 au 19 février. Organisée par le comité des activités culturelles et artistiques de la wilaya de Tizi Ouzou, cette rencontre a été marquée par plusieurs activités. Outre une exposition de photos et de documents illustrant le parcours et le militantisme sincères des anciens chanteurs algériens, les organisateurs ont prévu, durant ces journées, trois conférences. Les thèmes ont porté sur la chanson révolutionnaire à l’époque coloniale, la poésie et les chants féminins de la guerre de libération. Lundi, une table ronde a été animée par Abdelkader Bendamèche, journaliste auteur, Kamal Hamadi, artiste, Mustapha Sahnoun, compositeur de la chanson qui a « starifié » Farid Ali (Ayema âzizen...) et Abdelaziz Boudia, ancien membre de la troupe artistique du FLN. Ces derniers ont témoigné de l’œuvre et l’engagement patriotique indéfectible de l’artiste disparu, de son vrai nom Khelifi Ali. « Il était chanteur et grand militant de la cause nationale. Il avait une voix de rossignol, très classique qui rappelle celle de Allaoua Zerrouki. Son répertoire et son militantisme doivent être connus de tous », dira M. Sahnoun. Pour Kamal Hamadi, auteur compositeur, Farid Ali, qu’il avait connu en France en 1953, était un artiste parfait sur tous les plans. Il regrette que beaucoup de ses chansons n’ont pas été enregistrées et d’autres indisponibles à la radio algérienne. Pour Abdelkader Bendamèche, « la chanson de Farid Ali (Ayema) avait défrayé la chronique ». « Ce chanteur, ajoutera t-il, ne cherchait pas à faire du commerce à travers son art ». Pour perpétuer sa mémoire et faire connaître son œuvre, il a suggéré au public présent de penser à la création d’une association culturelle. La table ronde sera suivie par une vente-dédicace du livre La troupe artistique du FLN 1958-1962 de Abdelkader Bendamèche. Dans une autre communication, Abdenour Abdeslam, chercheur en tamazight, s’est intéressé au cheminement de la poésie et de la chanson contestataires et révolutionnaires kabyles. Pour la clôture, les organisateurs ont prévu un gala artistique avec la participation d’amis artistes de Farid Ali.

  5. #5
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    Lundi 23 Février 2009 -- A yemma aâzizen ur tru, ttar-im am t id arregh. C'est là le refrain d'une chanson qui a fait le tour du monde et qui a été traduite dans plusieurs langues, mais dont l'auteur demeure méconnu du grand public, et ce malgré un engagement et un nationalisme inégalés. Les anciennes générations se rappellent de cette voix de rossignol qui a épousé la cause nationale durant les années de colonialisme et a fait de la chanson un autre moyen de lutte pour l'indépendance. Il s'agit de Farid Ali, cet homme auquel un hommage a été rendu pendant trois jours à la maison de la Culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, à travers le colloque sur la chanson révolutionnaire, dont les travaux ont pris fin jeudi dernier. La manifestation, placée sous l'égide du wali de Tizi Ouzou, est l'œuvre du comité des activités culturelles et artistiques de la wilaya, en collaboration avec la maison MAS production. Le coup d'envoi du colloque a été donné mardi avec un recueillement sur la tombe de Farid Ali, qui se trouve dans son village natal à Bounouh, dans la daïra de Boghni.

    Dans l'après-midi, le hall de la maison de la Culture a accueilli une exposition sur le parcours des pionniers de la chanson révolutionnaire algérienne, tandis que la grande salle de spectacles a abrité une table ronde animée par Abdelkader Bendamèche, en présence des membres de la troupe artistique du FLN et de l'auteur-compositeur-interprète Kamel Hammadi. Les débats ont porté sur la chanson révolutionnaire et sur son apport dans la mobilisation citoyenne contre le colonialisme durant la guerre de libération nationale. Farid Ali est cité pour être un exemple suivi par d'autres chanteurs qui se sont consacrés à la cause nationale. Il y a eu également une vente-dédicace du livre la Troupe artistique du FLN 1958-1962, de son auteur Abdelkader Bendamèche. Au cours de la deuxième journée des travaux, Abdeslam Abdenour a donné un aperçu de la chanson kabyle et révolutionnaire dans une conférence qu'il a animée dans l'après-midi.

    Les débats ont été enrichis le troisième et dernier jour, avec l'introduction de nouveaux thèmes portant sur la poésie et les chants féminins durant la guerre de libération. Les travaux se sont clôturés en beauté avec un spectacle auquel ont pris part les amis de l'artiste Farid Ali, les membres de sa famille et plusieurs artistes de sa génération, qui ont tenu à apporter leur témoignages sur la vie et l'œuvre de l'artiste. Parmi tous ceux qui ont tenu à marquer l'évènement figurait Mustapha Sahnoun, le désormais compositeur de A yemma sber ur tru. Ce dernier a consacré Farid Ali au rang des grands et des éternels de la chanson algérienne. En voyant le jour un certain 19 janvier 1919, Farid Ali, de son vrai nom Khelifi Ali, ne savait pas que sa destinée allait être de lutter pour son pays, non seulement par les armes mais aussi grâce à la voix exceptionnelle dont le Créateur l'avait doté. En 1930, il a obtenu le certificat d'études primaires chez les pères blancs de Boghni, sa région.

    À 16 ans, Ali l'adolescent a quitté son village pour s'installer à Alger et travailler comme cordonnier. En 1937, la mort de son père l'a poussé à l'exil. Il a géré un café à Boulogne, puis à Gallieni (avenue Bougara), où il a eu ses premiers contacts avec le monde artistique. À l'époque, Farid Ali était marié à une Allemande qui lui a donné cinq enfants. C'est avec Taleb Rabah, H'nifa et Moh Saïd Oubelaïd que le rossignol a découvert son don. Malheureusement, une explosion à Radio France l'a contraint à retourner à Bounouh, son village, étant recherché par la police française. C'est là qu'il a constitué une troupe artistique avec Moh Saïd Oubelaïd, Rabah Amezrou et Arezki Bourezoug. Durant la guerre de libération, son travail de militant l'a amené à se réfugier dans une grotte appelée Tala Themat, où il rencontrait ses compagnons de lutte, à l'instar de Krim Belkacem. Le 13 juillet 1956, il est arrêté par les Français qui l'ont transféré à Draâ El-Mizan. Il a été libéré une année plus tard pour rejoindre à nouveau le maquis et devenir un élément actif de la troupe artistique du FLN, qui a effectué des tournées dans plusieurs pays, notamment la Tunisie, la Yougoslavie et la Chine.

    Afus deg ufus, Amek ara nili labas et A yemma aâzizen ur tru sont les titres les plus connus du chanteur, qui compte un répertoire riche de 15 chansons. Après l'indépendance, Farid Ali s'est installé à nouveau en France avant d'opter pour un retour à la capitale algérienne aux fins d'animer une émission à la Chaîne II de la Radio nationale. Son parcours est interrompu par une longue maladie qui l'emporta en 1981 à l'âge de 62 ans. Une vie courte qui cache cependant un long parcours, riche en exploits et que l'histoire retiendra à jamais.

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