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  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Mercredi 31 Mars 2010 -- Le Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi accueille une pièce théâtrale italienne, en langue française, dans la soirée d’aujourd’hui à 19 h. Marcello Scuderi et Vittoria Scognamiglio se produiront durant la soirée sur les planches du Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi (TNA), Alger, dans un spectacle intitulé Duetto. Les deux comédiens joueront une œuvre inspirée de la Belle Aubergiste (la Locandiera), une pièce de Carlo Goldoni, l’un des auteurs les plus célèbres de la comédie italienne. Ecrit vers la moitié du dix-huitième siècle, la Locandiera décrit le combat amoureux entre Mirandolina, une servante sagace libérée, et la cible de sa conquête, un chevalier misogyne décidé à garder son indépendance.

    Dans Duetto, présentée en langue française, Scuderi interprète le rôle d’un metteur en scène. Il est à la recherche d’une interprète pour le rôle de Mirandolina, joué par Scognamiglio. Le metteur en scène doit faire ses comptes avec l’actrice de cinéma que les producteurs lui ont imposée. Au cours de l’audition, les dynamiques en homme et femme semblent se superposer à celles de la pièce de Goldoni, créant un affrontement des comédiens vif et captivant. Pour décourager la candidate au rôle, le metteur en scène lui impose sans cesse des tribulations. Le duel entre les deux protagonistes reste inhérent à l’équivoque entre la vérité et la dissimulation. La scène marche sur deux voies : pendant que Mirandolina essaie de séduire le chevalier, l’actrice Anna désire conquérir l’estime du metteur en scène Vittorio. En alternant la narration des événements entre metteur en scène et actrice avec la récitation de la pièce du dramaturge du dix-huitième siècle, les comédiens actualisent l’œuvre de Goldoni sans la trahir. La pièce dans sa nouvelle version est un spectacle de théâtre contemporain qui se connecte à la tradition italienne, mais pouvant conserver sa modernité à travers les siècles.

    Le comédien Marcello Scuderi est également metteur en scène. Après avoir joué plusieurs années au théâtre et au cinéma en Italie, il a opté pour une vie artistique en France, tout comme Goldoni, en 1762. Il a alors créé la compagnie théâtrale Noved Land, une compagnie qui met en scène des auteurs italiens contemporains en langue française. Quant à sa compère sur les planches, l’artiste Vittoria Scognamiglio, elle a exercé en Italie et en France à la télévision, au cinéma et au théâtre. Durant la soirée, nous apprécierons la tradition de ces artistes italiens qui se déplacent à Paris pour exprimer leur talent et leur dévotion pour la culture, intervenant dans une langue étrangère, mais en même temps renouvelant la tradition théâtrale italienne.

  2. #2
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    ALGER, Samedi 3 Avril 2010 -- La pièce de théâtre Duetto, adaptée du texte de La Locandiera (La belle aubergiste) de l'auteur italien Carlo Goldoni, a été présentée mercredi au théâtre national Mahieddine-Bachtarzi d'Alger. Les deux comédiens, Marcello Scuderi, dans le rôle d'un metteur en scène et Vittoria Scognamiglio, dans la peau d'une actrice de cinéma qui décide de passer une audition pour interpréter "Mirandolina", l'héroïne de La Locandiera se sont affrontés sur scène dans un rythme vif et enjoué. Mirandolina est un personnage reflétant l'image d'une femme libre et charmante qui tente de séduire un chevalier rustre et allergique au sexe opposé.

  3. #3
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    Samedi 3 Avril 2010 -- L’Institut culturel italien d’Alger, en partenariat avec le Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi, a présenté, mercredi dernier, à la salle Mustapha-Kateb du TNA, la pièce de théâtre Duetto (duo) mise en scène par Marcello Scuderi, qui en est aussi le comédien. Cette pièce est inspirée de l’œuvre La Locandiera (la belle aubergiste) du grand dramaturge italien du XVIIIe siècle, Carlo Goldoni. Avec la comédienne italienne Vittoria Scognamiglio, ce duo de talent nous restitue le perpétuel et sempiternel rapport homme et femme. S’inspirant dans son travail artistique de Goldoni, Scuderi lança, en 2007, à Paris, au lycée italien Leonardo-da-Vinci, l’atelier “Goldoni de Marcello Scuderi d’après Goldoni”. De cette collaboration théâtrale naît la création de trois pièces de théâtre, dont celle présentée mercredi au TNA. Les deux comédiens, Marcello Scunderi dans le rôle du metteur en scène et Vittoria Scognamiglio dans celui d’une actrice de cinéma qui veut se convertir au théâtre, se rencontrent le temps d’une audition. Lui, sceptique à l’idée d’auditionner une actrice qui vient du cinéma et qui plus est n’a jamais joué en français, elle, malgré le trac, est sûre de pouvoir décrocher le rôle de Mirandolina, l’héroïne de La Locandiera. Ils s’affrontent sur un rythme vif et tranchant.

    L’histoire se déroule sur la scène d’un théâtre parisien. Le metteur en scène n’a pas envie d’auditionner cette actrice. Elle, elle le surprend, en arrivant par sa désinvolture, ses airs détachés, mais aussi cette confiance en soi qu’elle dégage. Après de courtes présentations, une tension s’installe. Le début est tendu. On a l’impression que le duo ne s’entend pas. Pour en finir, il entame l’audition. Au fur et à mesure, la réalité et la fiction fusionnent. Chacun des comédiens reflète le personnage qu’il interprète. Il le vit. Marcello Scunderi, c’est le chevalier qui développe comme une allergie envers les femmes. Vittoria Scognamiglio, c’est Mirandolina, une aubergiste, belle et libre qui s’attelle à séduire ce misogyne. De temps à autre, la réalité prend le dessus, et les deux comédiens se lancent des boutades ou font des commentaires, prenant, chacun de son côté, le public à témoin. Cela se jouera ainsi jusqu’à ce que les deux personnages tombent amoureux l’un de l’autre. Duetto remet au goût du jour une pièce du XVIIIe siècle sans pour autant l’écorcher ou la dénaturer. Un beau mélange du classique avec le contemporain. Avec une touche de modernité. Le tout brillamment exécuté sur une mise en scène très simpliste, très sobre. À rappeler que cette pièce a été interprétée en français, ce qui a facilité au public la compréhension de l’humour qui s’en dégageait et lui a permis de suivre les rebondissements de l’histoire.

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