Jeudi 7 Mai 2009 -- Annoncé de manière solennelle, ce mercredi 6 mai à la salle Hamma de l’hôtel Sofitel d’Alger, le 10e Festival culturel européen en Algérie se déroulera du 10 au 31 mai. Inauguré par Stephen Simmonds and Friends, chanteur suédois, le 10 mai à 19h00 (salle Ibn Zeydoun, OREF), ce 10e Festival culturel européen a comme invité d’honneur la Norvège, pays de la Scandinavie qui n’est pas encore membre de l’Union européenne. Lors de la présentation du programme à la salle Hamma, le représentant de ce pays s’est réjoui de cette «première chance d’avoir un spectacle ici en Algérie». Ce sera au trio Dag Arnesen Trio de hisser les couleurs norvégiennes sur la scène d’Ibn Zeydoun. D’après Laura Baeza, ambassadeur et chef de la Délégation de la commission européenne en Algérie, «notre rendez-vous annuel fait aujourd’hui partie intégrante du paysage culturel algérois et algérien en général ; c’est surtout grâce à l’adhésion d’un public généreux et ouvert sur les cultures du monde». Le programme sera très varié et ouvert sur la diversité, non pas seulement européenne. Cette manifestation a pris de l’ampleur progressivement, et celle de ce mois printanier célèbre aussi le 30e anniversaire de l’ouverture de la Délégation de la commission européenne en Algérie. Elle sera très musicale avec la participation d’une centaine d’artistes de seize membres de l’UE accrédités en Algérie. Les enfants peuvent aller à la rencontre théâtrale de clowns de la République tchèque. Des ateliers seront animés, notamment celui assuré par la Belgique/Wallonie Bruxelles avec la collaboration du Goethe Institut (Allemagne). Les techniciens (son et lumière) de l’OREF pourront alors bénéficier d’une formation en la présence du réalisateur Hakim Laroussi. Comme à l’accoutumée, la clôture de ces journées européennes sera consacrée à l’Algérie. Car l’UE ne cesse de renforcer sa coopération avec Alger, sa délégation a choisi le groupe gnawi Gaâda Diwan Béchar pour terminer dans la joie qu’offre ce genre musical. Auparavant, un autre Algérien, l’enfant de Bab El-Oued, Mohamed Reda ou Momo Djender, montera sur scène avec un groupe venu d’Allemagne, Diwan. À découvrir!
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7th May 2009 00:20 #1
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8th May 2009 22:56 #2
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May 8, 2009 -- The 10th anniversary edition of the European Cultural Festival in Algiers will feature more than 100 artists from over 16 countries, Liberté reported on Thursday (May 7th). The festival, set to run from May 10th-31st, will close with an all-Algerian night featuring gnawa music group Diwan.
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9th May 2009 16:00 #3
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Samedi 9 Mai 2009 -- Le dialogue entre cultures sera la base du 10e Festival culturel européen qui s'ouvre dimanche en Algérie et durant lequel une centaine d'artistes de seize pays se produiront à Alger, Tlemcem ou Constantine sur des rythmes traditionnels, de jazz ou du flamenco. La Norvège, bien que ne faisant pas partie de l'Union européenne, est l'invitée d'honneur de ce festival dont la 10e édition coïncide avec le 30e anniversaire de l'ouverture du bureau de l'UE en Algérie, a souligné Laura Baeza, ambassadeur et chef de la délégation de la Commission européenne en Algérie qui l'organise.
Cette manifestation sera principalement musicale, avec une vingtaine de concerts dont celui du groupe suédois Stephen Simmonds and Friends qui ouvrira le festival dimanche soir à Alger."Ce festival se veut un instrument pour l'échange interculturel, indispensable pour assurer le maintien de la paix et de la cohésion du monde, et il est l'occasion de montrer toute la diversité culturelle européenne" a affirmé Mme Baeza.
