Mardi 17 Février 2009 -- La chanteuse du genre andalou, Beihdja Rahal, a présenté hier son dernier album, Nouba sika, lors d’un point de presse à la salle de conférences du Mouggar. L’album, composé de onze titres avec un bel ensemble de mouachahate arabes dans le mode sika, est le cinquième mode de la deuxième série des noubas. Après avoir produit 17 albums et revisité ceux de la première série des noubas, Beihdja Rahal a entamé la seconde série dont fait partie Nouba sika paru aux éditions Belda. Cet album est accompagné d’un petit livret contenant l’ensemble des paroles des titres traduites en français par Saadane Ben Baba Ali, professeur de littérature arabe
à l’université de Paris III. «L’année 2004 a marqué mon retour au mode sika, et en 2006 je me suis intéressée à d’autres, à l’instar du mezmoum, du rasd, du zidane et d’erraml», dira l’artiste. «L’album contient des mouachahate que les gens connaissent avec d’autres mélodies, qui, à l’origine, appartenaient au mode sika», précisera Mme Rahal.
Elle parlera aussi de son prochain ouvrage qui se penchera sur la musique andalouse, après le succès de son précédent livre la Voix, la Plume et le Plectre paru aux éditions Barzakh en décembre 2008. «J’ai confectionné cet ouvrage pour répondre aux questions que les gens me posent à propos de la musique andalouse, surtout les gens non initiés à cette musique. Le livre relate l’histoire de la musique andalouse, les changements qu’elle a subis ainsi que les mouachahate à travers le temps», dira-t-elle. «J’ai longtemps exercé en tant que professeur de sciences naturelles, mais j’ai choisi la musique car il n’y a pas assez de femmes sur la scène de la musique andalouse. En revanche, j’ai toujours gardé quelques habitudes de professeur, car je veux que les gens comprennent ma musique. Je n’ai pas hésité à les initier et à leur donner les réponses», ajoute-t-elle. S’agissant du marché du disque en Algérie, elle a affirmé n’avoir aucune crainte quant à son nouvel album. «D’après mon éditeur, mon précédent album a très bien marché. Ne nous voilons pas la face, il y a une très forte demande sur la musique andalouse et nous avons un public fidèle», assurera-t-elle avant de préciser qu’elle ne fait pas de la musique pour s’enrichir. «Je fais de la musique par passion et je prends un plaisir fou à faire de la scène face à mon public», conclura-t-elle.
Beihdja Rahal a profité de l’occasion pour annoncer sa tournée nationale qui la mènera dans six wilayas, dont Bordj Bou Arréridj le 26 février, Médéa le 24, Oum El Bouaghi le 27 et Cherchel le 1er mars. «J’ai toujours rêvé de faire une tournée comme celle des stars, c’est-à-dire partir pendant une année et enchaîner les concerts, mais hélas, c’est impossible en Algérie», dira-t-elle. Sa tournée débutera le 19 février prochain avec un concert à la salle El Mouggar. Concernant les dates des concerts à l’étranger, elle nous confiera qu’elles ne sont pas encore fixées, mais le 14 mars elle donnera un concert en Belgique.
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17th February 2009 09:05 #1
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21st February 2009 02:15 #2
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Samedi 21 Février 2009 -- L’interprète de musique andalouse Beihdja Rahal a donné le coup d’envoi de sa tournée nationale organisée dans le cadre de la promotion de son nouvel album Nouba sika et cela, jeudi dernier, à la salle El Mouggar, avec un concert qui a attiré beaucoup de monde. C’est donc devant un public composé essentiellement de connaisseurs que le rideau se lève sur un orchestre composé de sept musiciens : eux violonistes, deux joueurs de kouitra, une derbouka, un kanoun et un percussionniste au tar. L’animatrice Nadija monte sur scène pour annoncer l’arrivée de l’artiste. Le public manifeste son impatience de voir et, surtout, d’entendre Beihdja. Quelques minutes après, l’artiste apparaît vêtue comme à son habitude d’une traditionnelle algéroise, un caraco de couleur bleue. C’est avec une grâce incomparable qu’elle saisit sa kouitra, son instrument de prédilection, et prend place au milieu de l’orchestre. Quelques notes de kouitra résonnent puis la voix de Beihdja s’élève. Elle captive le public avec son timbre de voix exceptionnel, une voix fragile comme du cristal mais que l’artiste maîtrise parfaitement en passant des tons les plus graves aux plus aigus face à son public admirateur qui applaudit chaudement chaque fois que l’artiste exécute de telles prouesses vocales. Les gens continuent à affluer dans la salle qui était presque vide au début du concert.
Beihdja Rahal, en parfaite maîtresse de cérémonie, enchaîne les mouachahate dans le mode sika, qui est le cinquième mode de la deuxième partie des modes de la musique andalouse, et qui équivaut au la mineur dans la musique classique. Les textes, en arabe classique, parlent d’amour difficile, de passion noyée dans l’ivresse et d’amoureux se languissant dans l’attente de la belle. Les paroles chantent l’amour et bravent l’interdit en toute beauté. A ce propos, l’artiste avait souligné lors de la conférence de presse qu’elle avait donnée pour présenter son nouvel album, Nouba sika, que ce sont des textes que les gens ont l’habitude d’écouter sous d’autres modes que celui de la nouba. «J’ai effectué un véritable travail de recherche et vous verrez que la nouba sika est la plus adéquate pour ces textes.» En l’écoutant, on ne peut qu’être de cet avis. Beihdja Rahal l’a démontré sur scène car les textes fusionnaient à merveille avec la musique, mot par mot et note par note, une véritable harmonie jusque dans les moindres souffles ou silences. Le concert se poursuivra jusqu’à 22h30, offrant ainsi au public algérois une véritable soirée de musique andalouse exécutée de main de maître.
Après la scène, Beihdja Rahal descendra à la rencontre de ses admirateurs en procédant à une vente-dédicace de son album et de son dernier ouvrage la Plume, la Voix et le Plectre qui est paru aux éditions Barzakh en décembre 2008. Après ce concert, l’artiste effectuera une tournée nationale durant laquelle elle sillonnera six villes : Boumerdès (23 février), Béjaïa (24 février), Médéa (25 février), Bordj Bou Arréridj (26 février), Oum El Bouaghi (27 février) et Cherchell (1er mars). Beihdja Rahal reviendra à Alger le 2 mars prochain pour animer une rencontre-débat à la librairie Espace Noun, à 15h, autour du livre la Plume, la Voix et le Plectre en présence du coauteur Saadane Belbabaali.







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