Mardi 31 Mars 2009 -- La 3e édition du Festival national de la musique gnaoui aura lieu du 2 au 7 mai prochain à Béchar. Selon M. Zekouri, l’un des organisateurs de ce festival, plus de 16 troupes prendront part à cette rencontre culturelle dont les manifestations auront lieu au stade Nasr du centre-ville du chef-lieu de wilaya. Ces participants représenteront 13 wilayas connues par ce genre de musique. Des invités de marque nationaux vivant à l’étranger sont également attendus à ce festival. Il s’agit de Djamel Laroussi et de Lotfi Double Canon. D’autres initiatives sont prévues pour faire découvrir la musique gnaoui telles que des conférences débats animées par M. Rabah Sbaâ et Salim Khayat. Notons aussi que les organisateurs vont ouvrir des gaâda traditionnelles ou mbita et des visites touristiques pour faire connaître cette région du sud-ouest du pays, très riche en sites culturels et archéologiques d’une rare beauté. Par ailleurs, un hommage sera rendu au défunt Maalem Benaïssa, le diwan Dzaïr. Cette manifestation culturelle attirera certainement un public nombreux et donnera de l’animation à cette wilaya qui a connu une période de latence après les inondations du mois d’octobre dernier.
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31st March 2009 02:39 #1
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3e Festival national de la musique gnaoui, Béchar, du 2 au 7 mai 2009
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7th April 2009 17:34 #2
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Mardi 7 Avril 2009 -- La 3e édition du Festival national de musique et de danse gnaouies est prévue du 2 au 7 mai prochain à Béchar. Un rendez-vous devenu annuel et qui gagne de plus en plus de notoriété dans le milieu de la musique et au sein du public. Il convient de noter que cette année, cette édition sera certainement marquée par une forte participation, comme l’a affirmé à l’APS M. Hocine Zaidi, le commissaire de cette importante manifestation culturelle et artistique.
Le Festival est depuis le début une initiative du ministère de la Culture avec comme destination unique Béchar, une contrée qui est considérée à juste titre comme la capitale de cette expression musicale et chorégraphique séculaire. Dans sa prochaine édition, selon le même responsable, il est prévu l’organisation d’une rencontre sur le thème «La transe, désordre extérieur et un ordre intérieur», pour une meilleure connaissance scientifique des danses et chorégraphies traditionnelles nationales, notamment le gnaoui. Ce Festival, compte tenu de son caractère populaire, attire de plus en plus de chercheurs, de musiciens et de médias, ainsi que des citoyens de diverses régions du pays. Cela prouve son succès notable et la curiosité toujours grandissante du public avide de découvrir cet art mis en valeur grâce aux talents artistiques des troupes participantes et à la maîtrise de son organisation.
De même, il apporte une vraie réponse aux questions relatives à la prise en charge et à la valorisation du patrimoine culturel populaire et traditionnel et surtout à notre identité, a souligné M. Hocine Zaidi. Et d’ajouter : «Cette manifestation, soutenue par les autorités locales et les élus, sert de levier au développement culturel et artistique de la région, de même qu’elle constitue un rendez-vous incontournable pour la connaissance d’une expression artistique qui a été jalousement préservée des aléas de l’histoire par les populations des différentes régions du nord et du sud du pays. Différentes troupes y prendront part, à l’image de celles d’Alger qui est paradoxalement une ville baignée de culture gnaouie, notamment sur les sept couleurs inscrites à La Casbah et le diwan Sidi B’lal de Belcourt. Une présence accrue est également enregistrée dans les villes de Sidi Bel Abbès et de Saïda, sans oublier Mascara.» Les spectacles de cette édition se dérouleront cette année au stade En-Nasr de Béchar.
Il est à noter que le comité de sélection travaille d’arrache-pied pour choisir les troupes qui participeront à cet événement. Pour ce faire, plusieurs troupes sont auditionnées pour permettre à un maximum de musiciens de se préparer à cet événement totalement intégré dans le calendrier culturel du ministère de la Culture, et donc fortement attendu par les artistes et le public.
