Algeria.com Discussion Forum - Powered by vBulletin


+ Reply to Thread
Results 1 to 3 of 3
  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,059

    Semaine du film turc à Alger, du 22 au 28 mars 2010


    Samedi 20 Mars 2010 -- Le cinéma turc sera à l’honneur tout au long de la semaine s’étendant du 22 au 28 mars, à l’Office Riadh El-Feth. À cette occasion, une collation avec les journalistes a eu lieu, jeudi dernier, à la résidence de l’ambassade de Turquie, en présence de Son Excellence M. Ahmet Nicati Bigali. Organisée par l’ambassade de Turquie à Alger, en partenariat avec l’Office Riadh El-Feth, sous le haut patronage de la ministre de la Culture, Khalida Toumi, la première semaine du film turc à Alger est annoncée à grande pompe et promet d’être un rendez-vous marquant du paysage cinématographique algérois. Lors d’une rencontre avec la presse, qui a eu lieu jeudi dernier à la résidence de l’ambassade, M. Ahmet Nicati Bigali commence cette aimable conférence de presse par une petite anecdote liée au succès des feuilletons turcs en Algérie : «J’ai eu à constater de mes propres yeux l’incroyable popularité de Mohanned ! J’espère que cette semaine du 7e art turc aura le même succès.»

    Dix-huit films au total, anciens et relativement récents, seront projetés à la salle Cosmos de Riadh El-Feth. La soirée d’ouverture, qui aura lieu après-demain à 19h30, verra la projection du long métrage Mon père et Mon fils, en présence du réalisateur Cagan Irmak, l’un des plus populaires en Turquie. Les autres films seront projetés à raison de trois séances par jour, 14 h, 17 h et 19 h, en version originale, sous-titrés en anglais, en arabe, ou en français. Parmi les films les plus importants qui marqueront cette semaine du cinéma turc, la trilogie de Nuri Bilge Ceylan, sacré meilleur réalisateur au Festival de Cannes en 2008. Le premier volet intitulé Uzak (Lointain), sorti en 2002, très remarqué à Cannes en 2003, y a reçu le grand prix du jury et le prix d’interprétation masculine.

    Interpellé sur la qualité des relations culturelles entre l’Algérie et la Turquie, l’ambassadeur a estimé qu’elles demeurent insuffisantes comparées à l’excellence des relations politiques et économiques. Et d’indiquer : «Nous partageons beaucoup de valeurs culturelles et spirituelles avec l’Algérie, sans oublier notre long passé commun. C’est pour cela que nous devons booster notre collaboration dans le domaine culturel.» Les projets ne manquent pas à ce sujet : l’installation d’un centre culturel turc à Alger est, en effet, envisageable dans les trois ans à venir.

    Des journées musicales turques à Alger font également partie de l’agenda de l’ambassade. À ce propos, Son Excellence Ahmet Nicati Bigali annonce la venue, durant le mois de ramadan, de la célèbre, troupe de chants et de danse soufis Mevlana, fondée au XVIe siècle par le célèbre penseur soufi Jalal Eddine Rumi, dans la ville de Konya. L’ambassadeur insiste également sur le principe de réciprocité, seul gage, selon lui, de la pérennisation des relations culturelles entre nos deux pays. À ce propos, il fait part de son bon espoir que l’Algérie soit également l’hôte de la Turquie lors de festivités culturels dans les divers domaines. Cette semaine du film turc à Alger aura non seulement le mérite de renseigner le grand public algérien sur le mode de vie de nos frères turcs, mais elle sera également la pierre angulaire d’une collaboration culturelle que l’on espère riche et durable. Rendez-vous donc à l’Office Riadh El- Feth, du 22 au 28 mars 2010, avec un cinéma haut en couleur, sensible et très apprécié de par le monde.

  2. #2
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,059

    Nacima Chabani :


    Dimanche 21 Mars 2010 -- La 1re édition de la semaine du film turc se déroulera du 22 au 28 mars à la salle Ibn Zeydoun à Riadh El Feth. Première du genre, cette manifestation est initiée par l’ambassade de Turquie à Alger, en collaboration avec le ministère de la Culture et l’Office Riadh El Feth. Le coup d’envoi de cette première semaine du film turc sera donné demain 22 mars, à partir de 19h, avec la projection du film Mon Père et mon Fils (2005), et ce, en présence du réalisateur, Cagan Irmak. Deux autres films du même réalisateur seront à l’honneur, Toutes les choses sur Mustafa (2003) et L’homme solitaire (2008). Irmak est connu également pour ses six feuilletons qui ont remporté un franc succès en Turquie, notamment l’incontournable La maison des vignes ou encore La maison des cauchemars.

    Parmi les longs métrages sélectionnés figurent des films mettant en avant-plan le côté artistique du 7e art, comme les trois films programmés du réalisateur Nuri Bilige Ceylan. Ce dernier, rappelons-le, a décroché le titre du meilleur réalisateur lors du festival de Cannes en 2008. Il a également obtenu le grand prix en 2003 avec son film Lointaine, qui sera projeté lors de cet événement. L’ensemble des films sélectionnés seront présentés en version originale, mais seulement cinq seront sous-titrés en langue arabe, quatre en langue française et neuf en langue anglaise. L’entrée sera gratuite pour le public. Dans un souci de diffuser un maximum de films, les organisateurs ont opté pour une projection par film.

