Mardi 6 Juillet 2010 -- Le coup d’envoi du quatrième Festival national de musique de jeunes, donné vendredi 2 juillet à Oum El-Bouaghi, est marqué par la participation des deux ballets de Tamanrasset et Khenchela. La quatrième édition du Festival national de musique de jeunes s’est vu être enrichie d’un éventail d’artistes de renom, tels que Djamel Sabri, Lotfi Double Canon, les deux stars du raï Cheba Zehouania et Cheb Redouane, ainsi que de troupes folkloriques locales et d’étoiles montantes de la chanson chaouie. Le commissaire du festival, M. Farid Rebah, n’a pas lésiné sur les moyens pour que l’ouverture soit appréciée par le public nombreux qui s’est déversé dans la salle de la maison de la Culture d’Oum El-Bouaghi. «Nous avons ouvert cette édition avec les ballets de Tamanrasset et de Khenchela et nous espérons diversifier les genres pour satisfaire tous les goûts», nous a-t-il affirmé. Nombre de vedettes de la chanson, à l’instar de Hamid Belbeche de Batna, Zinedine Bouchaâla de Constantine, Hakim Salhi, Amina Zohir d’Alger et la troupe Triana d’Alger, sont attendues avec ferveur. D’autres groupes d’Oum El-Bouaghi et des villes limitrophes auront l’occasion de se produire pour la première fois.
À Oum El-Bouaghi, la chanson chaouie n’a pas failli depuis l’illustre Aïssa Djarmouni. «C’est le terroir de la chanson des Aurès qui voit une relève de la part des jeunes qui adaptent les textes anciens en mélodies modernes», nous a confié un des musiciens de Batna. Tout le monde s’imprègne de la chanson du terroir surtout lorsqu’il s’agit de rendre hommage à feu Ali Nasri – Katchou –, décédé lors d’un accident de circulation à Batna en août 2009. Son fils, présent à la maison de la Culture, n’a pu contenir ses larmes en évoquant la mémoire de son père disparu. Ce festival, institutionnalisé par le ministère de la Culture dès sa création en 2007, se caractérise par son ouverture à tous les styles musicaux. Il se classe derrière les autres festivals, ceux de Timgad et Djemila, avec 28.000 spectateurs enregistrés durant l’édition précédente. En attendant, les soirées annoncent pour aujourd’hui, au stade d’Oum El-Bouaghi, une Cheba Zehouania qui se produira pour la première fois, précédée par le groupe Dar El-Bahri de Constantine. Aussi, un atelier d’initiation au piano et à la guitare sera-t-il animé en marge du festival au profit de seize musiciens, dans la perspective de la création d’un orchestre propre à cet événement culturel.
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6th July 2010 00:19 #1
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7th July 2010 00:24 #2
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Fayçal Abdelghani :
Mercredi 7 Juillet 2010 -- La soirée du quatrième festival national de musique de jeunes, en ce 4 juillet à Oum El-Bouaghi, a été marquée par le gnawi-blues kabyle du groupe béjaoui Mazal. Durant la soirée du 4 juillet, le ballet de Takaba Agha s’est produit une deuxième fois au stade omnisports d’Oum El-Bouaghi, mais le groupe de Béjaïa, Mazal, a séduit les jeunes qui ont apprécié son gnawi-blues version kabyle. Les soirées du festival de musique de jeunes se poursuivent dans une ambiance festive et le ballet de Tamanrasset a commencé à se déployer sur scène, dimanche dernier vers 22 h. Les 21 membres, musiciens, interprètes et danseurs, évoquent le patrimoine targui dans toute sa splendeur. Tout l’art consiste à synchroniser la danse des guerriers avec le chant féminin sur des mélodies bien emballées. Un genre qui a enflammé les jeunes, venus nombreux pour danser sur des rythmes cadencés au goumbri et à la toumba. Cet ensemble s’est produit un peu partout en Algérie et détient à son actif des tournées internationales, bien qu’il en soit toujours à ses débuts. De son côté, le groupe Mazal de Béjaïa, un collectif de sept musiciens qui entame un début de carrière prometteur, a, en une heure de temps, mis la foule en ébullition avec des morceaux choisis. Blues el-hif, Agenaoui, Cheikh el-haraz et autant de titres - des chansonnettes - écrits et chantés sur fond de blues mixé au gnawi soft. Toujours est-il que sur scène, c’est la présence et l’animation qui manquaient particulièrement au chanteur de Mazal. Pour compenser ce manque d’ardeur, les organisateurs ont convié le groupe Gosto dialna avec l’illustre Didine qui a présenté un répertoire varié fait de raï, de kabyle et des reprises d’Idir. Les jeunes, qui s’enflammaient au fur et à mesure, ont cédé à des échauffourées au niveau de la tribune du stade. Il fallait que les services d’ordre interviennent pour rétablir le calme. Le public est resté jusqu’à minuit passé pour reprendre en chœur l’hymne national. Sur le plan organisationnel, les membres du staff du festival ont prouvé leur maîtrise de l’évènement, même quand il s’agissait de la venue d’une star comme Zehaouania, de Cheb Khalas qui excelle surtout dans le genre sétifien. Une chose est sûre, les jeunes d’Oum El-Bouaghi en demandent plus. Ils veulent sortir de l’ornière de l’ennui et du vide culturel.
