Mercredi 26 Août 2009 -- Une quarantaine d'artistes oranais participeront à la deuxième édition du Festival de la musique et de la chanson oranaises qui se tiendra, à partir d'aujourd'hui, au théâtre de verdure «Hasni Chekroun». Chaque artiste doit participer avec au moins une nouvelle chanson. Une condition exigée par le comité de programmation du festival, selon la directrice de la culture de la wilaya d'Oran, Mme Rabéa Moussaoui, qui a animé un point de presse hier. «Le but est d'enrichir le répertoire de la chanson oranaise», a-t-elle précisé. Autre nouveauté pour le festival, celui-ci va avoir son générique à partir de cette édition. «Les paroles sont écrites par Belaoui El Houari et la musique El Bey Bekkaï. Il s'agit d'une chorale qui sera accompagnée par l'orchestre du maestro El Bey Bekkaï», a indiqué la directrice de la culture. À l'occasion de cette manifestation, qui se tiendra du 26 au 31 août courant, un hommage très particulier sera rendu aux regrettés M'hamed Benzerga et Ahmed Saber, chanteurs oranais qui avaient marqué leur passage dans la vie culturelle locale et nationale. «Ce festival, dans sa deuxième version, se veut un cadre idéal pour perpétuer la chanson oranaise», selon la première responsable de la culture à Oran qui a déclaré: «il est de notre devoir de mémoire de léguer ce patrimoine aux générations futures». Elle a également déclaré qu'elle tentait de rassembler les fragments de l'histoire de la chanson et de la musique oranaises par l'encouragement des jeunes talents.
Une quinzaine de jeunes talents participeront à ce festival qui verra la sélection des meilleurs concurrents qui seront récompensés. «Trois genres de prix ont été retenus pour cette édition, à savoir trois prix pour la meilleure musique, trois prix pour les meilleurs paroles et trois prix pour l'interprétation», a-t-elle indiqué, soulignant que le jury qui sera présidé par Abdelaoui Cheikh est composé de Abdellah Tamouh, Bachir Bouran, Belhachemi Boucif et Mehdjouba Noureddine. En terme de programmation, il y aura une moyenne de 7 à 8 chanteurs par soirée. Parmi les artistes qui vont participer à cette 2ème édition, Houari Benchenat, Baroudi Bekheda, Cheikh Naâm, Houria Baba, Abdelkader Khalid, Rahal Zoubir, Cheikh Mazouzi, le poète Nouna Mekki, entre autres. «Les soirées commencent à partir de 23 heures et l'accès est gratuit pour permettre à tous les Oranais d'en profiter», précise Mme Moussaoui. Notons que le budget consacré à cette manifestation culturelle s'élève à 1,3 milliard de centimes dont 700 millions débloqués par le ministère de la Culture, 500 millions par la wilaya et 100 millions par l'APC d'Oran.
