Algeria.com Discussion Forum - Powered by vBulletin


+ Reply to Thread
Page 1 of 2 1 2 LastLast
Results 1 to 7 of 8
  1. #1
    Tipaza is offline Registered User
    Join Date
    Nov 2009
    Posts
    341

    Smile Le sud algérien

    C'est une région qui m'est très chère et j'aimerais lui dédier un thread spécifique. Ce serait un endroit où l'on pourrait poster tout ce qui a trait au sud, à sa beauté, comme à son âpreté... je tiens à ce qu'il soit vrai et pas à ce qu'il reflète une image idylique du sud pour touristes.

    Donc pas question que ce soit une succession de cartes postales mais un véritable lieu de rencontres avec les gens vivant dans le sud.



    Last edited by Tipaza; 5th January 2010 at 23:54.

  2. #2
    Tipaza is offline Registered User
    Join Date
    Nov 2009
    Posts
    341

    Les femmes du sud



    « Le Sahara algérien n’est il pas l’endroit le plus propice aux mirages« . Ses illusions d’optique (où l’image réelle est déformée), racontées dans les comptes de fée, consacrées dans les studios hollywoodiens et intronisées par la réalité sociale du pays. « L’argent du pétrole, l’égalité des sexes et le pouvoir d’achat, ne sont que des mythes comme ceux qu’on racontes dans les comptes des milles et une nuits » estime Yasmine, militante des droits de l’homme.

    Timimoune est un région où les femmes ne travaillent pas. La rare participation de la gente féminine dans la vie de la cité se concentre au centre ville, à la poste ou à l’oasis rouge (sorte de musée, espace ludique pour enfants, bibliothèque et maison de jeunes à la fois).

    Apparemment pas très passionnés par leurs taches, le moindre va et vient dans l’oasis est prétexte pour sortir. Ici, les femmes sont coupées du monde extérieur. Contrairement aux idées reçues, elles sont très communicatives. Les étrangers n’osent pas les aborder à cause de l’idée qu’ils se font du poids des traditions dans la région.

    La barrière de la langue y est aussi pour quelque chose. Résultat: le rush d’étrangers, de citadins dans la cité n’y fait rien, « ces femmes restent cloitrées, malgré le nombre de visiteurs » explique encore Yasmine.

    Dans le reste de la région, le constat est encore plus amer. Au milieu des long trajets en lignes droites, on aperçoit parfois de jeunes filles assises à même le sol présentant des articles artisanaux.

    Sous un soleil de plomb, elles attendent non loin de chez elles (à quelques centaines de mètres de leurs maisons) l’arrivée des rares touristes pour leur vendre leurs marchandises. Ces coins sont bien connus des guides, c’est d’ailleurs grâce à ces derniers que les touristes peuvent rallier ces endroits reculés, retirés et surtout ignorés.

    De jeunes filles à la fleur de l’âge, qui n’ont bénéficié d’aucune instruction les accueillent. Leur seul occupation et gagne pain en même temps est la vente de leurs produits artisanaux.

    « Nous sommes sept filles à la maison, nous sommes obligés de vendre ce que nous pouvons pour aider nos parents » nous confie l’une d’entre elles. Une scène digne des grands reportages diffusés sur les télévisions du monde, dans des no men’s lend.

    Pauvreté, chaumage, famille nombreuses, ces filles très discrètes ont pourtant toujours le sourire comme sur les cartes postales. Il est vrai que la tchatche n’est pas leur fort. Aucune comparaison avec les marchands d’artisanat du centre ville entrainés au bavardage avec les visiteurs et autres rares touristes étrangers. Les filles, en revanche, enveloppées dans leurs ample voile qui laisse à peine passer les traits de leurs visages, demeurent elle yeux baissés, dans l’attente d’une quelconque commande, qui dés qu’elle sort de la bouche d’un potentiel client, fait dessiner un large sourire qui vite se propage les frimousses des six sœurs présentes en face des touristes.

    « Je ne rate pas une occasion d’acheter des babioles à chaque arrêt. Non pas que je sois un féru d’artisanat, mais c’est ma façon de participer. Que ferraient ces gens sans ce commerce de proximité. Tant qu’ils n’ont pas d’alternatives, c’est ma manière de faire du commerce équitable, même si les produits sont de moindre qualité » confie un vacancier algérois.