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8th July 2010 00:23 #3
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Jeudi 8 Juillet 2010 -- Cheb Redouane et Triana d’Alger ont fait le bonheur du public au festival national de musique de jeunes. Les jeunes d’Oum El-Bouaghi adorent le raï comme tant d’autres. Cheb Redouane, venu de Sétif, a fait un tabac en tenant le public en haleine. Arborant le drapeau national, il était une véritable bête de scène surtout avec ses reprises de feu cheb Hasni chantées en chœur. C’est la deuxième soirée de raï qui, visiblement, laissera des traces pour les adeptes du genre qui n’ont pas hésité à prendre des photos dédicaces avec un jeune interprète dont l’agenda est chargé pour ce mois de juillet. Le plus étonnant a été l’entrée en lice du groupe Triana d’Alger qui s’est montré convaincant pour sa troisième venue à Oum El-Bouaghi. Les enfants spirituels de Chico, qui excellent dans le genre flamenco, ont réussi le pari d’introduire un style de musique dans une région où l’ancrage musical est partagé entre raï et musique traditionnelle chaouie. Triana d’Alger, qui reste satisfait de l’accueil, a jugé, néanmoins, qu’un seul festival par an est insuffisant pour étancher la soif du public. Ils sont encore une fois disponibles pour rééditer un exploit pour plus de bonheur.
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10th July 2010 00:14 #4
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Samedi 10 Juillet 2010 -- Le 4e Festival national de musique de jeunes, qui s’est tenu à Oum El-Bouaghi du 2 au 7 juillet, a vu le retour sur scène du groupe Tagrawla. Le groupe Tagrawla, d’expression amazighe, s’est illustré mardi dernier, lors d’une soirée particulière. Les jeunes sont donc venus acclamer, debout, Omar, Belaïd et leurs musiciens pour leur magnifique répertoire, tiré essentiellement des anciens tubes des années 1980, celles de la contestation. Le groupe Tagrawla a décidé de réinvestir la scène artistique avec force. Il signe cependant son retour en restant fidèle à la tradition de la chanson amazighe, avec, néanmoins, de légers remaniements dans son répertoire, lequel a évolué au fil du temps pour enfin offrir un patchwork de compositions, entre chansons à texte et variétés, au large public. Ce dernier a ainsi savouré les rythmes de la chanson kabyle, en particulier Fadhma N’soumer et Yougourtha. Des titres, artistiquement bien composés, qui invitent à une rétrospective du patrimoine amazigh. Bien plus, Tagrawla, dont le nom signifie révolution, n’est pas resté accroché seulement à la chanson kabyle. Les vieux routiers que sont Omar et Belaïd savent répliquer sur scène avec chant à la flûte et au bendir, et ce au grand bonheur des jeunes. Avec Yemma tha hif, une chansonnette rendant hommage à la mère qui élève avec difficulté ses enfants, c’est toute une symbolique sur la femme auréssienne qui est évoquée avec subtilité. Une heure de temps n’a pas suffi au groupe pour redorer son blason et révélé que le talent ne s’use pas, même lorsqu’on a dépassé la cinquantaine. Pour Belaïd, l’interprète du groupe, «entre Kabyles, Chaouis, Mozabites et Touareg, il y a un dénominateur commun qu’on retrouve dans la musique». L’ancien animateur de la radio Chaîne II nous a affirmé, à la fin du concert, que «le groupe ne s’est pas arrêté de chanter, même si nous sommes exclus de certains festivals comme Timgad et Djemila, et ce pour des raisons inconnues». En fait, cette pause ne signifie nullement que Tagrawla a jeté le tablier. Les artistes sont presque partout, là où la chanson algérienne est honorée, comme a tenu à préciser Omar. Ils reviennent du Maroc, plus précisément de Fès, où le public a manifesté un engouement pour la qualité de leur prestation et leur style d’interprétation. Un nouveau disque sera sur le marché prochainement, avec dix chansons. Un album qui est édité par le grand chanteur Brahim Izri.
