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  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    1er Festival international de l'art contemporain à Alger :


    ALGER, Mercredi 30 Septembre 2009 -- Le 1er Festival international de l'art contemporain (FIAC) se tiendra à partir du 17 novembre à Alger, a-t-on appris lundi auprès de Mohamed Djehiche, directeur du Musée national d'art moderne et contemporain (MAMA) et commissaire du festival. Cette manifestation culturelle, institutionnalisée par l'arrêté N° 194 du 10 mai 2008, a pour objectif, selon M. Djehiche, "de promouvoir l'art contemporain en Algérie et échanger des expériences plastiques tout en donnant au monde un aperçu sur cet art". "Ce festival, au-delà de son caractère international, se présente comme une manifestation artistique intercontinentale vu la participation de plasticiens maghrébins, africains, du monde arabe, d'Asie, d'Amérique et d'Europe", a indiqué le commissaire du festival.

  2. #2
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    Jaoudet Gassouma :


    Mercredi 25 Novembre 2009 -- Ils sont nombreux à visiter l’institution à la blancheur virginale qui sied en plein milieu de la rue Larbi-Ben-M’hidi à Alger. Le Mama, appellation iconoclaste qui fait appel aux sens les plus secrets de l’être en invoquant dans le quotidien et la conscience collective la notion de maternité, c’est aussi une institution qui accueille depuis le 17 novembre jusqu’au 28 février prochain, une exposition d’envergure, qui fait tout le programme d’un premier festival international d’art contemporain. D’emblée, les artistes présents suffisent à donner le ton. On évitera de trop s’attarder sur les biographies qui sont quasiment absentes des cimaises, juste des noms posés et un pays d’origine, avec un catalogue trop simpliste qui ne nous donne aucune notion aidant à comprendre le truc avec une absence de date de départ de l’exposition et de sa fin, sachant qu’un catalogue sert aussi de repère dans le temps et il est la trace ultime d’un festival, concept somme toute incompréhensible pour l’art contemporain qui est plus habitué à des happenings, Salons ou foires… Mais qu’à cela ne tienne, pour un premier événement du genre, le résultat au rendu révèle de bien belles surprises aux regards et aux oreilles. Sur trois niveaux, l’art prend ses aises pour mieux nous perturber avec des plasticiens venus de Palestine, d’Afrique du Sud, de Tunisie, d’Algérie, du Mexique, de Cuba, de République centrafricaine, de Chine, de Belgique, du Nigéria, d’Egypte, d’Iran, de Jordanie, du Chili, du Cameroun, de France et d’Inde. Le FIAC d’Alger est à ne surtout pas confondre avec la FIAC de Paris, qui elle, est une foire internationale d’art contemporain représentant tous les galeristes qui présentent leurs artistes attitrés.

    Au Mama, l’attitude est différente, le texte affirme en substance que c’est «une nouvelle institution créée par le ministère de la Culture en 2008. Le Festival international d’art contemporain d’Alger a pour mission et ambition de poser les éternelles questions des conditions et de la nécessité de l’art contemporain en Algérie et dans le monde. Il se veut le croisement entre les positions esthétiques, le discours théorique et la pratique dans l’art contemporain, toujours au cœur du vivant, gage de sa vitalité et de sa liberté», avec aussi un texte ancré dans la prose et intitulé Terres au cœur de l’art, qui évoque ainsi la question artistique en ces termes : «La fantastique faculté qu’a l’art de faire fi des frontières physiques et matérielles lui permet une ubiquité permanente qui fait qu’il soit partout chez lui sur terre. Ce rêve éternel de l’homme d’appartenir à un monde sans frontières, de devenir citoyen de la terre, les artistes l’ont souvent mis en forme, donnant à voir et à penser la source des choses de la vie. Lieu de contingences de toutes sortes, des questions liées au devenir de l’histoire, des hommes, des identités revendiquées ou reniées, des territoires naturels, spirituels ou virtuels, des ouvertures et des barrières, matière, espace, tragédie et bonheur des hommes, enfin la vie et la mort, tout ce rapport au monde qu’exprime l’art ne se rapporte-t-il pas à la terre ? Pour sa première édition, le FIAC d’Alger veut s’ouvrir sur ces regards venus de différents lieux de la terre, sur cette relation profondément symbolique, enfouie au cœur des êtres, qui ne finira jamais d’habiter les artistes et l’art.»

    Ainsi commence le voyage dans la terre de l’art

    Le feu est éteint, les harraga se sont brûlé le cœur pendant le voyage et le feu s’est éteint, harraga en lettres de feu, éteints, par une mort surprenante. La première œuvre à découvrir est photographique, multimédia, avec des lettres de feu éteintes par sécurité, ce qui nous pose la délicate question de la présentation de l’œuvre dans des conditions idoines. Pour ce premier artiste, l’effet est nul, dommage !!! On se rattrapera sur de superbes photos évoquant la vie des migrants en des lieux de voyages dans le temps… Ce festival apporte la nouveauté avec une exposition multiple en art vidéo, installations, peinture. Le parcours se fait donc sur les cimaises avec des étapes subtiles qui montrent de bien belles choses qui entrent de plain-pied dans les aspects différents de l’art contemporain, avec d’excellentes surprises aux aspects subversifs, éminemment esthétiques et délicieusement politiques, ce qui est un des rôles les plus importants d’une attitude esthétique qui, fondamentalement et finalement, prend sa substance dans le sentiment humain avant tout et après tout. L’Egypte est présente avec Maha Maamoun et Marzouk Mona. Cette dernière présente un superbe travail d’animation sur un être hybride aux mystères immanents, belle initiative qui pose plus de questions encore… Mohamed Ben Soltane de Tunisie nous vient avec une idée de l’effet d’annonce qui garde son effet prononcé, le détournement de l’annonce de mariage et autres à des fins esthétiques ironiques reste révélatrice d’une société qui peine à trouver des nouveaux repères, en dehors des poncifs d’honorabilité et autres clichés éculés. Cet artiste tunisien est intéressant. Il se base sur des faits réels pour nous donner du grain à moudre.