Des concerts sont prévus à Alger, mais aussi à Constantine, Béjaïa, Tlemcem et Oran, dont ceux du pianiste et compositeur Hans Ludermann (Allemagne) alliant jazz et rythmes africains, des Gitanas de Grenada (Espagne) ou de Etnic, un groupe roumain ethno-pop. La portugaise Katia Guerreiro, de la nouvelle génération des chanteuses de fado ou Dag Arnessen Trio (musique folklorique norvégienne) côtoieront les jazzmen français du Aldo Romano quartet ou le Malien Habib Koité jouant sous les couleurs françaises tout comme Le Robert Mitchell 3io (Grande-Bretagne) qui mélange jazz, électro, hip hop et folklore.
Le Gaâda Diwan Béchar clôturera ce festival avec des chants et des mélodies du Sahara revisités par le jazz ou le blues, venus de la ville.Le festival 2008 avait drainé quelque 10.000 spectateurs.
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10th May 2009 00:40 #4
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Dimanche 10 Mai 2009 -- Dans un genre alternatif où la soul est mixée à la pop, Stephen Simmonds and Friends inaugure, aujourd’hui, la dixième édition du festival culturel européen, en Algérie. Accompagnée de trois musiciens, Anders Hedlund à la batterie, Andreas Unge à la basse et Jesper Nordenström au piano, la voix du Suédois Stephen Simmonds sera sans doute envoûtante dans l’espace Ibn Zeydoun d’Alger, ce soir dès 19 h. Si le chanteur a passé toute son enfance dans le sud de Stockholm (Suède) – il est de mère suédoise – son père a dû lui transmettre tout son savoir artistique, lui qui est musicien de la Jamaïque. Stephen a également vécu aux Etats-unis, mais le lancement de sa carrière musicale, en 1995, il la doit au producteur suédois Peter Cartiers. Ce dernier lui a ouvert son studio à Stockholm. Deux ans après, le chanteur livre son premier album, «Alone». Son premier grand succès, Tears Never Dry lui a valu pendant très longtemps d’être en tête du top 50 suédois. Cela le propulsa sur la scène internationale. Il s’est produit aux Etats-unis et en Grande-Bretagne. Il a également chanté avec un grand nombre d’artistes, notamment avec la star de son pays, Lisa Nilsson. Ce duo devint rapidement le plus diffusé sur les ondes de la radio. Ce premier album est bien apprécié par la critique, il est alors nominé cinq fois aux Grammy. Stephen a joué pour Amnesty et Stevie Wonder. Il est le seul artiste suédois à avoir été revu à la Fondation Quincy Jones Soul et R&B Bible Vibe Magazine. Aujourd’hui, il travaille sur son troisième album «This Must Be Ground». Il offre un produit lyrique avec des titres comme Goodwill, Mother Mary et Killing and Religion. Tout en mixant ses balades personnelles avec des rythmes de danse dans ce produit, le chanteur veut transcender le genre en Suède. Pour ce faire, il a travaillé notamment avec Celine Dion et Ricky Martin. En écoutant Stephen Simmonds et ses amis, les passionnés de soul auront droit au voyage.
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12th May 2009 00:42 #5
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Hana Menasria :
Mardi 12 Mai 2009 -- L’ouverture de la 10e édition du Festival culturel européen en Algérie a eu lieu dimanche à la salle Ibn Zeydoun. Le coup d’envoi a été donné par l’ambassadrice, chef de la délégation de la Commission européenne en Algérie, Laura Baeza, qui a annoncé dans une brève allocution la venue de 100 artistes de plusieurs pays de l’Union européenne. Le thème de cette année se porte essentiellement sur la musique dont le flamenco, le jazz et le blues. Par ailleurs, il y a une nouveauté dans ce festival : “Des ateliers de formation pour les techniciens de la lumière qui seront encadré par des professionnels français”, a-t-elle déclaré. Suite à cela, et face à une salle archicomble, place à la musique avec l’artiste suédois, Stephen Simmonds, qui a fait un tabac en compagnie de son groupe composé de trois musiciens. En effet, Stephen Simmonds and Friends, a interprétés 15 chansons qui ont enflammé le public présent. Un mélange de soul, reggae, de blues et de rock, chacun a eu droit au style musical qu’il aime. La plupart des compositions parlaient d’amour dont There’s your heart. Une autre chanson Beautiful Day, avait déclenché une avalanche d’applaudissement du public. Mais le moment le plus fort de la soirée, c’était lors de l’intervention du groupe Sakia, représenté par son leader Joe Batoury qui était muni de son goumbri. Les accords de ce dernier, mêlés aux rythmes de karkabou (castagnettes) et la musique fusion de Stephen Simmonds, ont donné naissance à une harmonie prodigieuse, emportant ainsi le public dans un délire total ; même l’ambassadrice de la Suède s’est mise à danser sur les sons sahraouis. Le groupe a su créer une ambiance très chaleureuse, faisant penser à un “beuf” (une improvisation) entre amis. La première du festival s’annonce donc de bon augure.
