Mardi 23 Février 2010 -- Le quatrième Salon Djurdjura des arts plastiques a ouvert ses portes, dimanche 21 février, à la maison de la Culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou. Après une troisième édition dédiée à la mémoire de deux peintres algériens, Kamel Nezzar et Omar Zermane, la direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou a procédé au lancement de la nouvelle édition, en collaboration avec l’Ecole régionale des beaux-arts d’Azazga et l’association culturelle Si Muh U Mhand. L’édition de cette année est consacrée à deux autres brillantes figures des arts plastiques algériens, en l’occurrence Ahmed Azouzi et Baya Mahieddine. L’ouverture officielle du Salon a eu lieu dans l’après-midi, avec une visite guidée des expositions, en présence des participants et des autorités de wilaya. Les organisateurs ont ensuite procédé aux premières touches d’une fresque murale, avec des artistes traditionnelles, des doyennes de Maâthkas. La fresque du Salon a également été lancée avec l’apport symbolique de chaque participant. Dans son allocution d’ouverture, le directeur de la culture, M. Ould Ali El-Hadi, a précisé que le Salon «accordera cette année plus d’espace aux artistes affirmés, sans pour autant négliger la formation, l’initiation et l’invitation aux échanges entre la nouvelle génération d’artistes et leurs aînés». Cette édition accueille une soixantaine d’exposants venus des quatre coins du pays. Les trois invités d’honneur sont les artistes peintres Mme Belbehar, MM. Addane et Akham. M. Ould Ali a expliqué que ce quatrième Salon apportera une nouveauté, à savoir l’institution officielle de trois prix, qui récompenseront les trois meilleures œuvres. Des prix qui, selon le directeur, permettront au Salon de gagner plus de motivation et d’émulation. Cette quatrième édition connaîtra également l’intervention de plusieurs spécialistes de l’art autour de différents thèmes. Ainsi, Mme Nadira Aggoune a donné hier une conférence portant sur l’enseignement artistique à l’heure contemporaine. S’en est suivie une deuxième intervention de Nordine Ferroukhi, autour de la référence dans la construction du discours artistique arabe. Le programme de la deuxième journée s’est poursuivi avec, à l’intention du public, une visite pédagogique des ateliers de la maison de la Culture et une séance de démonstration.
Aujourd’hui, une conférence portant sur la sculpture algérienne moderne est prévue. Le salon sera animé par des expositions et des visites pédagogiques avant la cérémonie de clôture. Un hommage sera ainsi rendu à deux artistes qui ont donné à la peinture algérienne ses lettres de noblesse, en l’occurrence Ahmed Azouzi et Baya Mahieddine. Le premier cité était correspondant au journal Alger Républicain. Né le 15 mars 1925 à Tizi Ouzou, il était secrétaire de l’Union nationale des arts plastiques entre 1977 et 1979, et son coordinateur à Tizi Ouzou de 1979 jusqu’à 1982. Ses premières peintures remontant à 1967, cet artiste a pris part à plusieurs expositions collectives avec l’UNAP, à Tizi Ouzou, Constantine et Alger. Il est mort le 24 novembre 1987 à Tizi Ouzou. Baya Mehieddine est née, quant à elle, à Bordj Menaïel, en 1931. Elle a entamé son parcours artistique dès l’âge de 11 ans. Elle a réalisé le tableau des terres cuites de Vallauris, qui lui a valu la reconnaissance de Picasso et de tout le milieu des surréalistes. Elle peignait des femmes fleurs, des reines oiseaux et des princesses. Baya était connue pour son art sauvage et ses couleurs saturées qui ont troublé les artistes de son époque. Elle a exposé au Musée national des beaux-arts en 1963, au musée des Arts décoratifs à Paris, une année plus tard. Ses œuvres ont été également présentées à Tizi Ouzou et à Annaba, dans les pays du Maghreb, en Europe, à Cuba et au Japon. Elle fait partie des fondateurs de la peinture contemporaine algérienne, aux côtés de Khadda et Issiakhem. Ses œuvres sont présentes actuellement dans plusieurs collections publiques au Musée national des arts plastiques d’Alger, au Musée Cantini de Marseille, au musée d’Art moderne de Paris et au musée d’Art brut de Paris. Baya est décédée le 11 novembre 1998, à l’âge de 68 ans.
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23rd February 2010 00:10 #1
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23rd February 2010 00:20 #2
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Mardi 23 Février 2010 -- La maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou abrite depuis dimanche jusqu'à jeudi prochain les activités de la quatrième édition du salon du Djurdjura des arts plastiques organisé par la direction locale de la culture en collaboration avec l'école régionale des beaux arts de Azazga et l'association culturelle Si Mohand Oumhand. À cette rencontre plus de 60 artistes venus d'une trentaine de wilayas prennent part, en plus d'une exposition permanente des tableaux de peinture dans le hall de la maison de la culture il sera question de la tenue de trois conférences ayant pour thèmes "l'enseignement artistique à l'heure contemporaine, formation ou information", "problème de référence dans la construction du discours artistique arabe" et "sculpture algérienne moderne" qui seront présentées par des spécialistes en la matière. Lors de la cérémonie d'ouverture de cette édition dédiée aux peintres disparus Baya Mahieddine et Ahmed Azouzi la parole a été donnée à deux membres de la famille de ces deux peintres qui ont tenu à remercier les organisateurs pour cette heureuse initiative mais aussi à Souhila Belbahri la doyenne des artistes de cet art qui a fait un témoignage émouvant sur la défunte Baya Mahieddine. Le directeur de la culture de Tizi Ouzou M. Ould Ali El Hadi a, dans son allocution mis l'accent sur les efforts consentis par le département de la culture au profit des artistes tout en leur rendant hommage.







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