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  1. #1
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    7e Festival Dimajazz de Constantine, du 14 au 21 Mai 2009


    Lundi 11 Mai 2009 -- La 7e édition du Dimajazz, festival international de Constantine, débutera le 14 mai. Huit jours durant, la nouvelle édition du festival promet d’être grandiose et très festive. Fidèles à leur concept de fusion des genres, les organisateurs ont invité 16 groupes de quinze nationalités. Dimajazz a confirmé avoir gagné en maturité en s’imposant comme l’événement culturel de l’année. Le coup d’envoi sera donné sur la placette de La Brèche. Un spectacle populaire fera l’enthousiasme des passionnés de musique, avant que Mardi Brassa Band ne monte sur les planches du TRC. Né en février 2002 à Château Rouge (Paris) à l’occasion de mardi gras, ce groupe a un répertoire traduisant sa richesse et ses ambitions dans une mouvance très proche des brass bands de la Nouvelle Orléans, du blues et du rhythm’n blues. Le tout teinté de rythmes caribéens. La seconde partie du spectacle est celle de Tony Allen (Nigeria), un des pionniers de l’afrobeat, musique née sous l’influence du mouvement des Afro-Américains dans les années 1960. Quant au groupe local Sinouj, il doit investir vendredi le TRC. Forts de leur expérience après différents événements artistiques, les membres de Sinouj s’apprêtent à régaler un public désormais fidèle à chacune de leur prestation dans la capitale de l’Est. Le groupe Post Image, le musicien algérien Mustapha MB, Jean-Jacques Elangué et Los Africanos de France et du Cameroun marqueront cette 7e édition. Le guitariste algérien Aminoss, l’Indien Trilok Gurtu, Di Piazza Trio (Italie-France-Brésil), Octurn, le groupe Metropolitain Quartet (Belgique) et Zetlab de France animeront aussi la soirée de mardi. Quant à Isonga (France) et le groupe Cumbia Ya, composé d’un Argentin, d’un Colombien et d’un Français, ils feront vibrer les planches du TRC mercredi. La clôture sera assurée par l’Américain Bernard Allison, le chef de file de la nouvelle génération blues. Pour satisfaire le grand public, les organisateurs ont opté pour un écran géant de 25 m2, relié à des fibres optiques et installé à La Brèche, en face du TRC. D’après Zouheir Bouzid, commissaire du festival, l’événement sera capté sur un rayon de 60 km. Les organisateurs ont fait appel à une firme spécialisée de High standing pour gérer ce genre d’événement au niveau sécuritaire. Des masters class sont également au programme pour les amateurs de jazz au conservatoire communal Bentobal. Ce nouveau Dimajazz de près 50 millions de dinars, est un montage financier entre le ministère de la Culture, la wilaya et l’APC de Constantine.

  2. #2
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  3. #3
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    May 13, 2009 -- Algeria will launch the 7th edition of the "Dimajazz" festival on Thursday (May 14th) in Constantine, El-Annabi reported on Wednesday. The 8-day event will feature well-known artists from Africa, Asia, the U.S., Europe and South America.

  4. #4
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    Samedi 16 Mai 2009 -- L’ouverture de la 7e édition du Dimajazz international de Constantine, ce jeudi 14 mai, a plongé le centre-ville dans une atmosphère de véritable fête. Le groupe français Mardi Brass, composé de neufs membres avec Didier Marty comme leader, a eu le mérite d’ouvrir le bal. Le festival international de jazz a commencé à partir de la rue Abane-Ramdane vers 19 heures. Un avant-goût fort apprécié par un public tombé sous le charme d’un groupe musical qui a le don de transmettre la bonne ambiance et l’enthousiasme collectif. Une fois dans l’enceinte du Théâtre régional de Constantine (TRC), la 7e édition est officiellement lancée. Les membres de Mardi Brass Band ont enchaîné une heure durant titre après titre. Du funky, du blues, de la soul et même de la musique algérienne. Le tout teinté de rythmes caribéens. La part d’improvisation était aussi présente dans le concert de cette bande. Percussions, cuivres se sont conjugués pour proposer un véritable voyage musical, auquel le public a répondu par des tonnerres d’applaudissements.