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11th July 2010 00:06 #5
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Dimanche 11 Juillet 2010 -- Durant le quatrième Festival national de musique de jeunes, le groupe Djimi de Batna a laissé le public en émoi à la salle Nouar-Boubakeur d’Oum El-Bouaghi. Djimi reste fidèle à la tradition de la chanson chaouie. Sa date de naissance remonte à 1996, mais ce groupe n’est pas connu du grand public. Dans les Aurès, il reste un nom qui circule de bouche à oreille pour les amateurs de rock chaoui. Un mélange bien particulier de textes poétiques chantés à la façon moderne, rappelant nostalgiquement Djamel Allam ou Idir. En hommage à La Kahina, le chanteur Djimi – il porte le nom de son groupe – a trempé ces fans dans l’atmosphère auréssienne. L’une des chansons, intitulée Athrir wewras, signifiant bijou des Aurès, est un hommage à la femme chaouie et la manière dont les hommes la courtisent dans la pureté de l’amour et de la passion. La reine Kahina, pour les Chaouis, a été une longue interprétation poétique et mélodique évoquant le symbole du patrimoine berbère. Une reprise de Djamel Sabri des années 1970 que le chanteur et compositeur du groupe a adaptée avec des sonorités rock jazz. Plus tard, Djimi nous confiera que les titres choisis «sont plus des symboles universels de paix et de liberté que jadis La Kahina avait portés». L’autre hommage dans le même état d’esprit était un appui à Ntoussa, la ville qui a vu naître le grand chantre des Aurès Aïssa El-Djarmouni. «Pour nous, il restera une voix particulièrement chaude de la poésie d’amour», nous dira Djimi avec un brin de fierté. Pour se faire davantage connaître, le groupe batnéen sera l’hôte prochainement de plusieurs festivals. Il compte également enregistrer une compilation de ses tubes.
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13th July 2010 00:14 #6
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Mardi 13 Juillet 2010 -- La quatrième édition du festival national de musique de jeunes s’est achevée mercredi dernier à Oum El-Bouaghi, tard dans la soirée, non sans avoir révélé de jeunes talents. Après une semaine qui a vu défiler un nombre considérable de stars et de jeunes talents artistiques sur la scène d’Oum El-Bouaghi, le commissariat du festival peut s’enorgueillir d’avoir réussi cette édition, malgré quelques ratages. Le rideau de la soirée de mercredi dernier s’est baissé après Lotfi Double Canon, le tonitruant Hakim Salhi et le groupe Thaziri qui a révélé, il y a quelques années, le regretté chanteur Katchou. Comme l’avait indiqué le commissaire du festival, M. Farid Rebah, «Oum El-Bouaghi a enregistré une présence d’artistes qui n’ont pas hésité à venir se produire malgré leurs agendas chargés». Ce festival a drainé plus d’artistes que prévu en dépit de la défection de quelques-uns. Le commissaire du festival s’est engagé à œuvrer pour une meilleure édition, l’an prochain, à tous les niveaux. Une édition qui a vu un public omniprésent à toutes les soirées, comparée aux précédentes. Et ce malgré l’insuffisance de l’infrastructure d’accueil, qui ne pouvait contenir tous les amoureux de la musique en cet été caniculaire. Côté musical, une mention particulière est à attribuer aux groupes issus d’Oum El-Bouaghi, de Batna et de Khenchla, qui ont séduit le public tant par les compositions et la qualité d’interprétation que par l’art de s’illustrer sur la scène. Il s’agit notamment d’Ithrane (Oum El-Bouaghi), héritier du groupe rock Les Berbères de Djamel Sabri, du groupe Mazal (Béjaïa) et du tout nouveau Djimi de Batna. Des jeunes talents qui sont la révélation de ce festival, et qui promettent d’évoluer et de bousculer les habitudes de consommation surtout avec un raï hégémonique. La fusion de genres reste le talon d’Achille de ces jeunes compositeurs. Ils préfèrent offrir une palette variée plutôt que les anciens modes classiques. Le jeune public s’est donc retrouvé en ces moments d’évasion et de bonheur loin du quotidien routinier et de l’ennui dans cette contrée. Le festival aura été un véritable tremplin pour divers styles musicaux, suscitant une prise de conscience quant à la nécessité de diversifier les lieux de loisirs pour les jeunes avec la musique comme mode expressif le plus prisé. Après l’aménagement tout récent du tout nouveau théâtre de verdure, les promoteurs du festival auront, l’année prochaine, la tâche moins difficile en termes d’organisation de spectacles.







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