    Au début des année 90, au plus fort de la décennie de terrorisme, les touristes avaient quasiment « déserté » ces régions qu’ils redécouvrent aujourd’hui. Même les locaux boudaient ces terroirs éloignés considérés dangereux.

    Les familles obligées de subvenir à leur besoins avaient trouvé une manière originale et non moins surprenante pour gagner un peu d’argent. La vile de Timimoune n’abritant aucune usine de concassage, les entrepreneurs devaient acheminer leurs matériaux de constructions depuis le chef lieux à des centaines de kilomètres. Ainsi, les femmes de Timimoune avaient entrepris de récolter du gravier directement du sol. La terre est alors passée au tamis, et le gravier récolté et vendu par sac aux entrepreneurs. Les cailloux de petite et moyenne dimensions sont cassés et les grosses pierres sont jetées. Tout ceci sous un soleil de plomb et sans l’aide des hommes, partis chercher du travail dans les villes.

    Un travail très laborieux et fatigant pour les femmes de la région qui y passaient tout leur temps. Des journées entières de travail qui leur permettaient à peine de subvenir à leur besoin tellement la récolte est difficile et lente. « C’est grâce à ce gravier qu’ont été bâties les rares constructions de cette période là. C’était une main d’œuvre bon marcher et très facile à trouver » se rappelle Mustapha, lui-même chauffeur routier.

    Aujourd’hui ce troc n’existe plus. Rare sont ceux qui parlent encore de ce fait inédit et indigne des entrepreneurs qui profitaient de la misère des gens. Cette misère qui elle par contre subsiste encore. Le gravier est toujours acheminé dans de gros camions pour la constructions d’édifices qui devraient selon la logique des choses servir aux sédentaires.

    Concernnant les derniers travaux en date, un centre de remise en forme pour les anciens Moudjahidines, Mustapha le chauffeur ironise en déclarant, « c’est une bonne initiative en leur faveur, surtout qu’il n’en reste que trois de nos jours. »

  3. #3
    Tipaza is offline Registered User
    Join Date
    Nov 2009
    Posts
    341

  4. #4
    Tipaza is offline Registered User
    Join Date
    Nov 2009
    Posts
    341

    Le sud en films

    LE SUD EN FILMS



    Sahara nucléaire

    Djamel Ouahab revient sur les essais menés par la France dans le Sud algérien de 1960 à 1966. Au témoignage de ceux qui vivaient près d’Hamoudia se mêle celui de vétérans français. Comme autant de victimes...


    Un documentaire sur mesure pour ceux qui ignoraient encore l’existence des essais nucléaires français au Sahara algérien, entamés en 1960 et poursuivis après l’indépendance, jusqu’en 1966… Gerboise bleue, du Franco-Algérien Djamel Ouahab, sorti le 11 février dernier sur les écrans français, porte le nom du premier d’entre eux, lancé le 13 février 1960. Le film sera projeté en avant-première le 24 février à Alger.

    Le documentaire s’ouvre avec le premier colloque international organisé sur le sujet à Alger, les 13 et 14 février 2007. À la tribune, plusieurs personnes défilent. Toutes témoignent, en français et en arabe, de ce qu’elles ont vécu il y a plus de quarante ans. Elles vivaient alors près d’Hamoudia et d’In Ekker, dans le Sud algérien, où la France a procédé, six années durant, à dix-sept tirs nucléaires.

    C’est par hasard, en 2002, que Djamel Ouahab, au détour d’une discussion en famille, en a appris l’existence. « Je n’y ai d’abord pas cru, tellement ça me semblait énorme », se souvient-il. Il entame des recherches sur Internet, rassemble les informations et découvre l’existence de l’Association des vétérans des essais nucléaires (Aven), qui se bat afin que le statut de victimes soit reconnu pour les militaires français qui ont participé à ces essais, le plus souvent à leur insu.



    Retour au point zéro

    Djamel Ouahab filme les premiers entretiens en 2005. Mais il a du mal à retrouver des témoins. Grâce à Michel Verger, de l’Aven, il rencontre Gaston Morizot, un jeune militaire muté à Hamoudia à la fin des années 1950. Il en fait le témoin clé de son documentaire, avec Lucien Parfait, énucléé et défiguré. « Gaston n’avait jamais parlé de ce qu’il a vécu, même pas à sa propre famille, explique Ouahab. C’est terrible, ce sentiment de culpabilité et de honte que traînent les vétérans. » Gaston a été difficile à convaincre. Cette part de son passé est associée à trop de douleur. Et pas seulement physique.