    Vers 22 heures, Tony Allen et son groupe font leur apparition sur les planches du TRC et la fête reprend les couleurs et les rythmes de l’Afrique. D’une voix enivrante, Tony Allen chante l’amour, la fraternité et l’humanité en métissant sa musique de sons électroniques. Ne déviant point de son style, Tony Allen tenait à rappeler, entre deux chansons, que sa musique n’est ni de l’afrofunk ni de l’afrorock, mais de l’afrobeat, son style de toujours. Né à Lagos, au Nigeria, il y a plus d’une soixantaine d’années, Tony Allen est le pionnier de la musique afrobeat. Une musique imprégnée du mouvement de revendications des Afro-Américains. Des textes engagés, un mélange entre rythmes traditionnels et puissance électrique que le nombreux public semblait connaître et apprécier. La soirée d’aujourd’hui s’annonce avec le groupe de l’Algérien Mustapha MB, Jean-Jacques Elangué et Los Africanos du Cameroun et de France. Ils enchanteront sûrement le public du TRC, mais aussi celui de la placette de La Brèche. Un écran géant y a été installé pour satisfaire tout le monde.

  5. #5
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    Lamine Benzaoui :


    Samedi 16 Mai 2009 -- C’est ! Les férus de la musique jazz ont renoué, avant-hier, avec le festival international de jazz, Dimajazz, qui a soufflé en grande fanfare, sa septième bougie au niveau du mythique théâtre régional constantinois.Clôturé l’année précédente sous les auspices de l’inoubliable groupe américain, Boney Fields and the Bone’s Project, sans conteste, le digne représentant de la funky jazz attitude, le festival a débuté son show cette année sous les mêmes rythmes funky et endiablés d’un Brass Band français versé dans les sonorités jazzies des mythiques carnavals orléanais de la Louisiane, notamment le fameux carnaval, mardi gras, suivi en deuxième partie de soirée par le remuant Tony Allen Band, qui a mis en transe le public. Si par définition, le mardi gras marque la fin dans la fête et la joie de la semaine de carême chez les catholiques, il a été rebaptisé avant-hier de « Jeudi gras » par les Constantinois, marquant ainsi le début de l’incroyable semaine musicale inscrite dans les tablettes de la 7e édition du Dimajazz. Ainsi donc, les musiciens, plutôt les instrumentistes hors pairs du Mardi Brass Band, ont choisi d’entamer leur show en dehors du TRC, pour créer une superbe ambiance de carnaval, transformant l’avenue Abane Ramdane, puis la place de la révolution en une des artères de la nouvelle Orléans. La fanfare à l’orléanaise, en parade, contaminera tout le monde sur son passage, dans le pur esprit festif des grands carnavals, alors que sa prestation sur les marches du TRC attirera beaucoup de curieux, agréablement surpris par l’interprétation par le band, du morceau Dour biha ya chibani, dour biha. Les sonorités émises par les percussionnistes et la « big » section cuivre du band retentiront et s’éléveront dans le ciel de la ville, illuminé ce soir-là par les « Sky tracers » visibles à des kilomètres à la ronde. Une fois à l’intérieur du TRC, la bande à Marty enflammera le public qui l’attendait, interprétant « en fanfare » du blues, de la funk et même du country. Après la bouffée d’oxygène offerte par le Mardi Brass Band, les mélomanes avaient rendez-vous en deuxième partie de soirée avec le pionnier de l’afro-beat et actuellement un des meilleurs batteurs au monde, le nigérian Tony Allen. Accompagné d’une bande de musiciens versés dans le « Big show », Tony, du haut de ses 70 ans, en surprendra plus d’un par l’énergie qu’il continue encore à dégager, ainsi que son superbe groove.

  6. #6
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    Lamine Benzaoui :


