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  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Mercredi 7 Avril 2010 -- Après une manifestation dédiée à Boudjemâa El-Ankis, la maison de la Culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou renoue avec la tradition, en honorant cette fois-ci l’un des maîtres du genre musical chaâbi, le regretté El-Hachemi Guerrouabi. En rendant hommage à ce grand interprète de la chanson chaâbie, qui a marqué la mémoire collective et la culture maghrébine, l’établissement culturel de la ville des Genêts a prévu, pour l’ouverture, une exposition de photographies, de documents et d’objets personnels de l’auteur, organisée conjointement par la veuve Guerrouabi, Sidi Ali Messaoudi et Saïd Touati. Quant à Youcef Dris, il présentera son livre, consacré à l’une des grandes références du chaâbi et de la musique contemporaine. Aussi, un portrait géant, réalisé par des élèves de l’Ecole régionale des beaux-arts d’Azazga, sera-t-il dévoilé lors de la cérémonie inaugurale de cette manifestation. L’hommage se poursuivra le lendemain avec la projection du dernier spectacle animé par El-Hachemi Guerrouabi au théâtre de Verdure d’Alger. La journée du samedi, celle de la clôture, sera rythmée par un gala artistique, animé par une pléiade d’artistes, notamment Djamel Allam, Hassan Fadli et Nasreddine Galliz.

    Selon les éléments biographiques tirés du livre El-Hadj El-Hachemi Guerrouabi, de Youcef Dris, l’artiste a vu le jour à El-Mouradia, à Alger, en janvier 1938. Orphelin de père et de mère à l’âge de 5 ans, il est initié à la musique par un horloger mélomane établi à Tizi Ouzou, chez qui il venait pour taquiner la mandoline dans l’arrière-boutique. Epris précocement de la chanson châabie, il est devenu un passionné d’El-Hadj Mrizek, mais il aurait pu aussi faire carrière dans le football, étant un passionné du sport roi, qu’il a pratiqué comme attaquant dans le club algérois La Redoute. Les dirigeants de celui-ci lui ont trouvé un emploi comme apprenti menuisier, après qu’il eut quitté très tôt l’école. Stupéfait par la voix du chanteur, Mahieddine Bachtarzi l’a engagé dans sa troupe théâtrale alors qu’il n’avait que 16 ans, ce qui lui a ouvert les portes de l’Opéra d’Alger, où il s’est produisit plusieurs fois entre 1953 et 1955. Grâce à ce père fondateur du théâtre national, Guerrouabi est devenu un excellent acteur. Il a rivalisé avec les grands de l’époque tels que Touri, Sidi Ali Fernandel, Mohamed Ounniche et d’autres encore. Néanmoins, c’est dans la chanson qu’il a trouvé la consécration. Il a enregistré son premier disque aux éditions Toppaz, avec un titre de sa composition, Yessegguem saadi, qui fut couronné d’un succès éclatant. Avec sa coupe de cheveux particulière et son look, Guerrouabi s’est imposé comme l’idole de la jeunesse de son époque, qui l’imite dans tous ses gestes, même dans sa voix mélodieuse. Avec une vie artistique riche (poète, chanteur, acteur), Guerrouabi a su s’ériger au rang de star, adulé par un public passionné, surtout parmi la gent féminine. Il nous a quittés le 18 juillet 2006, à l’âge de 64 ans.

  2. #2
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Lundi 12 Avril 2010 -- Après avoir déjà rendu un grand hommage à de grands artistes algériens tels que cheikh El Hasnaoui, Chérif Kheddam, Kamel Hamadi, Taleb Rabah, Djamila, Hadj M’hamed El Anka, Samy Djazaïri et, tout récemment encore, Hadj Boudjemaâ El Ankis, la direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou a encore récidivé, le week-end dernier, en organisant un superbe hommage à la mémoire du regretté Hadj Hachemi Guerouabi, maître incontesté de la chanson chaâbi. Durant trois jours, la maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou aura attiré la grande foule pour connaître davantage ou revisiter carrément la vie et l’œuvre artistique gigantesque du regretté cheikh El Hachemi, qui nous a quittés précocement le 18 juillet 2006 à l’âge de 68 ans, et ce à travers plusieurs manifestations telles que des expositions de photos, de documents et d’articles de presse sur Guerouabi, des projections vidéo, des conférences débats et des ventes-dédicaces particulièrement animées par Abdelkrim Tazaroute, journaliste-écrivain auteur du livre intitulé Guerouabi ou le triomphe du chaâbi, le professeur et spécialiste du chaâbi, Abdelkader Bendamache, auteur du livre sur la chanson algérienne et de Youcef Driss, le propre neveu de Hachemi Guerouabi, venu spécialement d’Oran pour présenter son dernier livre intitulé El Hadj El Hachemi Guerouabi. Et ce fut en présence des propres filles de cheikh Guerouabi, en l’occurrence Zoubida, Kenza et Meriem, de ses six neveux, les frères Berrabha, venus spécialement de Chlef et qui animent l’association culturelle El Hachimia en l’honneur de leur regretté oncle, tout comme son vieil ami et vieux compagnon Saïd Touati et de nombreux admirateurs que cet hommage de trois jours a été clôturé par un superbe gala artistique animé par Belaïd Tagrawla et rehaussé par la participation des anciens musiciens du regretté Guerouabi et de plusieurs artistes de renom tels que Nacereddine Gallize, Djamel Allem, Moh Chaâbi, Mohamed Touzène, l’atelier chaâbi de la maison de la culture de Tizi Ouzou animé par Rachid Bellik, la chorale Abzim de Tadmaït sans oublier Khélifa Berrabha, le neveu de Guerouabi, qui ont tous interprété des morceaux d’anthologie de Guerouabi dont le sourire légendaire et l’image mémorable ont solennellement plané dans la grande salle de spectacles de la maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou. Et lorsque l’inusable Djamel Allem interpréta son dernier tube Ya Khouya El Hachemi, extrait de son dernier album, les parents et les amis du regretté hadj El Hachemi Guerouabi n’ont pu retenir leurs larmes et leur émotion. Bref ce grand monument de la chanson chaâbi que fut el hadj El Hachemi Guerouabi a eu droit à un hommage sublime à Tizi Ouzou, la ville des Genêts, où il compte de nombreux admirateurs et où il a animé jadis de grandes fêtes familiales que les Tiziouzéens ne sont pas près d’oublier.

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