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  1. #1
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    Festival international pour les arts de l'Ahaggar du 15 au 20 février 2010


    TAMANRASSET, Jeudi 4 Février 2010 -- Les préparatifs de la 1ère édition du festival international Abalessa-Tin Hinan pour les arts de l'Ahaggar prévue du 16 au 20 février "vont bon train" à Tamanrasset, a-t-on appris mardi des organisateurs. Selon les responsables de l'Office du Parc National du Parc de l'Ahaggar (OPNA), ce festival, qui s'inscrit dans le cadre de la mise en valeur du patrimoine immatériel de la région, prévoit des communications et des conférences-débats autour du legs oral en matière de musique, de patrimoine artisanal local mais aussi d'usage des plantes médicinales du Hoggar. Ces rencontres, à être animées par des chercheurs algériens et étrangers, se dérouleront à la maison de la culture de Tamanrasset.

  2. #2
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    Dimanche 14 Février 2010 -- La ville de Tamanrasset accueillera du 15 au 20 février la première édition du Festival international des arts de l’Ahaggar (Abalessa-Tin Hinan). Consacré, il y a de cela deux ans, à célébrer exclusivement Tin Hinan, la reine berbère, ledit festival, institutionnalisé par le ministère de la Culture, bénéficie aujourd’hui d’un statut particulier. Désormais, c’est le patrimoine immatériel de la région, dans ses diverses et riches facettes, qui est à l’honneur. À cette occasion, des conférences-débats et de nombreuses communications autour de la valorisation du patrimoine culturel local et le legs musical seront animées par d’éminents chercheurs algériens et étrangers à la maison de la culture de Tamanrasset. Il est prévu la participation, entre autres, de Hélène Lee, écrivaine et musicologue, Mehenna Mahfoufi, ethnomusicologue, Mahmoud Guettat, musicologue, Kamel Sadou, universitaire, Ali Sayad, anthropologue et écrivain, etc. Parallèlement, des concerts de chants et soirées musicales seront essentiellement organisés. À l’affiche, la célèbre diva malienne Oumou Sangaré, pour la première fois en Algérie, le bluesman Samba Toure, venu du Mali, et Abdellah Mesbahi sont fortement attendus. Personnage charismatique, Oumou Sangaré met son immense talent au service d’incessants combats, alors que Semba Toure a inscrit son répertoire musical dans la narration de toutes les valeurs ancestrales. Au menu du festival aussi, des chants et des musiques tirés du terroir, à l’exemple de l’imzad et du tindi, seront, par ailleurs, interprétés par Lalla Badi, la célèbre chanteuse de l’Ahaggar, ainsi que d’autres invités venus de Béni Abbès, du Polisario, de Tindouf, etc. Les organisateurs prévoient également de mettre en place le « campement du festival » dans la région de Abalessa, distante de quelque 120 km du chef-lieu de la wilaya de Tamanrasset. À signaler que cette commune abrite le tombeau de Tin Hinan, dont le squelette se trouve au niveau du Bardo d’Alger. Plusieurs activités y sont prévues, à savoir des ateliers en bronze, en cuir, en argent et de multimédia. Des soirées musicales y seront animées par le conteur africain Sabine Pakora, le griot Moussa Koita. Le septième art n’est pas en reste. Il est prévu ainsi la projection en avant-première du film Tin Hinan, en présence du réalisateur Rabie Ben Mokhtar et Si Timiaouine m’était contée du réalisateur Bouzid. Les organisateurs comptent, par ailleurs, remettre des prix aux lauréats du concours du festival des arts de l’Ahaggar.
    Last edited by Al-khiyal; 21st February 2010 at 15:38.

