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  1. #1
    Guest 123 is offline Registered User
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    Lundi 12 Juillet 2010 -- La ville de Tlemcen se prépare à accueillir la quatrième édition du festival national de hawzi qui s’ouvrira demain au théâtre en plein air Le grand Bassin. Cette manifestation devenue un événement majeur de la scène musicale algérienne verra la participation de dix-huit associations de musique hawzie dont onze ont été sélectionnées pour disputer le concours organisé à cette occasion. Les associations Dar Gharnata d’El-Koléa, Ibn Badja de Mostaganem, Errachidia de Mascara, El-Adabia de Blida, El-Inchirah de Constantine, Ennahda d’Oran, El-Mouahidia de Nedroma et d’autres encore feront donc partie de la sélection officielle du festival. Elles devront réaliser un programme basé sur les œuvres de deux grands poètes de hawzi : Saïd El-Mendassi (1583-1677) et Ahmed Ben Triki (1650-1749). Le jury choisira les lauréats des trois prix en plus du prix d’encouragement. Il sera composé de quinze membres, dont des musicologues spécialisés dans la musique hawzie. Les troupes en compétition auront à animer des soirées musicales en compagnie des sept autres groupes qui participeront à ce quatrième festival, à l’image de l’Orchestre régional de Tlemcen et des troupes locales comme Ryad El-Andalous, Ahbab Cheikh Larbi Bensari et El-Kortobia.

    Les concerts seront également animés par des chanteurs de renom qui se sont affirmés sur la scène nationale, comme Tewfik Ben Ghabrit, Nesrine Ghanem et Meriem Benallal, qui se produiront lors de la soirée d’ouverture. En marge des performances musicales du festival, il y a également la programmation de deux conférences. Elles seront animées à la maison de la Culture Abdelkader-Alloula de Tlemcen. La première sera assurée par le chercheur universitaire Ahmed Amine Dellay, sous le thème «Saïd El-Mendassi, poète des Maghrébins». La deuxième communication, signée par le professeur Hocine Bekhouche, portera sur «L’art du hawzi entre Tlemcen et Constantine». Pour rappel, le premier prix de la troisième édition a été octroyé à la troupe El-Inchirah de Constantine, alors que la troupe Djenadia de Blida et Alhan Al Andalous, venue de Paris, ont obtenu respectivement les deuxième et troisième prix. La troupe Al Makam de Constantine a, de son côté, bénéficié du prix d’encouragement, tandis que le prix du jury a été décerné à l’association El-Kortobia de Tlemcen.