    Voyages au fond de la misère

    L’Afrique du Sud, quant à elle, nous livre pieds et poings liés juste accrochés par le regard à travers des photos crues noires et blanches à des portraits cyniques d’une Afrique du Sud profonde qui trouve quelques uns de ses enfants aigris et livrés à la drogue. Bieber Jodi nous livre une série de portraits de junkies écœurants à souhait, ce qui est parfaitement le propos et l’attitude esthétique de l’artiste qui, dans sa démarche même, est éclatant de vérité et d’esthétisme quasiment gênant pour le tout public. L’engagement de cette artiste est émouvant à plus d’un titre. L’artiste Ghazel, en art vidéo, est aussi intéressante, L’Iranienne adopte quelques attitudes insolites dans ses montages vidéo où le voile est éloquent. Il change la donne. C’est un voile qui cache, qui révèle, un voile de mort, un voile de vie. Mais les gestes de l’artiste se multiplient et racontent d’une manière plus générale un monde malade de ses contradictions. Myriam Aït El-Hara, créature artistique, se met en terre, encore et encore. Pourtant dans ses photos, autoportraits telluriques, elle n’est point dans l’automutilation. Elle est juste dans cette attitude qui sonde les profondeurs des origines entre rituels de vie et de mort, mais la plasticienne n’a probablement pas réussi l’impossible : réconcilier Eros avec Thanatos… Ammar Bouras, lui, reste fidèle à son talent qui consiste à nous mener du bout de sa barque dans un univers qu’il a pu poétiser par miracle sur des rivages pourtant d’une tristesse absolue, sur douze écrans, la douleur de l’exil, les harragas avec une installation évocatrice, une rame enchaînée, menottée sur une sorte de linceul abrupt. L’installation est lancinante, douze écrans qui montrent différentes mers colorées, les filtres usités sont parfaits. Sur un sujet grave, Bouras se permet une poésie contradictoire. Il reste un grand artiste à l’esthétique qui se renouvelle, une très bonne démarche qui nous promet, sur son article treize des droits de l’homme, des questionnements encore plus forts dans ses prochains travaux.

    Kader, Zineb et les autres…

    Kader Attia, Zineb Sedira, l’excellent Asad Rafat de Palestine, le Cubain Argueles ou le parfait Avishek Sen, Mohamed Bourouissa, ou David Garza du Mexique avec Romero, les accents modernes de Rahim Sadek ou les «cartes magiques» de Batoul Shimi et ses cocotes étranges laissent avec d’autres artistes disséminés dans tout le Mama, une très bonne impression d’ensemble, malgré les carences de présentation théorique et la scénographie quelque peu défaillante, qui ne donne pas la pleine mesure d’une très bonne initiative. Mais le prochain FIAC nous surprendra assurément !!!

  3. #3
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    December 29, 2009 -- A trailblazing showcase of artists with modern styles, the International Contemporary Art Festival, is under way at the Museum of Modern Art in Algiers. Art from the Maghreb, Iran, Chile, Cameroon and France is on display at the show, "Earth: Man's Eternal Dream of Belonging to a World Without Borders", which began November 18th and runs until the end of February. "It's as if each artist is telling us a story. The visitor enters other countries and discovers other societies and ways of living," said exhibition visitor Nazim, a marketing student. "I didn't know much about contemporary art before coming to this exhibition, and I hope events like this will be held more often." The exhibition, the first of its kind to be held in Algiers, sprang from last July's Pan-African Festival, which attracted thousands of artists and visitors. "It's an opportunity to introduce the Algerian public to contemporary art", said the museum's curator, Mohamed Djehich. "When they see a work of art, the public says 'I like it' or 'I don't like it', but when they see a work of contemporary art, they say 'I don't understand', because it's a special language." Festival organisers hope the exhibit will allow visitors to "open their eyes to the perspectives of various parts of the world" by exposing Algerians to the visual arts from Africa, Asia, the Middle East and Europe.

    Algerian artist Ammar Bourras contributed a multimedia piece, "Article 13", which refers to the "free movement of people" clause in the Universal Declaration of Human Rights. Bourras' installation features two oars on a shroud, above which are calming images of the sea. Another Algerian artist, Meriem Ait El Hara, is displaying photographs. "I see my work as an object that expresses life in all its ordinariness or importance," she told Magharebia last week. "I'm not aiming to please or displease; my work is a direct and violent bursting-in which I regard as a tool, not a product." One piece by Moroccan artist Shimi Batoul had great success with visitors: a pressure cooker in the shape of the Earth, suggesting that the world is close to exploding. Over the course of the show, the museum has scheduled several round-table discussions on topics including art in ideological conflicts, migration and art, and the markets for art in the global North and South. Nadira Laggoune, who teaches aesthetics and art history at the Ecole Superieure des Beaux-Arts in Algiers, told Magharebia that "it's high time" that Algiers had a contemporary art festival it could call its own. Cultural Minister Khalida Toumi said at the show's November 18th opening that she hopes the exhibition will "put Algeria on the international arts map".

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