Par ailleurs, rappelons que Stephen Simmonds est un artiste de renom en Suède, depuis son album Alone, sorti en 1995. Il a ensuite envahi le monde anglo-saxon grâce à son second album Spirit Tales. Citons également son duo avec Lisa Nilsson, intitulé Tears Never Dry, qui a fait de lui une valeur sûre de la musique en Suède. Par la suite, il n’a connu que des succès qui l’ont conduit aux États-Unis et en Grande-Bretagne. Son talent lui a permis de travailler avec des musiciens et groupes connus sur la scène internationale comme Raphael Saadiq, Masters At Work et Mica Paris. Stephen Simmonds and Friends est composé de Stephen Simmonds, auteur, interprète et leader du groupe, fils d’un musicien jamaïcain et d’une mère suédoise. Lors du concert inaugural du Festival culturel européen, il était accompagné à la basse par l’un des musiciens les plus demandés en Europe, Andreas Unge. Il était le bassiste de Ricky Martin et a même été chef d’orchestre dans plusieurs groupes suédois. Il s’illustre notamment dans la musique brésilienne, cubaine et éthiopienne. Le batteur du groupe n’est autre que Anders Hedlund, qui joue dans le registre soul au côté de la chanteuse Robyn. Enfin, le dernier de la bande, Jesper Nordenström, l’un des plus grands pianistes en Suède, il est chef d’orchestre de plusieurs artistes parmi eux Lena Philipsson et Sarah Dawn Finer. Jesper est aussi demandé pour accompagner des chanteurs dans les studios d’enregistrements. Ce partage culturel ne fera qu’ouvrir de nouveaux horizons sur les peuples d’Europe, aux Algériens.
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13th May 2009 14:27 #6
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Mercredi 13 Mai 2009 -- Programmée lundi soir dans le cadre du Festival européen, la formation germano-maghrébine Diwan, constituée depuis 2005 autour du pianiste de jazz, Hans Lüdemann, a enflammé le public du conservatoire Ahmed Wahbi. À Oran, c’est sans doute un pléonasme que de dire que les rythmes moghrabi et gnaoui jouissent d’une extraordinaire réceptivité. Mais c’est juste dommage que cette propension à l’envoûtement et une sonorisation (côté public) n’ont pas su faire l’équilibre entre la section rythmique trop dominante et les instruments à corde qui ont étouffé, en quelque sorte, la prestation globale, comme on peut l’écouter dans le Köln concert de ce groupe dont un enregistrement, à défaut d’un album enregistré en studio, a été distribué à l’occasion. Dans turning points, le jeu spatial du pianiste, qui compose parfois avec les silences à la manière de Keith Jarett, est agrémenté de notes de guitare vaguement hispanisantes et des complaintes orientales de l’élément algérien (Mom Djender) qui ouvrent et ferment cette composition « en cercles concentriques », tel qu’expliqué par l’auteur lui-même. Les mêmes belles complaintes vocales ouvrent les deux morceaux suivants, mais cette fois le chant est ancré dans la mémoire collective maghrébine que ce soit pour le genre dit andalou ou chaâbi, tout deux issus de la même matrice, incluant des instruments traditionnels comme le mandole pour le dernier.