  2. #2
    Guest 123 is offline Registered User
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    Jeudi 15 Juillet 2010 -- Il y a à signaler l'ouverture officielle de la 4e édition du festival du haouzi, typiquement des terroirs, qui s'étalera du 13 au 19 juillet, par M. Hamdi Mohammed, président de l'association Gharnata de Tlemcen, devant la déléguée de la ministre de la Culture, dans l'enceinte du Grand-Bassin. L'animateur, Abdemoumène Haoua, poète qui a su charmer l'assistance, ne ratera pas l'occasion de rendre hommage au défunt artiste Guessoum. Cette première soirée a été marquée par un concert exceptionnel de la prestigieuse association El-Inchirah d'Alger, sous la houlette de M. Ismaïl Henni, qui a interprété le répertoire de Ahmed Saïd El-Mendaci, poète du 16e siècle, dont les textes ont une dimension littéraire, tant la langue utilisée relève d'un registre élevé. L'Ensemble régional de la musique andalouse de l'école de Tlemcen, arborant sa tenue traditionnelle rappelant les grands chouyoukh de Tlemcen d'antan, sous la direction de M. Hammas Yacine, a, à son tour, interprété à l'unisson deux textes d'Ibn Triqui, connu aussi sous le nom de «Benzengli», auteur du haouzi célèbre du 17e siècle. Mais il serait judicieux aussi de noter le passage d'une interprète, que beaucoup dans le monde du haouzi et de l'andalou qualifient de grande révélation de la soirée. Il s'agit de la jeune Nesrine Ghenim qui, à 24 ans, encadrée par ses aînés, a interprété de manière magique la fameuse chanson nostalgique qui chante Tlemcen, à savoir «Ana El-Ghrib wana houa El-Barrani», pris du magnifique poème «L'al Nehbi», une autre merveille d'Ibn Triqui. Cependant, c'est avec classe et grâce que le chanteur Benghabrit Toufik a magnifiquement chanté le texte de «Teht Chaâ El-Gamra», d'Ibn M'saïb, et du même auteur, «Had El-Wahch Aliya». Le balancement d'un mode à un autre, du Raml El-Maya au Mouwal, du Sika au Zidane, la qacida qui chante la beauté des belles dames qui vivaient à l'intérieur du Mechouar, la citadelle qui fait encore la fierté de la cité des Zianides, a séduit le public connaisseur et conquis, fidèle depuis des lustres aux belles soirées d'une musique et de textes qui ont survécu aux aléas du temps. D'autres troupes et ensembles du territoire auront, durant tout le festival, à se produire devant un jury composé de quatre ténors de la musique savante, Zakia Terki-Hassaïne, fille du célèbre luthier Hassaïne Abdeljalil, Nasredine Baghdadi, Smaïne Hakem et Merouani Abdelmalik.

  3. #3
    Guest 123 is offline Registered User
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    Lundi 19 Juillet 2010 -- Lors de cette 4e soirée du festival du haouzi, le spectacle était parfait et les centaines de spectateurs qui ont fait le déplacement au Grand-Bassin en ont eu pour leurs frais. Et pour cause, l'ensemble El-Mouahidiya de Nedroma a déroulé son riche répertoire de Kaddour Ben Achour dans la tradition du grand Hadj Ghaffour. Cette première influence, en plus de celle de Berrahal, a donné naissance à cette musique assez particulière de Nedroma, à mi-chemin de l'école de Tlemcen et de celle d'Alger. Et même si les voix n'étaient pas accordées au même diapason, il faut dire que la prestation était bonne lorsque l'ensemble El-Mouahidiya entonnera, après un Mkhalass, Sidi ou Mensal aliya». Le public, déferlant durant toute la soirée, en aura pour sa gourmandise et pour son amour de la bonne poésie. Et de la bonne poésie de Sidi Lakhdar Benkhlouf, l'animateur Moumène Haoua leur en fournira durant les pauses. Il arrivera même à faire chanter, encore une fois, un m'dih par toute les dames du Grand-Bassin. Ses textes, qu'il connaît par cœur, ont fait vibrer d'émotion plus d'un spectateur.

    Place à la musique haouzi et c'est au grand ensemble Ennahda d'Oran, créé par le maître de la musique classique Abderramane Sekkal en 1964 et dirigé par Mokhtar Allal, de prendre le relais sous le regard connaisseur de Ahmed Serri et de Salah Boukli, le temps d'une nouba et de quelques poèmes de Mendaci déclamés avec tendresse et retenue. La soirée sera clôturée par la belle prestation de l'ensemble Inchirah de Constantine. Le public retiendra cette voix au ton de malouf de la jeune Sahi Mounia qui, une heure durant, psalmodiera «Ya bnat el bahdja», du répétoire de Qacidat de Sid Ahmed Ben Triqui, un enfant chéri du patrimoine tlemcénien. On en restera, durant cette 4e soirée, avec ces touches (naqret) de violons propres à la musique constantinoise, qui dégagent une émotion à la fois orientale et andalouse. Chanter le haouzi par les Constantinois procure une autre dimension, tant la technicité proposée par les musiciens est grandiose. C'est ce mélange des genres qui fait la belle musique et cette soirée en a été le parfait exemple avec un voyage haouzi à Nedroma et à Constantine, avec une escale à Oran.

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