  3. #3
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    TAMANRASSET, Mardi 16 Février 2010 -- Un festival international des arts de l'Ahaggar ''Tin Hinan-Abalessa'' s'est ouvert lundi à la salle Dassine de la maison de la culture de Tamanrasset. Le commissaire du festival et directeur de l'Office national du parc de l'Ahaggar (OPNA), Farid Ighil Ahriz, a indiqué que cette manifestation, dans sa première édition, rend compte de la diversité du legs immatériel de la région. Son élévation au rang de festival institutionnalisé par les pouvoirs publics entre dans le cadre d'un soutien "clair" en direction des organismes qui gèrent le patrimoine matériel et immatériel national, dont l'OPNA, a-t-il ajouté lors de la cérémonie d'ouverture à laquelle ont assisté, outre les cadres et élus locaux, des représentants du corps diplomatique accrédité à Alger.

  4. #4
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    February 16, 2010 -- The first-ever arts festival in Ahaggar began Monday (February 15th) in Tamanrasset, APS reported. The five-day festival will highlight the music, arts and heritage of the southern region, with imzad concerts and performances by local musician Lalla Badi.

  5. #5
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    TAMANRASSET, Jeudi 18 Février 2010 -- L'influence de la musique afro-maghrébine sur les autres genres d'expression musicale a été mise en évidence mardi au colloque du 1er festival international sur les arts de l'Ahaggar (15-20 février) à Tamanrasset. Dans une communication intitulée ''Influence des musiques africaines dans les sociétés occidentales'', Mme. Hélène Lee, écrivaine et musicologue française, a fait part de sa ''conviction que l’influence exercée par la musique africaine sur la musique des pays du Nord n’est pas une simple mode passagère mais un fait''. ''La peur de l’autre disparaît avec la musique'', a estimé la musicologue relevant que les occidentaux sont ''attirés par les valeurs que véhiculent les musiques du Maghreb, d’Afrique et de l’Asie d’une manière générale''. Elle a cité, en particulier, le cas du groupe targui ''Tinariwen'' qui est une découverte pour les pays du Nord et qui est devenu, a-t-elle dit, ''un symbole ayant insufflé un engouement pour les musiques du Sahara''.

  6. #6
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    Vendredi 19 Février 2010 -- Les travaux du colloque scientifique du festival international des arts de l’Ahaggar qui doit se poursuivre jusqu’au 20 février, ont été clôturé, avant-hier, à la maison de la culture de Tamanrasset, après nombre de conférences animées par des spécialistes et des chercheurs dans le domaine de la science et de la culture. Parmi les conférences programmées en matinée, la conférence animée par le professeur Abdelghani Zendri de l’université de Tamanrasset et ayant pour thème « le rôle de la femme dans la préservation du patrimoine culturel », dans laquelle il a évoqué le rôle prépondérant de la femme dans la transmission et la préservation du patrimoine immatériel. Citons également la conférence de l’écrivaine musicologue française, Helene Li, autour « de l’influence de la musique africaine sur les sociétés occidentales », l’intervention du musicologue Mahmoud Guettat sur « la coexistence musicale afro-maghrébine », celle du Dr et chercheur au centre national de recherches préhistoriques, d’anthropologie et d’histoire », Maya Saidani, ayant pour thème « approche méthodique pour le classement des registres musicaux algériens ». L’ethnomusicologue Mehni Mehfoufi a également animé une conférence dans laquelle il a abordé « le protocole de collecte et de et d’enregistrement de la musique amazigh en Algérie ». Dans le même contexte, l’après-midi, a vu la conférence animée par le représentant du ministère de la culture, Mourad Betrouni, sur « les mécanismes e outils de protection et d’appréciation du patrimoine culturel », ainsi que la conférence animée par le professeur universitaire Kamel Saadou, et pour finir de l’intervention de la présidente du projet de création de l’office national du conservatoire de Tindouf, Mme Habiba Bahmid, avec pour thème « les connaissances et l’expérience des touaregs en médecine ». Le commissaire du festival, M Farid Ighil-Ahriz a par la suite annoncé la clôture des travaux de ce colloque qui aura duré deux jours.