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1st May 2009 01:26 #3
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Fatma Baroudi :
Vendredi 1 Mai 2009 -- Les organisateurs du 3e Festival de la musique et de la danse gnawa de Béchar (du 2 au 7 mai) restent confiants malgré l’absence de participation internationale. Ils comptent sur les groupes locaux qui, pourtant, peinent à donner un nouveau souffle à l’âme gnawie. Chechias, chèches multicolores, guendouras, kerkabou et goumbri… Quel que soit le spectacle gnaoui en Algérie, c’est à croire que la riche culture gnaouie se réduit à quelques objets et vêtements. Le diwan, socle même de cette tradition, porte sur l’expression corporelle tout en donnant beaucoup plus d’importance aux sonorités instrumentales et vocales, ainsi le rituel est voué à une pratique mystique et psycho- thérapeutique que conclut l’étape de la transe, elle se porte aussi sur un discours socio-spirituel appelant à la paix intérieure et l’égalité sociale à travers l’unisson et la voie vers « l’Unique ». En outre, l’histoire et les principes d’égalité des gnawas, ces anciens esclaves du Maghreb, poussent de plus en plus les jeunes à affluer vers sa réactualisation dans un contexte plus ou moins parallèle. Le groupe Gnawa Diffusion fut un exemple phare dans l’exploitation de la musique fusion gnawa qui prônait l’égalité social tout en dénonçant la mal vie et l’injustice subies par les politiques. Ce fut aussi un groupe de scène explosif, une expérience qui est restée sans suite malgré l’émergence des nouveaux groupes qui s’attardent sur les reprises et introductions des sons gnawis dans leurs partitions. Mais qu’en est-il de la création ?
Quand la fusion devient confusion
Le mouvement gnawi connaît plusieurs tentatives de relookage mais visiblement sans conviction. El Ferda, l’une des troupes les plus réputées pour l’authenticité du répertoire, essaya quelques intégrations d’instruments et de sonorités marocaines mais sans beaucoup de succès. « Le diwan en Algérie demeure intouchable avec ses 80 borj (partitions) et n’a pas subi de modifications, contrairement à la musique gnawa au Maroc qui s’est transformée avec l’enrichissements des métissages », souligne Hocine Zaïdi, ancien membre du groupe. L’authenticité du répertoire sonore et textuel se voit alors comme une arme à double tranchant pour les jeunes. « Les groupes exploitent les sonorités gnawies tout en essayant de réussir des fusions avec ce genre musical qui reste très vierge dans son origine puisque le goumbri et le karkabou, instruments essentiels, laissent place au métissage avec d’autres instruments musicaux, en plus les sonorités gnawies pentatoniques se marient naturellement avec le jazz, le reggae et tous les styles musicaux dérivés du blues », tente d’expliquer Kader, jeune musicien du groupe Askrem de Annaba. Kader trouve que sa formation se perd toujours dans le genre fusion : « La plupart des textes interprétés par plusieurs chanteurs et groupes existent déjà et sont revus par les musiciens chacun à sa manière et selon leurs tendances. » « Cela peut paraître facile de parler fusion, mais il faut reconnaître la difficulté de réussir son morceau, car cela demande une connaissance du genre et une sensibilité musicale, pour revisiter les morceaux et les arranger dans un autre genre sans pour autant toucher à l’identité originale », explique le musicien annabi. Du coup, les musiciens peinent à retrouver « l’âme » et continuent d’adopter le style avec un regard extérieur, voire exotique pour certains, sans fournir l’effort de développer et cristalliser la substance matricielle du rite, de la vision et le sens spirituel.
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1st May 2009 19:50 #4
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Fatma Baroudi :
Quelle thématique avez-vous désigné pour la 3e édition du festival ?
Le thème de cette 3e édition s’articule autour du langage corporel et l’approche de la transe, voire proposer des conférences-débat dirigées par le professeur Araou Abdelhalim et des chercheurs du Crasc ainsi que des professeurs de l’université de Béchar qui vont appuyer avec leurs contributions autour de la thématique du Diwan. En parallèle, les représentations musicales et spectacles de danse gnawis seront programmés au stade Nasr. 19 troupes y sont invitées à travers 13 wilayas.
Une édition qui sera notamment dédiée au doyen de l’algérois, le maître Benaïssa, qui nous quittés en début d’année…
L’organisation a prévu une soirée hommage au maître Benaïssa et, pour ce, nous avons invité le Diwan Dzaïr qui lui rendra hommage lors de la troisième nuit du festival. Le maître Benaïssa était le plus incontestable pour la vulgarisation de la culture gnawie et diwane dans le milieu algérois et a fait qu’elle soit connue des Algérois.
Qu’est-ce qui va marquer l’édition de cette année ?
On a voulu une participation plus ou moins diversifiée pour l’animation des soirées. On a donc proposé la découverte d’autres troupes venant de la région de Kabylie, notamment de Draâ El Mizane où le gnawa berbère est très répandu, et aussi des groupes de Annaba et de Skikda qui font dans la fusion gnawie. Concernant la région de Béchar, le jury a retenu pour l’agenda du festival sept troupes réputées incontestables dans la pratique du rituel. La participation sera marquée aussi par la présence de Lotfi Double Kanon comme invité d’honneur du festival. Il y aura aussi sur la liste des invités les chanteurs Djamel Laroussi et Hamid de Timimoun. On remarquera en outre l’absence de la participation étrangère faute de budget, le ministère de la Culture participe à nous subventionner à 90% avec l’appui de la wilaya de Béchar et des sponsors qui commencent à s’y intéresser de plus en plus. Cela dit, cette absence n’empêchera pas la participation qualitative des troupes locales tout en mettant en évidence que le diwan algérien est un patrimoine authentique et peu modifié. Cela sera donc l’occasion de profiter de l’originalité du patrimoine.
