Lundi 15 Février 2010 -- Avec les cinq pièces théâtrales dont une en collaboration avec une association culturelle privée qu’il a mises en chantier, le théâtre régional Azzedine Medjoubi de Annaba a été réabilité à la mesure des rêves de création de ses réalisateurs, scénaristes et comédiens. Deuxième dans le classement des sorties spectacles après le sport qui agrémentent les loisirs du public, le cinéma n’existant plus à Annaba, les planches intéressent beaucoup de monde. C’est pourquoi, ces cinq créations Hayat Mouadjala (vie reportée), Balaoui Soodof (Les agressions des hasards), Symphonie de la liberté, El Aïta (Le cri) et Kif Houdoud (Stop Frontière), ont été perçues comme un grand événement. Un engouement sans pareil qui attire quotidiennement la foule devant le portail de la direction de cet espace culturel régional pour s’informer du nom des comédiens et de la date de la générale de chaque pièce. Il montre bien l’ampleur du besoin de consommation culturelle que suscitent le lancement de ces réalisations théâtrales. En les confiant à de grands architectes de la comédie tels Djamel Benhamouda, Hamid Gouri, Fatiha Soltane, Djamel Marir et M’Hamed Benguettaf à qui sera rendu un hommage, Ali Braoui, le directeur du TRA, a provoqué une véritable ruée vers l’art théâtral. Fatiha Soltane, comédienne qui n’est plus à présenter, sera la première à monter sur les planches pour la générale de Kif Houdoud prévue pour début mars 2010. La pièce traite d’une journaliste inexplicablement refoulée à la frontière parce qu’elle avait osé…