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26th August 2009 00:27 #1
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27th August 2009 00:20 #2
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Jeudi 27 Août 2009 -- Coup d’envoi de la deuxième édition du Festival de la chanson oranaise hier, au théâtre de Verdure Hasni-Chekroun. Oran, berceau du raï et carrefour des musiques méditerranéennes, s’ouvre pour la deuxième fois au festival de sa propre chanson. Connue pour sa dimension sentimentale, la chanson classique oranaise est en fête jusqu’au 31 août. Lors de l’inauguration de cette deuxième édition au théâtre de Verdure Hasni-Chekroun, c’est le chantre du pop-raï, Houari Benchenet, qui a eu l’honneur d’ouvrir le bal. Cette manifestation est dédiée aux regrettés M’hamed Benzerga et Ahmed Saber, chanteurs oranais qui ont marqué leur passage dans la vie culturelle locale et nationale. Selon Mme Rabea Moussaoui, la directrice de la culture de la wilaya d’Oran, «un hommage très particulier sera rendu à ces artistes, qui ont été le prélude de la chanson oranaise. Il s’agit à vrai dire d’artistes qui ont ravivé la mémoire en enregistrant des qacidas de nos chouyoukh, pan entier de notre patrimoine national». Lors de la première édition, c’est aux deux figures emblématiques du genre wahrani qu’un hommage a été rendu, à savoir Blaoui El-Houari et le regretté Ahmed Wahbi. Ces maîtres ont non seulement popularisé le genre au niveau national, mais ils l’ont également fait apprécier dans le Maghreb central et dans d’autres pays. Tout comme l’an dernier, une vingtaine de jeunes talents participent à ce festival, qui verra la sélection des meilleurs concurrents, lesquels seront récompensés. Chaque soirée verra la performance de sept à huit chanteurs. «Ce festival, dans sa deuxième version, se veut un cadre idéal pour perpétuer la chanson oranaise. Il est de notre devoir de mémoire de léguer ce patrimoine, cher aux Oranais, aux générations futures», a affirmé Mme Rabea Moussaoui. Elle a également soutenu tenter de rassembler les fragments de l’histoire de la chanson et de la musique oranaises par l’encouragement des jeunes talents. Aussi, faut-il s’attendre à «une grande surprise», selon la directrice de la culture, qui a précisé que cette édition sera également une opportunité pour les vétérans de la chanson oranaise de renouer avec leur public.
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30th August 2009 00:16 #3
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Dimanche 30 Août 2009 -- Le festival de la chanson oranaise se poursuit, jeudi au théâtre de verdure "Hasni Chekroun" à Oran, avec la programmation de jeunes talents en compétition. Le public aura à apprécier, durant cette deuxième soirée, le talent de Houari Kaskass, Belmokhtar Morsli, Messabih Hadj, Bentata Saïd, Saber Houari et Sid Ahmed Gotal. En toile de fond, le célèbre chantre du bédoui oranais, Abdelkader Khaldi promet de l'animation. "Je viendrai jeudi soir pour voir ce riche plateau. Ecouter la qacida de Bakhta qui reste l'une des plus belles chansons du maître incontesté de la chanson oranaise Blaoui El Houari", a déclaré un amateur de la poésie de Mostéfa Ben Brahim. "La deuxième soirée de cet événement culturel local sera forte en émotions", prévoit un jeune pianiste. La deuxième édition de ce festival, qui se tient jusqu'au 31 août au théatre de verdure d'Oran, a été ouverte mercredi en soirée. La cérémonie d'ouverture a été marquée par un cocktail de chansons reproduite par Baroudi Bekhada, un récital de Cheikh Naam et de belles prestations des jeunes Aïda Adda, Amel Atbi et Sanhadji Kandil, ainsi que le poête El Andaloussi. "J'ai remarqué dans la soirée d'ouverture un problème de sonorisation, mais j'espère que ce problème technique sera vite réglé afin de permettre aux chanteurs de mieux montrer leurs cordes vocales", a confié la chanteuse Souad Bouali.