    Le documentaire se concentre alors sur son retour au « point zéro », à Reggane, d’où a été lancée Gerboise bleue. Un retour tel un voyage cathartique, que la caméra suit avec le plus de tact possible. « On voit combien Gaston a été ému par l’accueil des Algériens. Même les militaires qui nous escortaient étaient aux petits soins pour lui », raconte le réalisateur.


    [24/02/2009 15:55:29 | Jeune Afrique | Par : Faïza Ghozali]

  5. #5
    Tipaza is offline Registered User
    Join Date
    Nov 2009
    Posts
    341

    Le sud en films #2#

    LE SUD EN FILMS #2#



    Gabbla, Dans les terres



    Réalisateur : Tariq Teguia

    Alors qu'il vit en quasi reclus, Malek, un topographe d'une quarantaine d'années, accepte, sur l'insistance de son ami Lakhdar, une mission dans une région de l'Ouest algérien. Le bureau d'études oranais, pour lequel il travaillait il y a encore peu, le charge des tracés d'une nouvelle ligne électrique devant alimenter des hameaux enclavés des monts Daïa, une zone terrorisée il y a à peine une décennie par l'islamisme.
    Arrivé sur le site après plusieurs heures de route, Malek commence par remettre en état le camp de base - une cabine saharienne délabrée ayant déjà abrité une précédente équipe, venue à la fin des années 90, mais décimée lors d'une attaque des intégristes.
    Dès les premières lueurs du jour, Malek se met au travail. Il procède aux premiers relevés topographiques, arpente les étendues autour du camp de base. Dans la nuit, son sommeil est perturbé par de puissantes déflagrations.
    Le lendemain matin, depuis un promontoire d'où il effectue des mesures, Malek voit un attroupement aux abords d'un bois. Des gendarmes et des villageois s'affairent autour de corps mutilés. Qui sont ces hommes dont on recouvre les dépouilles de draps blancs ?
    De retour dans le camp de base, Malek trouve une jeune femme dissimulée dans un recoin de la cabine saharienne. Elle est Noire, parle difficilement l'anglais et ne veut pas donner son nom. Malek décide de l'emmener vers le Nord, en direction de la frontière marocaine, lieu de passage obligé pour atteindre l'enclave espagnole de Mellila, destination probable de la fuyarde.
    Mais la jeune femme sort de son silence. Elle ne veut plus fuir vers l'Europe, elle est épuisée, elle veut rentrer chez elle, elle accomplit le chemin du retour. Elle dessine du doigt un itinéraire sur les cartes de Malek, vers le Sud Est, en une interminable diagonale vers la frontière algéro-malienne. La route vers le désert, soit un point de disparition mutuelle.


    Voir ce thread pour une analyse complète du film: >>> Inland <<<

  6. #6
    Tipaza is offline Registered User
    Join Date
    Nov 2009
    Posts
    341

    Le sud en films #3#

    LE SUD EN FILMS #3#





    Réalisé par : Karim Dridi
    Avec : Marion Cotillard , Guillaume Canet , Frédéric EPAUD

    Sahara français, 1933…Bill Lancaster, pilote anglais renommé a disparu dans le désert lors d’une tentative de record de traversée entre Londres et Le Cap. Sa maîtresse, l’aventurière et aviatrice Marie Vallières de Beaumont n’a qu’une obsession : le retrouver.Alors qu’elle survole le Ténéré, la jeune femme est contrainte de poser son biplan près d’un poste avancé de méharistes français. Le capitaine Vincent Brosseau l’accueille, mais refuse de l’aider. Préoccupé par les rebellions touaregs, le commandement d’Alger n’autorise pas l’envoi de secours. Confronté à la détermination de Marie, le lieutenant Antoine Chauvet tente de la dissuader de poursuivre cette quête désespérée dans un lieu aussi grandiose et hostile que le Ténéré. Rien n’y fait. Pour poursuivre ses recherches, elle se joint à une expédition menée par la compagnie méhariste en territoire touareg. Au cours de cette mission à haut risque Antoine, en rupture avec sa hiérarchie, et Marie vont se rapprocher. Dans ce désert qui ne ment pas et dans l’abandon qu’il impose, ils découvriront une vérité à laquelle ils ne s’attendaient pas.