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3rd May 2009 00:29 #5
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Dimanche 3 Mai 2009 -- Le coup d'envoi du Festival culturel national de la musique Diwane (ex-Gnaoua) a été donné en présence des autorités locales et des invités, ce vendredi 1er mai au stade Ennasr à Béchar et se poursuivra jusqu'au 6 de ce mois. Selon l'organisateur de cette manifestation, M. Zaïdi Houcine, cette 3e édition se veut comme les précédentes d'ailleurs un lieu de rencontre annuel des artistes et des amoureux de cette musique ancestrale. En plus de la promotion du Diwane qui est visée à travers cette manifestation culturelle et artistique, des conférences et des débats sont organisés, donnés par des chercheurs et des spécialistes de l'art et de la tradition gnaouie sous la houlette de M. Halim Araou. 20 groupes participent aux compétitions, parmi eux Gnaoua Méchéria, Ouled Hadja Maghnia, Thourat Gnaoua (Oran), Noudjoum Saoura, Fousene Janoub (Annaba), Mirage de Sétif, Club 21 de Skikda, Zaouïa Bilalia de Mascara, Ahl Touba de Sidi Bel-Abbès, Nass El-Ouaha de Béchar et celui suscitant la curiosité de la population bécharie, le talentueux groupe Gnaoua Berbère qui chante en genre Diwane les traditions de Draa El-Mizan et de la Kabylie en langue berbère. Par ailleurs, sont invités à cette rencontre le célèbre groupe Ahalil, Lotfi Double Canon et Mohammed Rouane. Notons enfin que d'après le programme, les premiers de chacune des trois éditions seront retenus pour participer au festival panafricain qui se tiendra au mois de juillet prochain à Alger.
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5th May 2009 00:41 #6
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Mardi 5 Mai 2009 -- Inaugurée dans la soirée de vendredi dernier au stade Ennasr de Béchar, la 3e édition du Festival gnaoui se déroule jusqu’au 6 mai. Ayant subjugué un grand public, les troupes Diwane Oran, Diwane Mechria et Dendoun de Ghardaïa ont marqué la première soirée artistique d’un festival consacré exclusivement au diwane des Gnaouis et à leur danse. Une vingtaine de troupes musicales est inscrite au programme, et des artistes de renom sont les invités d’honneur à Béchar. Il s’agit notamment de l’auteur-compositeur Mohamed Rouane et du rappeur Lotfi Double Kanon, sans omettre la participation probable de Djamel Laroussi, connu pour son répertoire gnaoui et son jeu de guitare jazzy.
En marge des productions artistiques, des conférences-débats sur la musique diwane sont prévues à la maison de la Culture de la ville, avec la participation de spécialistes du Centre de recherche sur l’anthropologie sociale et culturelle d’Oran, ainsi que de l’université de Béchar. Selon Hocine Zaidi, commissaire du festival, le but recherché à travers ces communications est de mieux faire connaître cette expression musicale et chorégraphique qu’est le diwane. La rencontre des descendants des Gnaouis, des jazzmen et de la World music sera certainement des plus intéressantes. Cinq jours durant, les habitués du gnaoui et/ou du festival se mettront au diapason des artistes dans cette ville de la Saoura, l’une des régions les plus attrayantes du Sud algérien. Les maâlems sont bien sûr de la fête, et les sons émis par leurs percussions et guembris accompagnent la poésie et les transes. Les anciens airs gnaouis, en partie originaires d’Afrique subsaharienne, seront revisités avec de nouvelles sonorités, mettant en valeur la région maghrébine et le continent africain. Tous les Gnaouis ne manqueront pas de rendre un vibrant hommage au regretté Maâlem Benaïssa.
Pour Hocine Zaïdi, «cette manifestation, soutenue par les autorités locales et les élus, est un levier du développement culturel et artistique de la région, de même qu’elle constitue un rendez-vous incontournable pour la connaissance d’une expression artistique qui a été jalousement préservée des aléas de l’histoire par les populations des différentes régions du nord et du sud du pays à laquelle les troupes prennent part, à l’instar de celles d’Alger, de Sidi Bel Abbès, de Saïda, de Mascara». Béchar, un carrefour pour la valorisation du patrimoine populaire et de l’identité.







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