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  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Mercredi 10 Février 2010 -- La wilaya de Tamanrasset, plus précisément la région d’Abalessa, située à 70km du chef lieu de la wilaya, accueillera la première édition du festival international de « Tin-Hinan », qui devrait se tenir du 13 au 21 du mois en cours. Cet événement verra la participation d’artiste internationaux, du Mali, du Niger, de Tunisie, de Cote d’Ivoire et du Sahara Occidental. Le conservateur du festival a, en effet, précisé lors d’un entretien à El Khabar que les organisateurs avaient veillé à mêler le coté artistique (patrimoine) au coté scientifique puisque le programme de cette édition prévoit deux journée d’études, avec une participation internationale, qui abordera des thèmes liés au patrimoine culturel et social, à l’instar des conférences ayant pour thème, « les mécanismes et outils de préservation du patrimoine », « le rôle de la femme dans la préservation du patrimoine culturel », « origine des arts dans le Sahara central »etc. Coté festif, les organisateur ont prévu une série de concerts qui débuteront avec la cérémonie d’ouverture ; elle sera animée par la célèbre chanteuse malienne Oumou Sangaré, ainsi que des groupes venus du Niger, du Mali et le groupe local « Itran ». Un campement sera reconstitué à Abelassa ; il abritera des ateliers d’artisanat, ainsi que la diffusion de films pour enfants. Des soirées « Imzad » eu autres musiques du Sahara, des soirées contes et des concours, ainsi que la première projection du film Tin-Hinan au palais de la culture de la wilaya.

  2. #2
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    Dimanche 14 Février 2010 -- La première édition du Festival culturel international pour les arts de l’Ahaggar Tin Hinan-Abalessa sera lancée, demain, à la maison de la Culture de Tamanrasset sous le signe de la culture saharienne. Déjà, à la veille de ce premier Festival international, les invités ont eu droit à une visite du musée de l’Office du parc national de l’Ahaggar à Tamanrasset. Dès l’ouverture, annoncée solennellement par le commissaire du festival, le wali de Tamanrasset et la ministre de la Culture, le ton a été donné pour la sauvegarde du patrimoine de la région. M. Mourad Betrouni, le directeur de la protection légale des biens culturels et de la valorisation du patrimoine culturel (ministère de la Culture), a fait une communication sur les mécanismes et instruments de la préservation et la valorisation du patrimoine culturel. D’autres sujets à débattre sont prévus au programme de cette journée, avant que l’espace ne soit cédé au divertissement et au spectacle. Jusqu’au 20 du mois en cours, la ville de Tamanrasset accueillera des artistes de renom, à l’instar d’Oumou Sangaré du Mali, considérée comme la seconde Miriam Makeba de l’Afrique. De la musique non-stop, il y en aura durant toute cette semaine, une scène ouverte aux Ishumers à Tamanrasset, sans oublier la reconstitution d’un campement à Abalessa. Des conférences autour des savoirs et du savoir-faire, de la littérature orale, des arts de l’Ahaggar, des soirées, qaâdate et hadra, des contes, de la danse avec des sons du Sahara, des projections de films, des workshops, de l’artisanat et un concours sont également prévus. À ce sujet, l’Office national du parc de l’Ahaggar (OPNA) doit sélectionner les meilleurs écrivains de contes et légendes. Des jeunes, âgés entre 10 et 16 ans, des professionnels et des amateurs ont soumis à un jury composé de professionnels des œuvres (contes ou légendes en arabe, en langues amazighe ou française) inspirées de la tradition orale populaire saharienne. L’appréciation de l’œuvre devra se faire en référence à la connaissance du patrimoine oral populaire, l’authenticité du récit et la qualité de l’écriture. Ce premier rendez-vous international des arts de l’Ahaggar est né suite à une manifestation locale, le festival Tin Hinan, organisée trois années de suite (2006, 2007 et 2008) sous la tutelle de l’association Les amis de l’Ahaggar. L’an dernier, l’OPNA s’est impliqué en assurant la quatrième édition. Après le festival Sauver l’imzad (du 14 au 16 janvier dernier à Tamanrasset), la capitale du Hoggar accueille enfin une manifestation d’envergure internationale pour renforcer la dynamique de préservation d’un patrimoine culturel.

  3. #3
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    TAMANRASSET, Mercredi 17 Février 2010 -- Les travaux du colloque entrant dans le cadre du 1er festival international des arts de l'Ahaggar "Tin Hinan-Abalessa" se sont poursuivis mardi avec l'animation de communications à la maison de la culture de Tamanrasset par des ethnologues et des musicologues. Les thèmes de ces exposés s'articulent autour de "l'influence des musiques africaines dans les sociétés occidentales", les "symbioses musicales afro-maghrébines" et les "approches méthodologiques pour une classification des répertoires de la musique algérienne, en particulier celui de l'Ahaggar".