  7. #7
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    Vendredi 19 Février 2010 -- Ils amusent mais surtout instruisent, éduquent ou encore transmettent une spiritualité. Lors du Festival international des arts de l’Ahaggar, qui se tient jusqu’à samedi, les contes sont à l’honneur. « En plus de divertir, les contes ont plusieurs fonctions. Initiatiques, fantasmatiques et thérapeutiques. Toujours mis en valeur par des personnages féminins, comme dans les contes algériens. » Présente à Tamanrasset lors Festival international des arts de l’Ahaggar, qui se tient jusqu’à samedi, Mehadji Rahmouna, maître de conférences (en français à l’université d’Oran) et chercheuse au Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle, est intervenue lors d’une conférence sur « le symbolique et le social dans les contes populaires algériens ». Le conte, ludique et interactif, a longtemps aidé les gens à s’instruire et à s’informer. Depuis des siècles, il se transmet d’une génération à une autre par le biais de cette tradition orale commune à tous les peuples.

    « Dans un conte, on ne fait pas que relater des actions qui se succèdent. On propose aussi un indicateur du mode de vie communautaire adopté », explique Sid Ali Allouch, sociologue et collecteur de contes algériens et africains. « Les contes expliquent la création d’une multitude d’univers physiques et souvent spirituels, qui dépassent le contexte folklorique et démontrent l’intérêt que l’on peut porter à la conservation des connaissances d’un peuple. Chez nous, les contes sont transmis par la grand-mère ou la mère, et exercent le même pouvoir sur l’auditoire qu’à leur création. » Les valeurs de la tradition orale ont toujours une intention éducative, il y a toujours un enseignement à tirer ou un principe de vie à inculquer, en particulier pour l’enfant, afin qu’il assimile tout ce qui se produit dans son environnement et qu’il le projette dans les actions de la vie quotidienne et dans son rapport avec la société. « La symbolique est utilisée pour transmettre les connaissances, c’est un fait, mais aussi pour donner un aperçu des comportements sociaux, insiste Sid Ali Allouch. Le héros est souvent vertueux et réussit à se sortir de toutes les situations susceptibles de le conduire à sa perte. Les anciens contes mettent en avant les animaux. Par exemple on attribue la sottise à l’âne, la ruse au renard, etc. Cette interactivité pousse l’auditoire à dépasser les sentiers du possible qui caractérise surtout la tradition orale africaine, longtemps dénigrée. »

    En effet, la tradition orale africaine a été victime de la pensée selon laquelle l’écrit était l’unique support intervenant dans la fixation des cultures et des civilisations. « En Afrique, les contes sont la preuve de l’existence de l’histoire africaine dans sa globalité et sa diversité, poursuit Sid Ali Allouch. Le mythe, la poésie, les proverbes, les devinettes, les épopées ou le chant sont autant de canaux de communication qui ont donné la préciosité des contes africains transmis par plusieurs voies et voix. » C’est connu, en Afrique, la transmission de la tradition est l’affaire de tout le monde, surtout si elle doit servir l’éducation des enfants. C’est ainsi que la famille est engagée dans le transfert des connaissances au même titre que les griots qui ont fasciné des générations d’enfants. « Le griot a de tout temps été considéré comme le détenteur de la parole et la mémoire du village. » Il a un rôle complexe, puisqu’il doit retenir les actions significatives de son temps, de son groupe ou de sa tribu.

    Les anciens lui confient cette mission qu’il restitue aux jeunes générations. Mais le griot ne fait pas que relater un conte, il le chante, joue de la musique, et théâtralise son histoire pour lui donner vie à chaque rassemblement dans le village. « Dans les sociétés africaines actuelles, on continue de faire appel aux griots pour des événements importants, tels que la reconstitution de la généalogie d’une famille ou les aventures d’un héros appartenant à cette même famille. » Enfin, le conte a aussi une fonction ésotérique, essentielle dans la transmission des anciennes spiritualités africaines, souvent méconnues et condamnées par l’étroitesse d’esprit. La tradition orale est un fil conducteur qui alimente les imaginaires et plus encore. Mehadji Rahmouna l’a rappelé : « L’oralité est le seul moyen de sauvegarder les caractéristiques culturelles d’une société ». Comme le disait l’écrivain et ethnologue malien Amadou Hampâté Bâ, « Chaque fois qu’un vieillard meurt en Afrique, c’est une bibliothèque qui brûle. »

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