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  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Mardi 6 Octobre 2009 -- Le coup d'envoi du Forum national de la "Halqa" et de la littérature orale, a été donné dimanche soir au Théâtre régional de Sidi Bel Abbès, à l'initiative de l'association locale "El Halqa des arts et de la culture". Organisée en collaboration avec la Direction de la culture, cette manifestation regroupe quatre jours durant une pléiade d'artistes populaires et habiles dans l'art du conte, en provenance de différentes wilayas du pays, a indiqué le commissaire du festival, Driss Guergoua. Au menu de ce rendez-vous culturel qui vise notamment à "faire revivre une culture orale ancienne", plusieurs spectacles et lectures de contes animés par des maîtres dans le genre tels Miloud Filali, Muslem Mahi et Brahim Benberit.

  2. #2
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    Lynda Louifi :


    Samedi 10 Octobre 2009 -- Le premier forum national sur la halqa s’est achevé, tard dans la soirée de jeudi, au théâtre régional de Sidi Bel Abbès, sur fond de morceaux de musique populaire et de contes. Un programme de clôture qui a valu les applaudissements du public nombreux ayant suivi la cérémonie de remise des prix aux trois premiers lauréats de cette manifestation qui se sont distingués tout au long de ce forum national de l’oralité ouvert dimanche au Théâtre régional de Sidi Bel-Abbès. L’Epi d’or, rapporte l’APS, est revenu au célèbre goual cheikh Brahim Benbrik de Tiaret, qui a su épater une audience attentive à ce patrimoine séculaire. Cheikh Mohamed Benaouda a bénéficié de l’Epi d’argent, et le bronze est revenu au café littéraire du Théâtre régional de Sidi Bel-Abbès. Ce forum, caractérisé par plusieurs halqate, a drainé un nombre important d’amateurs de halqa, où les places publiques ont vécu une animation particulière avec des troupes et des artistes de spectacles de rue. Ce festival, selon cheikh Ben Brik permet de tisser un lien entre les arts traditionnels et la jeune création artistique, et se veut aussi un catalyseur de développement local, culturel et touristique pour la capitale de la Mekkerra. «Nous avons tenté de créer un lien entre les artistes et le public autour de l’art de la halqa», a-t-il dit. De son côté, le Dr Guergoua, commissaire du festival, a estimé que ce forum, premier du genre, est un «atout pour préserver la mémoire populaire, car il s’agit d’une tradition ancrée dans l’esprit des gens qu’il faut encourager d’avantage». Le public a été au rendez-vous avec un programme riche et varié comportant des rencontres sur la littérature orale, des spectacles et des démonstrations artistiques animées par plusieurs chioukhs, entre autres Abdelhamid Djilli, cheikh Mostefa Dayem, Abbès Lacarne, cheikh Benaamar Henni, et le conteur Messlim Sedik. L’objectif de ce rendez-vous vise à faire revivre une culture orale populaire ancienne, partie intégrante du patrimoine culturel national algérien, selon bon nombre de participants à cette manifestation. «On pouvait trouver ici et là, dans les villes d’Algérie mais aussi du Maroc, un conteur, un faiseur de blagues et de devinettes, un amuseur qui réunissait autour de sa halqa toute la jeunesse de la ville, jour après jour, la surprenant à chaque fois par une nouvelle histoire, une autre devinette, une énième blague sans jamais épuiser ses ressources», souligne un spécialiste de la culture du terroir. Souvent inspirées des contes des Mille et une nuits, les histoires se déroulaient en épisodes, narrés pendant plusieurs semaines ou même plusieurs mois. Le mot halqa provient de l’arabe et signifie théâtre en rond, espace réservé aux musiciens, danseurs, conteurs. Le conteur de la halqa de Sidi Bel-Abbès, de Tiaret ou de Saïda, était un personnage connu et tout à fait intégré dans la société de sa ville. Certains ont vu leur notoriété dépasser les frontières de la ville et attiraient des fans de tout l’ouest de l’Algérie. Le conteur avait son répertoire, et ses auditeurs étaient fidèles. Certains intellectuels attachés à la culture ancienne se démènent pour ressusciter ces trésors de l’oralité maghrébine en général et algérienne en particulier.

  3. #3
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    Samedi 10 Octobre 2009 -- La tradition orale (également culture orale, patrimoine oral ou encore patrimoine immatériel pour l’Unesco) est une façon de préserver et de transmettre l’histoire, la loi et la littérature de génération en génération dans les sociétés humaines (peuples, ethnies, etc.) qui n’ont pas de système d’écriture ou qui, dans certaines circonstances, choisissent ou sont contraintes de ne pas l’utiliser. La tradition orale est parfois considérée comme faisant partie du folklore d’un peuple. Ce serait sans doute plus juste d’y voir l’une des formes principales de l’éducation (initiale et continuée) des sociétés humaines, avec ou sans écriture. Jusqu’à la fin de l’Antiquité tardive, de nombreuses matières mythologiques ou religieuses ont d’abord été véhiculées par la tradition orale avant d’être fixées par écrit : parmi les textes les plus célèbres, on peut citer l’Iliade et l’Odyssée d’Homère (issus du Cycle troyen), les Vedas, les chansons de geste et romans arthuriens (issus respectivement de la matière de France et de la matière de Bretagne), etc. Les sociétés modernes prises dans la globalisation se caractérisent par un développement industriel et commercial lié au développement scientifique, et par des avancées technologiques indéniables impliquant des attitudes nouvelles, comme par exemple : le désir de chercher, de se dépasser, d’innover, d’être profondément soi-même et le goût pour l’intelligence pure...

    L’oralité tuée par la… technologie

    La banalisation des moyens de communication, d’information modernes tels la télévision, la radio, le téléphone cellulaire, les systèmes d’enseignement, etc. ont considérablement bouleversé les habitudes d’antan, bouleversement grandement facilité par l’exode rural. Bref, aujourd’hui, la société traditionnelle est très différente de la société moderne. Souvent et dans de nombreuses régions, la première est caractérisée par l’esprit de groupe tandis que l’individualisme, conséquence plus ou moins immédiate de l’urbanisation et de l’exode rural, sévit dans la deuxième. En Afrique subsaharienne par exemple, l’éclatement des familles élargies, l’irruption des modes de vie occidentaux, le développement de l’école (issue des colonialismes et guerres d’indépendance), les canaux modernes de transmission de l’information (les médias) sont autant d’éléments qui participent de la disparition de la transmission traditionnelle orale, par exemple : il n’y a plus de chefs de famille ou de clans pour animer les veillées, ni presque plus de vieilles femmes pour raconter de belles histoires de Djeha ou Bagrette Lithama à leurs petits-enfants.

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