    Au cours d’un point de presse animé jeudi matin à l’ambassade de Turquie, son excellence l’ambassadeur, Ahmed Necati Bigali, a affirmé que la Semaine du film turc s’inscrit dans le cadre de la coopération culturelle bilatérale entre l’Algérie et la Turquie. « Depuis quelques années, à travers le monde arabe, nous constatons un intérêt particulier pour les feuilletons turcs. Cependant, le cinéma turc, qui a également réalisé un progrès remarquable ces derniers temps, n’est pas assez connu par le grand public algérien. À travers les films qui seront projetés, le public aura l’occasion de s’immerger dans la vie quotidienne des turcs, passant de leurs bonheurs à leurs tristesses et de leurs amours à leurs déceptions », dira l’ambassadeur. Par ailleurs, il a annoncé une série d’activités et d’échanges culturels entre la Turquie et l’Algérie. Deux semaines culturelles algériennes sont prévues en automne prochain à Ankara puis à Istanbul, et une autre turque à Alger se tiendrait en 2011. En outre, un centre culturel turc à Alger devrait ouvrir dans deux ans.

  3. #3
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,059

    Sara Kharfi :


    Dimanche 28 Mars 2010 -- Une semaine durant, le public algérien a eu à découvrir le cinéma turc à travers dix-huit productions, représentatives d’une vivacité et d’un dynamisme cinématographiques, dus à l’émergence d’une génération de jeunes créateurs, qui essaient (et réussissent) à filmer les contradictions de la société turque, créant par la même du divertissement. De la comédie au drame, en passant par le thriller et la romance historique, cette semaine, organisée à Ibn Zeydoun, par l’ambassade de Turquie en Algérie sous le patronage du ministère de la Culture algérien et avec le soutien de l’Office de Riadh El Feth, a été riche en découvertes. Car le cinéma est une autopsie à la fois de l’âme humaine et de la société.

    Après la projection à l’inauguration du blockbuster Mon père et mon fils de Çagan Irmak (en sa présence), qui a fait pleurer toute la salle, les spectateurs ont apprécié des films qui reflètent les questionnements de toute une génération de cinéastes, qui s’inscrivent dans le cinéma d’auteur ou le commercial, notamment de Nuri Bilge Ceylan, Yusuf Kurçenli ou encore Atif Yilmaz et Reha Erdem. Çagan Irmak dont les réalisations, notamment Mon père et mon fils, oscillent entre le cinéma commercial et le cinéma d’auteur, représente un équilibre entre les deux tendances, et prouve que les deux tendances peuvent se fondre sans se confondre. Nuri Bilge Ceylan qui s’inscrit de son côté, dans le cinéma d’auteur, a fait son cinéma à Alger, avec la projection de trois de ses emblématiques productions : Kasaba, le petit chef-d’œuvre Nuages de mai et Lointain. Ceylan, devenu le plus représentatif du cinéma turc dans le monde, démarre de ses propres caractéristiques, de ce qu’il connaît déjà pour le transcender et se laisser dépasser par la création.

    Lors de son passage par Alger, l’écrivain haïtien, Lyonel Trouillot, a déclaré que “l’universel n’existe pas”. Le créateur démarre toujours du local et décrit ce qu’il connaît déjà. Après, les critiques qui aiment bien caser et cataloguer les œuvres de création, font des parallèles et classent une œuvre comme étant universel. Nuri Bilge Ceylan démarre lui aussi du local, mais il y a une sensibilité “universelle” dans son œuvre. Car l’homme est le même ; il a des faiblesses et aspire toujours à être meilleur. Le mal est en lui, tout comme le bien, mais la vie lui joue des tours. C’est un peu ce qui est arrivé à Mustafa, le héros du long-métrage Toutes les choses sur Mustafa de Çagan Irmak. Dans Lettres non envoyées de Yusuf Kurçenli, la “sultane” du cinéma turc – qui s’est essayé à la réalisation elle aussi – Türkan Soray a brillé dans ce drame romantique qui dit l’échec d’un amour si fort à cause des convenances et de la brutalité de l’existence.

    Coproduction avec l’Algérie : chimère ou perspective ?

    En marge de cet évènement, une rencontre entre Çagan Irmak et les membres de l’Association des femmes de l’audiovisuel a été organisée pour un débat autour des perspectives de partenariat et de coproduction entre les deux pays. Même si la coproduction est un excellent moyen de faire du cinéma – c’est d’ailleurs ce qui a “sauvé” le cinéaste Reha Erdem – il y a lieu de signaler que le cinéma turc s’appuie sur le fond de soutien Eurimages du Conseil de l’Europe, sur le Bureau général du cinéma et des droits d’auteurs, créé en 2005 par le ministère de la Culture et du Tourisme turc, et sur des financements indépendants. Les partenaires privés en Algérie boudent le cinéma, qui dans l’imaginaire de tous, coûte beaucoup d’argent et demande beaucoup de moyens. Le cinéma turc a un parcours périlleux, mais il a aussi une histoire qui date de 1911, année de la sortie du premier film turc. La Turquie dispose de centaines de salles de cinéma, alors qu’en Algérie, ils sont une dizaine sur plus de deux millions de kilomètres carrés. Il serait éventuellement intéressant de profiter de l’expérience turque pour (re)lancer, effectivement et réellement, le cinéma algérien.

    ***

    Aujourd’hui à 14h, projection de Troisième Page de Zeki Demirkubuz ; à 17h, projection de Toutes les choses sur Mustafa de Çagan Irmak ; à 19h30, projection de Mon père et mon fils de Çagan Irmak.

Posting Permissions

  • You may not post new threads
  • You may not post replies
  • You may not post attachments
  • You may not edit your posts