Dimanche 6 Septembre 2009 -- Comme de tradition, le coup d’envoi de la 4e édition du Festival national de la musique et de la chanson citadines a été donné en fin de semaine dernière au Théâtre régional d’Annaba dans une ambiance très conviviale, et ce au grand bonheur des amateurs de musique malouf, de chaâbi et d’andalou. L’ouverture a été laissée élégamment à l’artiste éclairée du hawzi algérien, en l’occurrence Nadia Benyoucef, qui reste l’une des cantatrices les plus talentueuses de la chanson hawzie algérienne. L’honneur donc d’ouvrir le bal de ce festival lui est revenu tout naturellement, et elle s’est très bien livrée à l’exercice en interprétant des morceaux du patrimoine qui n’ont pas manqué d’émerveiller un public très nombreux et connaisseur. Comme de bien entendu, Nadia Benyoucef a fourni une belle prestation, suscitant l’admiration des amoureux de ce genre musical toujours en vogue dans l’antique Hippone. Le chaâbi, pendant direct du hawzi, a laissé aussi une suite positive au reste de la soirée. On connaît l’alchimie musicale et la très bonne ambiance qui ont souvent illustré les fameux duos d’Abdelkader Chaoû et Nadia Benyoucef. Pour cette fois, il n’était nullement question de duo mais plutôt d’une succession à la scène où le cheikh a été très attendu après la finesse des phrasés musicaux de celle qui l’a précédé sur scène. C’est donc très attendu et fortement applaudi par le public annabi que le chanteur chaâbi Abdelkader Chaoû a présenté, pour sa part, lors de la première soirée de ce festival, la majorité des succès de son riche répertoire. La soirée a pris ainsi un tour un peu plus local et un peu plus proche de la stylistique annabie. Après une prestation bien entamée en soirée, Abdelkader Chaoû est suivi de l’artiste Yamina qui a interprété, quant à elle, avec son charme naturel, des morceaux de chansons très entraînants qui ont également charmé le public par la manière évidente de cette artiste d’entonner des musiques en variétés qui font toujours mouche. Mais il faut dire aussi que juste avant cela, la troupe de danse classique de l’école communale de musique d’Annaba avait occupé la scène pour mettre en relief un savoir-faire qui a fortement intéressé le public. L’animation de la soirée a aussi été laissée à L’humoriste Abderahmane, plus connu sous le sobriquet de «Cheni-Cheni», une figure bien connue de la télévision à travers son émission phare «Lefhama», qui a donné de son côté une note de gaieté à la soirée inaugurale que le public a jugé réussie. En accompagnement de ce festival, une exposition de peinture a, par ailleurs, été inaugurée au hall du Théâtre régional Azzedine-Medjoubi d’Annaba, juste avant l’ouverture de ce festival qui va se poursuivre jusqu’au 9 septembre prochain avec le passage sur scène d’artistes renommés.
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6th September 2009 00:14 #1
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12th September 2009 00:28 #2
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Samedi 12 Septembre 2009 -- Une ambiance de fête a marqué mercredi l'ultime soirée du 4e festival national de la musique et la chanson citadines, ouvert le 1er septembre au théâtre régional Azzedine Medjoubi d'Annaba. Durant les neuf soirées du festival, plus de trente chanteurs et quatre groupes musicaux représentant les genres Malouf, Andalou et Chaabi ont gratifié le nombreux public annabi, visiblement heureux, d'agréables veillées du Ramadhan. Accueillie avec enthousiasme, la nouvelle étoile du Haouzi en Algérie, Nasredine Chaouli, ouvrant la soirée de clôture, a ravi l'assistance en reprenant avec talent et maîtrise plusieurs morceaux du patrimoine Haouzi, un genre particulièrement prisé dans l'antique Hippone. Ovationné, Nasredine Chaouli ne pouvait que répondre aux attentes du public en entonnant aussi quelques uns des tubes qui lui ont permis de se faire connaître et de faire son entrée dans la cour des grands Maîtres du Haouzi comme le Cheikh Hadj Ghaffour. La surprise de ce festival, la chanteuse tunisienne Nabiha Karaouli, qui excelle dans la chanson citadine, moderne et populaire, a également su conquérir le public, dont de nombreux admirateurs venus spécialement pour la voir sur scène. Son tour de chant a suscité l'émerveillement du public grâce une voix douce et ensorcelante qu'accompagne un orchestre tunisien fortement présent sur scène à la faveur de ses prestations de qualité. Tirant les enseignements de cette quatrième édition du festival national de la musique et la chanson citadines, le directeur de la culture de wilaya, le poète Driss Boudhiba, a estimé que ce rendez-vous culturel "destiné à valoriser et à mettre en relief la dimension artistique de la musique algérienne, a permis aux chanteurs de la deuxième génération d'exprimer leur talent dans leurs genres musicaux respectifs". La manifestation a également permis de révéler des artistes de talent à l'exemple des Maloufjis Bellil Mohamed, Riadh Bouchereb et Faycal Kahia, a-t-il ajouté. Une riche exposition d'arts plastiques, organisée dans le hall du théâtre régional Azzedine Medjoubi, a accompagné la quatrième édition du festival national de la musique et la chanson citadine, rappelle-t-on.







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