    Dimanche 17 Mai 2009 -- Après une première nuit bien agitée, achevée dans une transe totale sous les airs enflammés de « l’afro-beat » savamment dévoilés par Tony et sa bande, le public de Dimajazz avait rendez-vous, en seconde soirée, avec la formation jazz constantinoise Sinoudj, devenue indissociable de cet événement musical, ainsi que le groupe bordelais, Post Image, dont l’électro-jazz n’a pas laissé indifférents les fidèles du festival. Dima Sinoudj, grand moment d’émotion au TRC dès l’apparition sur scène des musiciens de Sinoudj, le quintette ayant eu droit à une véritable standing ovation et l’on a pu noter avec grande satisfaction le retour de Lyès Benachour au piano ainsi que Mustapha Lazli aux percussions. D’abord, c’est Nadjib Gamoura, à la basse, qui donne le ton d’un coup de slap, invitant le groupe à jouer Majazz, réétudié à l’occasion par le talentueux guitariste Kheireddine Dehkal, qui l’avait composé avec le défunt Aziz Djemame. Par ailleurs, chaque coup de baguette de Kikim faisait revivre cette figure de proue du groupe, Aziz n’était pas loin ! Revisitant quelques-unes de ses compositions, Sinoudj interprétera délicieusement Alger-Constantine, composé il y a quelques années par Fabrizio Cassol, dans une salle d’embarquement de l’aéroport d’Alger, alors qu’il se rendait à Constantine afin de participer au Dimajazz. Les notes de son saxo ont cruellement manqué à l’interprétation de ce morceau, alors que le talentueux violoniste, Larbi Sassi, habitué à collaborer avec le groupe, a beaucoup manqué au public cette fois-ci. Impulsions. Se produisant en 2e partie de soirée, Post Image n’a pas déçu, bien au contraire, le public constantinois a été complètement conquis par le jeu électro-jazz des Bordelais. Freddy Buzon et Jean Christophe, respectivement à la trompette et au saxophone, merveilleusement bien servis par Christophe Schelstraete à la batterie, ont fourni du souffle pour plonger l’assistance dans une belle ambiance de jazz club. Le bassiste Danny Marcombe, versé dans le rock progressif, apportera une savante touche à cette fusion, alors que l’instant solo, que s’est offert le guitariste Patricio Lameira, était d’une pureté incomparable. Emu, Jean Christophe nous déclarera plus tard que jouer devant le public constantinois lui a rappelé ses racines, sa mère étant née à Skikda. Le public a apprécié le passage du mythique groupe français et le lui a fait savoir. La soirée a été tout simplement féerique.

    Théâtre régional de Constantine, 7e Festival Dimajazz
    Ce soir à 20h30 : Concert de Aminoss

  7. #7
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    Lundi 18 Mai 2009 -- Jean-Jacques Elangué, Los Africanos et Mustapha MB étaient les stars le 16 mai du Dimajazz. La troisième nuit du Festival international de jazz a été enflammée par Jean-Jacques Elangué et son groupe Los Africanos (Cameroun, France). Les planches du Théâtre régional de Constantine demeurent colorées, les soirées sont chantantes et même dansantes. Avec Elangué et Los Africanos, il y a eu un moment de pur bonheur. Accompagné du pianiste Mario Canonge, Nicolas Genest à la trompette, Adrien Ferraut à la basse et Demi Chang à la batterie, le sax ténor franco-camerounais a enchanté le public et l’a émerveillé deux heures durant. D’un morceau à un autre, les présents sont transportés dans un véritable tourbillon de musique. Les mélodies d’Afrique, d’Amérique du Sud et d’Asie s’entremêlent. Elles sont harmonieuses et rythmiques. Les stars de cette soirée ont interprété, tels des magiciens, des extraits de leurs albums, Missounga notamment. Ils ont rendu hommage au jazzman américain Wayne Shorter dans Teru et aux ancêtres du Camerounais Jean Jacques Elangué, en jouant Shades of Ouidah. Un centre historique qui a vu des centaines de milliers d’Africains prendre les bateaux pour l’Amérique dans des conditions inhumaines. Des faits qui nourrissent encore l’inspiration et la créativité artistique de plusieurs générations. L’improvisation avait aussi sa place. Le saxophone, le piano, la trompette, la basse et même la batterie ne semblaient pas avoir de secret pour Elangué et son quartette. Débordant de vie et de passion, les instruments des maîtres inventaient des solos arborescents. Charmé jusqu’au moment où Elangué quitta la scène vers 23 heures, le public savoura les solos dans un silence religieux. L’artiste a fait la promesse au public de revenir : «C’est la première fois que je viens en Algérie, et c’est super, je reviendrai !». Auparavant, le début de soirée a été entamé par l’Algérien Mustapha MB. Ce groupe (ex-membres du groupe Ahlem) a ouvert le bal avec Qacentina. C’est un hommage à la ville qui les accueille, mais aussi à la ville natale de Mustapha MB. Aux sonorités plus électriques, le répertoire de ce groupe est puisé des musiques arabo-andalouses, malouf, chaâbi et musiques du désert, mêlées à une rythmique groovy, en oscillant entre les funk, jazz, reggae et afro-beat. Mustapha MB se produit pour la première fois dans la capitale de l’Est. C’était vraiment une découverte pour le public qui s’est laissé aller à la danse et au chant.

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