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30th August 2009 00:29 #4
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Dimanche 30 Août 2009 -- Après avoir exécuté deux chansons, il a quitté le théâtre de verdure accompagné de sa femme et ses deux enfants. Sa participation à ce festival était déjà de l'ordre du passé. Il doit attendre uniquement son cachet et avec moins d'illusion un probable prix. Il s'agit d'Azzedine, un vieux routier de la chanson oranaise, musicien accompli malgré son jeune âge. Son talent est reconnu par tous sur la place publique, mais il n'a jamais pu exceller. Parce qu'il a emprunté la voie des manifestations publiques, selon un connaisseur de la vie culturelle oranaise. Lors de la troisième soirée du festival d'Oran, il a présenté une chanson de sa propre composition et une reprise d'Ahmed Wahbi. Sa prestation a été desservie par une sono dont les défaillances et les limites deviennent de plus en plus handicapantes aux participants. Même l'orchestre, dirigé par Bekkay Bey, commence à montrer des signes d'essoufflement. Selon un participant, les membres de cet orchestre travaillent dans des conditions pénibles : les répétitions se déroulent la journée dans une salle non climatisée. Houria Baba, une autre habituée des manifestations de ce genre, a été une des affiches du programme de la soirée d'avant-hier. Ayant choisi un genre se frottant avec le raï, notamment sur le plan des paroles, elle a su intéresser un public venu pour d'autres fins, notamment se décharger de son trop plein d'énergie. Lors de son passage, des petits groupes de jeunes ont investi la scène. On s'est permis même de l'accompagner quand elle a chanté «lamoima et laghbina». D'autres vedettes ont défilé sur la scène. On retiendra la programmation d'un chanteur venu de Relizane, correspondant d'un titre de la presse arabe. Les noms des participants ne dérangent plus le public et ne l'enchantent pas non plus. Les jeunes, désoeuvrés, font un saut au théâtre de verdure avant au lieu de se mettre sur la terrasse d'un café. Même du côté des organisateurs on sent le relâchement. Lors de la troisième soirée, aucun d'eux ne s'est présenté au théâtre de verdure. C'est à l'animateur, un animateur de la radio El-Bahia, qu'est revenu la charge de gérer la soirée. Depuis l'ouverture de cette manifestation, il déploie des efforts titanesques pour épater le public par sa langue trop savante. Exactement comme une pièce de théâtre, les rôles sont distribués : le public fait des lieux un point de rencontre, les participants défilent devant lui pour gagner quelques sous et les organisateurs font semblant de participer à l'animation culturelle de la ville. Mais au bout de trois soirées, les choses sont devenues de plus en plus claires : ce n'est pas une manifestation de ce genre, organisée de la sorte, qui peut propulser la chanson oranaise.
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31st August 2009 00:18 #5
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Lundi 31 Août 2009 --Soirées oranaises du ramadan marquées par le Festival de la chanson locale et un cycle de pièces théâtrales d’Abdelkader Alloula. Honoré autant que Blaoui El-Houari et Benzerga, le regretté Ahmed Wahby est au programme de la deuxième édition du festival de la musique et de la chanson oranaises. Les chanteurs qui sont passés sur scène dans la soirée de vendredi à samedi au théâtre de Verdure Hasni-Chekroun ont repris des titres du répertoire de Wahby. De nouvelles voix telles que Azzeddine Filali, Kouider Negadi, Chérif Abdelkrim et Houari Ourad et d’anciennes comme la chanteuse Houria Baba ont interprété tout un répertoire emprunté pour l’essentiel au regretté Wahby. Comparé à la précédente soirée, le public était peu nombreux mais a apprécié de jeunes talents comme Saber Houari et Sid Ahmed Gotal qui ont repris des chansons comme Nebghik nebghik de Benzerga, Ouahran ouahran, Khalouni nebki, Ya Dzaïr, Metoual dellil et Alach tloumouni d’Ahmed Wahby. «Il est vrai que l’ambiance est terne, mais ce qui est merveilleux c’est d’écouter une nouvelle fois des chansons de Benzerga et de Wahby», a affirmé un spectateur. Cette deuxième édition du festival de la musique et de la chanson oranaises se tient depuis le 26 août et sera clôturée aujourd’hui 31 août. Une édition qui a eu cette particularité de présenter un générique de Blaoui El-Houari, joué magistralement sous la direction du chef d’orchestre Bey Bekkaï. D’un autre côté, la fondation Adelkader-Alloula et la cinémathèque algérienne présentent depuis samedi dernier des œuvres du regretté dramaturge Abdelkader Alloula. Lors de la première soirée, les spectateurs ont pu suivre la projection à la salle de répertoire d’Oran Homk Salim, une œuvre dramatique réalisée en 1972. Ce cycle de projections se poursuivra jusqu’au 4 septembre prochain. «Nous sommes en train de réaliser un centre de documentation et d’archives théâtrales destiné à réunir un fonds documentaire de feu Abdelkader Alloula, composé de photos, de pièces théâtrales, d’articles de presse, d’une vidéothèque et d’autres archives», a affirmé la présidente de la fondation, Mme Radja Alloula, précisant que ce projet cofinancé par l’Union européenne est presque finalisé. Abdelkader Alloula a animé durant plus de trente ans le théâtre. Acteur, metteur en scène et auteur dramaturge, il s’est notamment distingué par El-khobza et El-ajouad.