  4. #4
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    TAMANRASSET, Vendredi 19 Février 2010 -- La 2e phase du 1er festival international "Tin Hinan- Abalessa" sur les arts de l'Ahaggar a débuté mercredi soir dans la commune d'Abalessa (100 km de Tamanrasset). Les stands du "Village", variés, sont constitués d'ateliers lancés simultanément, dont ceux d'apprentissage de dessin, de projection cinématographique, de contes et légendes et de jeux traditionnels à l'intention des enfants. L'artisanat traditionnel est également présent, à travers des ateliers d'expo-vente d'article de vannerie, de cuir de bronze, d'argent, aux côtés de tentes pour les différentes troupes participantes dont celles de la RASD, du Niger, du Mali, de Tamanrasset, de Beni Abbès et de Tindouf.

  5. #5
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    Samedi 20 Février 2010 -- Depuis mercredi dernier, la région d’Abalessa, à 80 kilomètres de Tamanrasset, vit aux rythmes des activités du Festival culturel international Tin Hinan – Abalessa des arts de l’Ahaggar, dans sa première édition. Le site d’Abalessa a été inauguré par le wali de Tamanrasset en présence des notables de la ville et autres personnalités. Les présents eurent droit à une parade de chameaux, créant une ambiance festive. À cet effet, un campement ou plutôt un village a été recréé. Dès l’entrée, des kheïmas, formant des cercles, attirent les festivaliers. Des tentes dans la pure tradition targuie. Les visiteurs peuvent sans aucun souci discuter avec les occupants. En fait, ces tentes sont là pour recréer, le plus fidèlement possible, le mode de vie des nomades à l’époque de Tin Hinan. Mais, la particularité de cette installation réside dans le fait qu’elle regroupe des tribus venues des quatre coins du Sud algérien. Certaines d’entre elles abritent même des ateliers de cuir, design, poterie… permettant aux visiteurs de sombrer, l’espace de quelques heures, dans une ambiance des plus traditionnelles, des plus ancestrales. Il y a aussi deux tentes qui font office, pour la première, d’atelier d’écriture et pour la seconde, de salle de projection. Oui, même le cinéma s’est déplacé à Abalessa. Occupant une grande superficie, le campement brille par sa diversité culturelle. Certes, au premier regard, celui des gens du Nord, on a l’impression que c’est pareil. Mais non. Rien n’est identique. Des petits détails font la différence. Des détails qui résident dans l’accoutrement, l’art pratiqué… Leur point commun : c’est l’Ahaggar. C’est Tin Hinan qui, jusqu’à aujourd’hui, rassemble les habitants de cette région. Au fond du campement, une scène sous un chapiteau. La soirée promet. Au programme : musique, chant, danse et même contes. De quoi satisfaire tous les présents. Depuis mercredi et ce, jusqu’à samedi minuit (jour de la clôture du Fiataa), le site vit aux rythmes des différentes troupes locales venues d’Abalessa, de Tamanrasset, Béni Abbes… Quatre nuits de liesse réunissant des centaines de personnes autour d’une légende, d’un mythe, mais aussi d’une réalité : Tin Hinan.

    Les nuits musicales de Tam

    Depuis le premier jour du Fiataa, la population de Tamanrasset et des environs a été conviée à deux soirées artistiques. Pour la soirée de lundi, trois artistes différents, trois styles différents. Une diversité musicale, démontrant encore une fois la richesse de l’Afrique, terre de culture et d’histoire. Pour la deuxième soirée, un autre programme, autres artistes. C’est le groupe made in Tamanrasset Itran qui éblouira, comme à son accoutumée, le public, en donnant le la. La troupe Sogha ajoutera plus de piment avec ses chansons issues pour la plupart du terroir nigérien. La particularité de ce groupe est qu’il interprète les différents genres musicaux de ce pays. En habits traditionnels, les membres du groupe charmèrent tous les présents. De la danse, de la joie et surtout du bonheur. Tout le monde se trémoussait. Et c’est à Samba Touré du Mali qu’a échu la clôture de cette nuit magique. Versant dans le répertoire blues, l’artiste fera revivre, l’instant d’une heure et demie, la musique de ses ancêtres. Et c’est sur “One, two, three, viva l’Algérie !” que Samba quittera la scène sous l’ovation du public.

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