  7. #7
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    288,991

    Faten Hayed :


    Vendredi 29 Janvier 2010 -- « Je n’aurais jamais pensé trouver un musée d’une telle qualité dans le Sud algérien. On ne cesse de dire que le Sahara est un musée à ciel ouvert, mais dans une aussi petite ville, il est aussi possible de trouver un joyau », confie Jean-Michel, membre d’une association marseillaise en visite chaque année dans la région. « Les oiseaux empaillés sont la preuve qu’il existait bien une faune riche et diversifiée dans le grand erg occidental d’Afrique. » Créé en 1942 par le géologue franco-russe Nicolas Menchikoff, le musée était au départ une station scientifique qui avait pour vocation la recherche, l’hébergement d’animaux et les analyses des premiers échantillons extraits de la faune et de la flore locales. La station était réservée à trois disciplines : la botanique, la zoologie et la géologie. « Dans les années 60 et 70, le lieu était considéré comme une référence pour les scientifiques algériens et étrangers, c’est ainsi que plusieurs travaux ont été lancés autour du palmier-dattier, la lutte contre les micro-espèces nuisibles et l’amélioration des sols des palmiers », explique Salim Tidjani, géologue et guide occasionnel de la localité de Rahmounia, connue pour ses gravures rupestres (à 20 km de Béni Abbès). On ne peut passer dans la ville sans remarquer le musée, d’une architecture rudimentaire. D’emblée, on est guidé vers la première section « Préhistoire du Sahara ». Les vitrines exposent des fragments intacts des roches déterrées des vieilles grottes, des cristaux en parfait état, mais aussi des morceaux d’ustensiles fabriqués par les premiers habitants du Sahara. Sur les murs sont accrochés des tableaux explicatifs sur la région et les emplacements précis des travaux lancés à l’époque par Menchikoff. Au bout de l’allée, à même le sol, des gravures rupestres représentant des personnages avec des animaux, probablement une scène de chasse, sont ainsi exposées aux yeux du visiteur. Selon le gardien du musée, « la température ambiante a été étudiée pour la préservation de chaque objet logé dans le musée ».

    Dans la seconde galerie sont principalement présentés des coquillages en forme de cône, la base est plate et légèrement trouée. Vraisemblablement des mollusques gastéropodes puisque la coquille conique présente une ouverture en forme de fente. Dans une autre vitrine, on remarque des fragments de cristaux, de grès, de marbre… liés à la diversité géologique du Sud algérien. Gazelles, oiseaux, œufs d’autruche, nids de faucon de Barbarie, hérons, corbeaux, fennecs, hyènes rayées, chats gantés, porc-épic, vipères à cornes, poissons des sables, scorpions, dhobs (lézard proche de l’uromastyx) et autres rongeurs de la région sont disposés dans la plus grande pièce du musée, dédiée à la riche collection d’animaux empaillés qui attire beaucoup de curieux. D’autre part, le musée possède une belle collection d’insectes et de papillons d’Amérique du Sud, acquise lors d’échanges internationaux. « Dans les musées d’Alger, je m’ennuie ! Ici, pas du tout ! Moi qui suis attirée par l’artisanat, je ne peux qu’être satisfaite de voir un espace consacré à l’ancien savoir-faire des artisans », s’enthousiasme Farida, une Algéroise venue pour le festival des Nuits de la Saoura et qui découvre pour la première fois le musée de Béni Abbès. « Les fragments de poteries sont d’une couleur éclatante, c’est incroyable de penser qu’ils datent de plus de deux siècles ! » En effet, des bijoux en argent, des morceaux de vaisselle, des ustensiles, des poteries et des cuves de germe et d’huile sont entassés sur les étagères, afin de donner un aperçu de la vie des habitants mais aussi de leurs traditions, comme cet ensemble de tasses et de plats en terre cuite. De leur ingéniosité, aussi, puisqu’il y a encore un modèle unique de piège servant à capturer des gazelles et des serrures de l’époque. Malheureusement, le zoo du musée, sur plus de 200 m2, est quasiment désert. On n’y trouve qu’une tortue âgée de 104 ans, ramenée, dit-on, de la région de Kidal par une sœur catholique et quelques dhobs qui n’attirent pas grand monde. Les autres cages sont vides et abandonnées au sable et aux branches sèches venues des palmeraies du vieux ksar.

Posting Permissions

  • You may not post new threads
  • You may not post replies
  • You may not post attachments
  • You may not edit your posts