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3rd September 2009 00:12 #6
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Jeudi 3 Septembre 2009 -- À l'occasion de la clôture de la chanson oranaise, une conférence de presse a été animée, mardi soir, au conservatoire d'Oran Ahmed Wahbi, par la directrice de la culture, Mme Moussaoui Rabia. Devant un parterre de journalistes, Mme Moussaoui, accompagnée de quelques organisateurs de la soirée, s'est prêtée au jeu des questions et réponses, affirmant d'emblée que ce festival doit être considéré comme une sorte de patrimoine. «Et donc, comme tout patrimoine, il faut apprendre à le conserver avant de le développer !» Ceci dit, les questions posées par la presse reposaient sur le fait que beaucoup d'artistes, au jour J, n'étaient pas encore prêts. «Il y a eu une précipitation dans la préparation de ce festival, a dit un intervenant, du moins dans le domaine artistique ; d'ailleurs, beaucoup d'artistes s'en sont plaints !» Mme Moussaoui s'est défendue en déclarant que ce deuxième festival a été préparé depuis la fin du premier, «autrement, cela fait plus d'un an qu'on le prépare. On est même allé aux wilayas limitrophes pour proposer aux artistes d'y participer. Il y a eu en tout plus de 30 candidats, dont 15 se sont produits dans les soirées». On a aussi reproché à ce festival d'avoir usé de beaucoup d'improvisation, et même de bricolage ; bref, de n'avoir pas été organisé de façon professionnelle. La réponse de Mme Moussaoui quant à ce réquisitoire a été simple: «Pour ce qui concerne ce genre d'organisation, on est encore à nos balbutiements, et il est donc normal qu'il y ait certaines imperfections» . De son côté, M. Azri, directeur du théâtre, a abondé dans ce sens en déclarant que «ce festival doit être raffermi, consolidé, car il est porteur d'espoir pour la prospérité culturelle d'Oran. Pour cela, il faut que tout le monde s'investisse. Je connais l'enjeu, on a déjà perdu un festival, qui a été extradé, il ne faut pas que la même chose se reproduise avec celui-là». Pour finir, Mme Moussaoui a déclaré que les budgets pour l'organisation de ce genre de manifestation diffèrent selon qu'il s'agit de festival local, national ou international. «Mais en même temps, j'ai eu vent qu'à Tizi Ouzou, ou à M'sila, les responsables de la culture ne rencontraient pas ce genre de problèmes car ils étaient épaulés par le bénévolat des citoyens, ce qui n'est pas le cas, pour l'heure, à Oran».
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4th September 2009 00:13 #7
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Vendredi 4 Septembre 2009 -- Le rideau est tombé sur la 2e édition du festival de la musique et de la chanson oranaise par la remise des trophées aux lauréats, dans la soirée du lundi au mardi au théâtre de verdure "Hasni Chekroun" d'Oran. Le jeune chanteur Belazreg Abdelkader, fonctionnaire à la direction de la culture de la wilaya de Relizane a décroché le trophée de la meilleure interprétation vocale dans cette manifestation artistique, dédiée aux regrettés M'hamed Benzerga et Ahmed Saber, piliers de la musique et de la chanson oranaise. Le prix de la meilleure composition musicale est revenu au violoncelliste Aliouane Mohamed, professeur de musique au conservatoire régional "Ahmed Wahby" d'Oran, alors que le prix des meilleures paroles a été attribué à Miloud Abdelkader, un parolier d'Oran.







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