Dimanche 25 Avril 2010 -- Pour commémorer le bicentenaire du processus d’indépendance de Républiques d’Amérique latine, l’institut Cervantes (Espagne) d’Alger, en collaboration avec l’ambassade du Venezuela à Alger, invite à un cycle de cinéma vénézuélien du 26 au 29 avril à 16 heures. Pour illustrer des moments importants de l’histoire du Venezuela et de son peuple, que ce soit du passé ou du présent, quatre titres sont choisis. D’abord, Miranda le précurseur, un documentaire de Carlos Fung Guevara (60 minutes, 2006) qui expose la vie de Miranda et la lutte du Venezuela, le plus universel de tous les temps dans ses trois révolutions et le précurseur de l’indépendance latino-américaine. Le généralissime Francisco de Miranda est né à Caracas en 1750 et mourut à Cadiz en 1816. Le tournage de cette production (en langues espagnole et arabe) a compté sur l’aide de plusieurs chercheurs de Cuba, de France, de Russie et du Venezuela.

Ensuite, nous verrons Jouer et lutter (Tocar y Luchar) du réalisateur Alberto Arvelo, un documentaire (70 minutes, 2005) inhérent au projet orchestral et social le plus important de ces derniers décennies : le système des orchestres juvéniles et infantiles de Venezuela. Ce film raconte l’histoire d’un rêve musical qui regroupe actuellement plus de deux cent quarante mille enfants et jeunes au Venezuela et quelque mille autres en Amérique latine. Comme s’il s’agissait d’une symphonie, Tocar y Luchar est joué par quelques-uns des plus célèbres directeurs et musiciens de notre temps, parmi lesquels Claudio Abbado, Sir Simon Rattle, Placido Domingo, Giuseppe Sinopoll et Eduardo Mata. C’est la fascinante histoire de six enfants vénézuéliens et de leur amour pour la musique. Une histoire qui exprime que «seul le rêveur parvient à réaliser l’impossible».

L’avant-dernier film au programme s’intitule Bolívar éternel, citoyen de la liberté (Bolívar Eterno, Ciudadano de la Libertad), réalisé par Efterpi Charalambidis et Beto Bénites (45 minutes, 2007, en langues espagnole et arabe). C’est l’une des premières productions de la Villa del Cine du Venezuela Il s’agit d’une des phases de la vie du libérateur vénézuelien Simon Bolivar, quand José Antonio Páez promouvait son mouvement La Cosiata, afin de séparer le Venezuela de la Grande-Colombie. Il est écrit par Julio César Marmol et mis en scène par Efterpi Charalambis et Beto Bénites, Amado Zambrano incarnant le personnage de Simon Bolivar, Hans Christopher celui de José Antonio Páez, Loly Sanchez celui de Maria Antonia Bolivar et José Veira de Daniel O’Leary.

Enfin, durant la dernière séance, celle du jeudi 29 avril, nous apprécierons Cartes postales de Léningrad (Postales de Leningrado), du réalisateur Mariana Rondon (90 minutes, 2007, en langue espagnole). Déguisements, cachoteries et faux noms servent à la protagoniste, aux côtés de son cousin Teo, à réinventer la vie de ses parents, guérilleros dans les années 1960 au Venezuela. Comme dans un jeu, ils font de la persécution et de la clandestinité une aventure en attendant que leurs parents reviennent de la montagne. Mais les jeux d’enfants n’arrivent pas à cacher les contradictions et les trahisons qui surviennent au sein des guérillas. La peur toujours présente, plus encore les jours où les cartes postales de Leningrad arrivent. La première projection sera précédée d’une conférence animée par Miquel Izard autour du thème «Libertaires versus Libéraux, Cimarrons et Oligarque» à l’institut Cervantes d’Alger à 14h30.