On remarquera les prouesses du Marocain, Rhani Krija, sur sa double derbouka mais surtout l’étonnante adaptation du batteur allemand, Daniel Schroeteler, qui joue très à l’aise dans un registre qui se place loin des classiques du jazz auquel il était habitué, notamment quand il s’agit d’accélérer le tempo crescendo. Mais, et c’est tout l’intérêt de cette fusion, pour Hans Lüdeman, qui use, lui aussi, de phrasés collés à la mélodie (comme dans zidane) à la manière de Mustapha Skandrani, ces thèmes ne sont qu’un prétexte pour des constructions ou des improvisations beaucoup plus élaborées. Des explorations qu’il tente également avec le rythme typiquement gnaoui dans Bangara chanté et exécuté avec brio sur le goumbri par l’artiste marocain natif d’Essaouira, une ville qui a été depuis les années 1960 aux confluents des musiques africaines, maghrébines et occidentales. Avec les autres musiciens aux krakeb et à la chorale, l’image était significative d’un réel échange qui dénote un respect mutuel. C’est ce rythme là que le public adore, peut-être un peu plus que l’harmonisation de Bya dak el mor, une œuvre chère à Blaoui El Houari, cité par le musicien algérien de Diwan. Le pianiste allemand s’est aussi beaucoup intéressé aux instruments à cordes traditionnels de l’Afrique de l’Ouest et du Sud (kora, sanza) pour lesquels il dédiera tout une œuvre. Mais c’est à Italo Calvino qu’il va rendre hommage, un intermède dans lequel des textes de Despina dits en allemand sont accompagnés d’une belle composition au piano rehaussée par des sonorités de guitare laissant rêver ces « navires du désert » que sont les caravanes toujours enveloppées de mystère, le mirage du nomadisme à l’état pur.
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13th May 2009 15:09 #7
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Mercredi 13 Mai 2009 -- Deux Allemands et deux Maghrébins ce soir à Ibn Zeydoun Alger, dans un concert de diwan Nord-Sud. Après ses passages à Oran et Tlemcen, le voilà qu’il achève sa tournée à Alger, ce groupe Diwan d’Allemagne, dirigé par le jazzman Hans Lüdemann. Il se produit sur la scène de l’intime Ibn Zeydoun dans un concert unique avec trois autres artistes de renom. Déjà, Lüdeman est reconnu comme «l’un des grands pianistes du jazz européen» (Frankfurter Rundschau). La critique lui est donc favorable, si l’on se réfère aussi à Jazz Podium : «L’un des pianistes européens les plus expressifs et les plus volontaires». Son clavier sera accompagné de la batterie de l’Allemand Daniel Schroeteler, de la percussion du Marocain Rhani Krija et du musicien et chanteur algérien Mohamed Reda Djender, alias Momo Djender. Complémentaires l’un à l’autre, ils forment un quartet de charme euro-maghrébin qui s’est embarqué pour une nouvelle aventure. Celle du projet Diwan auquel Lüdeman s’est consacré pour établir des passerelles musicales entre les cultures d’Afrique du Nord et d’Europe. Des sonorités et des mélodies chargées d’énergie et de couleurs comme dans tout le continent noir. Momo Djender, l’enfant de Bab El-Oued (Alger), a toujours fait dans le chaâbi, dans la musique populaire en arabe parlé ou en tamazight. Il a également longtemps pratiqué le jazz et d’autres genres avec cette ambition de modernisation progressive et de compositions basées sur la fusion. Lüdeman et lui composent pour Diwan en exploitant les éléments traditionnels des musiques populaires. Puis, il est donné libre cours au développement de l’improvisation et certainement au sample. Quant au rythme, il est bien assuré par deux instrumentistes excellents. Deux styles, deux mondes musicaux différents pour s’associer dans ce qui relèverait de l’impossible. La percussion représente le point essentiel de cette musique et avec Krija, la rythmique émanant de la poésie arabe et du pentatonique donne un cachet particulier à ce Diwan voyageant du Nord au Sud. Le Nord où la recherche n’a jamais arrêté d’emprunter les sentiers culturels africains – asiatiques aussi – pour aboutir à des résultats parfois magiques. Faire rencontrer des sons qui semblent opposés mais qui peuvent concorder. En 2005, Diwan se présente comme un projet, une expérimentation, pour la première fois au festival Der neue Orient (Le nouvel Orient) dans la région Nordrhein-Westphalen. Aujourd’hui que ces quatre artistes de talent ont fait ensemble du chemin, ils doivent être plus aguerris dans leur performance.







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